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                                                                                                                  LA MARINE FRANCAISE SOUS LOUIS XIV
                                                                                                                                  Mise à Jour du 15 juin 2015

 

 
 

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La période, qui va du début du XVIIe siècle à 1715 est très importante car c'est pendant ces décennies que la marine française devient une force permanente alors que jusque-là, l'autorité royale ne possédait que très peu de bâtiments et se contentait d’armer ponctuellement en guerre des flottes formées de navires civils réquisitionnés. Cette création est l’œuvre de Richelieu. C’est une naissance difficile car les efforts ne sont pas réguliers. Cette jeune marine décline après la mort du cardinal avant de renaitre sous Louis XIV grâce à la volonté du principal ministre au début du règne : Colbert. Pour faire vivre ses escadres, l’autorité royale développe un véritable outil industriel qui va du chantier naval militaire aux fonderies de canons et d’ancres, aux manufactures de voiles, corderies et autres agrès, sans parler de la mise à contribution de presque toutes les forêts du royaume pour fournir le bois de construction. Une administration de marine se met en place pour gérer les arsenaux, veiller au ravitaillement, enregistrer les matelots, alors que des écoles sont créées pour former les officiers. Les ports en sont profondément transformés, comme Brest et Toulon, mais aussi Marseille, Le Havre, Dunkerque, Lorient, Cherbourg. Un port-arsenal est même créé de toutes pièces : Rochefort.


Au début du règne de Louis XIV, la marine Française, tant marchande que militaire était peu importante. En effet
à la mort de Louis XIII, la flotte compte une soixantaine de vaisseaux et un peu plus de vingt galères. Elle combat essentiellement en Méditerranée contre l'Espagne. Ce ne fut que sous l’influence du Roi Louis XIV, de Colbert et des ministres de la marine. Que cette dernière pris une place plus en rapport avec le pays. En 1671, "l' Estat des Vaisseaux du roi" donnait ceci: 92 vaisseaux, 4094 pièces de canon, 31610 hommes d'équipage. C' est là l 'estat des vaisseaux de sa majesté en 1671. Sans comprendre, 25 brûlots, 6 Flûtes, 2 Frégates, 2 Hospitaux, 6 Pataches d' Avis, les Tartanes, Sabaret et canaux. En tout cela, non compris les navires des Compagnies Orientales et Occidentales, desquels le Roi est aussi le Chef. Pareillement les navires de Saint Malo, Havre de Grace, Dieppe, Roüen, Calais, Dunkerque, du costé du Nort, de la Manche et autres lieux.

Pour mémoire, en 1692, la Flotte Royale Française est composée de:
  • 22 vaisseaux de 1er rang (80 à 100 canons et plus).
  • 27 vaisseaux de 2è rang (60 à 80 canons).
  • 46 vaisseaux de 3è rang (50 à 60 canons).
  • 16 navires de 4è rang (40 à 50 canons).
  • 21 vaisseaux de 5è rang (20 à 36 canons).
  • Des frégates, galères, galiotes à mortiers, brûlots etc…

La marine française sous le règne de Louis XIV a mis en chantier environ 150 vaisseaux de ligne.
Vers la fin de son règne en 1715, la France possédait environ 42 gros vaisseaux de 1er rang à trois-ponts, 67 de 2ème rang, 40 de 3ème rang, 38 de 4ème rang et 1 de 5éme rang;
Des frégates, galères, galiotes à mortiers, brûlots etc…

 
Concernant les Types de navires Français encore construits pour la période qui nous intéresse, voici quelques noms de ces types de navires.
Barque de Cabotage de 10 à 50Tx ; Naos ou Nef ; Navios ; Galère ; Galéasse ; Gabiotes ; Galions ; Galizabras ; Caravelle ; Frégate, Flibot ou Philipot ; Brigantin ; Saetias ; Barque Longue ; Patache ; Zabras ; Pinasses ou Pinaces ; Escorcharpine ; Lanches ; Coraus-Babotas. Etc...
Tous ces navires à l’exeption des 3 derniers faisaient les voyages de haute mer.
(Source : Archives de Bayonne)
 

 

NAVIRES du PONANT

 
                                        Brest 1640
 
 ALLEGE   30 à 40Tx  Servent au chargement des gros navires
Elles sont de 30 à 40Tx, conduites par 3 à 4 hommes et servent d' ordinaire pour aller aux Rades de Chedebaye, Palisse, et St Martin de Ré pour décharger tant les navires étrangers que ceux du lieu qui ne peuvent entrer charger dans le havre.

Elles peuvent êtres à bout rond ou carré.


Allèges

 BARQUE  25 à 45Tx  Ces barques portent du sel et du bled en Espagne, Portugal et côtes de France. Elle n' ont qu' un pont et chasteau ou gaillard. Elles sont conduite par 6 hommes et un garçon. Si elles font cargaison au lieu ou elles vont, c 'est pour la Rochelle, Bourdeaux ou Nantes, elles ont deux petites pièces de canon, quelques pacquets de piques et cinq ou six mousquets, selon les guerres que l' on a avec les estrangers.

Nous trouverons des barques ainsi appelées jusqu' à 60Tx de tous gabarits.

Il existe des barques pour de nombreux usages, allant du commerce à la pêche. Les petites allant le plus souvent en pêche sur le littoral de 8 à 15Tx sont monté par une équipe pouvant aller de 3 à 8 hommes.
 
BARQUE de CABOTAGE  10 à 50 Tx Il y a quantité de Barques de diverses grandeurs depuis 10Tx jusqu'à 50, construites dans de différents arsenaux, et rattaché à un port qui sont chargé de bled et autres marchandises afin de les distribués le long des côtes et qui retournent à leur port d' attache chargés de vins, Eaux de Vie, Espiceries et autre denrées et conduite par 3 hommes et un garçon.


Barque de 10Tx

 CARAQUE   La caraque ou nef est un grand navire, de la fin du Moyen Âge, caractérisé par sa coque arrondie et ses deux hauts châteaux avant et arrière. Elle fut l'un des premiers types de navires européens à pouvoir s'aventurer en haute mer. Les Espagnols l'appelaient nao (navire) et les Portugais nau : elle fut, avec la caravelle, le navire des grands explorateurs de ces pays.
Après l'apparition du galion caractérisé par sa poupe carrée, au XVIe siècle, qui était beaucoup plus maniable, la caraque se spécialisa dans le transport et abandonna progressivement les activités guerrières. Les dernières caraques construites adoptèrent le bordage, dit à franc-bord, où les planches étaient jointives, mais renforcées de l'intérieur par les membrures. La flûte, plus adaptée pour le port de charge, finit par la supplanter pour le commerce au XVIIe siècle.


Sources: http://fr.wikipedia.org/wiki/Caraque


Caraque

CARAVELLE  200TX
Évolution marine de la caraque du Moyen Âge, qui servait au cabotage de marchandises principalement le long des côtes méditerranéennes, la caravelle s'en distingue par une taille plus élevée, entre 20 et 30 mètres, un tonnage moindre d'environ 200 tonnes et un tirant d'eau allongé.

Une caravelle (du portugais caravela) est un navire à voiles à hauts bords inventé par les Portugais au début du XVe siècle pour les voyages d'exploration au long cours.

Les bords élevés permettent d'affronter les lames d'eau de l'océan Atlantique. Ils se révéleront adaptés à la navigation en haute mer au cours des campagnes d'exploration d'Henri le Navigateur. La coque large n'a qu'une faible calaison, le fond est plat et renforcé ce qui favorise une exploration côtière.

La caravelle dispose de plusieurs mâts sur lesquels sont fixées des voiles triangulaires aptes à capter la direction du vent et des voiles carrées favorables à la propulsion avec vent arrière. Les voiles latines tournant autour des mâts, grâces à de longues vergues désolidarisées du mât permettent de naviguer contre le vent. La crainte d'un retour difficile par des vents et des courants qui avaient été favorables à l'aller disparait et les explorateurs portugais se permettent alors toutes les audaces.
 

 
 CHALAND  3 à 50Tx Ces bâtiment servent en général à décharger et recharger les navires qui ne peuvent s' aventurer dans la rivière faute de profondeur. Elles apportent  des Vins, Eaux de Vie, Chanures, Pierres de meules et autres denrées, et retournent chargé de mourue, harangs, huilles, sucres, cassonades et aussi d'autres denrées du lieu. Les plus grands chalands sont conduits par 3 hommes et 1 garçon.
 CHALOUPE      
 FILADIERRE  2 à 6Tx    
 FLIBOT 50 à 80 puis 90Tx
Il y a des vaisseaux basties en Flibots de 50, 60, jusqu' à 80Tx fabriqué comme le montre l' image.
Celui de 80Tx est monté de 10 hommes d' équipage avec 8 à 10 pièces de canon selon la volonté du marchand, destiné pour aller aux Isles, c' est à dire en marchandise, comme aussi plusieurs autres petits batiments de 40, 60, 80, 90Tonneaux qui sont bastis la plupart sur le lieu de La Rochelle et d' autres que les marchands ont achetés à Rochefort ,( estans plus capable pour servir dans les armées du Roi, que l' on a fait radoubée pour servir aux voyages des Isles, Portugal et Espagne, et quelques uns pour aller à la pesche du poisson vert, armé de 6 pièces de canon et de 18 hommes d' équipage, et pour ceux qui vont aux Isles de 12 hommes.
 

 FLÛTE Jusqu’à 300Tx 2 Types de flûtes: Selon qu'elle soit construit en France ou en Hollande.


Il y a des flûtes fabriqués à Amsterdam, lesquelles ils font servir pour les voyages des Isles de l' Amérique, Canada, et pour la pesche au poisson sec. Il y en a depuis 150 jusqu'a 300Tonneaux. Celles que l' on envoye a la pesche du poisson sec, ont d' ordinaire 5 hommes par chaloupes, par exemple sur une flûte de 200Tx, elle est équipée de 10 canots qui font 50 hommes d' équipage.
On les équipe de canons et autres armes selon la volonté du marchand et aussi selon les guerres que l' on a avec les estrangers. Celles que l' on envoye à l' amérique n' ont que 12 ou 15 hommes d' équipage.


Le terme armée en Flûte, plutôt qu’en guerre est bizarre, puisqu’une flûte peut-être armée pour le combat
de 10 à 20 canons ; et voir plus sous Louis XV, ou certaine ont atteint 500 Tonneaux.
Très peu cependant, il est vrai.


   
       Flute construite en Hollande et armé
            (Peinture de Jacob Gerritz)             

     
 
 FREGATE  100 à 200Tx Les Frégates, comme nous le montre le dessin, qui sont depuis 100 jusqu'à 200Tx, bâties pour faire les voyages de Guinée. mais pour la difficulté qu' il y a d' avoir des passeports pour ces lieux, on les envoye à l' Amérique montées de 14 à 16 pièces de canon et de 20 à 25 hommes d'équipage, elles sont propres pour toutes sortes de voyages.


Frégate

 FREGATE LEGERE    Frégate légère armé de 22 canons. (1697/1720)


                   L' Aurore Frégate Légère

 GABARE  30 à 50Tx Ce bâtiment est conçu pour effectuer le transport des marchandises entre les bâtiments de mer et les bateaux de Loire.
"C' est un bateau plat et large, qui va à la voile et à la rame, et qui est très commun sur la rivière de Loire, au -dessus de Nantes, pour servir à transporter les cargaisons des vaisseaux qui ne peuvent monter la rivière, faute de profondeur. Elles sont équipées de la manière représentée par le ditb dessin avec un petit Cou ou Esquif comme celui qui est attaché et marqué de la lettre B."

 GALION   Les Galions sont des bâtiments construit pour remplacer les cogues du XIVème siècle, ainsi que les Caraques et Caravelles du XVème siècle.

Il est, par contre, généralement plus petit que la caraque, dont certaines dépassaient 1 000 tonneaux. Les galions étaient généralement en dessous des 500 tonneaux, quoique de plus gros aient existé, comme celui de 1 200 tonneaux commandé par l'amiral ottoman Zemis Aga.

Un galion, à l'origine galeon, présent en 1600 de la mer noire à la méditerranée, désigne un navire à plusieurs ponts, mû à la fois par voiles et rames comme les autres galères. Il évolua en pur voilier, et fut utilisé en Europe et particulièrement en Espagne du XVIe siècle au XVIIIe siècle.

Très coûteux, ils étaient surtout utilisés pour le commerce. Ils ont été utilisés du XVIe au XVIIIe siècle. Puis plus rarement
le galion fut utilisé jusqu'au début du XIXe siècle, au moment où le clipper et le navire de ligne le rendirent obsolète.

Comme les caraques, les galions ont servi aussi bien pour le commerce qu'à des usages militaires. Ils pouvaient être armés ou pas en cours de carrière pour l'une ou l'autre de ces fonctions. Ils ont, cependant, eu tendance à supplanter les caraques pour la guerre du fait de leurs performances supérieures. Ils étaient la plupart du temps armés par des demi-couleuvrines, quoique des armes de calibre supérieur, comme le demi-canon, eussent été embarqués.

Les galions étaient construits en chêne (pour la quille), en pin (pour les mâts) et d'autres bois durs pour la coque et les ponts.
La construction d'un galion coûtait extrêmement cher. Des centaines d'artisans experts (charpentiers, forgerons, tonneliers, etc.) travaillaient nuit et jour pendant des mois avant que le navire puisse prendre la mer. Les galions étaient par conséquent souvent financés par des groupes de riches commerçants. C'est pourquoi la plupart des galions étaient affectés au commerce. Lorsqu'un navire était capturé par une puissance rivale, il était armé pour la guerre.

À cause de la durée passée en mer et des conditions de vie difficiles à bord, des systèmes complexes de manipulation du gréement furent développés, de telle manière que le navire puisse être conduit par une fraction seulement de l'équipage.
http://commons.wikimedia.org/wiki/File:Spanish_Galleon.jpg#mediaviewer/File:Spanish_Galleon.jpg



« Spanish Galleon ».
Sous licence Domaine public
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                                                                            « Flûtes et Pinasses »
Le gréement de la flûte se démarque peu de celui de la pinasse de même tonnage. En revanche, les différences sont nombreuses au niveau de la coque.
Sans revenir sur la structure ronde de la poupe de la flûte hollandaise, des différences sensibles apparaissent au niveau des proportions et de la forme de la carène des deux bâtiments.
C’est ainsi que la largeur de la flûte semble plus importante par rapport à sa longueur, que celle de la pinasse.
Ses fonds paraissent, beaucoup plus plats. Sa Tonture nettement plus marquée que celle de la pinasse, se traduit, notamment, par une interruption des préceintes au niveau des sabords. La poupe ronde de la flûte possède, par ailleurs, une sorte de voute ouverte très creuse.

Les flûtes et pinasses de 300Tx étaient à l’apogée de leur gloire dans la marine du ponant en 1679, elles ont été construites encore de nombreuses années après. Même sous Louis XV.
 

 PINASSES

 150 à 300 Tx                                                      
                                                                   
Concernant les Pinasses ou Pinaces

Ces navires doivent leur nom au fait que les premières construites à Bayonne vers 1317, le furent avec du bois de Pin. Elles avaient un port de 50/60 tonneaux et étaient chargé de livré de la marchandise et des passagers en faisant du cabotage le long des côtes et sur les îles proches.

Au vu de sa maniabilité, il fut décidé de les porter à 100Tx, et les armer. Au début du 17ème siècle, Richelieu en fit une commande importante pour les armer et reprendre avec ces navires l’île de Ré que les Anglais avaient conquise. (1627)

Devant cet engouement, les arsenaux de La Rochelle et Nantes se mirent à en construire, mais avec des planches de chêne bien goudronnées et calfatées. C’est ainsi qu’à la Rochelle des Pinasses de 100 à 250Tx virent le jour. A l’arsenal de Nantes, on en fit de 300Tx. Toutes étaient percées pour recevoir des canons. Elles étaient en principe équipées de 8 canons, mais percés pour 20, avec environ 50 hommes d’équipage. Mais elles n’étaient armées qu’à la demande du Marchand.
Vers les années 1550, les Pinasses firent leur première traversée de l’Atlantique.

Les Pinasses construits dans le Golfe de Gascogne, servaient surtout sur les côtes, mais aussi dans la flotte du Levant en Méditerranée.
Les navires construits pour les flottes du Levant et du Ponant avaient de grosses variantes, même s’ils portaient le même nom. Pour le Levant beaucoup de navires avaient la possibilités d’ utiliser des rames, y compris sur les Pinasses.



  Pinasses construites à La Rochelle
de 250 tonneaux

       
       
 VAISSEAUX
de Premier Rang
 2000Tx et plus Les vaisseaux de premier rang sont sous Louis XIV, toujours des trois-ponts, très gros (plus de 1 400 tonneaux, record à 2 400 tonneaux pour le Royal-Louis de 1668), portant au minimum 80 canons (tous théoriquement en bronze et non pas en fonte). Ils sont majoritairement construits à Brest, Toulon et Rochefort.
L'ordonnance du 15 avril 1689 limite les premiers rangs à des vaisseaux d'au moins 2 000 tonneaux et portant 100 canons.

(Le Soleil Royal  ici représenté est le vaisseau amiral français des deux grandes batailles navales qui se déroulèrent dans la Manche lors de la guerre de la Ligue d'Augsbourg : Bévéziers en juillet 1690 et La Hougue en mai 1692. Il y a eu d'autres Soleil Royal (puisque, lorsqu'un navire était coulé ou détruit, on en reconstruisait un portant le même nom). Il s'agit ici de celui de 1669.)

Le Soleil Royal portait 28 canons de 36 livres à sa batterie basse, 30 canons de 18 à la deuxième batterie, 28 de 12 à la troisième. Sur les gaillards, 20 canons de 6 et 4 canons de 4. Soit un total de 110 canons. Le navire déplaçait 2400 tonneaux. Son équipage en guerre était de 900 hommes. Il fut incendié à Cherbourg par les Anglais en 1692.

La marine française sous le règne de Louis XIV a mis en chantier environ 150 vaisseaux de ligne, dont 56 gros vaisseaux à trois-ponts.
Le Soleil Royal présenté ici a été construit à Brest par le maître-constructeur L. Hubac et mis à l'eau en 1669. C'était l'une des plus grosses unités de la flotte : le navire devait incarner toute la gloire du Roi Soleil. C'est aussi le seul trois-ponts percé à quatorze sabords avant 1689.

Le 20 janvier 1671, une partie de la flotte est rebaptisée par Louis XIV en personne : il supprime les noms trop terriens (Isle-de-France et Paris) ou qui rappellent des souvenirs (Henry pour son grand-père Henri IV et Royal-Duc pour le bâtard de son grand-père, le duc de Beaufort). L'opération est renouvelée en juin 1678.


           

                       SOLEIL ROYAL

 VAISSEAUX
de deuxième Rang
 1000 à 1200Tx Les vaisseaux de deuxième rang sont des trois-ponts, de 1 000 à 1 200 tonneaux, portant environ 64 canons (les 2/3 en bronze et le reste en fonte).
L'ordonnance du 15 avril 1689 limite les deuxièmes rangs à des vaisseaux d'environ 1 500 tonneaux portant 80 canons.

Plusieurs vaisseaux sont rebaptisés en 1671, Louis XIV remplaçant les noms trop anciens (François, Bourbon, Vermandois, Prince, Normand) par les vertus principales du Roi (Glorieux, Éclatant, Superbe, Florissant, Foudroyant, Grand, Sans-Pareil).

À noter que sept vaisseaux sont construits à l'étranger (Copenhague et surtout Amsterdam) jusqu'en 1667 car les arsenaux français, trop peu nombreux, ne sont pas encore capables de satisfaire la demande.

 
 VAISSEAUX
de Troisième Rang
 900 à 1000Tx Les troisièmes rangs sont des vaisseaux de 900 à 1 000 tonneaux, portant environ 50 canons (la moitié théoriquement en bronze et l'autre en fonte).
L'ordonnance du 15 avril 1689 limite les troisièmes rangs à des vaisseaux d'environ 1 200 tonneaux portant 60 canons.

Plusieurs de ces vaisseaux sont rebaptisés en juin 1671, avec des qualités que le Roi s'attribue (Agréable, Aimable, Assuré, Brave, Courageux, Excellent, Fier, Fort, Intrépide, Parfait, Prudent) et avec les noms déclassés des rangs supérieurs (Bourbon, Vermandois, Duc, Prince, Rubis).


                
 VAISSEAUX
de Quatrième Rang
 600 à 800Tx Les quatrièmes rangs sont des vaisseaux deux-ponts de 600 à 800 tonneaux, portant environ 36 canons (théoriquement le tiers en bronze et le reste en fonte).
L'ordonnance du 15 avril 1689 limite les quatrièmes rangs à des vaisseaux d'environ 700 tonneaux portant 46 canons.
Leurs tailles réduites permet d'en construire quelques-uns dans des ports modestes (Le Havre, Dunkerque, Bayonne).


Vaisseau d' environ 40 canons

 VAISSEAUX
de Cinquième Rang
 300 à 350Tx Les cinquièmes rangs sont des petits vaisseaux de 300 à 350 tonneaux, portant environ 30 canons en 1669, puis environ 36 en 1689. Les navires de ce rang servent de frégates.  
 VAISSEAUX
de Sixième rang
 environ 100Tx Les sixième rangs sont des petits vaisseaux d'une centaine de tonneaux, portant environ 20 canons sur leur pont unique. Les navires de ce rang servent de frégates légères.  
       
       
 

NAVIRES du LEVANT

 
 

 
 
             Marseille, Arsenal des Galères 1666

 

 AISSAUGE   L' Aissauge est un bateau armé à la pêche cotière au filet dénommé aissauge. Il appartient à la même famille architecturale que le sardinal, et présente de nombreuses analogies de forme et de gréement.
 ALLEGE   30 à 40Tx
Il y a des Allèges semblables à celles représentées ci-contre par leurs costés. Elles sont de 30 à 40Tx conduites par 3 à 4 hommes et servent
au chargement et déchargement des gros navires, tant étrangers que du lieu qui ne peuvent entrer chargez dans le havre.

                             2 types d' Allège
 BARQUE LONGUE    A la rame, dite barque de négoce. Certaines pouvaient être armée en garde-côte.
Elles portent également le nom de double chaloupe.
 BATEAU    Nom donné pour la pêche à la sardine  
 BRIGANTIN    A la rame ou à voile
 FELOUQUE    C'est un petit bâtiment de rame extrêmement léger qui va aussi à voiles et sert au commerce dans les mers de la méditerranée. Elles nagent cinq à huit avirons de pointe d'un bord, et six à neuf de l'autre bord, avec un seul homme à chaque aviron. Les avirons passent par une ouverture carrée pratiquée dans les fargues. Ces bâtiments ont un ou deux mats qui portent chacun une voile en livarde. Les felouques qui n'ont qu'un mat en avant (possèdent) un bout hors pour amurer le foc...
 FLUTE    2 Types, selon qu'elle soit construit en France ou en Hollande.  
 GALEASSE    Type de Galère, à la voile et à rame armées de canons, composées de rameurs volontaires libres, à la fois soldats et marins, et surtout grâce à la grande voilure beaucoup plus manœuvrables que les galères.

Une galéasse, vers 1600. La galéasse, surclassée par le vaisseau de ligne disparait du paysage maritime au XVIIe siècle, alors que la galère et le galion se maintiennent jusqu'au début du XIXe siècle. (Dessin du XIXe siècle)

Jurien de la Gravière http://www.archive.org/details/barbarycorsairs01kellgoog

 GALERE  
Ces navires militaires à voiles et à rames étaient mûs par des galériens aux bancs d'aviron.
Elles ont été utilisées pendant l'Antiquité gréco-romaine (les trières, les plus efficaces, ayant succédé aux pentécontères, et précédant les quinquérèmes) ; elles ont reparu sous la forme de dromons dans l'empire byzantin ou de galéasses à l'époque classique (après 1300).
Sous Louis XIV la marine comptait encore un certain nombre de galères qu' elle utilisait en Méditerranée, contre les barbaresques.

La condamnation aux galères est à la fois une réponse face à la déviance, mais aussi une manière pour le Roi Louis XIV de marquer sa puissance sur l'ensemble de ses sujets, y compris le bas peuple et les opposants religieux (huguenots) au roi très catholique.

La plus importante flotte européenne de galères au XVIIe siècle, était celle de l'Arsenal des galères. La Grande Réale avait à bord 450 rameurs esclaves royaux (la chiourme) et mesurait 130 m de long ; à ces hommes s'ajoutaient les soldats, la maistrance qui pilotait le navire et les argousins chargés des gardes-chiourmes (pertuisaniers) qui mataient les prisonniers. Sur cet espace se trouvaient donc plus de 600 hommes. La flotte de l'Arsenal de Marseille en 1630, qui avait plus 20 galères, demandait une véritable concentration de galériens, 6 000 hommes.

En 1666, la marine comptait 20 galères, puis sur ordre du Roi son nombre fut augmenté à 40 en 1690 pour le Levant et 15 pour le Ponant. Les galères servaient d' avantage d' établissement pénitencier que de navires de guerre.

  Lettre de Colbert auprès des Juges;

« Le Roi m'a commandé de vous écrire ces lignes de sa part pour vous dire que, Sa Majesté désirant rétablir le corps des galères et en fortifier la chiourme par toutes sortes de moyens, est que vous teniez la main à ce que votre compagnie y condamne le plus grand nombre de coupables qu'il se pourra et que l'on convertisse même la peine de mort en celle des galères. »

— Lettre envoyée aux présidents de parlements (11 avril 1662)

 


    Galère "La Réale" rentrant dans un port. Musée national de la marine.
       Med et un auteur supplémentaire

 PALANGRIER    
Le Palangrier est, comme le sardinal et l' aissauge, un bateau de pêche  côtière qui porte le nom de son matériel de pêche. Architecturalement, il s' inscrit dans la même famille de bateaux méditerranéens faisant appel alternativement à une propulsion à la voile et à la rame.
 POLACRE      
 SAIQUE      
 TARTANE  75 à 130Tx A la rame et voile, Bâtiment de Charge de 75 à 130Tx

"Le terme de tartane, d'origine obscure, entre dans le langage commun au XVIIe siècle pour désigner une barque de négoce et de transport.
On retrouve le mot tartane aussi bien en catalan qu'en espagnol, italien et portugais, ce qui n'est pas le cas des autres noms de bateaux latins comme la bette, le mourre de pouar ou la catalane, plus spécialisés, et surtout naviguant dans un périmètre très restreint…
…Ensuite, on voit apparaître, entre Cannes et Marseille, la voile aurique à rideau. Emprunté, semble-t-il aux navicelli italiens, ce type de gréement facilitait la manœuvre du fait de la suppression de l'antenne et la division de la voilure."

 http://www.voiles-alternatives.com/viewtopic.php?f=16&t=25

                                   Tartane
       
 VAISSEAUX
de Premier Rang
 2000Tx et plus  Les vaisseaux de premier rang sont sous Louis XIV, toujours des trois-ponts, très gros (plus de 1 400 tonneaux, record à 2 400 tonneaux pour le Royal-Louis de 1668), portant au minimum 80 canons (tous théoriquement en bronze et non pas en fonte). Ils sont majoritairement construits à Brest, Toulon et Rochefort.
L'ordonnance du 15 avril 1689 limite les premiers rangs à des vaisseaux d'au moins 2 000 tonneaux et portant 100 canons.

       ROYAL LOUIS  2400Tx,  118 canons
 VAISSEAUX
de deuxième Rang
 1000 à 1200Tx                            Idem  
 VAISSEAUX
de Troisième Rang
 900 à 1000Tx                            Idem
             Le DAUPHIN   900Tx,  54 canons
 VAISSEAUX
de Quatrième Rang
 600 à 800Tx                            Idem  
 VAISSEAUX
de Cinquième Rang
 300 à 350Tx                            Idem  
 VAISSEAUX
de Sixième rang
 environ 100Tx                            Idem  
       
       
Sources maritime :
La France Maritime au temps de Louis XV et Louis XVI, de Alain Boulaire ; Gravures et dessins des frères Ozanne. Peinture de Joseph Vernet.
La France Maritime au temps de Louis XIV, par Michel Vergé-Franceschi et Eric Rieth.
L’Architecture Navale de Sr Dassié
Dictionnaire des bâtiments de la flotte de guerre française, de Colbert à nos jours, T1.
La Marine militaire de la France sous Louis XIII et Louis XIV, BNF, Gallica.
Traité sur la Marine attribué à Des Roches officiers de marine sous Louis XIV, BNF, Gallica.
http://fr.wikipedia.org/wiki/Liste_des_vaisseaux_de_Louis_XIV
http://www.patrimoine-histoire.fr/Maquettes/SoleilRoyal.htm#
http://www.voiles-alternatives.com/viewtopic.php?f=16&t=25
Jurien de la Gravière http://www.archive.org/details/barbarycorsairs01kellgoog
http://commons.wikimedia.org/wiki/File:Spanish_Galleon.jpg#mediaviewer/File:Spanish_Galleon.jpg
http://www.histoiremaritimebretagnenord.fr/activit%C3%A9s-maritimes/pilote-de-bretagne-nord/