Accueil     Accueil du Régiment Compagnies et soldats
 
Annotations complémentaires
 
Marsal
 
Les Filles du Roy
  Régiment à Fort Barraux
 
Index du Régiment
 
Les Potins du Régiments
 
Actes Soldats Régiment
 
Louis XIV et
La N. France

 


Bernard Quillivic

Histoire du Régiment
des origines à 1671

écriture et recherches effectuées par
 Bernard Quillivic

Mise à Jour du 10 aout 2010


 

 


Les Origines
 


Bref Résumé
 

Savoie Carignan

 
   De Sallière
                   
       
 
Provenance des Compagnies
                   
Régiments Participants Départ du Régiment  Navires du Régiment   
 
Le Régiment en Nouvelle France
                 
    Tracy  2ème partie
Construction des Forts Campagnes du Régiment  Retour du régiment      
                                                                                                                  Les Origines

                                                                                                             
                                                                                                                     PROLOGUE
L'histoire du Régiment de Carignan Salière est aux yeux de beaucoup d' entre nous, le symbole de nos ancêtres, même si personnellement je n' ai pas de liens, nos enfants par l' intermédiaire de mon épouse Jocelyne NICOL ont des ancêtres dans ce Régiment. C'est pour eux, pour vous que j'y mets tout mon cœur et toute mon âme. Même si certaines découvertes dans les nouveaux documents que nous trouvons régulièrement changent l' aspect complet concernant la création de ce dit Régiment. Car contrairement à ce que peuvent assurer certains historiens, la création du Régiment a son importance, ne serait-ce que pour mieux comprendre certains agissements des personnes qui ont fait l'histoire de ce Régiment.
 La vérité n'est pas toujours bonne à dire, mais ici il est souvent fait mention des généraux et officiers supérieurs; mais ce sont les simples soldats qui ont écrit cette histoire et l' ont souvent payé avec leur sang, aussi pour eux nous leur devons la vérité, ce sont nos ancêtres et à ce titre ils méritent le respect.

Une mise au point s' impose, car de nombreux historiens parlent dès le début du Régiment de Carignan, comme n'étant qu' une même entité. Alors qu' il y a eu jusqu' en 1659, deux régiments bien distincts. Après la défaite à  Turin en 1640
du Prince  Thomas François de Savoie-Carignan contre les français.( voir récit plus bas), ce dernier dût  créé le Régiment de Carignan, sur ordre du Roi Louis XIII et Richelieu et se mettre aux ordres du Roi par l' intermédiaire de Mazarin en tant qu' allié du Roi. Ce que Mazarin fut chargé de faire appliquer. Mais après la mort de Richelieu et du Roi, Mazarin prévoit  pour le Prince Thomas une toute autre destinée en tant que chef d' armée.
Ce Régiment sera commandé à sa mort voir même peut-être avant, (Puisque le Prince Thomas avait  un grade beaucoup plus adapté à son rang, comme chef de corps expéditionnaire et que sa place se situait davantage à la cour auprès du Roi) par le prince Ferdinand Maximilian, gendre du Prince (Troupes de Lorraine) sous le contrôle de Emmanuel Philibert, héritier.

                                                                            et

Le Régiment de Salière ( Soissons)
,  il ne faut pas confondre les campagnes de l' un avec les campagnes de l' autre. Les deux régiments ont une histoire bien définie chacun. Les documents trouvés à Metz nous en apportent une preuve et le livre des Broglie met une nouvelle lumière sur tout cela. Car nous voyons plus souvent le régiment du Prince Charles(Carlos) de Broglia au côté du régiment du Prince de Savoie, que celui de Monsieur de Salière.

                                                                           
   Sources :

Archives de Metz;
 document N° J1283;
Document N° 2MI 57/1 (Bobine Microfilm) Localisation ADOG17x3; document N°

Dynastie de Modène;
http://web.genealogie.free.fr)
http://www.regard.eu.org/livres.5/Histoire.Eglise.Vaudoise.1/25.html

Dynastie de la Maison de Savoie

Archives Militaire De Paris

Archives de Vincennes

Livres et revues personnel
      
Association des amis de Fort Barraux 

Les Pyrénées; édition Larousse.  
Mazarin de Simone Bertière  

Henri IV
Richelieu
Louis XIII de Jean Christian  Petitfils
Louis XIV

Les Broglie leur histoire par le Prince Dominique de Broglie aux éditions du Palais Royal

Bibliothèque Nationale de France (Gallica-BNF.)

Episodes de la guerre de 30 ans, Le Cardinal de La Valette, Lieutenant Général des Armées du Roi, 1635 à 1639. Ecrit par le Vicomte de Noaille
Vie de Turenne par A. de St Germain
Turenne et le Lieutenant Général Reinhold de Rosen, tiré de la revue d' Alsace tome V de la collection; Publié par A.M.P.Ingold
Mémoires de Du Plessis-Besançon, publié pour la Société de l' histoire de France par le Comte Horric de Beaucaire.
Correspondance échangée entre les autorités Françaises et les Gouverneurs et Intendants.  Publiés par ordre de la législature de la Province de Québec, tome 1 à 5.
Mémoires du Comte de Souvigny, Lieutenant Général des Armées du Roi, par le Baron Ludovic de Contenson T2, 1639/1659
La colonisation de la Nouvelle France. Etude sur les origines de la nation Canadienne Française. Thèse présenté à la faculté des lettres de l' Université de Paris, par Emile Salone professeur agrégé d' histoire et de géographie au lycée Condorcet. 1et 2
Chronique de la France
Archives Noblesse de France
Dictionnaires des Généraux
Dictionnaires Noblesse
Les Comtes de Savoie
Prince de Condé
Prince de Conti 

J' étudie attentivement l' ensemble de ces documents et tous ceux qu' il vous fera plaisir de me faire parvenir afin d' essayer de ne pas commettre d' erreurs et de vous donner des renseignements les plus exactes que possible. Car en plus de bien séparer ces deux régiments, il faut aussi ne pas confondre les troupes de Lorraine et le Régiment de Lorraine issu du régiment de Chamblay levé par Charles IV Duc de Lorraine, en 1630 là encore deux unités bien distinctes. Ce nom apparait dans les années 1636/1638 et sera commandé par Antoine de Stainville Comte de Couvonges.
 Dès 1639 ce régiment fait parti des grand régiments du royaume.( Nérestang; Auvergne; Vaillac;
Lorraine; Lecque; Courcelles; Maugiron; Lyonnais; La Rochette Ferron; Pierre Gourde; Henrichemont; Cauvisson; Castellan; Roussillon; Urfé; Roure.)
 Nous verrons également que dans certaines campagnes militaires, il ne faudra pas confondre le Piémont Italien, et le Piedmont Franco-espagnol.
 

 
                                                                                                                                                                                         BREF  RESUME 
  Afin de mieux servir l' Histoire du Régiment de Savoie-Carignan, j' ai pensé qu' il valait mieux , faire un bref résumé afin de mieux approfondir par la suite.
   
Le Prince  Thomas de Savoie Carignan
accepte en 1642 de rejoindre le camp des Français. Après sa réconciliation avec sa belle-sœur Christine de France sœur de Louis XIII et régente de Savoie et du Piémont et par l' intermédiaire de Mazarin qui l' avait déjà convaincu en 1640 de se mettre au service du Roi de France, Louis XIII et le jeune Louis XIV. Pour ce faire il sort sa famille d' Espagne en grand secret. En 1641 il lève un régiment d' Infanterie Piémontais qu' il met au service de Louis XIII. Ce régiment comportera entre 8 et 10 compagnies, qui rejoindront les troupes du Maréchal
d' HOCQUINCOURT. Il poursuivra dans l' ensemble les campagnes de ce Maréchal, jusqu' en 1655 où ce dernier trahit le Roi pour le regard de quelques" Belles Dames "et rejoint Condé, à Bordeaux.
Le régiment se joint alors aux troupes du Prince D' HARCOURT jusqu' à la campagne menée pour venir en aide au Prince de Modème.

Le régiment fut incorporé dans les Troupes De Lorraine, en 1644 ( Troupes Etrangères),  et  en 1659 il devient Régiment de Carignan Salière ( Troupe du Roi ) lors de sa jonction avec le régiment de Monsieur Salière (Le Régiment de monsieur de Salières était un régiment de Mousquetaires qui devient par la suite Régiment de Soissons)
Le Prince Thomas en 1654, après le mariage de sa fille Marie Christine, il en confia le commandement à son gendre le Prince Ferdinand Maximilian


Durant la période de la Fronde, le prince est chargé de la protection du jeune Roi Louis XIV et son régiment doit alors assurer la protection de ce dernier. Ce qu' il poursuivra lors des différentes campagnes où le jeune Roi désire apporter sa présence. Louis XIV très jeune veut que ses troupes le voie sur le terrain.( 1653 Ste Ménéhould; 1654, Stenay; Arras;1655, St Guillain- (St Gislain en Belgique) etc..
Le Prince Thomas meurt en 1656. Son régiment poursuit la campagne et rejoint ensuite la région de Metz où nous le retrouvons sur un état des troupes.

En 1658 le Roi regroupe ses régiments et décide de réunir le Régiment de Carignan et celui de Salière, du fait que ces deux régiments étaient chargés de la protection du Roi et avaient donc même vocation. Cela ne se passe pas très bien et début 1659, le Roi doit écrire à son cousin, Le Prince Emmanuel II, pour que ce dernier fasse le nécessaire auprès de ses officiers pour que la réunion soit acceptée par tous. La réponse viendra qu' en fin d' année, avec la donation totale du Régiment au Roi de France. Il devient alors Régiment français de Carignan Salière.
C' était donc bien un Régiment de valeur, apprécié par le Roi, complété par d' autres compagnies de plusieurs autres régiments qui fut envoyé en Nouvelle France.
 
 1)  Nous allons essayer maintenant d' approfondir en procédant par ordre, en commençant par le créateur du Régiment de Savoie Carignan. Qui est-il? Sa famille? ses alliances, Son régiment?
 2)  Puis nous parlerons de Monsieur de Salière: qui est-il? Sa famille? Ses alliances? Son régiment?
 3) La fusion des deux régiments
 4)Le regroupement des compagnies venues des autres régiments autour du noyau central du Régiment, devenu celui de Monsieur de Salière.
 5) Monsieur de Prouville Marquis de Tracy, son départ.
 6) Le départ du Régiment
 7) L' arrivée à Québec et la construction des forts.
 8)Les campagnes du Régiment.
 9)L' installation des 428 soldats qui se sont fait habitants en 1668. Sans oublier la formation de 4 compagnies du Régiment, porté à 75 hommes chacune, qui resteront en armes sur place. Tous ces hommes appartenant au dit Régiment s' installeront soit en Nouvelle France, mais pas obligatoirement au Québec, ou quelques-uns après avoir joué les coureurs des bois rentreront en France.
10) Le retour en France du régiment, avec environ 250 hommes.

11)Il ne faut surtout pas oublier le lourd tribu payé par le régiment, soit la mort d'environ 200 jeunes hommes; mort à l' arrivé des navires, de maladie ou durant les campagnes. Eux aussi ont droit au respect.

 
 

 Le Prince  Thomas François de Savoie-Carignan   


Blason de la Maison de Savoie-Carignan dès 1630

Petit rappel d' identité du Prince Thomas

 Fils de Charles Emmanuel 1er, le Grand, ( Duc de Savoie et prince du Piémont) et de Catherine Michelle d'Espagne                 
Le Prince  Thomas François de Savoie-Carignan est né le 21/12/1596 à Turin capitale du Piémont ( La Savoie et le Piémont ne formaient à cette époque qu' un seul état indépendant depuis 1419 jusque vers les années 1700)
Il épouse une Demoiselle Marie-Marguerite de Soissons (1606/1692) en 1625. De la maison Princière de Condé proche de la branche des Bourbon .
Elle lui donna trois garçons et quatre filles.
Christine-Charlotte(1626/1626);
Louise-Christine(1627/1689),mariée en 1654 à Ferdinand Maximilian von Baden-Baden.
Emmanuel- Philibert(1628/1709), Prince de Savoie-Carignan, le premier descendant dans la lignée des Carignan.
Amédée(1629+jeune);
Joseph Emmanuel(1631/1656) Comte de Soissons.
Ferdinand (+1637);
Eugène-Maurice(1635/1673) comte de Soissons et de Dreux.
 
Il mourut le 22/01/1656  lors d' une expédition entreprise pour secourir François 1er Duc de Modène ( 1610-1658), attaqué par les espagnols.
( Source Dynastie de Modène; http://web.genealogie.free.fr)

Thomas-François de Savoie Carignan
                    (1597-1656)
Toile de Dick van Antoon
Représenté ici en général des Troupes espagnoles portant la cuirasse de l'Ordre de l'Annonciade. en L'an 1635

Le Prince Thomas François de Savoie-Carignan
Il a suivi une instruction religieuse très stricte, avec malgré tout, comme tous les jeunes nobles de son époque quelques incartades. Il aimait surtout la pratique des armes et se révélait fort à l' aise dans cette discipline.
Après avoir pratiqué les armes toute sa jeunesse, il rejoint les troupes espagnoles en 1634, en tant que cadet. Déçu de l' attitude de son frère aîné qui avait rallié les Français.
Après une ascension prodigieuse, due certainement au fait qu' il était prince de Savoie et du Piémont et que cela permettait à l' Espagne d' avoir une main mise sur ces états. Il se retrouve donc Général des troupes espagnoles en 1635.
Il commandait ces dernières en 1635 à la bataille d' Avein contre les Maréchaux de Chatillon et de
Brézé (Urbain de Maillé Brézé) où il fut battu, et eu de sévères pertes.
Mais, il battit le Maréchal de La Force en 1638 l' obligeant à lever le siège de Saint Omer.

A la mort de son frère aîné Victor Amédée 1er, en 1637 sa veuve Chrétienne (Christine) de France, Duchesse de Savoie aussi appelée Madame Royale, sa belle-sœur,(sœur cadette du Roi Louis XIII) elle obtient le soutient de Louis XIII et Richelieu, confirmant ainsi sa position de Régente.
Au grand dépit du prince Thomas et de son frère le cardinal Maurice de Savoie. Tous deux favorables aux Espagnols.

La Savoie, tout comme la Lorraine étaient des états tampons qui se voulaient neutre. Le pape avec ses troupes devait s'en porter garant et surtout les garder dans la chrétienneté. Les Espagnols, Français, Autrichiens cherchaient donc à avoir la main mise sur ces états, dans l' intérêt de déplacer leurs troupes sans problème, d' où l' importance apporté au Prince Thomas par l' ensemble des pays.

La campagne d'Italie qui nous intéresse se situe donc fin 1638 jusqu' à la reddition du Prince.
En 1639, le Prince Thomas envahit la Savoie à la tête des troupes espagnoles. Madame Royale doit alors se réfugier auprès de ses troupes et demandé l' aide du Roi de France.( voir
Régence de la Savoie et du Piémont )
                                                                                                                                                                  
La prise de position des Princes(Le Prince Thomas et le Cardinal Maurice de Savoie) après la mort de leur frère Victor Amédée 1er, concernant la régence est catégorique. Ils veulent assurer la régence du jeune prince en lieu et place de Madame Royale. Cette dernière recherche de l' aide auprès de ses amis et du roi de France, son frère. Mais sans perdre son pouvoir et tenter de rester maitre de la destinée de son pays. Ce qui n' est pas toujours chose facile face à Richelieu, qui verrait bien l' annexion de la Savoie et du Piémont par la France. C' est donc un subtil chassé-croisé entre les différentes parties. Madame Royale désirant échapper à ses beaux-frères,  demande l' aide de la France, tout en évitant les manigances de Richelieu. Son fils François-Hyacinthe âgé de 5 ans à la mort de son père et qui devait le remplacer, mourut suite à une chute de cheval survenue le 4 octobre 1638. Son frère âgé de 4 ans Charles Emmanuel II lui succéda dès le 6 novembre 1638. C' est ce dernier que Madame Royal protégeait de tout son être.
Madame Royale se déplace donc continuellement afin d' échapper à ses beaux frères qui ont tenté à plusieurs reprises de s' emparer de sa personne.

 Au début de 1638, Monsieur de Créquy est le commandant en chef de l' armée d' Italie. Puis dans le courant de l' année 1638, c' est Monsieur le Cardinal de La Valette qui devient commandant en chef jusqu'à sa mort le 28 septembre 1639. Henri de Lorraine, Comte D' Harcourt, commandant en chef de la marine du Levant, deviendra commandant en chef de l' Armée d' Italie, laissant au jeune Jean Armand de Maillé Brézé le commandement de la flotte.
 Les Espagnols de leur côté étaient commandés par le Prince Thomas, son frère le Cardinal Maurice de Savoie, le Prince de Leganés. Les troupes du prince Thomas étaient d' environ 7000 hommes de pied ( infanteries et artilleries) et 4000 cavaliers.

 Les combats entre les deux armées sont fréquents et les places fortes changent souvent de mains.
En 1639, les deux camps recherchent des finances pour payer leurs troupes et les approvisionner correctement. Les Espagnols semblent réussir à réunir argent et lever des troupes fraîches; Pour ce faire, le Cardinal Maurice de Savoie est à Gêne, Don Francisco de Mello se rend en Sicile comme Vice-roi et doit rapporter 2 millions que Philippe IV d' Espagne demande à ce royaume pour faire la guerre. Partout les Espagnols se livrent à un recrutement massif dans les États qu' ils dirigent.
  Le Cardinal de La Valette lui en est réduit au minimum, ce dernier s' en plaint à Richelieu, ainsi que du manque de troupes. Il est vrai que le peu de succès de l' année passée ne plaide pas en sa faveur. Les sommes promises ne sont pas versées. Les garnisons ne sont pas payés. La Valette doit emprunter mais il lui est impossible de continuer ainsi. L' envoi des émissaires, Messieurs De Paluau et D' Estrades est fait pour supplier Richelieu de lui faire parvenir des troupes dès maintenant, afin d' être prêt à parer à toutes offensives du printemps. Mais Lesdiguières et les autres mettaient une extrême lenteur dans l' envoi des troupes, n' ayant aucun intérêt personnel à la réussite des opérations de cette campagne.
   De plus le Roi et Richelieu aimerait arriver à leurs fins:  que Madame Royale prenne fait et cause pour son frère Louis XIII et se mette totalement sous son contrôle en lui cédant places fortes et territoires. Mais, Madame Royale veut garder entièrement la Régence de son fils. Charles Emmanuel II âgé de 4 ans.
Le Cardinal de Savoie se trouve en Italie, ainsi que son frère le Prince Thomas, récemment accouru des Pays-Bas, afin d' aider son frère à saisir la Régence. De leur coté, les Espagnols intriguent à la cour de Vienne pour engager des troupes de l' empire Autrichien dans le Piémont, mais sans grand succès.
Les généraux ennemis tiennent Conseil avant de rouvrir les hostilités afin de déterminer pour chacun leurs zones d' influence et d' actions.

Le 13 avril 1639, les Français savent de sources sûres que les Espagnols vont assiéger Turin.
Le Cardinal de La Valette concentre en ville les troupes qu'il a,  légèrement affaiblies par la fatigue et la maladie. Il compte sur place 1750 hommes appartenant aux régiments de Nérestang, Auvergne, Lorraine, Courcelles et aux recrues de Lyonnais.
Dès cet instant, Madame Royale fait partir Charles Emmanuel II et ses sœurs pour les confier au gouverneur de Savoie, Don Félix, qui en assure la sécurité, aidé en cela par plusieurs régiments.
Le 14 et le 15 avril, les premiers éléments espagnols et allemands sont aux portes de la ville. Le siège va commencer,
le Prince Thomas et Leganés sont aux portes de la ville. Des combats vont avoir lieu mais la bonne conduite de certains régiments Français feront échouer ces assauts, malgré l' attitude des habitants tous disposés à recevoir le Prince Thomas et qui multiplient les accrochages avec les Français.
Le 19 avril, les Espagnols tentent de s' infiltrer en ville sans bruit. Ils sont repoussés. Il est décidé de couper la grande rue afin d'y établir un poste de défense. Des travaux son faits et le Régiment de Lorraine, commandé par le Comte de Couvonges s' y établi.
Quelques combats ont encore lieu les jours suivant, puis sans raisons apparentes, les espagnols lèvent le siège, à la surprise général, le 25 avril 1639.

Durant le mois de mai, les Princes reprennent plusieurs places fortes qui se soumettent facilement grâce aux soulèvements des populations. Le Cardinal de La Valette est bloqué à Turin suite aux négociations entrepris entre le Roi, Richelieu et Madame Royale. Cette dernière exige du Roi Louis XIII son frère des moyens financiers pour payer ses troupes et ainsi garder ses places fortes. Le Roi lui offre de mettre des unités françaises dans chacune de ces places. La négociation est rude et La Valette ne veut pas envenimer davantage les choses par une campagne maladroite.

Dès que les négociations entreprises avec Madame Royale semblent aboutir, les troupes françaises reprennent leur campagne.
Le Siège de Chivasso est ordonné par le Cardinal de La Valette. Les troupes françaises prennent position. Le Prince Thomas et Leganés avertit viennent au secours des espagnols. Le 26 juin, le Prince Thomas se heurte au régiment de Lorraine commandé par Antoine de Stainville Comte de Couvonges qui tient une position clef appelée "La Butte" qui barrait l' accès à la ville. Ce dernier tiendra tête avec son régiment aux assauts répétés durant 8 heures par plus de 2000 hommes des meilleurs régiments espagnols qui ont attaqué dès le petit jour. Le régiment de Lorraine tiendra sa position, aidé en cela par quelques pièces d' artillerie. Les combats sont rudes car de part et d' autre, l' on se bat avec l'acharnement de gens bien décidés. Finalement les Espagnols doivent battre en retraite avec de grosses pertes et sans avoir pu déloger leur adversaire.
Les combats se poursuivirent autour de la ville avec même une tentative d' une percée des troupes Espagnols de l' intérieur pour joindre les forces de l' extérieur qui échoua. Les Français firent beaucoup de prisonniers.
Le lendemain 27 juin, le régiment de Nérestang releva celui de Lorraine à la butte. Le même jour des renforts français arrivent sur place. Le soir même les armée espagnole et italienne se retirent à la grande surprise du Cardinal.
Le 29 juin 1639, la ville se rend et la garnison composée de régiments espagnols, italien et allemand, quitte la place, escortée par une compagnie de gendarmes jusqu' à Verrue.


Le 23 juillet 1639 , alors que les troupes Françaises sont occupées à Coni et à Centrale, Le Prince Thomas et son armée quittent Asti Pour , on pense qu'il revient à Turin. Son armée est composée de 7000 hommes de pied et 4000 cavaliers.
Leganés de son côté semble prendre lui aussi la direction de Turin, avec ses troupes. Il vient de recevoir 6000 hommes. Madame Royale (Christine de France) retirée à Turin s' en inquiète et avertit son frère Louis XIII et Richelieu. Devant le peu de réaction de ces derniers elle envoie des courriers directement au Cardinal de La Valette suppliant celui-ci de venir la secourir en toute urgence.
Ce dernier, dès le 27 juillet marche sur la ville. Ralenti par l' infanterie et l' artillerie, il décide avec des éléments de sa cavalerie de foncer sur Turin. Il va forcer le passage, culbuter quelques éléments espagnols et rejoindre la Duchesse de Savoie. Il organisera la défense de la citadelle où s' est réfugié Madame Royale. L' ensemble des Troupes Françaises quittent leurs positions et rejoignent Turin.
Le 27 juillet 1639, au soir, le Prince Thomas est aux portes de la ville de Turin,
Le 28 le prince est dans la place. La citadelle intérieure reste toujours aux mains des français et des troupes de Madame Royale.
Des séries de combats vont s' ensuivre, qui laisseront les troupes dans leurs positions, malgré le courage des soldats.
Une trêve sera demandée par les espagnols et accordée par le cardinal de La Valette du 14 août au 24 octobre 1639.

Le 25 mai 1640, le comte d' Harcourt accepte de signer l' acte de la reddition du prince et laisse partir ce dernier avec ses troupes en direction de la ville d' Ivréa (Italie)
Mazarin qui était chargé d' arrêter et ramener le prince, arrive à Turin le 29 mai. Trop tard.
La paix se fait en 1642. Le Prince Thomas a une entrevue avec sa belle sœur Christine sur la route d' Yvrée. Il monte dans la voiture de la Régente et rentre ainsi à Turin " au milieu des acclamations du peuple", auquel cette réconciliation laisse entrevoir des jours meilleurs.

Le Prince Thomas rejoignit Mazarin et Louis XIII au tout début de 1642.
Ce dernier lui fit apporter par Longueville, sa nomination à la fonction de Lieutenant général.
Il devient généralissime des armées de France et de Savoie, Turenne et du Plessis-Praslin seront ses lieutenants.
(Richelieu meurt le 4 décembre1642.Mazarin assure la relève le 5. Le Roi Louis XIII meurt le 14 mai 1643.
La Régence est assurée par sa femme Anne d' Autriche en attendant la majorité du futur Roi Louis XIV avec l' aide de Mazarin son conseiller d'origine italienne.)

Sources:
Mémoire du Cardinal de La Valette par Monsieur le Comte de Noailles( épisode de la guerre de trente ans) Gallica, BNF
Mémoires et histoire de Messire Jean de Gangniers, Chevalier, Comte de Souvigny, Lieutenant général des camps et armées de sa Majesté.
Mémoire de Bassompierre(Récit de la prise de Turin)

Après son accord donné à Mazarin, en 1640 il quitta prudament l' armée espagnole et se mit à lever durant l' année 1641, une petite troupe de fantassins, il leva environ 400 hommes soit 8 compagnies de Piémontais en Italie au service du roi de France. Aidé de ses soldats il fait sortir sa famille d' Espagne et l' installe en France ou à Turin ce qui aurai put lui permettre de contenter tout le monde. Ses affaires personnelles réglées, il rejoint les troupes du Roi du coté de Valence (Espagne)
C'est ainsi que nait le Régiment Piémontais de Savoie Carignan
, car ce n' est qu' en 1642 après réconciliation avec sa belle-sœur qu'il rejoignit les troupes françaises, le choix de faire lever des piémontais n' était pas innocent, aux vues des projets que Mazarin préparait pour le Prince, et dont il lui avait fait part en 1640.
Ce régiment porta ce nom jusqu' en 1654, puis Carignan.
Le Prince Thomas en 1654, après le mariage de sa fille Marie Christine en confia le commandement à son gendre le Prince Ferdinand Maximilian

Ce régiment fut placé dans les troupes sous commandement du Comte D' Harcourt.
Le régiment fut incorporé dans les Troupes De Lorraine, en 1644 ( Troupes Etrangères),  et  en 1659 il devient Régiment de Carignan Salière ( Troupes du Roi ) lors de sa jonction avec le régiment de Monsieur Salière (Le régiment de Monsieur de Salières était un régiment de mousquetaires qui devient par la suite Régiment de Soissons)


Drapeau du régiment de Savoie-Carignan

                                                                                                       Les Batailles
 En février1642,de sa propre volonté ou aux ordres de Louis XIII le Prince Thomas avec le Prince de Conti,  vont aider les catalans en révolte contre l' Espagne pour obtenir leur autonomie. Leurs troupes auraient été jusqu' à Valence (Espagne); en passant par " le Piedmont ", territoire ou passage situé dans les Pyrénées Orientales, entre la France et l' Espagne, rejoignant la Catalogne. ( Ne pas confondre avec le Piémont Italien ) Avec Louis XIII et son armée, il participe à la capitulation de la garnison de Collioure et Perpignan en mai et juin 1642.

Sources:
Les Pyrénées; des éditions Larousse
Bien entendu tout documents concernant cette période est le bienvenu; J' aimerai également être plus renseigné sur ce passage du Piedmont.
                                                                                                                                                                     ci contre  Louis XIII
                                                                                                                                                                                    Prince de Conti
Siège de Collioure et Perpignan 1642
En 1642, du 13 au 24 juin les troupes de Louis XIII  assiège Collioure et le Château Royal. 10,000 hommes incluant, Turenne, D'Artagnan et les Mousquetaires du Roi  s'occupèrent de fermer la ville tandis que la marine française bloqua le port .
Privé d' eau suite à la destruction du Puit. Les Espagnols se virent contraints à la reddition.
Participants,
Turenne  Commandant en Chef
Abraham (de) Fabert d'Esternay,
Le Régiment de Bourbon commandé par Monsieur de La Robertière
Les Mousquetaires du Roi, commandé par D' Artagnan

 
 
Durant cette période le Roi et Richelieu sont très malades et redoutent un complot. Ces derniers ne participent donc pas avec leurs troupes à la prise de Perpignan. Ils se replient donc chacun de leur coté, le Roi à Narbonne, Mazarin servant d' intermédiaire. Richelieu fait poursuivre son enquête et découvre le complot qui visait à tuer le Roi afin de prendre sa place. Ce dernier était pourtant très malade. Les principaux conjurés sont Monsieur de Cinq-Mars, Monsieur de Thou, Monsieur, le Frère du Roi, Monsieur de Fontraille, la Reine elle même y aurait pris part, le tout avec l'assentiment des Espagnols. Seul Monsieur de Cinq-Mars et Thou eurent la tête tranchée. Monsieur de Fontraille dut céder tous ses biens dont la ville de Sedan, que Mazarin avec ses trois compagnies et un petit régiment complémentaire de 8 compagnies fut chargé de prendre possession. Ce petit régiment était-il celui du Prince Thomas ou de Broglie?

Après la mort de Richelieu le 4 décembre 1642 et celle du Roi Louis XIII le 14 mai 1643, la Reine Anne D' Autriche se trouve confrontée à de sérieux adversaires en ce qui concerne la Régence du royaume et l'éducation du jeune Louis XIV qui n'a alors que 5 ans.
Elle rappelle une partie de ceux qui avaient conspirés contre le Roi et Richelieu et dont Richelieu avait obtenu le bannissement ainsi que la mort de Cinq Mars et Thou. Elle ne fut guère remerciée de sa générosité. Mais grâce à l' appui de son ministre Mazarin et quelques autres fidèles, elle réussit à garder la Régence mais dû en contrepartie trouver quelques compensations pour " les Grands " du moment. Le frère de Louis XIII fut nommé en charge des armées. Heureusement, il y avait de très bons généraux; Turenne frère du Prince d' Orange et Condé, tous deux princes de sang.
 
                                                                                                                                                                           Turenne ayant été nommé Maréchal de France le 24 Novembre 1643,
                                                                                                                                      il fut chargé de réorganiser les armées en Allemagne et dans l' Est de la France.
 
Il faut ici faire une parenthèse pour bien comprendre les évènements qui vont suivre.
En 1641/1642/1643/1644 un nombre important de troupes étrangères sont levées dans le Piémont pour servir le Roi de France, le Régiment de Savoie-Carignan, mais aussi les Régiments de Broglie pour le compte de Mazarin, du Prince de Conti etc..Toutes ces petites unités seront regroupées sous le nom de TROUPES  de LORRAINE.
qui en juin 1657 comptera 34 compagnies.
Mais voyant ces éléments insuffisant, en avril 1644, sur ordre de la régente Anne D' Autriche et Mazarin, relayé par Gaston D' Orléans Frère du défunt roi qui a obtenu la lieutenance général du royaume ayant la haute main sur les opérations militaires, ordonne à Turenne de réorganiser avec le Comte de Couvonges* le Régiment de Lorraine ( Troupe du Roi ) qui en juin 1657 comptera 20 compagnies et disparaitra avec son rattachement au Régiment de La Ferté Seneterre. ce qui donnera un régiment de 50 compagnies.
Le régiment de Lorraine fera désormais parti du Régiment de La Ferté Seneterre et perdra sa première appellation.

Cette similitude de noms ont apporté bien des confusions et il a été souvent confondu les campagnes du Régiment avec celle des Troupes.

*Antoine de Stainville comte de Couvonge, Officier de Charles IV duc de Lorraine." Mestre de Camp"
 

                        Avec le remaniement des troupes, le Régiment Infanterie de Savoie Carignan est regroupée avec les Troupes de Lorraine,
                au côté des compagnies du Prince Charles de Broglia.( entre autres ).
  Note :En écriture
grasse les participations certaines du régiment de Carignan

                                                                                                           1644

Avril 1644, réaménagement par Turenne du Régiment de Lorraine, ce régiment est déjà présent en Italie en 1638, donc créé bien avant, il est commandé par Antoine de Stainville, Comte de Couvonges, gouverneur de la citadelle de Turin, Mestre de camp du régiment de Lorraine;
Maréchal de camp en 1643, lieutenant général en 1646, il mourut la même année d' une blessure reçut à Lérida.  ce régiment sera mis sous le commandement de De Monsieur le Baron de Val D' Isère , à la mort du Comte de Couvonges en 1646.

Le 3 août 1644 Bataille de Fribourg.

                                                                                                            1645

Mai 1645, Mariendal, défaite française, le vainqueur est le Général Bavarois Franz Von Mercy
Le 7 juillet 1645 avec Turenne prise de la ville La Mothe St Hilairemont, en Champagne. Une des dernières forteresses du Duc de Lorraine.
Le 10 juillet 1645 dans les Flandres à Mardyck, capitulation espagnole.
Le 3 août 1645 Turenne et Condé écrasent les Impériaux à Nördlingen
Un an jour pour jour après la victoire de Fribourg, c' est la victoire de Nördlingen, les troupes du Duc d' Enghien, le futur grand Condé, venues renforcer celle du Vicomte de Turenne, Maréchal de France, chef de l' armée d' Allemagne, soutenue par les Hessois du Landgrave,
ont battu malgré la défection des Suédois de Königsmark le Général Bavarois Franz Von Mercy, qui trouva la mort au combat.

                                                                                                            1646

   C' est maintenant qu'intervient le plan de Mazarin. Il avait conçu d' installer le Prince Thomas au Trône des Astrides. Il aurait alors été un allié des Français  bloquant le passage des Espagnols, pour rejoindre les Flandres et permettant ainsi à la France de gagner sur tout les tableaux. C'est la raison pour laquelle il nomme le Prince Thomas comme Commandant en chef de cette campagne  pour le siège et la prise d' Orbetello.
Mais malheureusement cela ne se passa pas comme prévue.

Si la place du Prince était plus souvent à la Cour du Roi, Louis XIII ou l' accompagnant durant ses campagnes, il dut ensuite être au côté de la Régente et de Richelieu, puis Mazarin qui avait de grandes visées pour le Prince Thomas, en effet renforcé par les précédentes victoires de la Marine Royale à Carthagène et Rosas, il décide de couper les communications entre l' Espagne et les " Deux Sicile". Il lui faut pour cela prendre la Forteresse d' Orbetello. Pour ce faire, il lève un corps expéditionnaire de près de 20.000 hommes, soit 12 régiments, qu' il remet aux ordres du Prince Thomas, dans le but
d' installer ce dernier sur le Trône napolitain.
Il arme une flotte de 48 vaisseaux et 68 barques qui transportent les 12 régiments du corps expéditionnaire. Embarqué le plus discrètement possible, la flotte appareille le 23 avril 1646. Le 9 mai, la flotte mouille à San Stephano. Les 400 hommes du comte du Daugnon s' emparent du Fort. Après cette prise, le corps expéditionnaire débarque. Ce
n' est qu'après le débarquement de l' artillerie les 13 et 14 mai que le siège peut commencer.
Malgré l' excellent travail des ingénieurs militaires, le siège s' enlise. Profitant de ce répit, les Espagnols réunissent leurs flottes pour attaquer les Français à l' ancre.
 

Source:  Http://cartanciennes.free.fr//maps/_1024/_orbetello1646.jpg
Le 14 juin 1646 Orbetello, bataille navale entre les flottes françaises et espagnoles.
Apercevant l' arrivée de la flotte espagnole, le jeune amiral de 27 ans, Jean Armand de Maillé Brézé ( fils de Urbain de Maillé de Brézé, qui avait combattu le Prince Thomas) fait tirer ses navires par les galères, lui permettant ainsi de pouvoir les mettre en ordre de bataille.
Le contact des deux flottes fut violent, ces dernières furent très endommagées.
Au cours de cette bataille, alors que la flotte espagnole se retirait, le Marquis de Brézé qui avait lancé la poursuite fut décapité par un boulet de canon. Son lieutenant , Louis Foucault du Daugnon pris le commandement; mais au lieu de poursuivre les Espagnols, ce dernier rejoignit Toulon, afin d' y débarquer le corps du Marquis, abandonnant le corps expéditionnaire.
Abandonné par la flotte, coupé de tout soutien logistique le Prince Thomas dut évacuer Orbetello à partir du 18 juillet 1646.
Sources: Bibliothèque Nationale de France
              Wikipédia
              Http://louisXIV.over-blog.com/article-29186210.html
              http://dtriaudmuchart.free.fr/nicolas_gargot.htm

 
Après la défaite du Prince Thomas à Orbetello, ce dernier s' étant enfui avec la cavalerie abandonnant l' infanterie et l' artillerie sur place, bien que certains navires réussirent à embarquer quelques troupes, de très bons régiments furent perdus ainsi que toute l' artillerie. Mazarin dut répondre de cette défaite et ne dut qu' à la bonne grâce de la Régente son salut.
Déçu par l' attitude du Prince au commandement de cette campagne, il lui reproche son manque de stratégie, et sa trop longue attente dans les marais qui devenaient de plus en plus malsain au fur et à mesure de l' arrivé des chaleurs. Sa fuite n' a pas été non plus à son honneur.
C' est la raison pour laquelle son plan une nouvelle fois remanié avec toujours le même but, il lui en confia à nouveau le commandement, mais seulement de façon nominative, se reposant plus sur des généraux aguerris. D' Ailleurs les victoires qui s' ensuivirent en sont la preuve.
Le Prince Thomas est donc à la prise de Piombino(Italie) et de Porto Longone ( sur l'ile d'Elbe), cela sera terminer le 29/10/1646.

Dans la même année, les troupes françaises sont :

Le 19 juin 1646,  Bataille de Courtray. victoire française.
Le 11 octobre 1646, conquêtes des villes Dunkerque et Furnes
La prise de Dunkerque par le Duc D' Enghien représente pour la France un succès important :  la libération des côtes du Nord, terrorisées par les pirates espagnols. De plus, c' est une ouverture importante pour le commerce avec l' Angleterre. Au grand dam des marchands flamands,
qui malgré les promesses de Mazarin sur la sauvegarde de leurs privilèges, se trouvent gravement démunis.
Le 21 novembre 1646, Siège de Lérida (Défaite Française)

                                                                                                          1647

Le 25 juin 1647 première introduction à Québec d' un animal inconnu des Indigènes: Le CHEVAL
Le 4 juin 1647 défaite française à Armentières
Le 28 juillet 1647, défaite des Français dans les Flandres, à Landrecies
Le 15 novembre 1647, Naples; Mazarin envoie un corps expéditionnaire commandé par le Duc de Guise.

Les  Premiers éléments de trouble, apparaisse, laissant envisager, la période suivante.

                                                                                                Période de La Fronde
                                                                                                           1648

En 1648, prise de Tortose, La campagne d' Italie du nord et du Piémont se poursuis sous le commandement général du Prince Thomas, mais elle est jugée décevante .
Le 21 août,  victoire de Condé sur les Espagnols à Lens.
Les 26/28 août, à Paris 2 jours d' émeutes : désaccord entre la Régente et le Parlement
Le Prince de Condé sert d' intermédiaire entre la Régente et le gouvernement
.
Siège de Cambrai.
Durant cette année en Nouvelle France pour célébrer l' arrivée du gouverneur d' Argenson les Jésuites font représenter une pièce en langue indienne

                                                                                                        1649

  Durant toute cette année le Prince de Condé a loyalement servi la couronne. Le 6 janvier, il a permis avec le Duc d' Orléans, le départ de la Reine en faisant le blocus de Paris. Le 29 janvier, à Bourg la Reine, les troupes royalistes défont le régiment de Corinthe, allié à la Fronde.
Le 11 mars une réconciliation générale a lieu, mais des hostilités persistent. Le 18 août, la Cour rentre au Louvre. Le 2 décembre à Paris renversement des alliances. Condé abandonne la Cour et se joint à la Fronde des Princes. Cette dernière s'étend sur toute la France.
  Durant tout ce temps, les soldats du Prince sont avec Mazarin et la Régente. Ils protégeront leur fuite et leur retour.

                                                                                                        1650

Le 18 Janvier 1650, le Prince de Condé, Conti et Longueville sont arrêtés.
Le 9 mai 1650, Turenne est déclaré avec la Duchesse de Longueville, les Ducs de Bouillon et La Rochefoucauld, "Perturbateurs du repos public, rebelles, ennemis de l' Etat, et criminels de lèse-majesté au premier chef ".

                                                                                                         1651

  Durant cette année, troubles et conspirations les Alliés du jour deviennent les ennemis du lendemain
Les Troupes de Lorraine avec le Régiment de Carignan et les Régiments de Broglie ont protégés le départ  ( février 1651 )
et le retour de Mazarin participant à plusieurs batailles.
( Passage de l' Yonne à Pont sur Yonne le 12 janvier 1652 )

                                                                                                         1652

 Turenne se rallie à la Cour en février et reprend le commandement général des Troupes.
De février à avril 1652, Le Régiment de Carignan est avec l' ensemble des troupes, sous le commandement de Monsieur le Maréchal d' Hocquincourt et Turenne, participe à la capitulation des villes : Angers le 28 février, Tours, Blois.

Nous retrouvons
le Régiment de Lorraine

Du 2 au 4 juillet 1652 ,
Aux portes du faubourg Saint-Antoine
avec Turenne et les troupes royales contre Condé et la fronde des seigneurs.
où Turenne malgré une très nette infériorité numérique, manœuvra de telle façon que Condé dut s' avouer vaincu mais réussi à s' enfuir de justesse

En 1652 les Troupes de Lorraine avec le régiment de Savoie Carignan aux ordres du   Maréchal d' Hocquincourt raccompagnèrent Mazarin qui était exilé et que le roi avait rappelé à ses cotés, il rejoignit la cour à Poitiers. Des détails bientôt.
Le Roi rentre à Paris le 21 octobre 1652, escorté de Charles II d' Angleterre et du Prince Thomas de Savoie Carignan. Précédant le carrosse de la Reine Mère.
 un écrit de Corbinelli à Bussy Rabutin en date du 25 juillet 1652 dit ceci " Le Prince Thomas est du petit conseil du Cardinal et l' un des principaux Mazarins du monde..."
                                                                                                       1653

 Le 3 février 1653, Mazarin regagne Paris

Bordeaux le 3 août 1653
Pendant la Fronde des seigneurs et paysans à Bordeaux
le Régiment de Lorraine et les Troupes de Lorraine sont venus en Guyenne et en Saintonge pour mater les insurgés. Le Régiment de Lorraine  avait reçu le soutien de régiments locaux portant l' effectif  à 3000 hommes.
Les 2/3 étaient Français : Gascons, Saintongeais, Poitevins et d' autres provinces de l' Ouest .

Sous le Commandement de Monsieur le Maréchal d' Hocquincourt
Nous  retrouvons Les Troupes de Lorraine en 1653 à la prise de la ville de Rethel dans les Ardennes; cette ville avait déjà été conquise en 1650 par les Français, puis repris par le Prince de Condé et les Espagnols en 1652, et repris par Turenne en 1653.
Le 27 Novembre 1653 à Ste Ménéhould. En protection du Jeune Roi Louis XIV.
 
                                                                                                             1654


Sacre du Jeune Roi Louis XIV, le 7 juin 1654 à Reims.

Il semblerait que le régiment soit à Arras en Avril 1654.
En 1654, le Prince laisse le commandement de son infanterie à à son gendre le Prince Ferdinand Maximilian, il devient donc le régiment de Carignan.
et donne celui de sa cavalerie à Monsieur Johann Von Balthazard, gardant le commandement général. Il était plus proche de sa cavalerie que de ses fantassins,
e
t surtout à l' état major, comme courtisan du Roi et représentant de la Savoie.
Johann von Balthazard ayant été avec Condé durant la première période de la Fronde, il négocia son retour ( après la bataille du Faubourg St Antoine 1652) auprès de Mazarin et la Régente. Le pardon lui est accordé. Il reçoit une somme d' argent et doit rejoindre Turenne et les troupes
du Roi de France  avec les restes de son régiment de Dragons ( Cavalerie) placé sous le commandement du prince Thomas de Savoie Carignan. A son arrivée, ses compagnies (3) sont rattachées avec le régiment de cavalerie dont il prend le commandement, sous contrôle du Prince.( à vérifier)

                                    ( Ce régiment faisait à cette période parti des troupes étrangères aux service de la France. dans les Troupes de Lorraine)
A Stenay, toujours au coté du Roi.

Le Prince Thomas est créé Grand Maitre de France à la place du Prince de Condé, déclaré criminel de lèse- majesté.
 
                                                                                          1655

A St Guillain-(St Gislain en Belgique)

                                                                  Monsieur Michel de Maximy fait reconnaitre ses titres de Noblesses
                                                                                                          

         Le soubzsigné substitut de monsieur le procureur scaisis desdits ordres de cette province de Dauphine

        desliberant
sur la regueste prisée messeigneurs de la  Chambre des Comptes et ceux des Finances de la dite province
      par sieur Michel
Maximy cappitaine au regiment d’jnfanterie de monseigneur le prince Thomas du 7e de ce dit moys de may
    
présentant a certification
  lesdites teneurs des lettres de noblesse et a luy accordées par Sa Majesté regnante pour les centes et  coutumes 
     et  apres avoir
reli lesdites lettres  et certifions des centes et coutumes et consideré que lesdites lettres n’ont  esté accordés  qu a la charge
     de la realité des tailles suivis  comme le reglement general de loiz du 29 d octobre
1639 justement  estre lesdits
ordres de ceste province.

            Des lors n’aviont recris d’autre que la decision bien et lesdites teneurs desdites lettres selon leur forme et teneur.
 
            Faict a Grenoble le 26 may 1655.

             Blanc Substitut.

  Le 26 mai 1655, suite à sa requête, Monsieur Michel de Maximy fait reconnaitre ses titres de Noblesses
  Document fourni par l' association de Fort Barraux
 Transcrit par Monsieur Yvon Blanchard et votre serviteur
 
                                                                                                           1655 / 1656
 En 1655, les troupes de Lorraine sont envoyées en Italie, pour aider le Prince de Modène.

 Le prince de Modène et l' armée de Lombardie ayant des difficultés avec les troupes espagnoles, les Troupes de Lorraine se portent à son secours, elles font lever le siège de Reggio, assiège Pavie, lors de cette assaut  le 22 janvier 1656 le Prince Thomas François est tué. Ici plusieurs versions
s' opposent, la première est celle que je vous ai citée; l' autre nous dit que le Prince est atteint de fièvre au siège de Pavie et ramené à Turin où il décédera. Le régiment continue avec François 1er d' Este Duc de Modène, à
Valenza et Alexandrie, villes d' ITALIE.
Quelque temps plus tard, en juillet, en inspectant des positions à Valenza, le prince François Marie des Broglia, Comte de Revel est tué lui aussi.
C' est le Comte Carlos (Charles) qui reprend son régiment. Nous le retrouvons avec le régiment de Ferdinand Maximilian en 1657 dans les Troupes de Lorraine cantonnées dans la région de Metz.
Après Alexandrie en 1656, François 1er retourne à Modène et les troupes de Lorraine rentrent en France, nous les retrouvons début 1657 dans l' état des Troupes dans la région de Metz.
A la mort du Prince Thomas François le 22/01/1656,  Johann Balthazard 
( Ceci reste à prouver.) pris le commandement provisoire de l' ensemble du régiment avec l' accord  tacite du Prince Emmanuel Philibert, devenu héritier du régiment.

 François 1er d' Este
 Duc de Modène

   
                                                                                                                  1657


Régiment de Lorraine
et

Troupes de Lorraine

          Jocelyne Nicol et Bernard Quillivic  (Recherches Archives de Metz)
Document N° 2MI 57/1 (Bobine Microfilm)
Localisation ADOG17x3

Il est de fait que certains historiens confondent Régiment de Lorraine et Régiment de Savoie-Carignan.

Le Régiment de Savoie Carignan fut levé en 1641/1642 sur les Ordres du Roi
La mention Troupes de Lorraine a été utilisée pour la première fois par Monsieur de Turenne,
lorsque la Régente et Mazarin en 1643 lui demande de reprendre en mains les troupes du Nord et de l' est de la France.
Cette mention englobe la plupart des régiments étrangers au service de la France, qui avaient été levés en 1642 et 1643 dont le Régiment de Savoie Carignan
Voir plus bas.

 Le Régiment de Lorraine en tant que tel apparaît en avril1644,
Il est levé par le Roi pour le Roi avec pour Commandant Le Baron de la Val D' Isère jusqu' en Juillet 1652, date de sa mort.
Monsieur de Rochefort ( N. D' Aloigny) en prit alors le commandement.


Dans ces documents, nous voyons bien la préséance faite aux régiments Français, le contrôle des régiments étrangers venant en dernier.
Les Troupes de Lorraine rejoignirent l' Italie vers les années 1655. En 1656 ils sont à Modène (Italie )


Lors du contrôle des Troupes présentes dans la région de Metz le 25 avril 1657, il apparaît ceci :

Controolle des troupes tant d' infanterie que de cavalerie dont le rendez vous est aux environs de Cou......
et des lieux, et du jour ausquels elles si doivent rendre.

                                                                                                                        INFANTERIE

Régiment du Bou du Bois                                

20 cies

à Romagno le 8 mai prochain

 Lorraine                                       

20 cies

à Malancourt le 9 mai prochain

La Ferté Senneterre                                            

30 cies

Vient d' être nommé Maréchal de France et prendra le commandement
 des Troupes qui seront notés en marge..

 Huxelles                                      

20 cies

(Avec peut être les cies de monsieur de Salière), à Avancourt

 Montauzier                                   

20 cies

 à Chatincourt le 8 mai

 Bourgogne                                   

20 cies

             idem

 Dampierre                                    

12 cies

             idem 

 Bourtemont                                   

10 cies

 à Pfinay ?

Régiment Royal Italien                                    

8 cies

Nous voyons peut-être ici les compagnies levées par
Mazarin (a vérifier) Broglie Branche Française
à Brag.....

Dragons du Roi                                                  

8 cies

à Neuville 

Dragons de la Ferté                       

7 cies

  Aux ordres du Maréchal

 

 

 


 

                                                                                                     CAVALERIE

Régiment de la Ferté                      

12 cies

 Aux Ordres du Maréchal

Celui de Monsieur le Cardinal                    

10 cies

(Commandé par le comte de Blin (Bliny) )

 Grandpré                     

10 cies

 Destination illisible

 Brignon                          

9 cies

 Aux ordres du Maréchal

 Mancini                          

8 cies

 à ......... le 9 mai

Ginlier                            

8 cies

 

Marolles                         

6 cies

 Région Messin

Goutiby                         

6 cies

      idem

Dessourneaux                

6 cies

 Frontière  et Champagnole

Pourillect 6 cies Aux ordres du Maréchal

Bourlemont                      

4 cies

 Frontière  et Champagnole

Joyeuse                          

4 cies

 Frontière  et Champagnole

Carabiniers de Candy                                          

6 cies

 

 

 

 

 Troupes de Lorraine
Mêmes archives même document




Le Régiment de Monsieur le Prince
Ferdinand   




6 cies

(Régiment de Carignan)
(Commandé par
 Ferdinand Maximilian von Baden-Baden
 
Gendre du Prince
Thomas François de Savoie-Carignan
 
après la mort de ce dernier et voir peut-être avant ?)
Sous le contrôle du prince Emmanuel Philibert
 Héritier en titre.
à Dieux Sommedieux et Gaudinnille

celui de Monsieur le Prince Charles       

6 cies

En remplacement de son frère François Marie.
(Régiment de Broglia)
à Dieux Sommedieux et Gaudinnille

Araucourt                

6 cies

Défendra Marsal contre les troupes du Roi en 1663
à Dieux Sommedieux et Gaudinnille

Lenoncourt                    

6 cies

à Voruve, Lorraine et .....

Darberg                        

6 cies

à Voruve, Lorraine et ..... 

La Compagnie de Monsieur le Duc de Lorraine      

1 cie

 Défendra Marsal contre les troupes du Roi en 1663
à Voruve, Lorraine et .....

Les 2 compagnies de Gardes                                    

2 cies

 à Voruve, Lorraine et .....

Gardes de la Ferté                                

1 cie

 Aux ordres du Maréchal

 

 

 

                                                             Fait à Paris le 25 avril 1657,  Signé Louis et plus bas Le Tellier


 Ces derniers régiments et compagnies formant les Troupes de Lorraine, ( 34 cies)
 
Pour aller plus avant, il faut se rappeler que le Prince Thomas Emmanuel Philibert de Savoie Carignan ,
1er de la
lignée des Savoie-Carignan
était en tout premier lieu au service du Roi d’Espagne
et qu’il y acquit une certaine notoriété contre les Français.
 

                                                                                                             1658

En 1658 dans un courrier du Roy nous apprenons que 34 compagnies appartenant aux Troupes de Lorraine  incluant les 6 cies du régiment du Prince,  Ferdinand Maximilian. étaient présentes dans la Région de Metz pour leur quartier d' hiver. 
Nous trouvons dans les troupes de Lorraine, une unité du prince Charles qui avait pris le commandement des cies du Prince François Marie Broglia en attendant la majorité de l' héritier.(Broglie)

J'ai découvert des documents très intéressants à Metz, nous montrant un regroupement important de régiments dans cette région avec des consignes strictes tant à la présence des officiers dans leur compagnie, qu' à la discipline et le recrutement. Des lieux de garnisons spécifiques
sont décidés afin de garder la frontière.
 
La généalogie des Broglie et autres documents datant de cette période donne un jour nouveau sur la construction du Régiment.  En effet, cette famille donna 3 maréchaux à la France. Je dois étudier un peu plus ces documents pour vous apporter un peu plus de détails.
Cela ne change en rien la composition des compagnies qui sont venues en Nouvelle-France, mais peut permettre de mieux comprendre le régiment d' origine de certaines d' entre elles.


(Cette même année en 1658, le Roi assure son soutien et conseille non officiellement pour que le Marquis de Salière fusionne son régiment avec celui de Carignan et en prenne le commandement. Il devra écrire à son cousin pour que celui-ci fasse la leçon à ses capitaines pour
que la fusion soit efficace. Le courrier parti en mai 1659 ne recevra de réponse qu' en décembre.) Réponse du Prince qui cède son régiment au Roi. De ce fait, ce Régiment deviendra un régiment du Roi.
D' ailleurs le régiment de Huxelles où était Monsieur de Salières est présent dans la région de Metz à cette période.
A cette même période, Balthazard reforme un régiment de Dragons.

 

Haut de Page

Henri De Chastellard De Salière           

 
Henri De Chastellard De Salière
Henri Chastelard est issu d’une famille de haute noblesse du Dauphiné. On remonte son ascendance jusqu’en 1262. 
Henri Chastelard est né vers 1602, fils de Claude Chastelard et de Jeanne de Musy.  Il était le septième enfant d’une famille de huit, dont six garçons et deux filles.
Son père Claude décède après le 26 septembre 1611 et sa mère devient l’héritière du château et du domaine Chastelard à Hauterives.
Henri Chastelard épouse en la paroisse de Millau en Rouergue le 9 juin 1644 Honorade de Maty, fille de Honoré de Maty et de Marthe de Bourges.
En décembre 1664, il reçoit l'ordre de conduire son régiment à La Rochelle en prévision de son départ pour le Canada.
J' espère pouvoir réunir suffisamment de documents, pour expliquer plus en avant la carrière militaire de cet officier.
                                                                            

            Louis XIII Le Juste
                                                                  
 
Le Régiment de Henri Chastelard de Salière, fut en premier lieu un régiment de gardes du Roi, créé par Louis XIII en 1630. Ce régiment suivi Louis XIII lors de la guerre avec le comte de Savoie. La famille royale installée à Lyon, le Roi décida après un conseil de guerre à Grenoble
d' aller visiter ses troupes qui avaient réussi la prise de St Jean de Maurienne. Pour ce faire, il se rendit à Fort Barraux, et malgré les avertissements de ses officiers et surtout de la peste qui se répandait dans le pays, laissant dans ce fort une partie de ses gardes sous le commandements de Monsieur de Salière. Il s'aventura jusqu'à St Jean De Maurienne, où il fut acclamé par ses soldats.
Il est fort à croire que ce régiment resta à Fort Barraux le temps du conflit voir même légèrement au delà. Ce qui expliquerait les Armoiries trouvées dans ce fort. La présence de ce régiment au fort a dû être de 1630 à 1634. Au moment où Monsieur de Salière transforme son régiment en régiment du Roy et ou Monsieur de Troisville, Comte de Tréville devient Commandant des Mousquetaires du Roy.
 Il n' est pas difficile de comprendre, le fait de l' uniforme dans ce régiment.


 Le Comte de Tréville

 
   Je recherche les différentes campagnes de ce régiment...................
 
En 1655/56 Les deux Régiments indépendamment, mais certainement cote à cote Carignan et Soisson-Salière sont dans le Montferrat ( Italie ) 
Ces régiments participeront à la Campagne d' Italie au côté du régiment de Broglie, De Salière inclus certainement dans le Régiment d' Huxelles.
Monsieur de Vallavoine est Lieutenant général de l'Armée Française en Italie.
Je recherche actuellement les campagnes de ces régiments.
 
Le 8 mai 1659 une fois la paix revenue dans les Pyrénées, le régiment fut offert en  cadeau au Roi Louis XIV par Emmanuel-Philibert, Prince de Carignan, héritier du Prince Thomas de Savoie-Carignan. pour obtenir les bonnes grâces de celui-ci et  surtout que l' entretien du régiment en tant de paix devenait trop onéreux. Le premier ministre Mazarin et Luis de Haro signent le traité franco-espagnol sur l'île des Faisans, au milieu de la rivière Bidassoa au pays basque. Il met fin à 24 ans d'hostilités entre les deux puissances européennes et scelle cette nouvelle paix par le mariage de Louis XIV avec l'infante Marie-Thérèse d'Autriche, fille aînée du roi d'Espagne Philippe IV. La France reçoit de l'Espagne le Roussillon, la Cerdagne, l'Artois et plusieurs places fortes en Flandres et en Lorraine.
Par le Traité des Pyrénées l' Espagne nous reconnaissait la possession pleine et entière des places de Marienbourg, Montmédy, Gravelines, Thionville et Landrecies. En contrepartie, nous devions évacuer St Omer, Ypres, Menin, Oudenaarde et autres villes de moindre importance. En outre la Lorraine était restituée, au moins partiellement au Duc Charles. Tel qu'il était, ce traité complétait celui de Westphalie avec l' Empereur.
Sources: Georges Bordonove Louis XIV ( " Les Rois qui ont fait la France" page 90 tome 3 ) 
 

La Création du Régiment de Carignan Salière

      
                                                                                                                                                           
La Fusion

.
Les régiments de Carignan et de Salières seront incorporés en un seul Régiment de 15 compagnies qui portera le nom du Prince de Carignan et sera commandé par Monsieur de Salières. Lorsque l' on sait que seulement 6 compagnies du Régiment de Carignan, resteront après la campagne d' Italie; l' on peut supposer donc l' apport de 9 compagnies de Monsieur de Salière.
La fusion s'effectue, mais certains officiers rechignent un peu à obéir au marquis de Salière. C' est pourquoi après le traitée des Pyrénées le roi envoie une lettre au Prince son cousin afin que celui-ci reconnaisse officiellement la nomination du Marquis de Salière et lui demande fermement de faire accepter cet état de fait par tous les officiers. La lettre du Roi fut envoyé en mai et la reconnaissance officiel eu lieu le 31 décembre 1659.
Ce régiment fut, dès lors, assigné dans l'armée régulière. C'est ainsi que prend naissance le régiment de Carignan-Salière, le 31 mai 1659. Il est vrai cependant que nous entendrons prononcer son nom que peut de temps avant son départ en Nouvelle-France.  ( voir illustrations plus bas )
(Archives de la Guerre, service historique de l'armée pour l'année 1659 vol 154, p 65, bobine F-466 extrait du contrôle des troupes de l'armée d'Italie).

                                                                                            1659 / 1660  

 
 

   

Marseille (1)
 

 Marseille 1659 : nouvelle  élection des amis de Niozelles ,un document signé au nom du roi est lacéré , la ville est pratiquement interdite aux autorités légitimes.
 le 16 octobre à Marseille, un ordre du roi est déchiré en plein hôtel de ville. Insolence sans précédent dans une ville pourtant très indocile.
 La Fronde est menée par Gaspard de Glandevès-Niozelles. A ce dernier soubresaut Marseille perdit son consulat, remplacé par un échevinage dont sont exclus les nobles. Louis XIV vient faire en personne l' exécution le 2 mars 1660.

Afin de reprendre en main la gestion de la ville de Marseille, le duc de Mercœur, gouverneur de la Provence, fait nommer consul Lazare de Vento seigneur de la Baume par lettres patentes d’octobre 1657. Les deux autres consuls étaient Boniface Pascal et Joseph Fabre. Sous prétexte de défendre la ville contre les pirates mais surtout pour être agréables à Mercœur, les consuls décident d’armer aux frais de la ville la galère du chevalier de Vendôme, fils du duc de Mercœur. Cette décision provoque une vive opposition à la tête de laquelle figurait Gaspard de Glandevès de Niozelles. Des émeutes agitent la ville ; Niozelles et ses partisans s’emparent de l’hôtel de ville qui est repris par les troupes du gouverneur entrées dans la ville dans la nuit du 18 au 19 juillet 1658. En octobre 1658 les partisans de Niozelles remportent les élections qui sont cassées par le roi. Louis XIV, Il ordonne aux chefs de l’opposition de venir le trouver. L’entrevue a lieu à Paris le 6 janvier 1659, mais ensuite les incidents se multiplient. Henri de Forbin Maynier, baron d’Oppède, président du parlement de Provence estime que seule une intervention personnelle du roi est indispensable pour soumettre Marseille et propose cette solution à Mazarin. L’occasion est fournie par un grave incident. Gouvernelle, lieutenant des gardes de Mercœur, fut chargé de porter à Niozelles une nouvelle convocation à la Cour. Ce document portant la signature du roi lui est arraché et lacéré. L’intervention du roi devenait inévitable devant une telle rébellion. De la côte basque où il venait de signer le traité des Pyrénées, Louis XIV, accompagné de Mazarin, de la reine mère et de la Cour, se rend à Toulouse, Beaucaire, Tarascon ; il est à Arles le 13 janvier 1660 et à Aix-en-Provence le 18 janvier 1660.(2)

Le
19 janvier 1660 le roi Louis XIV adressait une lettre au duc de Mercœur, gouverneur de Provence, précisant sa décision d’envoyer des troupes sur Marseille afin d’empêcher la continuation des désordres.

En mars 1660, le Roi, contrairement aux usages y introduisit d' abord ses gardes, environ 6000 hommes, dont le régiment de Carignan Salière, qui y prirent leurs quartiers avec tous les inconvénients que cela suppose. Les habitants de la ville se prévalaient de très anciennes libertés, que rappelait fièrement une inscription au dessus de la porte principale .  Occupation  militaire des troupes royales, qui détruisent la porte  principale de la ville et pratiquent une brèche dans le rempart.  La population fut désarmée, construction des forts  Saint-Nicolas et Saint -Jean (3); Niozelles et ses amis  sont déclarés coupables de lèse-majesté , une cinquantaine de fauteurs de troubles furent condamnés par contumace à de lourdes peines. Ils avaient tous pris la fuite. On réforma les institutions et on s'appliqua à abolir symboliquement, les fameuses libertés. On abattit la célèbre porte qui portait fièrement l'inscription : "" Sub cujus imperio summa libertas" : "Sous l' autorité de celui-ci (Le Roi), la plus grande liberté"     ainsi que 3 toises de murailles de part et d' autre. C' est par cette brèche artificiellement créée que Louis XIV fit son entrée à la tête de ses troupes, comme dans une place conquise. Il réforme les institutions municipales; les représentants du commerce récupèrent le pouvoir  local. En quittant la ville , Louis XIV  y laisse une garnison.


Sources: 
 Mazarin de Simone Bertière;
 Histoire de Marseille de Raoul Busquet.
 http://mariegalatee.typepad.com/astrologie_et_histoire/2005/10/histoire_de_mar.html (1)

 http://wapedia.mobi/fr/Histoire_de_France_au_XVIIe_si%C3%A8cle?t=2.3. (2)
 http://fr.wikipedia.org/wiki/Fort Saint-Nicolas(Marseille) (3)

 
Haut de Page

Participation du Régiment avant son départ en Nouvelle-France  


Du 18 août au2/3 septembre 1663 Siège et Prise de Marsal ( Voir Annotation complémentaires  )
1er aout 1664 Bataille du Saint- Gothard ?(contre les Turcs) ( Voir Annotation complémentaires  )
Le Régiment de Broglie appelé " Broglio étranger" sera licencié le 18 avril 1661, ne peut-on penser que certaines compagnie auraient rejoint le régiment.
Compagnies du régiment de Broglie et de Chambellé qui ont rejoint le régiment au moment du départ.(Contrecœur , Laubias etc..., nous les recherchons)


Les Grands personnages qui ont contribués à l' envoi du Régiment de Carignan Salière:
 


Louis XIV
Roi de France, 1638/1715


 Michel Le Tellier
Ministre de la Guerre


 François Michel Le Tellier Marquis de Louvois
Fils de Le Tellier et
Secrétaire d'état
à la guerre


Hugues de Lionne
Ministre des Affaires Etrangères
( 11/10/1611-01/09/1671 )



Colbert
Intendant des Finances jusqu'en 1665,
Promu Contrôleur Général.


De Courcelles
Gouverneur
Nouvelle France
De 1665 à 1672


 


 Jean Talon
Intendant Nouvelle-France


 Tracy
Commandant en Chef des Troupes en Nouvelle-France

 De Salière
Colonel du Régiment

Sources:
Les portraits suivants viennent de Wikipédia; Hugues de Lionne; Michel le Tellier; François Michel Letellier de Louvois;
Le Portrait de Louis XIV, est une Estampe dans l' Album Thomas Aubert de Gaspé, Musée de la civilisation, collection du Séminaire de Québec,
Fond Viger-Vencou, cotes 32/0-297; www.mcq.org/histoire/incendie/f2s104ahtml
Le Portrait de Colbert vient du Blog de Davos; www.vaisse.net/biblio justin/photos/colbert2jpg
le portrait de De Courcelles est : APC; Henri Beau.
 Nous essaierons de trouver des photos de chacun de ces personnages; toute aide est la bienvenue.

En 1664, le régiment comptait  13  compagnies, de retour de la campagne d' Italie et des campagnes en France; auxquelles s'ajouteront  9 compagnies de divers régiments. 
Les 9 compagnies qui s' y joignent en 1664 sont:
    2 compagnies du Régiment de Broglie, et 1 compagnies du Régiment de Poitou , 1 compagnies du Régiment de Champbellé;1 compagnie du Régiment d' Auvergne, 1 compagnie du Régiment de L' Estrade;1 compagnie du Régiment du Piémont; 1 compagnie du régiment de Lignières, ou Lières ;
1 compagnie du régiment de la Reine;  Nous ne connaissons pas l'appartenance exacte des compagnies de Mons. Perrot et  Franlieu.                                
Ce Régiment fut un Régiment de 22 compagnies en avril 1665, mais deux compagnies ne furent pas autoriser à embarquer et durent rejoindre Marsal. Ce sont les compagnies du Sieur Perrot,( celle-ci rejoignis le Canada en 1670 avec 5 autres cies; Laubias, Chambly, La Durantaye, Berthier et Grandfontaine; cette dernière sera détaché en Acadie. Avec la cie Grandfontaine arrivent les Pères Récollet. )
La deuxième compagnie à ne pas partir fut celle de Monsieur Franlieu.( Lettre du Commissaire Poulletier à M. de Franlieu. " Le Commissaire informe cet officier du régiment de Carignan-Salières, qu' il n' ira pas au Canada. Il doit demeurer en France avec sa Compagnie ") Sources Archives de la Guerre, Service Historique de l' Armée: MG4,B1 vol 191 p.34 série A1 Bobine C- 12576 )
     En route  pour la Nouvelle-France, à bord du Brézé parti en 1664; 4 autres compagnies rejoindront le régiment, soit:  une compagnie du Régiment de Chambellé, une du Régiment de L' Allié, une du Régiment d'Orléans et une du Régiment de Poitou.

                                                       Pourquoi le Régiment de Carignan-Salière ?
 
C' était à l' époque, la période d' après-guerre et le Roy reformait ses régiments en prévision de la prochaine guerre car déjà les prémices de la Guerre de Hollande se faisaient sentir(1661/1671; cette guerre eu lieu de 1672 à 1678.). Il devait faire face également aux demandes des colonies sans toutefois toucher de trop à ses Régiments de base qui étaient: Picardie; Piémont; Champbellé; Normandie; Navarre; Bourgogne.  Et pourtant il accepta que certaines compagnies de ces Régiments se joignent aux troupes de De Salière.  

 Car le régiment de De Salière complété par l' apport de quelques autres compagnies était le seul que Louis XIV  jugeai pouvoir se passer; de plus ses exploits et sa discipline ainsi que le fait que c' était le seul régiment à porter un uniforme, dû à son origine en tant que Régiment de Gardes du Roy; sont les raisons pour laquelle il fut choisi pour aller en Nouvelle-France sous le commandement  de Monsieur de Salière.
 En effet suite  à
la constante menace iroquoise en Nouvelle-France qui compromettait le commerce des fourrures et le développement de la colonie, et, afin d' y en assurer la défense et  établir un climat propice au commerce, Louis XIV décida, en Janvier 1665, d'y envoyer le premier régiment complet : Le Régiment de Carignan-Salières.
C'est avec près de1100 soldats et 80 officiers, sous le commandement de De Salière que le régiment s'embarqua à la Rochelle sur 7 navires pour atteindre Québec, de juin à septembre 1665.
  Le Sieur de Tracy ayant déjà lui embarqué à bord du Brézé pour se rendre aux Antilles avec le navire Le Théron il était accompagné de 12 compagnies dont 8 pour les Antilles et 4 qui recevrons par la suite ordre  pour la Nouvelle-France.  ( Voir Brézé),
soit environ 135 hommes.
  Ce dernier arrivé à Québec prit le commandement des Troupes au grand Dame de De Salière et cela donna lieu à des conflits d' autorité, sur le terrain.

   Le régiment Carignan-Salières en 1665 a été considéré à tort comme une troupe étrangère d'origine Piémontaise, Si l'origine d' une partie de ces troupes est exacte le régiment est devenu troupe du Roy en 1659 et  la plupart des soldats étaient Français au moment de son embarquement pour la Nouvelle-France, et payés par le Roy. (État des dépenses du Roi pour la Nouvelle France de 1666) Archives de Paris.
Cette considération a eu un effet important car même encore aujourd'hui certains historiens parlent de licenciement, au lieu de rappel. Nous retrouvons le régiment de Carignan Salière encore en 1671, se préparant à la guerre de hollande.

Voir acte de Donation dans annotations complémentaires.


Dès l'arrivée des compagnies, celles-ci devaient rejoindre le lieu de construction des fort prévus.
Pour les huit premières compagnies,( Nous supposons qu'il en fut de même pour les autres), les Jésuites ayant appris la présence d' Huguenots dans la troupe, il fallut que ces derniers se convertissent avant que les troupes puissent partir. Cela a pris une semaine. De plus, le nombre de canots pour les transporter étant insuffisants, il a fallu patienter la construction de ces derniers.
Les forts terminés, les compagnies destinées à leur garde en prirent possession, tandis que les autres regagnaient Québec, Trois-Rivières et Montréal préparant l' action prochaine contre les Agniers.

Les surnuméraires des compagnies nommés par Jean Talon reçurent ordre de quitter leurs compagnies et de commencer le défrichage de parcelles prévues par celui-ci. Ils devaient défricher ces parcelles et les préparer à la culture ainsi que construire les habitation., Une quarantaine devaient être ainsi faites de telle sorte qu'elles puissent accueillir les nouveaux colons. Ces parcelles étaient faites de manière qu'elles se regroupaient avec des parcelles  déjà existantes et commençaient ainsi de nouvelles bourgades plus faciles à défendre. D' autres terres seraient à défricher dans le temps pour les nouveaux arrivants. Les surnuméraires appelées alors " Soldats Habitants" eurent droit à une parcelle de terre eux aussi dès lors qu'ils créaient famille.

Les Surnuméraires

"Au départ des compagnies de la Rochelle Jean Talon signale dans une lettre au Ministre, que certaines d'entre elles comptaient jusqu'à 66 hommes" Dans cette lettre, il explique pourquoi il y a des surnuméraires dans les compagnies du régiment de Carignan . Il à demandé qu' on reçoive à bord d' un autre navire les gens qui continuent de se présenter pour la Nouvelle-France. Il compte envoyer chez les habitants certains soldats (surnuméraires) dont la profession les rendra plus utiles au public. On pourra aussi donner à chaque soldat de métier quelque occupation utile quand il ne fait pas la guerre. Il se propose de" choisir les plus habiles gens de tous métiers et de former de chacun des ateliers " et d' engager " les maitres à prendre des apprentis" pour " multiplier et perpétuer chaque espèce de métier"

Lettre de Jean Talon Au ministre Colbert du 21 Mai 1665 envoyé de la Rochelle
Il souhaitait instaurer une réelle politique de croissance et de développement du pays

La série de forts établis par leurs soins le long de la rivière Richelieu  et le succès de leur seconde campagne jusqu'en territoire iroquois a permis d'assurer la paix et la prospérité dans la colonie pour un certain temps. Durant cette campagne, le régiment eu à déplorer la perte de 43 de ses hommes selon Jean Talon dans sa lettre au ministre. Nous pouvons donc penser raisonnablement qu' il y eut entre 100 et 150 blessés.

Dès 1667 les compagnies qui restaient installées dans les forts, commencèrent à défricher autour des forts et y construire des habitations, pour les soldats qui feraient parties des 4 compagnies qui resteront en Nouvelle-France et dès 1667, les premiers mariages se firent. Les Soldats continuaient leur métier de guerre, mais devenaient eux aussi des Soldats Habitants comme le souhaitait Jean Talon.

Il était prévu que le régiment ne resterait que 18 mois en Canada , mais par une lettre du Roy à Tracy , celui-ci demande que le régiment reste encore un an en Canada.
  
Lettre de Colbert à Jean Talon du 5 avril 1667

 Vous apprendrez par la teneur des ordres du Roy qui sont envoyés en Nouvelle-France que le régiment de Carignan Salières et les 4 compagnies qui y ont passées des isles de l' Amérique sous le commandement de M. de Tracy y demeurent encore une année et comme vous et M. de Tracy donnez à sa Majesté une pareille espérance que la plupart des officiers et soldats s' y habitueront volontairement, et que c' est la chose la plus importante qui se puisse faire dans la conjoncture présente pour le bien du pays."

Sa mission accomplie, le régiment a été rappelée en France en 1668. Départ de Québec le 14 octobre 1668

Par Ordre du Roy:  Courrier du ministre Colbert à Jean Talon en date du 20 février 1668

(Sa Majesté)
" Elle envoye ses ordres pour faire revenir le régiment d' infanterie de Carignan Salières composé de 20 compagnies et les 4 compagnies détaché du corps de Pordou, estans, Chambellé et Lignières à l' exception de quatre  des dites compagnies qu'elle laisse dans le pays pour conserver les forts les plus avancés et les plus importants, pour la garde des habitants et les garantir de l' incursion des sauvages et autres nations ennemies en cas  qu' elles vinssent à rompre la paix qui leur a esté accordé, lesquelles quatre compagnies sont choisies de celles  dont les capitaines se sont déjà mariés dans le pays ou qui seront en disposition de s y marié."

L'équivalent de plus de quatre compagnies portés à 75 hommes chacune et leurs officiers sont restés au pays pour constituer la garnison de la colonie, qui sera divisée de sorte que : 2 compagnies seront à Montréal, 2 compagnies à Fort St Louis duquel on a détaché 30 hommes pour le Fort St Anne
et 20 hommes et un sergent pour le Fort St Jean.
 
Parmi celles-ci, nous trouvons les compagnies : de Sorel, La Motte, Contrecoeur, St Ours.
Louis XIV offre aux soldats et officiers du régiment de s'établir dans la colonie. Il offre une seigneurie à un officier, une allocation de 150 livres à un sergent et 100 livres à un simple soldat.
Jean Talon aurait aimé garder 9 compagnies en Nouvelle-France mais Colbert ne lui en accorda que quatre portés à 75 hommes, le reste se fondant dans la colonie tout ceci dans l'intérêt d'en assurer le développement et son peuplement.
Environ 412 soldats dont 30 officiers acceptèrent et s'établirent en Nouvelle-France comme habitants, entre autres sur les bords de la rivière Richelieu
 qui avait été le théâtre de leurs exploits. Ceci sans compter les 300 Soldats en poste. c' est donc un total de plus de 700 hommes qui restèrent au Canada.( sources, Nouvelle-France. Correspondance officielle. MG8, A1. Vol 1, page 148. série 1, bobine C-13574.)

Les pertes totale du régiment durant sa présence en nouvelle- France sont de plus de 200 tués. Le retour de près de 300 hommes, incluant les 4 compagnies venues avec Tracy, Le Roy dans un courrier fait savoir qu'il espère pouvoir faire 2 compagnies du Régiment en plus des deux restées en France.

Revenu en France, le Régiment de Carignan-Salières, devient en 1671 le Régiment de Soissons d'où provenait de Salière, puis en 1690 Régiment du Perche,  en 1744 réformé et incorporé au Régiment des Gardes Lorraine, puis Régiment de Lorraine et ensuite à la suppression des noms de provinces, il devient le 47ème Régiment d' Infanterie .
 
Les documents consultés  sont en plus de ceux déjà marqués dans nos sources.les liens spécifiques suivant:  Histoire de la Savoie; Les Princes de Savoie ; Web Généalogie, Le Prince Thomas François de Savoie-Carignan; Une Histoire de famille Condé et Conti ; Dynastie de Savoie ; Dynastie de Savoie Carignan ; Dynastie des Bourbon-Condé ; Wikipédia ,Thomas de Savoie Carignan . La France Pittoresque ; Les Grands Maitres de France . Lignée des ancêtres du Régiment du Perche et du 47ème d'Infanterie.
 Vexillologie militaire européenne.   Tous nouveaux documents ou photos seront les bienvenus;  Merci

 La construction des compagnies qui vont restées au Pays, va faire appel à un remaniement complet de ces dites compagnies. En effet des soldats des autres compagnies vont se trouver muter à l' intérieur des quatre restantes, des enrôlements de personnes déjà présente en Nouvelle-France, vont être effectives, et des surnuméraires arrivés avec le régiment, vont quitter ce dernier tout en restant en Nouvelle-France. Ce qui rend évidement le travail de recherches très difficile et la possibilité parfois de voir des soldats arrivés avec une compagnie et cités également avec une autre.
 

Haut de Page
                                                Les Lieux de départs des compagnies en France

Vue aérienne de Marsal
 

 

Prise de Marsal par Louis XIV
 le 2 septembre 1663
(tapisserie)

Marsal en Lorraine
Point de départ supposé d' une grande partie du régiment.

Village ayant actuellement environs 293 habitants.                         

Petit Historique
  • 3000 ans avant notre ère : les hommes exploitent le sel de l'eau salée de la Seille, par briquetage.
  • 481-751 : les Mérovingiens frappaient des monnaies d'or.
  • 1239-1260 : Jacques de Lorraine fait entourer la ville de nouveaux remparts.
       Ville fortifiée en 1252, par le Duc de Lorraine, Ferry qui devint le Voué de l' évêché.
  • 6 janvier 1631 : Louis XIII s'empare de Marsal. Charles IV dut signer le traité de Vic-sur-Seille le 6 janvier 1632.
      Ce traité stipulait que le Duc devait s'abstenir de toute alliance sans le consentement du Roi, de licencier les troupes ennemies au Roi de France qu'il avait          engagées et de donner en gage, durant trois années, la ville de Marsal.
  • 2 mai 1661 : Marsal est rendu au Duc de Lorraine.
  • Siège et prise de la ville de Marsal du 18 aout au 2/3 septembre 1663 : Le siège est mené par le Maréchal de la Ferté, ce dernier entrera dans la ville le 4 septembre 1663.( Voir le traité sur le nouveau document Annotation Complémentaires concernant Marsal; Archives de Metz.)
     Le Régiment de Carignan aurait-il participé à cette prise?
     Il semblerait que le Régiment de Carignan ou une partie du régiment cantonne à Marsal en Décembre 1664.
    ( Durant l' année 1664 une partie des compagnies appartenant au régiment de Broglie, et ayant participer à la Bataille de Saint Gothard ( 1664) contre les Turcs? )rejoindrons le régiment de Carignan. ??
    Voir Annotations
    . (un nouveau document concernant le régiment de Broglie est à l' écriture .)
     Sources: http://juvelize.free.fr/marsal.htm
  •  


    Vue du partie du Camp de Marsal sous Monsieur de La Ferté en 1663
    dessin de Picquenot peint par Van der Meulen


    Gravure de la bataille de Marsal en Lorraine
     

    Ces documents datés de 1663 proviennent des Archives départementales de la Moselle sous les références suivantes :CP113 et CP49
    Avec l'aimable autorisation du Conservateur général du Patrimoine et directeur du Service départemental d'Archives de la Moselle, Madame Line SKORKA
     

    Fort  Barraux
     
    D' après nos recherches
    Il apparaitrait que  le capitaine
    Abraham de Maximy
    en soi  parti en 1664 pour la Nouvelle-France, avec une poignée de futurs
    militaires et que sa compagnie s'est constitué en cours de route, avec les 2 compagnies du régiment de Broglie, de retour de Gothard compagnie Laubias et Contrecoeur qui furent rattachées au Régiment de Carignan-Salière ,
    ce recrutement fut fait en passant par le sud et surtout à La Rochelle avant l'embarquement sur le vaisseau '"La Paix".


    Photo personnelle de Mr Pierre Marzocca

     
    Marsal en Lorraine
    Point de départ supposé
    d' une grande partie du régiment.( en attente de document des Archives de la Moselle), le départ aurait eu lieu début février et son arrivée début mars les recherches que nous ferons le long de ce trajet nous aiderons à mieux cerner les dates.

    Le trajet marqué sur la carte est celui qui a été étudié par
    Monsieur  Langlois
    historien québécois; bien sûr, nous essaierons de corriger ce chemin au fur et à mesure de nos travaux.

    La ville de Rennes est cerclée car 3 compagnies y ont été formées dont la compagnie de Varennes qui était stationnée à Amiens, et qui reçue ordre de rejoindre Rennes. Elles furent envoyées ensuite sur St Jean D' Angély, où les attendaient déjà 4 compagnies.( Maximy; Grandfontaine( du régiment du Poitou; parti de Blaye ) Contrecoeur; Perrot.)

    Le ministère de la culture fait mention également de la présence de la Compagnie "La Fouille" à la
    Mothe-Saint-Héray, près de St Maixent. près de Niort.


      Carte préparée par mes soins   
                                                                          

     J' étudie actuellement la présence du régiment de Monsieur de Salière au fort Barraux. Cette étude d' une dizaine de pages est mise sur le site et servira de point de  départ de mon travail.
     Monsieur Pierre Marzocca
    ( généalogiste et historien du fort) qui nous fourni une documentation des plus
    intéressantes. que l' on peut trouver en vente au fort)

    Nous sommes à peu près certain du départ d' au moins une compagnie (compagnie Maximy) de ce fort, qui aurai rejoint l' Ile de Ré et d' Oléron .
     
    (Confirmé par les
    descendants de Maximy, que j' aimerais contacter. Je sais qu' ils visitent notre site)
    La fonction même de ce fort est vu différemment
     Le chemin parcouru est indiqué en rouge 
    2 autres compagnies, ont  peut-être suivie le même chemin.(Laubias; Contrecoeur du Régiment de Broglie( Artois );  Elles auraient participer à la bataille contre les Turcs)
    A Thionville également était stationné une compagnie qui a rejoint Marsal.
    Le Périgord a fourni pour sa part près de 30 hommes et officiers pour le régiment. Ce que pourrait expliquer le passage de plusieurs compagnies, dans cette région.
        Il serait intéressant de voir les provinces et leurs apports en soldats. j' ai déjà travaillé le Dauphiné et le Périgord que je mettrais bientôt en ligne.
    Je poursuis mon travail dans ce sens, cela pourra nous aider pour retrouver les routes des diverses compagnies du régiment.
     

    Photos  Personnelles

         Marchenoir
    Village traversé par le Régiment où des incidents aurait eu lieu : vol dans les poulaillers et les celliers.
    Ce petit village est situé à environs 30 km au nord de Blois. Après Blois en venant du Sud, départemental 924 puis D10.

     

    Le Départ du Régiment   

    Concernant le regroupement et la formation du régiment de Carignan-Salières qui doit partir en Canada; et après la lecture de plusieurs résumés de courrier du Roy; de Colbert et Jean Talon, ainsi que d' autres trouvés dans L' index de Michel Wyezynski. (Guide thématique des sources manuscrites aux archives nationales du Canada ayant trait au Régiment de Carignan-Salière; 1994/ Michel Wyezynski du service des archives politique). La lecture du Livre Histoire de Fort Barraux de François Lesbros. Les Canadiens d' autrefois, de Robert de Roquebrune,( Militaires et Traitants pages 99 à 103.). Sans oublié le Registre des pères Jésuites. et " Relation de ce qui s'est passé en N-France, des années 1665 et autres années, courrier envoyé par le révérend père François le Mercier au révérend père Jacques Bordier Provincial de la compagnie de Jésus en la province de France"

    Il apparait ceci:
     Premièrement que seulement de 9 à 14 compagnies seraient parti avec de Salière de Marsal,( La lecture, d' une lettre de Mr de Choisy du 17 janvier 1665 concernant les appointements du mois de décembre 1664, réclamés par les officiers du Régiment d' infanterie de Carignan cantonné à Marsal pourrait nous aider. si une personne à cette lettre; Penser à nous).  (Archives de la Guerre, service historique de l' Armée MG4,B1volume 191,pages 37/38 bobine C-12576. ).
    Une compagnie parti de Thionville l' aurai t-il rejoint? (Lettre adressée à Mr de Choisy en date du 8 avril 1665: " ordre de quitter Thionville à une compagnie du Régiment de Salière" Même archives , MG4,B1 , Volume 192 page 57 bobine C-12576. )
    une autre compagnie, ou du moins son Capitaine serait parti d' Amiens dans la Somme, pour rejoindre Rennes( Cie de Varenne); 3 compagnies auraient été formées à Rennes dont la dite compagnie et auraient reçu ordre de rejoindre St Jean D' Angély ou déjà 4 compagnies étaient sur place. (Lettre à Mr de Salière du 28 février  1665 , ou il est noté que les recrues des 3 cies fassent route vers St Jean D' Angély  ou se trouve déjà 4 compagnies.)( Mêmes Archives MG4,B1; Volume 191, page 447. série A1 bobine F-466).
    De1 à 2 compagnies seraient parti de Fort Barraux, dont peut être les compagnies Maximy et Laubias?
    (Histoire de Fort Barraux de François Lesbros)
     Ces compagnies ont selon moi, pris un trajet étant à peu près celui-ci :  Fort Barraux-Grenoble-Valence-Privas-Largentière-Florac-Millau-Albi-Montauban-Castelsarrasin-Nérac-Libourne-Jonzac-Sainte-Saint Jean D’Angély. Mais le problème est que je n’ai aucun document pour prouver ceci.
     
    Lors de L' arrivée du gros du Régiment à St Jean D' Angély; Il est dit ceci: La compagnie du sieur de Froment a été jugée comme étant la plus faible du Régiment de Carignan-Salière. Pour remédier à ce problème, on va y incorporer deux soldats de chaque compagnie présentement en garnison à Brouage et à Oléron. Courrier de Mr Colbert de Terron du 9 février 1665. ( donc un rajout de 14 hommes.)
    ( Mêmes archives MG4,B1; Vol 191,pages 46/340 série A1 bobines F466 et C-12576)
    Par un courrier adressé au Sieur de Norois, il est dit ceci: Le séjour du Régiment d' infanterie du Régiment de Carignan-Salières au Canada sera d' une durée de Dix huit mois. Si vous ne pouvez pas servir, le Roi nommera un remplaçant au commandement de votre compagnie.
    (Lettre du 8 mai 1665; mêmes archives; MG4,B1; vol 193 page 68; série A1 bobine-12576)

      Si nous reprenons au début de la création du Régiment, tous les documents nous montre la difficulté de réunir les 6 compagnies du Régiment de Savoie- Carignan avec les 9 compagnies du Régiment de Soisson-Salière. Le Roy ayant eu l' obligation d' écrire au Prince de Savoie pour lui faire part de sa décision et lui demandé de l' approuvé. La lettre parti le 31 mai 1659 ne recevra de réponse qu' en Décembre de la même année. Comme nous le montre les différends documents le nom de Carignan-Salière ne prendra  réellement effet qu' a compter du départ du Régiment vers la Nouvelle-France.
       Ce qui revient à confirmé que certaines compagnies du Régiment de Soisson- Salière étaient bien en Italie  et auraient rejoins les troupe du Roy pour la Prise de Marsal. Tandis que des compagnies du Régiment de Savoie Carignan auraient été envoyées coupé la route de vienne au Turcs; en participant à la bataille du Gothard. Ou L' inverse ce qui est certains maintenant c' est la participation d' une partie du Régiment à chacun des deux évènements.( Retour des troupes Françaises basées en Italie : Carignan, six compagnies). ( 1659, Archives de la guerre, service historique de l' Armée; côte des ANC MG4,B1 volume 154, page 48.) )
     Je tente actuellement de retrouver le lieu de départ de chaque compagnie et toutes aides sera la bienvenue.
    Ce qui parait assuré C' est la présence de la compagnie de Contrecoeur début 1664 à Nevers attendant des compagnies du Régiment de Broglie, pour partir combattre les Turcs.( Mêmes archives, je recherche les références.)
      Certains historiens nous disent ceci: "Elles arrivèrent étendards flottant au vent musique en tête, venant de la route de Sainte." Hors il est à savoir que pour arriver par la route de Saintes les dites compagnies doivent arrivées par le Sud de la France Comme celle de" Blaye" et non du nord-est comme celle de Marsal."
     Mon tracé tient compte de ce fait, mais surtout nous pensons également que la compagnie de Monsieur Perrot qui avait rejoint La Rochelle et devait partir en Nouvelle France serait arrivée du Béarn. Nous savons qu' elle a dû donner quelques-uns de ces soldats aux autres compagnies.
      Le passage par le Périgord des compagnies venant de Barraux ou directement de St Gothard sont aussi à prendre en cause.
     Il ne faut pas oublier qu' à l' arrivée des compagnies en provenance de Marsal, 7 compagnies étaient déjà présentes sur place à attendre l' embarquement.

    Voici à L' heure actuelle le résultat de mes recherches.

    Marsal Amiens Rennes St Jean D' Angély   Fort Barraux   Thionville   Blaye  Région d'Agen

    Salière
    Colonel
    Froment
    Saint-Ours
    Dugué
    Petit
    Chambly
    La Tour
    Frédière
    Sorel
    Laubias
    (régiment de
    Broglie)
    Contrecœur;
    ( régiment de Broglie)

    Tout documents concernant le Régiment de Broglie, sont les bienvenues. Il semblerait que Broglie ne comptait que 4 cies, intégré au régiment D' Artois?
    De même pour le régiment de Lière.

    Varennes; ( Régiment de la Reine)
    Qui rejoindra Rennes
    Rougemont
    ( sera déjà présente à St Jean
    d' Angély avant le 6 février 1665; mêmes sources MG4,B1,vol 191 p. 445 bobine
    F 466.)

    De Porte/Duprat
    Puis, Varennes
    La Fouille
    Perrot
    (qui remontera à Marsal)


    Maximy

    qui rejoindra St Jean D' Angély avant le gros du Régiment

     
    Cie de Monsieur de Franlieu,

    Qui rejoindra Marsal
    Grandfontaine
    (régiment du Poitou)
    Source: Lucienne Astingo descendante de Pierre Toussignant dit Lapointe soldat de Grandfontaine.

    La Compagnie de Monteil ( Régiment du Poitou) est parti de cet endroit en 1663 le 20 décembre, pour embarqué à bord du Brézé; en 1664.
    Source: Pierre Labbé descendant de Pierre Labbé Soldat de Monteil.
    ( Mémoire de Monteil)
    La Mothe
    (régiment de Lallier)
    Lieu de départ inconnu Naurois ( Régiment de Chambellé);  

    Le Commissaire Poulletier nous fait connaitre dans un courrier, adressé à Mr de Franlieu en date du 6 janvier 1665 " Que la compagnie de Mr de Franlieu officier du Régiment de Carignan-Salière, n' ira pas au Canada; il doit demeurer en France avec sa compagnie.

    Une autre compagnie est également citée. Je poursuis mes recherches.( Lettre du Ministre à Mr de Choisy en date du 2 décembre1665 qui dit " Expédie le paiement de la solde pour les 3 derniers mois de la présente année à deux compagnies du Régiment de Carignan , qui devaient partir pour Marsal.)

    La deuxième compagnie est la compagnie de Mr Perrot qui rejoindra la Nouvelle-France qu'en 1670 avec le renvoi de 5autres compagnies, qui sont:
    Laubias, Chambly, La Durantaye, Berthier et Grandfontaine du régiment de Poitou; (cette dernière sera détachée en Acadie, et sera considérée comme une des première compagnie franche de la Marine)
     (Mêmes Sources MG4,B1;Volume 191, page 34 , série A1 bobine C-12576.)
    ( mêmes Archives MG4, B1; vol 196, page 85 . série A1 bobine C-12576.)

     

    Voir Annotations complémentaires, pour un exemplaire de feuille de route d' un soldat.
    Voir Les Potins du Régiment, pour éclairer certains termes employés ou des commentaires appropriés  

    Haut de Page


    Tenue du Régiment
    en France

    Les 20 compagnies du Régiment de Carignan arrivent sur les côtes charentaises à la fin de l'hiver 1664 ~ 1665.
    Un recrutement dans la région Aunis-Saintonge-Poitou-Angoumois permet
    de renforcer les troupes afin que chaque compagnie ait bien ses 50 hommes,
    cet appel réussit si bien que des surnuméraires sont inscrits avec
     les compagnies et certaines comptent jusqu'a 66 hommes.


    A
    près avoir défilé dans les rues de la ville, le Régiment va quitter la rade rochelaise au printemps 1665 pour atteindre Québec.
    L'embarquement s'échelonne sur plus d'un mois.


    Source :Courriers de Jean Talon


    Tenue du Régiment
    en Nouvelle-France

     

                                                                                 Costumes du régiment
    Avant 1645, les soldats français ne portaient pas d'uniformes. Celui des soldats du régiment de Carignan-Salières est à peine différent de celui des civils. Sous un justaucorps de couleur marron, se cache une veste courte bleue et une culotte dont les jambes sont couvertes d'un bas. Pour adapter ce costume au climat qui règne en
    Nouvelle-France, les soldats vont couvrir ces bas de jambières de laine ou de cuir et remplacer les souliers français par les bottes fourrées.
    Illustration: The Company of Military Collectors & Historians et Patrimoine militaire Canadien.

     

    Provenance des Compagnies

                                                                                                 
      Nom de la Compagnie       Ancien Régiment        Nom du Capitaine   Nom du Navire
      d' embarquement
               Annotations
      BERTHIER    LALLIER    ALEXANDRE (ISAAC) BERTHIER       BREZE  
      BRISARDIERE   ORLEANS    VINCENT DE LA BRISARDIÈRE       BREZE  
      CHAMBLY   SAVOIE-CARIGNAN     JACQUES DE CHAMBLY      Vieux SIMÉON  
      COLONELLE   AUVERGNE     JEAN-BAPTISTE DUBOIS de      COCREAUMONT      La PAIX  
      CONTRECOEUR   BROGLIA    ANTOINE PÉCAUDY de CONTRECOEUR:      La PAIX  
      DUGUE   CHAMPBELLE    MICHEL-SIDRAC DUGUÉ de BOISBRIANT     St SEBASTIEN  
      DUPRAT /
      DES PORTES
      SALIERE     SIEUR DU PRAT   /
       
    BALTHAZAR  DE PORTES
        St SEBASTIEN  
      DURANTAYE   CHAMPBELLE OLIVIER MOREL DE LA DURANTAYE     BREZE  
      FROMENT    LIGNIERES  SIEUR PIERRE-ANDRÉ de FROMENT     Vieux SIMÉON  
      GRANDFONTAINE    POITOU HECTOR d'ANDIGNÉ de GRANDFONTAINE     AIGLE D' OR  
      LAUBIAS   BROGLIA ARNAULT de TAREY, sieur de LAUBIAS     St SEBASTIEN  
      LAFOUILLE   SALIERE

    JEAN-MAURICE-PHILIPPEde VERNON Sieur de la FOUILLE:

        St SEBASTIEN
         JUSTICE
     
      LAFREDIERE   SALIERE BALTHAZAR-ANNIBAL-ALEXIS de FLOTTE de la FRÉDIÈRE       AIGLE D' OR  
      La MOTHE   L' ESTRADE PIERRE de SAINT-PAUL de LA MOTHE     AIGLE D' OR Voir Régiment de L' Estrade
      La TOUR   SALIERE JEAN ESCANDE, Sieur de LATOUR      Vieux SIMÉON  
      MAXIMY   SAVOIE-CARIGNAN ABRAHAM de MAXIMY      La PAIX  
      MONTEIL   POITOU FRANÇOIS de TAPIE, de MONTEIL et de CLÉRAC       BREZE  
      NAUROIS    PIERRE NAUROIS      JUSTICE  
      PETIT   SALIERE  LOUIS PETIT       St SEBASTIEN
         Vieux SIMÉON
     
      ROUGEMONT  Auvergne ou Lemonge  ETIENNE DE ROUGEMONT      JUSTICE  
      SALIERE   SALIERE  HENRI de CHASTELLARD Marquis de SALLIERE      AIGLE D' OR  
      SAUREL    PIERRE de SAUREL      La PAIX  
      ST OURS    LEMONGNE /
    PIERRE de SAINT-OURS, sieur de l'Eschaillon
         JUSTICE  
      VARENNE   LA REINE  ROGER de BONNEAU de La VARENNE      Vieux SIMÉON  
             
     
                                                                                 Les Régiments ayant participés
                                                                                                     Régiment De L' Estrades
      Le Régiment de Monsieur GODEFROY Comte D' ESTRADES
    Ce dernier a participé au renforcement du Régiment de Carignan Salière avec l' envoi de la compagnie de Monsieur de La Mothe.

    Fils de François D' Estrades et de Suzanne de Secondat de Roques ( aïeule de Montesquieu )
    Godefroy D' Estrades naquit à Agen en 1607
    Son père ayant été gouverneur du prince de Vendôme, le jeune Godefroy fut écuyer de cette Maison. Devenue Capitaine des Gardes, il fut distingué par Mazarin et chargé de négocier avec le prince d' Orange. 
     Il est maitre de Camp d' un régiment d' infanterie Française, en Hollande en 1643.Poursuivi par le parlement de Paris pour avoir servi de second à Gaspard de Coligny dans un duel contre le Duc de Guise, il trouve refuge auprès du prince d' Orange.
    Défenseur de Dunkerque contre les Espagnols en 1652, il en devient le Gouverneur.
    En 1653, il entre à Bordeaux pour réprimer la Fronde, et il en est nommé maire perpétuel; il retourne à Agen triomphalement.
    Il conduit des Troupes en Catalogne et au Piémont et compte parmi les négociateurs du traité des Pyrénées.
    Il devient Ambassadeur à Londres. Il participe au côté de Louis XIV à la conquête de la Hollande.

     Maréchal de France en 1675, il participe à la négociation de Nimègue en 1678/79 qui fit de Louis XIV pour un temps, l' arbitre de l' Europe.

    A la fin de sa vie, il fut gouverneur du jeune Duc de Chartres, le futur Régent. Il ne revint pas à Agen ou il avait pourtant épousé le 26 avril 1637 Marie de Lallier du Pin, dont il eut quatre garçons. Il mourut à Paris le26 février 1686.
    Sources: Les Agenais célèbres: http://www.agen.fr/1-12519-Agenais-celebres.php
    Petites annotations; Monsieur Pierre de St Paul de La Mothe est originaire de la même région, et il semblerait que nous retrouvions dans la même région le régiment de Monsieur de Lallier d' ou serait venue la compagnie de Monsieur Alexandre (Isaac ) Berthier.

     

     Les navires du régiment  

    Haut de page                                                                                             

    Six bateaux ont transporté le régiment de Carignan-Salières et un septième a été utilisé
    pour le transport des fournitures nécessaires au régiment.
    Tous les bateaux feront escale au Moulin Baude situé à une lieue de Tadoussac pour prendre des pilotes par ordre du Roy

     

    Tadoussac (Wikipédia)

    Tadoussac dessiné par Champlain

    Baie du Moulin à Baude près de Tadoussac

     
    Après des recherches plus approfondies, avec les documents à l' appui; mais toujours sous toutes réserve; voici comment je vois à ce jour, le départ des compagnies du port de la Rochelle:
    Le 19 avril 1665 à bord du Vieux Siméon de Dunkerdam
    Le Vieux Siméon de Dunkerdam partira de la Rochelle le 19/04/1665 avec à son bord les compagnies : Chambly, Froment, La Tour, Petit.
    Il arrivera à Québec le 17-18/06/1665. Tous les soldats sont en bonne santé.
    Sources: " Relation de ce qui s'est passé en N-France des années 1665", courrier envoyé par le révérend père François le Mercier au révérend père Jacques Bordier Provincial de la compagnie de Jésus en la Province de France",  Courrier de Jean Talon et Registre des pères jésuites.
    Nom de la Compagnie Commandant de la Compagnie Sources Annotations
    Chambly Jacques de Chambly Relation,1665 pages 7-10  Est noté sur le document des Archives de la Rochelle, Rapporté par Monsieur  Michel  Robert, Que je remercie.
    La Tour Jean Escande de Latour Journal des Jésuites, page 332 Idem
    Froment Pierre André de Froment Journal des Jésuites, page 332 Idem
    Petit Louis  Petit est  dite avec De Salière le 27 août à Ste Thérèse
    Dictionnaire Biographique du Canada en ligne
    compagnie supposée être à bord, d' après des dates de présence, mais il ne faut pas oublier qu' une partie de cette compagnie était embarquée à bord du St Sébastien, pour la garde et les honneur réservé à M. de Courcelle et Jean-Talon. Ce qui pourrait expliqué le fait  que cette compagnie embarquant non complète, elle ne soit pas inscrite.
    Ces compagnies partirons, le 23 juillet vers Trois-Rivières, puis le 10 août vers le saut du Richelieu. elles seront commandé par Monsieur de Chambly, il sera joins à ce détachement une compagnie de gens du pays, commandé par le sieur de Repentigny.
     

                      Le 13 mai 1665 à bord de L' Aigle d'Or de Brouage 
     
    L'Aigle d'Or de Brouage, un vieux bateau royal transportant 4 compagnies également: Frédière,  Salière,  Lamotte, Grandfontaine.
    Il quitte La Rochelle le 13/05/1665 et atteint Québec le 19/08/1665.(Le 8 août, le lieutenant de L' Aigle D' Or arrive ayant laissé son navire et celui du capitaine Guillon au Moulinbault ( Moulin Baude près de Tadoussac). Il repart après avoir obtenu 4 pilotes du sieur Tracy.
    Sources: Relation, courrier Jean Talon et Registre des pères Jésuites.
         
    Navire de Fort Tonnage (900Tx)
    Il ne serait pas impensable de voir 6 compagnies à son bord
    Navire appartenant au Sieur Pierre Gaigneur, armé par le Roi ( Sources : états général de toutes les dépenses faites à causes des vingt compagnies du régiment d' infanterie de Carignan sallière et d' une compagnie de chacun des régiments d' infanterie de Champbellé, Orléans, Poytou, Laillé, que sa Majesté entretien en Canada ou Nouvelle France pendant l' année 1666) Document des Archives de Paris;  CANADA-Correspondance Générale 1663-1667, Vol 2 C11Folio 272 et 51.
    Voir Louis XIV et la N France

    Frédière Balthazar Annibal Alexis Flotte de la Frédière est  dite avec De Salière le 27 août à Ste Thérèse
    Dictionnaire Biographique du Canada en ligne
     Est noté sur le document des Archives de la Rochelle, Rapporté par Monsieur  Michel  Robert, Que je remercie.
    Lamotte Pierre de Saint Paul   Idem
    Grandfontaine Hubert D' Aubigny est  dite avec De Salière le 27 août à Ste Thérèse
    Dictionnaire Biographique du Canada en ligne
    Idem
    Salière Henri de Chastellard de Salière Courrier Jean-Talon, lettre du 4 mai 1665  La présence du Marquis de Salière à bord peut laisser supposé la présence de sa compagnie.
     

    Le 13 mai à bord de la Paix
     La Paix, navire appartenant au Roy, il prend la mer à La Rochelle le 13/05/1665 avec 4 compagnies  : La Colonelle, Maximy, Sorel et Contrecoeur.
     Il atteint Québec le 19/08/1665.  Il coulera lors de son voyage de retour, l' équipage sera secouru par le St Sébastien, 2 à 3 marin seront tués

    Colonelle Jean Baptiste Dubois de Cocreaumont et de Saint Maurice    Est noté sur le document des Archives de la Rochelle, Rapporté par Monsieur  Michel  Robert, Que je remercie.
    Sorel Pierre de Sorel Courrier Jean-Talon du 14 mai 1665  
    Maximy Abraham de Maximy présente à Québec le 21/08/1665
    Dictionnaire Biographique du Canada en ligne
     Est noté sur le document des Archives de la Rochelle, Rapporté par Monsieur  Michel  Robert, Que je remercie.
    Contrecœur Antoine Pécaudy de Contrecoeur est  dite avec De Salière le 17 août
    Dictionnaire Biographique du Canada en ligne
    Idem
     

    Le 24 mai à bord du St Sébastien; avec Courcelle et Jean-Talon.
    Le Saint-Sébastien  avec Jean Talon, le nouvel Intendant et Daniel de Rémy de Courcelles, le nouveau Gouverneur de la Nouvelle-France prennent place ainsi que les compagnies suivantes : La Fouille ( une partie seulement, le reste à bord du" Justice"), De Laubias, Duprat, Dugué. Également un petit détachement de la compagnie Petit au service de Courcelle et Talon. Il arrivera à Québec le 12/09/1665. (117 jours de traversée, embarquement inclus), 
     
    Selon un courrier de Jean Talon au Roy, celui-ci a fait une escale près de Tadoussac , comme tous les autres navires sur ordre du Roy pour prendre des pilotes
    et que ce n'est qu'à partir de là que la maladie serait tombée sur le navire. Il y a compté jusqu' à 80 malades.( Sources: relation, Talon, registre.).
     Les jésuites annoncent plus de 100 malades en tout avec l'arrivée du navire le Justice, il semblerait donc que ces deux derniers bâtiments auraient été atteints par la maladie. Cependant dans la lettre du R P Ragueneau à Colbert, daté du 28/11/1665, il est dit ceci " MM. Courcelle et J. Talon débarquent du St Sébastien le 12/09/1665, 120 malades sont transportés à l' Hôpital avec la fièvre pourprée et même la peste".
    Au retour le St Sébastien récupèrera l' équipage du navire la Paix du capitaine Guillon, ce dernier ayant coulé.

    (maladie à bord, 8 morts en mer; et plus de 80 malades décomptés par Jean-Talon). 100 selon les Jésuites.

    Duprat Sieur  Duprat   En accord avec Monsieur Langlois
    Dugué Michel Sidrac Dugué de Boisbriant    
    La Fouille Jean Maurice Philippe de Vernon de la Fouille   Une partie de cette compagnie est à bord de ce navire, l' autre à bord du justice. dans le but de laisser la place au petit détachement de service de la compagnie Petit, ainsi que le personnel accompagnant de Courcelle et Jean-Talon.
    Laubias Arnoul de Laubias    
    Ainsi qu' un détachement de la Compagnie Petit, au service de Courcelle et Jean-Talon.
     

    Le 24 mai à bord de Le Justice
    Les jésuites annoncent plus de 100 malades en tout avec l'arrivée du navire le Justice, il semblerait donc que ces deux derniers bâtiments auraient été
     atteints par la maladie. Cependant dans la lettre du R P Ragueneau à Colbert, daté du 28/11/1665, il est dit ceci " MM. Courcelle et J. Talon
    débarquent du
     St Sébastien le 12/09/1665, 120 malades sont transportés à l' Hôpital avec la fièvre pourprée et même la peste".

    ( possibilité que la maladie soit également à bord ce qui expliquerai le nombre de cent donné par les Jésuites.).

    Saint Ours Pierre de Saint Ours    
    Rougemont Etienne de Rougemont    
    Naurois Pierre de Naurois    
    Varennes Roger de Bonneau de la Varenne est  dite avec De Salière le 27 août à Ste Thérèse
    Dictionnaire Biographique du Canada en ligne
     
    La Fouille Jean Maurice Philippe de Vernon de la Fouille   Le reste de cette compagnie est à bord du
    St Sébastien.
     
    Bien entendu, il est toujours possible de petites erreurs, surtout lorsque 2 bateaux partent le même jour. C'est pour cela que je continue mes recherches également à ce niveau. surtout le courrier où des officiers de compagnie font part de leur satisfaction sur leur voyage.
     
    Le Jardin de Hollande navire de 300 Tonneaux appartenant au Sieur Des Bouiges quitte la Rochelle le 22/06/1665 avec à son bord
     l' approvisionnement nécessaire au régiment  et certainement des surnuméraires comme nous le fait savoir Jean Talon. Il arrive à Québec le 12/09/1665 .
                                                                                                   
    ou
    Le Jardin de Hollande, Ce Navire du Roi aurait pu participer au transport des troupes, malgré son petit tonnage.
    Navire appartenant au Sieur Petit, armé par le Roi ( Sources : états général de toutes les dépenses faites à causes des vingt compagnies du régiment d' infanterie de Carignan sallière et d' une compagnie de chacun des régiments d' infanterie de Champbellé, Orléans, Poytou, Laillé, que sa Majesté entretien en Canada ou Nouvelle France pendant
     l' année 1666) Document des Archives de Paris;   CANADA-Correspondance Générale 1663-1667, Vol 2 C11Folio 272 et 51.


    Voir Louis XIV et la N France      

    Le Cat de Hollande Il partira de la Rochelle le 27/04/1665 et il fera une escale à Dieppe. Il arrivera à Québec le 18/06/1665 à son bord 155 travailleurs dont 67 engagés pour 3ans. Il prendra à son bord des compagnies du Brézé pour les amener à Québec. Nous pensons qu' il y avait à son bord
    des surnuméraires.



    Le Brézé, nouveau bateau de guerre, d'une capacité de plus de 900 tonneaux avec à son bord une partie de l' État-major du Régiment  et les 4 compagnies d' infanteries suivantes :
    Berthier du Régiment laillié, La Durantaye du régiment Chambellé, Monteil du régiment Poitou et la Brisardière du régiment Orléans ainsi qu'un détachement de gardes sous le commandement du Chevalier de Chaumont capitaine et aide de camp.

    Il avait pris la mer le 26/02/1664 pour Madère, le Cap Vert, Cayenne, Martinique et Guadeloupe.
    Il repart de la Guadeloupe après sa campagne fructueuse qui était de repousser les Anglais de ces territoires, le 25/05/1665 et arrive à Gaspé ou Percé le 18/06/1665. Ayant un tirant d'eau trop important,  il débarque ses compagnies qui
     seront envoyés sur Québec à bord de deux petits navires loués par Tracy
    certainement des navires de pêche qui se trouvaient à cet endroit, puisqu'il est fait mention de ces navires dans les sources Relation et Registre (nommées ci-haut)  Ils rejoindrons Québec le 30 Juin.


    Départ de la Rochelle le 26 février1664 
    Départ de la Guadeloupe le 25 mai 1665 
    Il arrive à Percé le 18 juin 1665. Les compagnies sont transférées à bord de 2 navires loués par Tracy pour rejoindre Québec le 30 juin 1665
    (Le Cat de Hollande et Le vieux Siméon de Dunkerdam) ; Il s' agirai plutôt de deux navires de pêche présents sur les lieux

     

    Parmi ces navires il semblerait que le " Cat de Hollande" bateau de la compagnie des indes occidentales transportant des engagés pour 3 ans
    arriva à Québec le 18 juin, il serait revenu à Gaspé pour prendre en charge  des compagnies du Brézé et serait revenu à Québec le 30 juin.
    Certains des engagés auraient demandés à faire partie du régiment, ce que Jean Talon aurait ratifié à son arrivée, suite certainement à la perte
    des soldats mort pendant le voyage et des suite de l' épidémie, surtout à la compagnie de St Ours et Lafouille. Parmi ces engagés il y aurait
    entre autre :  Nicolas  Pion.(Dans l' attente de documents certifiant cet état).
    Toutes personnes pouvant nous fournir des renseignements complémentaires sont les bienvenus.

     
     
                                                                                                                                                              Le  Régiment en Nouvelle France
           
     

    Le marquis de Tracy  malade ne pourra pas assister aux fêtes préparées en son honneur.

    Il est ici reçu  par Monseigneur Laval
    à son arrivée à Québec.

     


    Alexandre de Prouville
     Marquis de Tracy

     

    Selon Jean Talon
    dans sa lettre du 4 octobre adressé au Ministre Colbert , il est écrit entre autre ceci :
     


    "Je ne m'estendray pas sur la guerre ny sur les troupes dont il est parlé dans le 7ème article de mon instruction parce que je suis persuadé que Messieurs de Tracy et de Courcelle vous en rendent un compte fort exact. Je diray seulement en cet endroit que quoyque notre navigation ay esté de très longue durée, quelques vaisseaux entre autres ceux que nous montions ayant demeuré cent dix sept jours à la mer, à compter de celui de l'embarquement. Les Troupes sont ici arrivées en assez bon état et dans tout le trajet nous n'avons perdu aucun officier et il n'est mort qu'environs huit soldats; ce n'est pas que plusieurs vaisseaux, surtout le notre qui n'estait fort petit, fort encombré et fort chargé de monde, n'ayt esté remply de malades et j'y en ay veu jusqu'à 80, de manière que si nous n'eussions pas fréquenté le nord , les chaleurs du sud auroient pu causer la peste dans notre bord et il importe de mettre un peu au large les troupes que sa Majesté voudra faire passer à l'avenir.
                       Les compagnies qui composent le régiment de Carignan, à l'exception des quatre qui sont venues de l'Amérique, sont encore aujourd'hui presque toutes plus que complètes. Il s'en trouve entre-autres qui sont de 66 hommes, toutes vont estre distribuées dans les forts commencés et dans les trois habitations, celle-cy, les Trois-Rivières et Montréal pour y passer l'hiver....."(cette lettre est un courrier de 7 pages.)



    Jean Talon est né
    à Châlons sur Marne le 8 janvier 1625
    et mort à Paris le 24 novembre 1694

     


    Le Marquis de Tracy 
    1ère partie
     


      En 1663, près de 1000 nouveaux colons vont s' installer en Guyane et dans les iles. Le roi ayant décidé de renforcer l' implantation de colons dans ces territoires, afin d' en obtenir des richesses complémentaires.
    Mais les rapports reçus à la Cour lors du retour des premiers navires font état d' une remise en cause de la souveraineté même du roi Louis XIV et l' installation de troupes étrangères sur les territoires de la couronne.
    (Hollandaise principalement)(1)(7)
      Le roi dès septembre décide donc d' intervenir et prépare pour ce fait une expédition qui sera commandée par Monsieur Antoine Joseph Le Febvre de la Barre, Ce dernier obtint de la compagnie des Indes occidentales la direction des vaisseaux pour le transport des colons et des soldats qui s' embarquèrent l' année suivante pour la Guyane, en fait il s'agit surtout de soldats et très peu de colons, comme nous le démontre les documents de la Guyane.
    De La Barre montera à bord du Brézé. Il amènera avec lui 650 hommes Soldats et colons pour les besoin de la mission, environ 12 compagnies. Ceci afin de s' installer en Guyane et dans les iles pour y faire régner l' ordre royal.
    La préparation de cette expédition est sérieuse, puisqu' elle va mobilisée plusieurs bâtiments de guerre et de transport.  " Le Brézé navire de 800 ou 1200 tonneaux selon les sources, armé de 54 canons, Les navires armés en Flutes, Justice, Paix et Jardin de Hollande; les transports, St Sébastien, Aigle d' Or, Ste Anne, plus le navire de Tracy "Le Théron ou Terron" navire de 600 ou 800 tonneaux, armé de 34 canons; etc.. au total environ 10 navires
    .(2) (Tracy  embarqueras à bord du Brézé .) (1)(2)(7) Monteil dit qu'il y avait à bord du Brézé, 700 hommes.
    Mais des inquiétudes régnaient sur la capacité de Monsieur De la Barre à commander à 650 hommes de troupe et colons, sans compter tous les membres d' équipages. Aussi Monsieur Colbert de Terron, (administrateur de la compagnie des Indes Occidentales) obtint du ministre Colbert avec l' assentiment du roi que Monsieur Alexandre de Prouville seigneur de Tracy assiste Monsieur De La Barre. (2)

    Joseph Antoine le Febvre de la Barre, né dans le Valois(France) en 1622 décèdera à Paris le 4 mai 1688, il était le fils d' Antoine Le Febvre de la Barre, (conseiller au parlement de Paris et Prévôt des marchands) et Madeleine Belin.(22) Personnage emblématique s' il en est, s' attire déjà les reproches de Colbert, alors que ce dernier était aux ordres de Mazarin; en 1659. Monsieur De la Barre était à cette époque aux ordres de Monsieur Le Tellier(Secrétaire d' état à la guerre), il était alors Intendant du Duché du Nivernais.

     le   Marquis Alexandre de Prouville, Seigneur de Tracy
    ( Il y a 2 lieux en Picardie qui portent le nom de Tracy, Tracy le Val et Tracy le Mont, 60170; Oise; Picardie.  le marquis est seigneur des 2) Il existe également  trois autres lieux qui portent le nom de Tracy; Tracy le Bocage; 14310; Calvados; Basse Normandie; Tracy sur Loire; 58150; Nièvre; Bourgogne et Tracy sur Mer; 14117; Calvados; Basse Normandie.
    Le Marquis de Tracy, né entre 1596 et 1603, fils de Pierre de Prouville ( Sergent major de la citadelle d' Amiens) et de Marie Bochart de Champigny; ( il existe 2 Champigny; 51370; Marne; Champagne Ardennes et Champigny 89340; Yonne; Bourgogne?) et décédé le 28 avril1670 à Paris; Etant alors Gouverneur de Bordeaux.
    Militaire de carrière, il était officier des Chevau-légers en 1632.
     

                   Chevau-légers


                      Gentilshommes à bec de corbin
    Les chevau-légers de la garde du roi
    étaient un corps de la maison militaire du roi de France pendant l'ancien Régime.

    La compagnie des chevau-légers — terme désignant la cavalerie légère par opposition aux gendarmes de la cavalerie lourde —
    Il a été créée par le roi Henri III de Navarre, le futur Henri IV, au cours des dernières années des guerres de religion. En 1593,

     la compagnie fut intégrée à la maison militaire du roi et se substitua aux deux compagnies des gentilhommes à bec de corbin,
     qui assuraient la garde à cheval du souverain. Leur dernier capitaine fut Lauzun
     le comte Jean Baptiste Gibert de Lhène de la Jaminière, seigneur de la Guyardière, fut capitaine de
     la compagnie des chevau légers. cette dernière fut conservée par ses successeurs. Elle atteint son effectif maximal sous Louis XIV
    qui le porta à 200 hommes.
    Les chevau-légers occupaient le troisième rang de la maison militaire, après les gardes du corps et les gendarmes de la garde.
    Son entrée était réservée à des nobles, qui par la suite pouvaient occuper des grades d'officiers dans les régiments ordinaires de
     l'armée. Ils portaient un uniforme rouge.
    La compagnie des chevau-léger de la garde fut supprimée en 1787

     

    Cette compagnie assurait la protection du Roi à l' extérieur, lors des déplacements de ce dernier et était le cas échéant  jetée
    dans la bataille, lorsque le besoin s' en faisait sentir. (Garde du Dehors)

    Tracy servit glorieusement en Allemagne ( 1641-1649) où il prit part à plusieurs bataille; Il y commanda un régiment, puis fut nommé Commissaire général de l' armée Française en Allemagne, il était chargé d' assurer la liaison entre la cour et les généraux français; il dirigea les négociations d' Ulm entre la France, la Suède et l' Electeur de Bavière.
    Il rejoignit quelques temps La Fronde, mais se ravisa très vite et remit son épée au service de son Roi Louis XIV, ce dernier en tient compte et le nomme Lieutenant général des armées du roi le 10 juillet 1652. Il aurait alors été déjà envoyé en Guyane à cette époque.
    Le 19 novembre 1663, âgé alors de plus de 60 ans, Tracy reçoit des mains du roi la promotion suivante:
    " Lieutenant général dans toute l' étendue des terres de notre obéissance situées en l' Amérique méridionale et septentrionale, de terre ferme, et des iles, rivières etc..." Cependant, il n'est pas Vice-roi de ces territoires, puisque ce titre appartient au comte d' Estrades, dont la commission n' a pas été révoquée et qui est à cette époque ambassadeur du roi en Hollande. Monsieur de Tracy a l' entière confiance de son souverain qui, en le nommant à ce poste important, fait de lui ce bel éloge "Il a toutes les qualités propres pour s'acquitter dignement de cet emploi et ..... après les preuves qu'il a données de sa valeur dans les commandements qu' il a eus sur nos troupes en Allemagne et Ailleurs, et de sa prudence dans les négociations qui lui ont été commises, nous avons donc sujet de croire que nous ne pouvions faire un meilleur choix que de lui pour commander au dit pays".
     Il reçoit la mission avec Monsieur de la Barre de chasser les Hollandais de Cayenne et de Guyane afin d' y rétablir la souveraineté de la France et l' obéissance au roi. Pour ce faire le roi lui octroi à titre personnel le support de 4 compagnies de soldats provenant de divers régiments. Il sera également accompagné de 24 gardes chargés de lui rendre les honneurs, qui seront vêtus du même uniforme que les gardes royaux, reconnaissance exceptionnelle de la part du roi. Pages et serviteurs seront à ses ordres. Il montera à bord du Brézé.

       De nombreux problèmes sévissaient à Cayenne ou de nombreux colons français y avaient trouvés la mort. Plusieurs compagnies se disputaient la suprématie du territoire ( Compagnie de la France équinoxiale, Compagnie du cap nord;...) des luttes intestines sévères ne permettaient pas à ces colonies d' apporter au roi les revenus qu' il était en droit d' en attendre. Dans le passé déjà, en 1654 la colonie est une nouvelle fois détruite par les Indiens et par les dissensions internes. Les colons survivants se réfugient au Suriname. Peu après les
    Hollandais, sous la direction de Spranger, s' emparent de l' ile de Cayenne qui était redevenue déserte et amènent avec eux les premiers esclaves noirs qu' ait vu la colonie.
     En 1664, il s' agit de reprendre Cayenne par les armes aux Hollandais et d'y installer Monsieur Antoine Joseph Le Febvre de la Barre
    , en tant que gouverneur et représentant de la compagnie des Indes Occidentale. Cette compagnie remplacera l' ancienne "compagnie de la France Equinoxiale" qui devra céder tous ses droits; Cela ne se passa pas sans heurts. Nous retrouverons ce Gouverneur au Québec  de 1682 à 1688.

                                                                                                                                                                                          
    Le  Départ

    Selon" Le livre de Raison de François Tapie de Monteil ", les compagnies qui devaient partir avec Messieurs De Tracy et De La Barre arrivèrent sur Brouage et La Rochelle, courant janvier. Ils embarquèrent le 23 février 1664 et les navires quittaient la rade le 26. Pour la compagnie de Monsieur Lahais du régiment de Poitou elle quitta Blaie, près de Bordeaux le 20 décembre 1663, Monteil n'était alors que lieutenant, il fut fait capitaine le 22 février 1664, suite à la défection de son capitaine qui ne voulait point partir à cause du long trajet en mer et de la chaleur des Antilles. Il embarqua avec Tracy à bord du Brézé. Durant le voyage plusieurs nominations à des grades supérieurs eurent lieu à bord du navire.
     L' escadre prit la direction de Madère, route empruntée pour rejoindre la Guyane. Elle se trouva confrontée à 5 bâtiments turc qui ravageaient la région et rendaient la vie difficile aux habitants de l' ile. L' affrontement eu lieu et les bâtiments turcs furent défaits, les navires de guerre français et le feu des soldats eurent raison de ces pirates. Les Portugais pour fêter l' événement offrir à Messieurs De La Barre, et De Tracy  une très belle réception en guise de remerciement. Tracy aurait semble t-il boudé la fête.

    Un correspondant, Martin Forand a écrit que le Brésé commandé par le capitaine Job FORANT  aux ordres de De la Barre est attaqué au large du Portugal par cinq vaisseaux turcs
    qu'il met en fuite. Puis le navire se rend à Cayenne pour sommer le gouverneur hollandais de rendre l’île aux Français."

    L' Escadre repris rapidement son chemin. Arrivée le 4 avril, De la Barre, Tracy et les troupes embarquées défont les Hollandais de Cayenne, la citadelle rendit les armes le 16 avril 1665.  Il est vrai que l' escadre était d' importance et le savoir faire en négociation de Tracy durent avoir raisons des diverses réticences.
    Dans le livre de C. de la Roncière (1) Il est dit ceci " Aussitôt qu' apparurent les troupes en ordre de bataille, (750 hommes*) les Hollandais remirent le fort Nassau et leurs autres établissements à De la Barre. "un Maistre des requestres transfiguré tout d' un coup en homme de guerre"

     
     Le rétablissement de l' autorité royale établie, Monsieur De La Barre s'installa avec une partie de ses compagnies et sûrement une partie des colons embarqués en même temps. Ceci étant réglé, Tracy ne s' attarda pas et avec une partie de l' escadre fit route dès le 25  vers la Martinique où ils séjournèrent 3 semaines, le temps de souffler et reprendre des forces, ainsi que nettoyer et réparer les navires des dégâts subit lors des derniers affrontements. Il a fallut également intervenir auprès des habitants afin qu'ils acceptent un nouveau gouverneur nommé Clodoret et laisse rentrer en France le fils de leur ancien gouverneur décédé, Monsieur Du Parquet. Il a fallu beaucoup de tact et montrer la force des armes afin que le nouveau gouverneur fusse respecté. Il en fit de même pour l' ile de la Tortue.
        Tracy prit ensuite le chemin de la Guadeloupe où il séjourna plus d' une année. En cette île, il fallut encore faire preuve d' autorité et une lettre de cachet dû être remis au gouverneur Monsieur Ouel afin que ce dernier se soumette à Monsieur de Tracy et retourne en France sous bonne garde à bord du Terron, afin de rendre compte au roi de  ses actions. Un nouveau gouverneur fut nommé, il s' appelait Du Lion. Bien entendu chaque nouveau gouverneur recevait quelques soldats pour assurer sa protection et l' aider à remettre de l' ordre dans les affaires du roi. Ce fut également le cas pour La Grenade et Marie Galante.

      Début 1665, Tracy reçu ordre de" rejoindre le Canada et de prendre le commandement des troupes afin d' y réduire les sauvages et les maintenir sous l' obéissance du roi". Il embarqua à bord du Brézé avec ses 4 compagnies, ses gardes et son personnel et quittèrent la Guadeloupe le 15 avril 1665. Il devait sur sa route, avant d' arriver au Canada, effectuer encore un petit travail. Il fait donc une escale au port français de l' Isle St Domingue. puis repart vers l' île Percée. Les vents contraire et le risque trop important pour un navire de cette taille, malgré le travail des pilotes font que Tracy décida de transborder  son monde à bord de 2 navires plus petits. Tout ce retard ne permit donc l'arrivée de Monsieur de Tracy et ses gens que le 30 juin à Québec. Tracy ayant mal supporté cette dernière partie du voyage, est fatigué et malade lors débarquement. Il refusera les festivités prévues en son honneur.


     
    A bord il y a aussi les Pères Jésuites Claude BARDY et  François DUPERRON. Entre temps, le marquis de TRACY est tombé malade et affaibli par la fièvre, il décline la magnifique réception en son honneur que lui ont préparé les gens de Québec . Ils l’accompagnent quand même jusqu’à l’église où l’attend l’évêque pour prier Dieu pour la santé de ses hommes et la sienne. Plus tard, les Hurons et Algonquins  lui feront aussi une grande réception avec des échanges de présents pour sceller leur alliance contre leurs ennemis communs les Iroquois.

     

    * Dans ce chiffre sont inclus les soldats de Monsieur De la Barre et ceux de Tracy
      Sources:
     C. de la Roncière, Histoire de la marine Française. 1
     A. Jal. Abraham Duquesne et la marine du XVIIème siècle. 2

     Dictionnaire historique des institutions, mœurs et coutumes de la France. (Adolphe Chéruel, 1809/1891). 3
     Dictionnaire encyclopédique de la noblesse de France. ( Nicolas Viton de St Allais 1773/1842). 4
     Histoire des Comtes de Foix. 5
     Livre de Raison de François de Tapie de Monteil, Tome 1 et 2. 6
     Cayenne," La colonisation". 7
     Relation des Jésuites. 8
     Journal des Jésuites. 9
     
    Courrier de Jean Talon. 10
     Courriers du Roi Louis XIV. 11
     Colbert, lettres, instructions et mémoires,(v.1) par P. Clément. 12
     
    Histoire de Sorel: http://www.histoiredesorel.ca/dieprouville.html. 13
     Biographie: http://www.biographi.ca/FR/ShowBio.asp?Biold=34601&query=prouville. 14
     Archives de Vincennes. 15
     
    Archives de paris. 16
     Les trois Promenades. 17
     http://bastion.free.fr/chevaul.htm. 18
     
    Dictionnaire biographique du Canada en ligne: "Alexandre de Prouville de Tracy" de Léopold Lamontagne. 19
     Iroquoisie Tome 3. 20
     Wikipédia: Les chevau-légers de la garde du roi. 21
     
    R. La Roque de Roquebrune, "Le Febvre De la Barre, Joseph Antoine. 22
     Dictionnaire Biographique du Canada 23
     
    La Nouvelle France sous Le Febvre de la Barre. de

     

    Tracy 2ème Partie  

                                                                                                                                              

     Tracy avait un travail à effectuer, et malgré sa fatigue et sa maladie, il se remet vite au travail. Déjà 4 compagnies du régiment de Carignan Salière étaient présente et l' on attendait rapidement l' arrivée des prochaines. L' arrivée des premières compagnies du régiment furent accueillies avec joie et soulagement. Les colons voyaient avec l' arrivée d' une troupe d' importance et qui annonçait d' autres compagnies à venir, enfin une réponse à leurs prières. Ils allaient pouvoir vivre plus sereinement.
     
    Mais les premiers cris de joie passés, il a fallut penser à l' hébergement et la nourriture de ces soldats. Il n' y avait en Nouvelle France à cette époque que 3000 colons et seulement 70 habitations à Québec. L' arrivée de près de 1300 bouches supplémentaires, même si les navires apportaient quelques vivres, allaient causer bien des soucis. Jean Talon avait déjà signalé ce problème avant le départ et avait demandé à son adjoint de bien veiller sur le départ de tout ce qu' il avait réclamé.
     
    Comme l' envoi de troupes d' une telle importance avait été prise à la dernière minute, l' intendance n' a pas suivi et il a fallu prendre sur le terrain la nourriture et le matériel nécessaire à la bonne marche de l' expédition.
    Il a fallut trouver des logements, en fabriquer, trouver des paillasses, le nombre livré était de 400 pour 1200 réclamées, du bois de chauffage, Tracy en réclama aux colons 800 cordes, des barques pour le transport des troupes vers le lieux de leurs assignations, les Forts. Tracy dut payer de son écot la construction de barques car il n' y en avait plus pour les dernières compagnies arrivées, ce qui causa quelques retards dans leurs acheminements. Les Soldats étaient pour la plupart des hommes jeunes. Il y eu certainement quelques débordements, mais tous n' avaient qu' une hâte commencer le travail pour lequel ils avaient été engagés.
      Avec l' arrivée de Tracy, les départs eurent lieu vers les emplacements de construction des forts mais aussi des autres habitations, Trois Rivières, Ville Marie. Les emplacements étudiés en France avec les représentants du Québec, le Roi, ses ministres et quelques ingénieurs étaient pratiquement décidés et les ingénieurs embarqués avec les premières compagnies eurent tôt fait d' en aviser Tracy. Ce dernier, après consultation donna son accord. Les troupes arrivées avec Tracy, 4 compagnies, environ 126 hommes se fondirent avec le régiment de Carignan; chacune des compagnies eut donc un travail à effectuer. Pour la compagnie Berthier, elle eu comme les autres à subir " l' inquisition" des Jésuites qui recherchaient les Protestant afin de les faires abjurer leur foi. Ce ne fut qu' ensuite qu' elle pût rejoindre l' emplacement prévu pour la reconstruction du fort Richelieu sous la direction de Monsieur de Saurel, l' ancien fort construit en 1642 avait été détruit par les Iroquois en 1646. (
    Monsieur de Berthier abjura le7 octobre 1665)
     
    Mais avant de partir vers les forts et la sécurisation des habitations, revenons quelques temps en arrière. En 1664 le Roi décide de porter son effort concernant les colonies sur la Guyane et les Iles. Il ne faut pas oublier que l' Afrique, les Indes et différends lieux intermédiaire réclament eux aussi les secours du Roi; Aussi lorsque le roi prévoit un envoi vers le Québec, il ne s' agit que de relever le gouverneur par Monsieur de Courcelles et d'envoyer Monsieur Jean Talon en tant qu' intendant afin qu' il rende compte au roi des problèmes de la Nouvelle
    France et des possibilités qu'a cette colonie pour satisfaire au commerce du roi. Il décide de joindre également 4 compagnies de Soldats provenant de divers régiments, afin de ne pas trop affaiblir ses troupes. Les compagnies sont celles de Messieurs Perrot Gendre de Monsieur Talon, Lafouille, Grandfontaine, La Motte. La décision du roi prise, elle est communiqué et la préparation de l' envoi de ces quatre compagnies a lieu. Mais les délégués du Québec en visite à Paris, ont eux aussi vent de cette décision, aussi ils demande une nouvelle audience au roi et avec l' appui de Jean Talon, Courcelles, Colbert et quelques autres, ils obtiennent du roi après maints palabres que ce dernier réajuste son envoi de troupe en portant l' effectif à plus de 1000 soldats. Les ordres sont donnés fin décembre 1664 pour un départ au printemps 1665. Le temps de préparation est très court, ce qui expliquera sans doute qu' aucun bâtiment de guerre n' ai accompagné ces troupes et que les départs se soient fait de façon si échelonnés.  La décision de mettre Tracy à la tête de l' expédition ne sera prise que début 1665, suite à l' excellent résultat obtenu par ce dernier lors de sa dernière mission. Cela occasionna des mésententes entre Tracy et De Salières qui pensait avoir le commandement général du régiment.
     
    L' embarquement des troupes et du matériel donna beaucoup de mal à Jean Talon. Il multiplia ses courriers au roi et à ses ministres afin de minimiser les effets de ce départ impromptu. Il lui a fallu partir alors que certains problèmes d' approvisionnement n' étaient pas encore totalement réglés. Un navire entre autre est resté bloqué à la Rochelle par suite de mésententes entre les gens de la compagnie et les armateurs.
     
    Comme nous l' avons vu les premières compagnies sont donc arrivées sans encombre et Tracy ordonne le départ vers l' intérieur. Mais c' est sans compter sur les Pères Jésuites à la recherches des âmes perdus.  Les protestants découverts sont contraints d' abjurer leur foi. Il y aura bien sûr quelques oubliés qui réussiront à passer à travers les mailles du filet, mais très peu.
     
    Ce n' est donc que le 23 juillet que les 4 compagnies du régiment, soutenues par une compagnie de volontaires du Pays, commandée par le Sieur de Repentigny, quitteront Québec. Elles arrivent à point à Trois Rivières pour rassurer la population soumise aux attaques Iroquoises régulières.
     

     La construction du premier fort débutât fin juillet, Fort Richelieu du fait qu' il se trouvai sur la rivière Richelieu à l' emplacement d' un ancien fort. Il prit ensuite le nom de Fort Sorel, car construit sous la direction de ce dernier  
     

    Répartition des Compagnies sur les villes    

    Répartition des Compagnies Compagnies Annotations
    Toutes les compagnies ont débarqués à Québec. Les premières arrivées seront dirigées avec une compagnie de volontaires du pays sous le commandement du Sieur de Repentigny et Monsieur de Chambly vers Trois Rivières le 25 Juillet. Elles arriveront à point pour rassurer la population soumise aux attaques Iroquoises régulières. Le 10 août,  ces compagnies repartent vers le Sault du Richelieu. Si certaines compagnies ont hivernées dans les forts,
     les autres ont passées l'hiver dans les villes :  Québec, Trois Rivières, Montréal.
    8 à Québec  Brisardière Présente à Québec le 26 août 1665
      Maximy Présente à Québec le 21 août 1665
      Froment  
      La Noraye  
      Duprat/Desportes  
      De Salière De Salière décide de passer l'hiver à Québec seul ou avec sa compagnie ?
      Berthier  
         
     
    5 à Montréal  Varenne Serait arrivée à Montréal le17 août 1665
      Dugué La compagnie est en septembre 1665 à Montréal
      Sorel Arrivée à Montréal le 17 août 1665
      Contrecœur Arrivée à Montréal le 17 août 1665
         
     
    3 à Trois-Rivières Chambly Départ de Monsieur de Chambly avec les troupes de Trois-Rivières pour le Sault de Richelieu
    le 10 août 1665, 4 compagnies plus une compagnie de Volontaires du pays;
     3 compagnies cantonnerons à Trois Rivières
      Lafouille Part de Trois Rivières lors de la 1ère campagne
      Laubias Arrivée en septembre elle cantonnera à Trois Rivières; le 8 avril 1668 Laubias est cité comme commandant du poste de Trois-Rivières.
      La Tour  
     
    1 à l' Isle d' Orléans   Une compagnie cantonnera au fort
     
    Répartition des compagnies sur la construction des Forts  
    Forts construits en 1665
    4+1 à Fort Richelieu
    (appelé aussi Fort Saurel)
    2 compagnies cantonneront dans le Fort
       Détruit par les Iroquois en 1646, il fut reconstruit en 1665 par M. de Sorel avec les 5 compagnies: Saurel, Chambly, Froment, La Tour, Laubias et une compagnie des gens du pays. 
    Le nom de ce Fort est du au nom de la Rivière des Iroquois rebaptisée Richelieu. 
    Deux compagnies cantonneront au fort.
      Sorel Cantonneras dans le fort
      Froment  
      La Tour  
      Laubias Cantonnera à Trois Rivières
      Berthier Cette compagnie de Monsieur Tracy sera mise sous les ordres de Saurel pour construire ce fort.
      1 Compagnie de Gens du Pays Sous le commandement du sieur de Repentigny
     
     Fort St Louis
    (appelé aussi Fort Chambly)
    2 compagnies cantonneront dans le Fort
      Le 22 août arrivée des premières troupes  au Sault du Richelieu.
     Le nom de ce fort est du au  fait qu' il a été commencé dans la semaine de la fête de ce saint.
    Il a été construit par M. de Chambly avec 5 compagnies en 1665.
    Deux compagnies resterons en garnison
      Chambly cette compagnie cantonnera au fort avec la compagnie de Monsieur de St ours et fera partie de la 1ère campagne
      St ours  
      Frédière  
      Contrecœur  
      Grandfontaine  
     
     Fort Ste Thérèse
    3 compagnies cantonneront dans le Fort
     

     Ce fort a été construit avec ardeur sous le commandement de M. De Salière.
    Il s' appelle Ste Thérèse car terminée le jour de Ste Thérèse le 15 octobre 1665.
    Trois compagnies cantonneront au fort

    Un détachement de 20 hommes iront en repérage plus haut pour reconstruire un autre fort.

    Des Fouilles importantes sont en cours, concernant ce fort; visité ce site:
    http://www.genealogie.org/CLUB/SHHR/Tr%C3%A9sors%20fort%20Sainte-Th%C3%A9r%C3%A8se.pdf

    Source: Pierre Labbé de St Jean sur Richelieu; Québec

      De Salière Le Sieur de Salière ne passa pas l 'hiver au fort. Il regagna Québec avec sa compagnie.
      Du Prat/ Des Portes Est notée comme en Garnison à Ste Thérèse
      Petit Partira de ce fort lors de la 1ère campagne
      Rougemont Est notée comme en Garnison à Ste Thérèse, partira de ce fort lors de la 1ère campagne
      La Colonelle Est notée comme en Garnison à Ste Thérèse
      Dugué Cette compagnie hivernera à  Montréal
    Fort Construit en 1666
    Fort Ste Anne
    (Aussi appelé La Mothe)
      Le 20 juin 1666, construction du Fort Ste Anne près du lac Champlain. C'est le poste le plus avancé vers les Iroquois. Pendant la construction, il y eut 3 morts et 4 prisonniers causés par les Anniers dans le Régiment dont M. de Chasy tué et M. De Leroles dans les prisonniers. Ce fort a été établi par le capitaine Pierre La Mothe de Saint Paul)
      La Mothe  
         
         
    Fort St Jean    Pas de renseignement sur ce Fort
         
     

                  Soldats au Repos

                
                                         Le Port de La Rochelle
         
                               Maquette de Fort Chambly
                                            (Fort St Louis)


    Le Sieur Tracy, seul, sera rappelé en France par le Roy en 1667, suite à son état de santé.(Lettre du Roy à Jean Talon du 9 avril 1667)
     

    M. Talon,
      J'envoie des ordres au sieur de Tracy, de repasser en France, mais comme je suis très satisfait des services que vous m' avez rendus dans le Canada depuis que vous y êtes dans toutes les fonctions qui dépendent de l' employ que je vous y ay donné, et que j' estime à propos que vous les continuiez encore pour quelques temps
      Je vous fait cette lettre pour vous dire que mon intention est que vous restiez encore au dit pays pendant une année après lesquelles, je trouveray bon que vous repassiez pareillement en France..
    ......
                                                                                                          

    Composition du Régiment de Carignan-Salières

     


    Le régiment Carignan-Salière qui parti en Nouvelle-France était constitué d'environ1300 soldats et 80 officiers répartis en 20 compagnies; plus 4 compagnies
    d' infanteries, et 1 détachement de gardes :


    Compagnies du Régiment

     
    Chambly, Contrecoeur, Des Portes(Du Prat), Dugué, Froment, Grand Fontaine, La Colonelle, La Fouille,
    La Frédière, La Motte, La Noraye, La Tour, La Varenne, de Laubias, Maximy, Petit, Rougemont, Saint-Ours, Salières et Sorel
    .
     
    Compagnies d' Infanteries

    Berthier, La Durantaye, Monteil, La Brisardière,
     
    Détachement des Gardes
    commandement Chevalier de Chaumont
     
    Chaque compagnie du Régiment était composée de trois officiers : Capitaine, Lieutenant et Enseigne, deux sous-officiers sergents, trois caporaux ,
    cinq Anspessades ( équivalent 1ère Classe) dont deux tambours, un fifre, un fourrier  et quarante soldats.

     
     

    Bernard Quillivic

    Sources:
     " Relation de ce qui s'est passé en N-France, des années 1665 et autres années, courrier envoyé par le révérend père François le Mercier au révérend père Jacques Bordier Provincial de la compagnie de Jésus en la province de France" ;
     "Courrier de Jean Talon au ministre et au Roy " Ainsi que les courriers reçu par Jean Talon (Rapport de L'Archiviste de La Province de Québec édition 1931)
     "Registre des pères Jésuites".

     Rôle des navires aux départ de la Rochelle (Viateur Boulet/Bosher)
    Archives de la Rochelle

    Haut de page

    Campagne et Travaux du Régiment   

     
    1ère Campagne

     Monsieur de Courcelles part de Sillery le 10 Janvier avec 100 volontaires du pays, ils arrivent aux Trois Rivières le 16 janvier, vivres et renfort l' y attendaient, préparé par Monsieur Boucher. Les capitaines Lafouille, Maximy et Laubias avec chacun 20 hommes de leur compagnie, plus 80 volontaires de Trois Rivières se joignirent à la petite troupe. Le 25 janvier ils arrivent sur les glaces à l' entrée du lac St Pierre. Les Volontaires se tiraient très bien des conditions climatiques, mais les soldats souffraient beaucoup et nombre d' entre eux  durent être reconduit aux Trois Rivières.
      Monsieur de Courcelles complète sa troupe aux forts St Louis avec Le capitaine Chambly et celui de Ste Thérèse. Les capitaines  Petit, Rougemont et le lieutenant Mignardé avec leur compagnie, ainsi que 70 volontaires  de Montréal commandés par le sieur Charles Le Moine; Ces hommes de très grandes valeurs étaient nommés " Capot bleu " par De Courcelles. Ils servaient d' éclaireurs à l' allé et d' arrière garde au retour. 
      Ce fut donc un départ le 30 janvier du fort de Ste Thérèse d' environ 500 à 600 hommes. Les Algonquins environs 25 qui devaient leur servir de guide ne se présentèrent pas au moment du départ. Malgré cela Courcelles maintient son ordre de marche.

       Arrivé à la sortie de la forêt, tout près d' une bourgade Hollandaise nommée Sconnectadé se trouvaient 2 grandes cabanes Iroquoise. l' envoi d' un groupe de 60 soldats pour attaquer ces Cabanes fut décidé, mais lors de leur approche ils furent pris dans une embuscade tendu par près de 200 Agniers, 6 français et 3 Agniers furent tués. les Agniers s' évanouir dans les bois avant l' arrivé du gros des troupes.
      Les Français apprirent ainsi qu'ils étaient à quelques 18 milles seulement d' Orange et à 20 lieues des villages Agniers. Ils apprirent également avec stupéfaction que les positions Hollandaises étaient tombées aux mains des Anglais.
    Un marchand Hollandais Monsieur Corlaer amis des Français accepta de fournir des provisions à la troupe qui en avait grand besoin.
     L' effort intense qui était demandé aux troupes française non habituées au climat, l' absence des Agniers parti combattre d' autres tribus très loin d' ici et que seul quelques vieillards et enfants restaient sur place; De même que la pluie qui tomba le soir du 20, les journées du 21 et 22 février 1666 firent craindre que la débâcle ne rendit le retour impossible; tout ceci contraignit De Courcelle à ordonné le retour aux forts dès le soir du 22. Ils marchèrent toute la nuit et la journée du 23. Ce n' est qu' alors que se présentèrent les Algonquins qui auraient du leur servir de guide. Ils avaient trouvé le moyen de s' enivrer avant le départ et avait causé ainsi selon Courcelles l' insuccès de la mission. Courcelles accusa les pères Jésuites d' en avoir été un peu la cause également.

     Cette campagne couta aux troupes du régiment et des Volontaires entre 40 et 60 morts selon les sources.



                                                     Fort Orange
     
     Sortie du ......

                        Portrait Mohawk

     
    2ème Campagne

      Départ de la Milice le 14 septembre 1666 de .... commandé par


                       Intérieur Maison longue Iroquoise
     
    Document  demandé par Bernard  Quillivic
    Recherché par Monsieur J.Paul Stril, aux archives de Paris. 
    Réf: Archives Nationales de Paris; Correspondance et divers rapports de l' intendant  Talon; Canada année 1663; folio 25.
    Transcrit gracieusement par Monsieur Yvon Blanchard

                      

                                                                         17 Octobre 1666 
                                                Prise de possession des forts Dagmé

            L’an mille six cent soixante six, le dix septième jour d Octobre, les Trouppes  commandées par Messire Alexandre de Prouville
           Chevalier Seigneur de Tracy,   Lieutenant general des armées de Sa Majesté dans les jsles, et terre ferme de
            L’Amerique Septentrionalle tant par mer, que par terre,aydé de Messire Daniel de Remy Chevalier Seigneur deCourcelle, Gouverneur et
            Lieutenant general pour le Roy en la nouvelle france, etant rangées en bataille devant le fort d’Anda8agüé, s’est presenté a la tête de l’armée 
           Jean Baptiste Dubois Escuyer Seigneur de Cocreaumont, et de Sainte. Maurice, commandant l’artillerie de la ditte armée par l’ordre de Mon 
           dit Seigneur de Tracy et deputé par Messire Jean Talon Conseiller du Roy en Ses Conseils d’Etat et privé, Intendant général de la justice 
           Police, et finances de la Nouvelle france, pour faire les reveües et direction des  ___ des Troupes, Lequel a dit et declaré qu’à la Requête de
           Mon dit Seigneur Talon, Il prenoit possession dudit fort et de toutes les terres qui sont aux environs tant et si loin qu’elles se peuvent êtendre,
           aussy bien que des quatre forts qui ont êté Conquis sur les yroquois au Nom du Roy et pour marque de ce, a planté une croix devant les portes
           des dits forts, et auprès d’jcelles planté un poteau, et affiché les armes de Sa Majesté et fait crier a haute Voix Vive le Roy, dont  et de ce que
           dessus ledit Sieur Dubois a requis acte au Nottaire Soussigné Commandé dans laditte armée pour le Service de Sa Majesté. Fait audit fort
           d’Anda8agüé, les jour et an susdits, en presence de Messire Allexandre de Chaumont Chevalier Seigneur dudit lieu, ayde de Camp des
           armées de Sa Majesté, d’Hector Dandigy Chevalier Seigneur de Grandfontaine capitaine d’une Compagnie d’Infanterie au dit Regiment, de
           François Massé Escuyer sieur de Wally, Jean Dugal Sieur Dufresne Major de Canada, Jean Loüis Chevalier D’Uglas Lieutenant d’une   
           Compagnie d’Infanterie audit Regiment, Dominique Lefeuve escuyer sieur de Gues enseigne audit Regiment, René Loüis Chartier escuyer
           Sieur de Lotbinière Lieutenant d’une Compagnie bourgeois de Quebeck têmoins qui ont signé a la minute avec ledit Nottaire signé Duquet
           avec paraphe/. Jacques Duchesneau Conseiller du Roy en ses Conseils, jntendant de la justice Police et finances en Canada et pays de la
           france Septentrionalle, nous certiffions que ledit Sieur Duquet qui a signé en dessous est Nottaire royal a Quebeck, et qu’jl en fait les
           fonctions en temoin de quoy Nous avons signé le present Certifficat, a jceluy fait aposer le sceau de nos armes et contresigner par nôtre
          Secretaire . Fait a Quebeck le Quatorzième Novembre de mille six cent quatre vingt un, signé Duchesneau et plus bas par Monseigneur
          Chevalier avec paraphe et scellé. Collationné sur une expédition signée Duquet et legalizée par Messire Duchesneau lors jntendant avec moy
          representée et laisser en mes mains par Messire le procureur general du Roy au Conseil Souverain de ce paÿs de la Nouvelle france sceant a
          Quebeck par moy Conseiller secretaire de Sa Majesté et Greffier en chef audit Conseil

       soussigné, signé Peuvret avec paraphe/.

                      Collationné a quebec ce 12e novembre 1701.

            Vaudreuil                 Bigot

     


     

     

     
                                                                                 Sources :

    Les Broglie leur histoire par le Prince Dominique de Broglie aux éditions du Palais Royal
    Archives de Metz; document N° J1283;
    Document N° 2MI 57/1 (Bobine Microfilm) Localisation ADOG17x3; document N°
    Dynastie de Modène;
    http://web.genealogie.free.fr)
    http://www.regard.eu.org/livres.5/Histoire.Eglise.Vaudoise.1/25.html

    Dynastie de la Maison de Savoie
    Archives Militaire De Paris
    Archives de Vincennes
    Chronique de la France
    Archives Noblesse de France
    Dictionnaires des Généraux
    Dictionnaires Noblesse
    Les Comtes de Savoie
    Prince de Condé
    Prince de Conti       

    Association des amis de Fort Barraux 

    Les Pyrénées; édition Larousse.  

    Bibliothèque Nationale de France
    Mazarin de Simone Bertière  

    Henri IV
    Richelieu
    Louis XIII de Jean Christian  Petitfils
    Louis XIV


    J' étudie attentivement l' ensemble de ces documents et tous ceux qu' il vous fera plaisir de me faire parvenir afin d' essayer de ne pas commettre d' erreurs et de vous donner des renseignements les plus exactes que possible. Car en plus de bien séparer ces deux régiments, il faut aussi ne pas confondre les troupes de Lorraine et le Régiment de Lorraine, là encore deux unités bien distinctes
     Nous verrons également que dans certaines campagnes militaire, il ne faudra pas confondre le Piémont Italien, et le Piedmont Franco-espagnol.

    Sources:
     " Relation de ce qui s'est passé en N-France, des années 1665 et autres années, courrier envoyé par le révérend père François le Mercier au révérend père Jacques Bordier Provincial de la compagnie de Jésus en la province de France" ;
     "Courrier de Jean Talon au ministre et au Roy " Ainsi que les courriers reçu par Jean Talon (Rapport de L'Archiviste de La Province de Québec édition 1931)
     "Registre des pères Jésuites".

     Rôle des navires aux départ de la Rochelle (Viateur Boulet/Bosher)
    Archives de la Rochelle

    Document  demandé par Bernard  Quillivic
    Recherché par Monsieur J.Paul Stril, aux archives de Paris. 
    Réf: Archives Nationales de Paris; Correspondance et divers rapports de l' intendant  Talon; Canada année 1663; folio 25.
    Transcrit gracieusement par Monsieur Yvon Blanchard

    Haut de Page