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NOTE : Nous avons ajouté deux actes notariés, un acte concernant Gilles MALLET, le
grand-père et un autre concernant de contrat de mariage de Jean MALLET
et Jeanne LEGROS, les parents de François MALLET.
Egalement, nous avons fait plusieurs autres
"DÉCOUVERTES" , nous vous invitons à partager notre joie, tout au long
de ce texte.
Les transcriptions des textes sont en "French Script MT" |
1.0 Introduction
Les plus récentes recherches sur les
origines des premiers habitants de l’Amérique du nord confirment la présence des
peuples autochtones dans cette partie de la planète depuis au moins 10 000 ans.
Quand les historiens sont interpellés au sujet des premiers blancs à venir en
contact avec les Autochtones de l’Amérique de nord, ils ont tendance à se
référer à Christophe Colomb, Jacques Cartier ou à d’autres explorateurs de l’ère
moderne. Toutefois, selon une ancienne légende nordique plausible, les Irlandais
seraient les premiers européens à venir en Amérique du nord vers l’an 550. Ils
furent suivis peu de temps après par les Vikings, un peuple scandinave du nord
de l’Europe, qui auraient établi des postes permanents sur les côtes de
Terre-Neuve vers l’an 1000 et y seraient demeurés jusqu’à vers l’an 14001.
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Peu de temps après l’an 1500 et
peut-être même avant il est probable que des pêcheurs originaires de la France,
tels que des Normands et des Bretons, et du Pays Basque sis entre la France et
l’Espagne, sont allés faire la pêche à la morue sur les Grands Bancs de
Terre-Neuve. Ces pêcheurs auraient montré la voie aux premiers explorateurs,
tels que Christophe Colomb (1492) et Corte-Real (1500), qui s’aventurèrent dans
ces parages à la recherche d’or et d’épices et d’une nouvelle route vers
l’Orient. En 1497, Jean Cabot aurait fait escale à Terre-Neuve
afin
de refaire sa réserve d’eau et de provisions avant de
continuer sa route vers le Labrador et l’entrée du fleuve Saint-Laurent. À
cette époque les pêcheurs portugais, français, anglais et basques étaient
définitivement présents en Atlantique du nord2. Au fil des ans ces
pêcheurs s’éparpillèrent partout le long de la côte est de l’Amérique du nord, à
Terre-Neuve, au Cap-Breton, à la baie de Fundy, au golfe du Saint-Laurent et à
la baie des Chaleurs en passant par Gaspé et Miscou. Aujourd’hui, ces endroits
mystiques font partie intégrale du Canada.
Avec un peu d’imagination, on peut
percevoir ces pêcheurs basques, bretons et normands qui partaient pour les côtes
de l’est du Canada actuel pour y pêcher la morue et y chasser la baleine au
16e siècle. Au début ils se rendaient sur les Grands Bancs
pour y pêcher la morue et repartaient aussitôt que leurs bateaux étaient
remplis. Rien n’indique qu’ils mettaient pied-à-terre à cette époque. Peu à peu
ils ont commencé à installer des postes de pêche sur les côtes de Terre-Neuve.
Ils arrivaient au printemps et repartaient à l’automne. Plus tard des équipes de
quelques douzaines d’hommes pouvaient passer l’hiver au poste de pêche afin de
préparer le matériel et l’équipement pour le printemps suivant3.
Durant la période de pêche qui
s’étendait parfois de mai à septembre certains pêcheurs s’affairaient à pêcher
la morue, tandis que d’autres la salaient.
La
morue ainsi apprêtée était destinée surtout pour le marché européen. Dans la région de
Terre-Neuve ils partaient parfois pour des semaines à bord du bateau mère à
partir duquel de petites barques manœuvrées par quatre pêcheurs allaient pêcher
tôt le matin pour revenir le soir. On peut imaginer qu’il arrivait parfois que
la barque se perde dans la brume ou bien que le vent s’élève et on ne revoyait
plus jamais ces pêcheurs. Dans ce temps là les noyades étaient chose courante.
D’une part l’eau était froide et d’autre part la plupart des pêcheurs ne
savaient pas nager. Pis encore, les gilets de sauvetage étaient inexistants.
Alors lorsqu’un navire sombrait, les chances de survie étaient quasiment nulles.
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Carte de l'Est du Canada
Sources : http://bd.archivescanadafrance.org/ |
| Les navires de pêche étaient commandités
par des marchands bourgeois ou des seigneurs quelconques ayant de bonnes
relations avec la noblesse. Chaque bateau avait son capitaine qui n’était
certainement pas n’importe qui. Il devait lui-même faire partie de la
bourgeoisie car à cette époque, seules les personnes bien placées et bien
nanties avaient des droits. En général, les pauvres gens jouaient des rôles
subalternes. Celui du capitaine était de se trouver un équipage et de gréer le
bateau pour le voyage aller-retour. Cet équipage était composé de matelots
habiletés à appareiller et conduire un navire auquel pouvait s’ajouter toute
autre personne nécessaire au voyage, soit pour cuisiner ou réparer le bateau et
les agrès de pêche en cours de route ou
sur les lieux de pêche. La plupart des bateaux étaient équipés de
canons, donc, il devait y avoir quelqu’un capable de s’en servir. En plus il y
avait les pêcheurs, ceux-ci étant attitrés à la pêche proprement dite et à
l’entretien du poisson. Il y avait aussi les petits mousses, des garçons de
10-14 ans, dont le rôle consistait à faire toutes sortes de travaux imaginables
comme préparer les légumes, laver les planchers et guetter l’approche de la
terre ferme en haut du nid-de-pie. Alors, lorsque l’on parle des pêcheurs comme
étant parmi les premiers à venir à l’est de l’Amérique du nord on fait référence
évidemment à toute une équipe menée par un capitaine expérimenté qui lui se
rapportait à un armateur quelconque. |
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Bateau de pêche typique, petit tonnage de terreneuvas
sources : D'après le Traité des pesches par Duhamel du Monceau
dans Encyclopédie, planches des pêches (Paris Editions Panckoucke 1793) |
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Déjà au 17e siècle, des
centaines de bateaux de pêcheurs partaient de la France à chaque année pour
aller (ou venir) sur les côtes de l’est de l’Amérique du nord y pêcher la morue.
Évidemment, il n’y avait pas que la pêche qui attirait les Européens! À titre
d’exemple, les pêcheurs basques se spécialisèrent dans la chasse à la baleine
dont l’huile, utilisée de plus en plus pour l’éclairage, était devenue une
commodité indispensable en Europe. Il y avait aussi le troc des fourrures qui
était devenu une activité économique importante4. À la suite de leurs
voyages, les pêcheurs ramenaient avec eux des fourrures et parfois même des
Amérindiens. Au cours des années les Français développèrent un besoin raffiné
pour ces fourrures et c’est ainsi que le troc des fourrures a commencé au 16e
siècle et s’est accentué par la suite au 17e et au 18e
siècles! Déjà au 17e siècle, les activités de pêche étaient mieux
organisées. Dans certaines zones de pêche comme en Gaspésie les pêcheurs
partaient pour une journée ou deux et revenaient à terre pour nettoyer et saler
leur poisson. Devant l’augmentation croissante de ses activités en Amérique, la
France décida de s’y installer en permanence.
Ainsi, au début du 17e siècle une
nouvelle ère d’exploration débute. En 1603, un marchand de Rouen, Aymar de
Chaste organise un voyage
dans
l’est de
l’Amérique du nord et il choisit François Pont-Gravé
pour mener à bien son projet d’exploration du territoire mais ayant aussi un
objectif commercial5. En 1604, sous le commandement de Pierre Dugua
sieur de Mons, la France envoyait un premier contingent de colons pour s’établir
dans la baie française (baie de Fundy). Après un hiver rigoureux à l’île
Sainte-Croix où plusieurs moururent de froid et de malnutrition, ils se
déplacèrent au printemps de 1605 sur la terre ferme du côté est de la baie à un
emplacement mieux protégé qu’ils nommèrent Port-Royal. Cet endroit fut bientôt
reconnu comme la capitale de l’Acadie et ce jusqu’à ce que les Anglais en prenne
possession en 1713. Port-Royal fut renommé Annapolis Royal par les Anglais et
les Acadiens qui s’y trouvaient devinrent sujets britanniques. Ces Acadiens
demeurèrent francophones et loyaux à la Couronne française malgré les
efforts répétés des Anglais pour les assimiler.
Après la prise de Port-Royal, les Français décidèrent de bâtir une forteresse à
Louisbourg, sur l’île Royale (aujourd’hui le Cap-Breton) qui devint la nouvelle
capitale de l’Acadie française dont le territoire comprenait aussi l’île
Saint-Jean (aujourd’hui l’Île-du-Prince-Édouard), le Nouveau-Brunswick et la
Gaspésie.
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Carte Nouvelle-France par Champlain
sources : Wikipédia |
Par ailleurs, en 1608, Samuel de
Champlain avait installé une deuxième colonie française permanente à Québec en
amont du fleuve Saint-Laurent. Cet emplacement stratégique permettait ainsi la
communication avec les Autochtones situés encore plus haut du fleuve qui
passait par Montréal et remontait jusqu’à sa source dans les Grands Lacs. Ainsi
les Français avaient le monopole des fourrures tant prisées en Europe. Après la
prise de possession de Port-Royal par les Anglais en 1713 et jusqu’à la
capitulation de Montréal en 1761, la forteresse de Québec fut considérée comme la capitale
de la gouvernance française en Amérique du nord, soi-disant la Nouvelle-France.
Au 18e
siècle, la France envoyait régulièrement des colons en Nouvelle-France,
particulièrement à Louisbourg et à Québec, deux forteresses sous le contrôle de
forces militaires imposantes. Ainsi, les colons fournissaient à la garnison les
aliments dont elle avait besoin pour se nourrir : fruits, légumes et viandes.
Les pêcheurs eux, continuaient à faire leur métier traditionnel, essayant de ne
pas trop s’immiscer dans les querelles incessantes entre la France et
l’Angleterre.
À cette époque, il était normal pour un jeune
homme de la Normandie, de devenir matelot
dans
la marine française au service du roi, ou de devenir pêcheur de morue comme l’avaient
fait auparavant ses ancêtres et partir de France à chaque année pour les côtes
de l’est de l’Amérique du nord, soit au Cap-Breton, à Terre-Neuve ou dans le
golfe du Saint-Laurent. Parfois au cours de ses voyages en Amérique, le jeune
homme rencontrait une femme native de la région et décidait tout bonnement de
rester et d’y fonder une famille. Ce fut le cas de François Mallet de Bouillon,
petit village de la Normandie, non loin de Granville!
À la suite du traité de Paris de 1763
la France cédait toutes ses possessions en Amérique du nord à l’Angleterre,
sauf les Îles-Saint-Pierre-et-Miquelon qu’elle conserva comme port d’attache
pour sa flotte de pêche. L’Angleterre ne tarda pas à prendre possession du
territoire si longtemps convoité.
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Carte de la Manche 50,
Normandie, qui permet de positionner Bouillon
sources :
http://www.quid.fr/ positionnement de Jocelyne
Nicol pour Bouillon |
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Le but de cet article est de raconter un peu la
petite histoire de François Mallet de Bouillon qui comme tant d’autres Français depuis le 16e siècle, est
venu pêcher près des côtes de l’est de l’Amérique du
nord et a fini par s'y installer en permanence.
Dans un premier temps on verra que François Mallet a eu un fils nommé Jean comme
son père. Ainsi, par le biais de son fils Jean de Shippagan, François Mallet de
Bouillon a laissé de nombreux descendants en Acadie (dans l’est du Canada), ce
qui nous a motivés à retracer son ascendance en France.

1.1 La Péninsule acadienne
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Blason Shippagan |
| La ville de Shippagan, ainsi que
plusieurs petites localités avoisinantes telles que Pointe-Sauvage, LeGoulet,
Petit-Pokemouche, Pointe-Brûlée et Haut-Shippagan, est localisée au
Nouveau-Brunswick (Canada), dans la Péninsule acadienne, sur une presqu’île
bordée au nord par la baie des Chaleurs, à l’est par les îles Lamèque et Miscou
et au sud par le golfe du Saint-Laurent. À la sortie de Shippagan en direction
ouest, il y a Caraquet et ensuite Bathurst ; vers le sud-ouest il y a Tracadie
et ensuite Miramichi (carte ci-dessous). |
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Carte de la Péninsule acadienne et de la Gaspésie
Wikipédia |
Au nord de Caraquet de l’autre côté de
la baie des Chaleurs à environ 25 km par bateau c’est la Gaspésie, plus
précisément Bonaventure et Paspébiac (carte ci-dessus). En longeant la côte de
la Gaspésie vers le nordet il y a Percé et Gaspé.

2.0 Jean Mallet, pionnier de Shippagan,
Nouveau-Brunswick (Canada)
La petite histoire de la fondation de
Shippagan a été très bien documentée par Robichaud6. Dans son livre <
Le Grand Chipagan >. Il mentionne que Jean Mallet est arrivé à Shippagan
en 1791 avec ses beaux-frères François et Jacquot Duguay. Ceux-ci, ainsi que
l’épouse de Jean Mallet, Marie Joseph Duguay, étaient les enfants de René Duguay
et Marguerite LeBreton de Paspébiac en Gaspésie. Pour l’instant, les origines du
couple Duguay-LeBreton ne sont pas encore connues avec certitude, à savoir s’ils
étaient natifs de la Gaspésie ou natifs de la France, quoiqu’il est probable que
leurs ancêtres provenaient de la France.
Par ailleurs, François Duguay et son
frère Jacquot avaient marié les sœurs Madeleine et Véronique Chapados,
respectivement. Celles-ci étaient les filles d’un dénommé Joannis Chapados, un
pêcheur basque et de Catherine Larocque native de la Gaspésie. Pour sa part,
Jean était le fils de François Mallet et de Marie Madeleine Larocque, sœur de
Catherine ci-dessus. Donc, Jean Mallet était cousin germain des sœurs Chapados
et de toute évidence les familles de Jean Mallet, de François et de Jacquot
Duguay étaient étroitement apparentées! Pour cette raison, on ne peut pas parler
de façon isolée des Mallet ou des Duguay de Shippagan car à toute fin pratique,
tous leurs descendants proviennent d’un même pool génétique!
On ne sait pas combien de temps Jacquot
demeura à Shippagan. Cependant, son épouse Véronique est décédée en ce lieu le
29 septembre 1795 âgée de 42 ans, en même temps que son fils Jacques, âgé de 24
ans, possiblement à la suite d’un naufrage....; Donc, Jacquot devait encore être à
Shippagan en 1795 et pour cette raison on pourrait le considérer comme un des
pionniers même s’il est éventuellement retourné vivre à Paspébiac avec ses
enfants. En effet Jacquot Duguay est décédé à Paspébiac le 28 février 1829 âgé de 90 ans
environ. Les autres membres de la famille de René Duguay, père de François et de
Jacquot sont demeurés en Gaspésie. C’est pourquoi le patronyme Duguay est encore
très populaire là-bas.
2.1 La famille du pionnier de Shippagan
Jean Mallet.
Lorsque Jean Mallet et son épouse Marie
Joseph Duguay (René et Marguerite LeBreton) arrivèrent à Shippagan pour s’y
installer en permanence, ils avaient déjà eu sept enfants : Jean, Joseph,
Claire-Hélène (probablement décédée jeune), Thomas, Julien (décédé jeune),
Pierre et Scholastique tous nés aux environs de Paspébiac. Julien (ancêtre de
Victorin), fut le premier Mallet né à Shippagan quoique son acte de baptême fût
enregistré à Caraquet en 1792 car il n’y avait pas d’église à Shippagan à cette
époque. Louis, le cadet est probablement lui aussi né à Shippagan mais on ne
retrouve pas son acte de baptême. Puisque Scholastique est née à Paspébiac en
1789 et que Julien est né à Shippagan en 1792, on peut supposer que Jean (père)
est arrivé à Shippagan avec sa famille soit en 1790 ou en 1791.
Voici la famille Mallet-Duguay en
détails :
Jean Mallet (François et Marie Madeleine Larocque) et
Marie Joseph Duguay (René et Marguerite LeBreton). Ensemble ils
eurent 9 enfants comme suit :
1) Jean, né à Paspébiac le
25 avril
1773 (ondoyé par Louis Dunis); épouse à Caraquet, le 15 août 1796, Anne-Marie
Gionet, fille de François et de Marie LeVicaire.
2) Joseph, né à Paspébiac le 28 avril
1776; épouse à Caraquet vers 1800, Félicité Gionet, fille de François et Marie
LeVicaire.
3) Claire-Hélène, née à Paspébiac le 4
août 1778, est décédée jeune.
4) Thomas, né le 22 décembre 1780;
épouse à Caraquet le 13 janvier 1807, Euphrosine Albert, fille de Jean-Baptiste
et de Thérèse Lanteigne; est décédé le 12 février 1865.
5) Julien, né à Paspébiac le 8 juillet
1783, est décédé jeune.
6) Pierre, né à Paspébiac vers 1787;
épouse à Caraquet le 20 novembre 1809, Luce Chiasson, fille de Nicolas et de
Geneviève Gionet (fille de François).
7) Scholastique, née à Paspébiac le 5
avril 1789; épouse à Caraquet le 20 novembre 1809, Abraham Chiasson, fils de
Nicolas et de Geneviève Gionet (fille de François).
8) Julien, né à Shippagan le 25 mars
1792 et baptisé à Caraquet le 23 juin 1792; épouse (1) à Caraquet le 17 janvier
1814, Victoire Gionet (François et de Marie LeVicaire) décédée 14 février 1833
âgée de 46 ans; épouse (2) à Shippagan le 6 août 1833, Constance Breau, fille de
Jean-Magloire et de Marie Madeleine Basque de Tracadie; est décédé vers 1857.
9) Louis, né vers 1795; épouse (1) à
Caraquet le 19 avril 1830, Marie Thébault, veuve de Laurent à Nicolas Chiasson
(fils de Geneviève Gionet) et fille de Mathurin Thébeau et de Catherine Duval;
épouse (2) à Shippagan, le 16 février 1858, Marguerite Doiron dite Beaumont,
veuve d’Abraham Doiron; est décédé le 11 janvier 1871.
On ne peut faire autrement que de
remarquer que six des sept enfants vivants de Jean Mallet de Shippagan se sont
unis par mariage à six enfants ou petits enfants de François Gionet de Caraquet.
Ce dernier était originaire de Coutances en Normandie, ce qui a probablement
facilité les relations entre les deux familles. Cependant, il devait y avoir une
autre raison pour ce rapprochement, mais cela est une autre histoire! Nous vous
ferons part des résultats de nos recherches sur le sujet en temps et lieu.
Ces six garçons de Jean Mallet de
Shippagan sont à l’origine de tous les Mallet (aussi Mallais, Malley, Mallé)
que
l’on retrouve au Nouveau-Brunswick (Canada).
Le 19 juin 1804 Jean Mallet et son
épouse Marie Joseph Duguay, se sont rendus à Caraquet rencontrer l’abbé Joyer
pour faire leur testament7. Ceci atteste d’un certain degré
d’intégrité et de jugement pour l’époque quand on sait qu’il y a encore de nos
jours des gens qui meurent sans prendre cette précaution. Cependant, ni lui ni
son épouse ne purent signer le document ce qui témoigne qu’ils ne savaient pas
écrire.
On retrouve dans le registre des
baptêmes, mariages et sépultures de Caraquet (Nouveau-Brunwick, Canada) l’acte
de sépulture de Jean Mallet
comme suit :
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Acte
de sépulture de Jean Mallet de Shippagan |
| « Le 9
novembre de l’an 1808 a été inhumé dans le cimetière de cette paroisse par nous
soussignés, le corps de Jean Mallet habitant du grand Chipagan en cette mission et décédé du sept
du présent mois âgé d’environ 66 ans. Étaient présents à la sépulture Joseph
Poirier et Olivier Léger, capitaine de milice, lesquels n’ont pu signer ». |
D’après cet acte de sépulture, Jean
Mallet serait né vers 1742 puisqu’il avait 66 ans en 1808. Toutefois, on n’a
jamais retrouvé son acte de baptême ou de mariage! On peut déduire qu’il s’est
marié vers 1770 à Paspébiac puisque son fils aîné, nommé Jean comme lui, est né
en cet endroit en octobre 1773. Sa présence à Paspébiac est confirmée en 1787
puisqu’il est le propriétaire d’un terrain de 5 arpents situé entre son père
adoptif Louis Denys (2e mari de sa mère) et son beau-père René
Duguay.
On sait que Jean Mallet était le fils de
François Mallet de Bouillon à cause d’une dispense de l’Église obtenue par
Thomas Mallet, fils de Jean, lors de son mariage avec Euphrosine Albert (Schéma
ci-dessous). En effet, le lien de parenté entre les deux devient évident lorsque
l’on étale leurs généalogies respectives qui démontrent bien que la grand-mère
de Thomas (à Jean) Mallet, soit Marie Madeleine Larocque et épouse de François
Mallet de Bouillon, était aussi la sœur de Catherine Larocque arrière grand-mère
de Euphrosine Albert.
Schéma 1
Généalogie maternelle de Jean Mallet
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François Larocque, père de
|
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| 1. Marie Madeleine Larocque,
mère de |
|
et de 1. Catherine Larocque, mère de |
| 2. Jean Mallet, père de
|
|
2. Marguerite Chapados, mère de |
| 3. Thomas Mallet,
cousin de Thérèse |
|
3. Thérèse Lanteigne, mère de
|
| |
|
4. Euphrosine Albert |
De plus, nous savons que Marie Madeleine Larocque
était l’épouse de François Mallet tel que déclaré dans l' acte de sépulture
de ce dernier que l’on retrouve dans le registre de Pabos en 1752.

3.0 François Mallet de Bouillon,
Normandie (France) et sa famille ascendante
Jusqu’à tout récemment la seule
information connue concernant François Mallet découlait de son acte de sépulture
inscrit dans le registre paroissial de Pabos en Gaspésie
(1751-1757) un des plus anciens
documents ayant trait aux gens de la Gaspésie, qui a survécu aux conflits entre
la France et l’Angleterre à cette époque (voir ci-dessous)
| |
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image sources : http:www.migrations.fr/malletfrancois.htm
par Jean-Luc Breton |
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| «L’an mil
sept cent cinquante deux, le vingt sept septembre ont fait naufrage et
sont morts à l’entrée de ce havre Louis le Neveux marié en France, natif
de Bouillon évêché d’Avranches en Normandie; il estait âgé d’environ
soixante ans et demeurait ici depuis plus de vingt ans, . François
Mallet, natif de Bouillon, évêché d’Avranches en Normandie, marié depuis
environ neuf ou dix ans à Marie Magdeleine la Roch de cette paroisse; il estait âgé d’environ cinquante ans. Louis Baudet originaire de Carolle
proche de Granville, il estait âgé d’environ vingt et un ans et
demeurait en cette paroisse depuis près de trois ans. Tous les trois ont
estés enterrés dans le cimetière de cette paroisse. Frère Simple
Bocquet, Récollest,missionnaire Curé de la grande rivière. » |
Le registre de Pabos fait mention d'un
enfant du couple François Mallet et Marie Madeleine Larocque. En effet une fille
Marie leur est née le 9 avril 1752 mais elle est décédée le 20 juillet 1752 âgée
de trois mois et douze jours. Ainsi son décès est survenu environ deux mois
avant celui de son père.
Ainsi le registre de Pabos nous informe que François Mallet était natif de la Normandie, qu’il
avait environ cinquante ans à son décès, qu’il était marié à Marie Madeleine Larocque et qu’il demeurait à Grande-Rivière, une localité environ 10
kilomètres à l’est de Pabos en Gaspésie.
Concernant son épouse Marie Madeleine
Larocque, Robichaud6 mentionne que :
« Cette
dernière, fille de François Larocque et Marguerite Caplan, devenue veuve, devait
épouser quelques années plus tard Louis Denys. Né vers 1742, Jean Mallet
épousait vers 1770 Marie Josephte Duguay, fille de René et Marguerite LeBreton.
»
En effet, Marie Madeleine Larocque
se remaria vers 1753 à un dénommé Louis Dunis, soi-disant d’origine basque. Le
couple s’établit à Paspébiac et eut les enfants suivants (voir
les registres des BMS de Carleton, de Bonaventure ou de Paspébiac disponibles
sur le site internet (http://pilot.familysearch.org) pour les détails) :
1) Marie, épousa Bertrand Delarosbille,
est décédée à Paspébiac le 24 novembre 1811 âgée d’environ 60 ans;
2) Geneviève, née à Ristigouche le 16
janvier 1760, épousa Pierre Albert à Paspébiac le 7 novembre 1778;
3) Madeleine, épousa Jean Huard à Paspébiac le 24 janvier 1784, est décédée à Paspébiac le 11 février 1827 âgée de
66 ans;
4) Léon, épousa Marguerite LeBrasseur à
Paspébiac le 26 novembre 1787;
5) Catherine, épousa François David à Paspébiac le 8 novembre 1787, décédée à Paspébiac le 9 avril 1844 âgée de 77
ans.
Il y a une inconsistance concernant
Marie. Si elle est morte en 1811 âgée de 60 ans, cela signifie qu’elle serait
née aux environs de 1751. Or, le mariage de Louis Dunis et de Marie Madeleine
Larocque eut lieu vers 1753, après le décès de François Mallet en 1752. On se
souviendra que le couple Mallet-Larocque eut une fille du nom de Marie née le 9
avril 1752 mais décédée le 20 juillet 1752 (Registre de Pabos), donc elle
n’était pas la même personne. Force sommes-nous de conclure que Marie, fille de
Louis Dunis, avait plutôt environ 58 ans lorsqu’elle est morte.
Concernant Jean Mallet qui avait environ
10-11 ans à la mort de son père en 1752, on peut supposer qu’il demeura avec sa
mère et ensuite avec elle et son beau-père Louis Dunis jusqu’à son mariage à
Marie Joseph Duguay vers 1770. Chose certaine, il n’était pas enfant unique!
Marie Madeleine Laroque est décédée à Paspébiac le 25 février 1816 tel que
mentionné dans son acte de sépulture ci-dessous.
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Acte de sépulture et sa transcription de Marie
Madeleine Laroque |
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« Le vingt six mars mil huit cent seize par nous
prêtre soussigné ont été faites les cérémonies de la Sépulture sur le
corps de Marie Magdelaine Laroque femme de feu Louis Denys pêcheur de
Paspébiac décédée le vingt cinq février précédent âgée d’environ quatre
vingt dix ans. Furent présents Michel Parisé et Jean Chapeaudeau qui
n’ont pas sû signer. De ce en guise de + dans le cimétière de Paspébiac.
François Demers, prêtre. »
Transcription par Victorin Mallet
Source : Registre de Bonaventure, 1811-1819, p. 165 |

De retour à François Mallet de Bouillon,
le hasard a voulu que l’on retrouve le rôle du bateau qui l’a transporté en Gaspésie. En
effet, le site internet (http://www.migrations.fr),
édité par un couple franco-québécois (Bernard Quillivic et Jocelyne
Nicol-Quillivic, Châteauroux, France), dans lequel on retrouve les rôles des
navires en partance de Granville pour aller pêcher la morue sur les côtes de
Terre-Neuve et de Gaspé au 18e siècle, a permis de retrouver la trace
de François Mallet.
Récemment ils ont découvert que François Mallet s’est
embarqué pour Gaspé avec sept compagnons sur le navire Le Marquis de Guynet le
15 mars 1729 avec l’intention de s’y établir. Il avait 28 ans, était de taille
moyenne et avait les cheveux bruns. Il était matelot et est dit fils de Jean, de
Bouillon. Il était accompagné par Louis Le Neveu.
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Partie du rôle du Marquis de Guynet
1729 qui concerne François Mallet
et Louis Le Neveu
Sources : Archives Historiques de la Défense
Cherbourg 50 France
Relevé et photographié par Jocelyne Nicol-Quillivic |
Une recherche subséquente par Madame
Nicol dans les Archives de Bouillon, Manche 50 a permis de trouver son acte de
baptême. En effet, François Mallet est né le 17 décembre 1700 à Bouillon et il
était le fils de Jean Mallet et de Jeanne LeGros. Son identité ne fait plus
maintenant aucun doute!
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Acte de baptême de François MALLET
le 17 décembre 1700 église St Jean-Baptiste de Bouillon 50 France
Sources : Registre de catholicité Bouillon 1700-1740
Relevé et photographié par
Jocelyne Nicol-Quillivic |
Une transcription de l’acte de baptême
de François Mallet se lit comme suit :
«Le dix
septième jour de décembre moy curé soussigné ai baptisé en l'église de céans
avec les cérémonies de l'église François Malet fils de Jean et Jeanne Le Gros
son épouze légitime nommé par discrète personne françois Pigeon prêtre et curé
d'Hudimesnil et de dame Anne Dufresne.»
Transcription : Jocelyne Nicol-Quillivic
(migrations.fr/malletfrancois.htm, septembre 2007). |
Sans le préciser, l’acte nous informe que le parrain était François Pigeon,
curé d’Hudimesnil et la marraine était Anne Dufresne. Cela explique pourquoi
c’est le curé d’Hudimesnil qui officia le baptême et non celui de Bouillon.
Peut-être que le curé François Pigeon était apparenté à la famille Mallet ou
bien que c’était un ami.
3.1 Jean Mallet de Bouillon
Une recherche plus poussée par Madame Nicol dans les archives de Bouillon, pour les années
1603-1740 a permis de trouver l’acte de mariage des parents de François
Mallet, daté du 11 février 1700 (tiré de migrations.fr/francoismallet.htm):
|

Acte de mariage de Jean MALLET et Jeanne LE GROS
le 11 février 1700 à Bouillon 50 France
Sources : Registre de
catholicité Bouillon 1700-1740
Relevé et photographié par Jocelyne
Nicol-Quillivic
|
«Ce onzième
jour de février moy curé soussigné donne la bénédiction nuptiale à Jean Mallet,
fils de Gilles et de Michelle Hamelin âgé de vingt ans et un an à Jeanne LeGros,
fille de Nicolas et Catherine Linois âgée de vingt ans après que les cérémonies
prescrites par l’église ont esté observées ainsi que les lois civiles en présence
de maître François Pigeon, curé d’hudimesnil, de Nicolas Pigeon sieur de
Boisvolent, Anne du Fogne, Jacques Grossin, Léonard Basire, Louis Linois, Pierre
Goupil qui ont signé et marqué avec nous. Signatures : Jean Mallet, la marque de
Jeanne LeGros, Pigeon, Grossin, la marque de Louis Linois, L. Basire, et P.
Goupil. »
Transcription : Jocelyne Nicol-Quillivic (migrations.fr/francoismallet.htm,
septembre 2007). |
Encore ici on peut remarquer la présence de François
Pigeon, curé d’Hudimesnil officiant un mariage à l’église de Bouillon. Une autre
observation intéressante qui découle de cet acte, c’est que Jean Mallet de
Bouillon, père de François, pouvait signer son nom, ce qui dénote un certain
degré d’éducation. En fait, il semblerait qu’au 18e siècle, la
plupart des Normands pouvaient signer leurs noms.
Sources : Chroniques de France, 1987
Henri Yon membre du CG 50 (Cercle généalogique de la
Manche) a relevé sur un travail de dépouillement de Monsieur David Corroler,
autre membre du CG 50, la date du contrat de mariage, à La Haye-Pesnel 50 de
Jean MALLET et Jeanne LeGROS en date du 21 janvier 1700.
Alain
AUBRIL, autre collaborateur du site migrations.fr et également membre du
Cercle généalogique de la Manche est allée chercher et photographier l'acte
notarié du mariage de Jean MALLET et Jeanne LeGROS en date du 21 janvier 1700.
Et, il y a trouvé également un autre acte notarié concernant Gilles MALLET, le
père de Jean et grand-père de François MALLET.
|
CONTRAT de MARIAGE de Jean MALLET et Jeanne
LEGROS
21 janvier 1700 St Pierre Langers
|
|
Pour
parvenir au mariage qui soubs Le bon plaisir de Dieu sera fait et
accompli en face d eglise Les Ceremonies d Icelle accomplies seulement
observées entre Jean Mallet fils de Gilles Mallet et de Michelle Hamelin
de la parroisse de Bouïllon D Une part et d
honneste fille Jeanne LeGros fille de Nicollas
LeGros et de Catherinne Limoge de la parroisse de Certilli et Icelle
fille demeurant depuis plusieurs annee, En La [mots rayés]
parroisse de Bouïllon
dautre part Il a esté arresté que Ledit Mallet espousera Ladite fille Et
s est contente quand en versent
pour dot d’Icelle des meubles cy appres Enoncez provenant de son bon menage, scavoir Un Lit garny de traversier et oreillers d Une Couverte
façon de Bordeaux et Un Tour de Lit en housse, Une douzainne de draps de
Lit neufs deux dousainnes de cheminses, Une dousainne et demie de
serviettes huict Tayes d oreiller, Un Coffre de bois Chesne fermant a
Clef Un habit de serge façon de St Lo et Un autre habit de Ras, un
chaudron d erain du poids de trois Livres et demie, deux plats quattre
Assiettes et quattre escuelles, Le tout d estain du Poids de viron dix
huict Livres, Un pot et une pinte aussi d estain
et six broches touts Lesquels
meubles ont esté estimez a la somme de deux cent Livres Laquelle Somme
de deux cent Livres demeure des appresent comme des Lors et des Lors
comme des a present sur touts Les biens meubles et Immeubles dudit
Mallet parce que aussi toutefois en cas de predeces de Ladite
fille avant son dit futur espoux Les sans qu il soit sorti d
enfants dudit mariage qui pour lors fussent vivant Lesdits meubles
demeureront au seul et singulier profit dudit Mallet et reciproquement
Il arrivoit que Ledit Mallet predecedait sa ditte future [5 paraphes]
Espouse Lesdits meubles ou La Valleur d Iceux seront retenu par La ditte
future espouse a son plein choix sur touts les biens dudit Mallet Lequel
a consenti qu en cas ou son deceds arriveroit avant celuy de Saditte
future espouse qu elle jouisse sa vie durant et aye L’Usurfruit entier
de ses Immeubles, moyennent Lesquelles pentions Lesdittes parties
se sont donné La foy de mariage en presence de Leurs parents et
amis cy appres denonmes et promits s espouser a la premiere requisition
L’Un de l autre avec presences de Jacques et Jean Grossin Leonard Basire
Jean Courtois, Maistre Jean LeGreez prestre, Pierre et Jean Goupil pere
et filz Louis Linois Richard Hion, honorable et discrete personne
Maistre Jullien Le Peltier prestre curé de la parroisse de Ceaux Maistre
Francois Pigeon prestre curé de la parroisse de Hudimesnil et de Nicolas
Pigeon sieur de Bois Robert bourgeois de Grandville et ont esté Les
prescrites pentions arretter de l advis et du consentement de
Michelle Hamelin vefve dudit Gilles Malet et mere dudit futur espoux
Laquelle n a peu quand a present signer ny marquer a cause de son
Infirmité estant detenue au Lit malade et a promits signer
ou marquer lors de sa
convalescence approuve d une Interlignes en L autre part scavoir
honneste fille et de la parroisse de Bouillon rasure de nulle Valleur. J
approuve aussi en Interligne
quand a present
J grossin [paraphe] J malet [paraphe] l basire [paraphe]
La marque O dudit La
marque f de laditte
Jean Courtois LeGros future espouse
La marque Q dudit pgoupi [paraphe] ???
[paraphe]
Jean grossin La marque
dudit Richard
Hion
La marque w dudit ??? [paraphe]
JGrossin [paraphe]
Louis Linois jgoupi
[paraphe]
npigeon
[paraphe] pigeon F[paraphe] Archives Départementales de Saint-Lô (cote :
5 E 5136 NOTARIAT)
Acte relevé et transcrit par Jocelyne Nicol et Yvon Blanchard |
| |
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Du Vingt Un de Jeanvier L an Mil sept cents a st
pierre Langers devant nous Pierre Casault le procureur Royal au ballion
davranches pour le Siege de Genet furents presents Ledit Jean Mallet et
ladite Jeanne Le Gros sa future espouse denommez en l autre part
Lesquels conjointement ont Recongneu ratifié tout L entier Contenu en la
minutte Escrite en l autre part Estant Les portions de leurs tretté de
Mariage fait et rédigé Entreux duquel apres leurs enveu die fait la
Lecture nous onts requis qu il leurs en soit accordé acte et qu il porte
en son entier effait et aux termes conditions portée et remarquée par
yceluy ce fait en la presense et du consentement de Ladite Michelle
hamelin, Mere dudit futur laquelle à Eux Le Present pour agreable et s
est submise et obligé soliderement avec Ledit futurs son filz aux
charges promesses et conditions portée en ladite minutte ce qu elle
(quelle tel qu’ écrit) a marqué avec ledit futurs dont acte a eux
accordée ce fait et recongneu aux presense de discreste personne maistre
francois pigeon prestre curé de hudimesnil et de george gallon de St
pierre langer tesmoins signez avec lesdits futures et ladite hamelin
mere dudit mallet apres lecture Comme dit est
J malet [paraphe] La marque
+ de ladite La marque + de ladite
hamellin Legros
F pigeon G Gallon
[paraphe] [paraphe]
Casault [paraphe]
Archives Départementales de Saint-Lô (cote :
5 E 5136 NOTARIAT)
Acte relevé et transcrit par Jocelyne Nicol et Yvon Blanchard |

3.2 Carrières maritimes de Jean Mallet et de son fils
François, de Bouillon.
Il est très intéressant de constater que le passage de
François Mallet et de son père Jean, a été enregistré dans les Archives de la
marine française à Cherbourg. En effet, concernant Jean Mallet de Bouillon, on
y retrouve l’information suivante présentée au Tableau 1. On constate que Jean
Mallet était déjà matelot sur un
navire de la marine française à partir de 1706 et il aurait vraisemblablement
fait plusieurs voyages
à ce
titre au service du roi. En 1718, il est expédié à Terre-Neuve
probablement pour y faire la pêche à la morue. Dans ces années là la France
possédait une flotte de pêche importante et envoyait à chaque année un bon
nombre de navires faire la pêche à Terre-Neuve, au Cap-Breton et en Gaspésie.
|

Carte de Cassini |

Carte personnelle Jocelyne Nicol |
|
Lézeau où habitait Jean Mallet selon son registre matricule
de la Marine |
Tableau 1
Carrière
maritime de Jean (Gilles et Michelle Hamelin) Mallet de Bouillon
(Archives Historiques de la Marine de Cherbourg (FR), gracieuseté Henri Yon
03.04.2009)
http://www.migrations.fr/lesmalletinscriptionmaritime.htm
Commentaires spécifiques :
taille moyenne, poils noirs, visage ovale
Habite au village de Lézeaux paroisse de Bouillon.
NOTE : Sur le registre des Archives
Historiques de la Marine à Cherbourg, il est inscrit Michelle Asselin pour sa
mère, certainement erreur de transcription car sur les actes d'état civil on
distingue bien Hamelin
Jocelyne Nicol-Quillivic
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1.1706 Tiré du Folio 34
des novices . A fait plusieurs
campagnes au service du Roy. Malade chez lui au retour de TOULON |
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2.1707 Expédié en mars pour Terre-Neuve avec Mr de la Gallenderie,
Mrs Onfroy et Hoguerie et reste à l'habitation |
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|
3.1708 Reste en Terre-Neuve à l'habitation de Mrs Onfroy et
Hoguerie |
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|
4. 1709 De retour de l'habitation en décembre |
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5. 1710 Expédié en mars pour cette dite habitation de Terre Neuve |
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Pas de mentions entre 1710 et 1718 |
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6. 1718 : Tiré de la 3è classe de 1706,
folio 90, a fait plusieurs campagnes au service du Roy; expédié en mars
1718 pour Terre-Neuve. |
| |
| 7. 1719 : Expédié pour l’habitation de
l’Île Royale (Cap-Breton). |
| |
| 8. 1720 : Expédié pour l’habitation de
l’Île Royale (Cap-Breton). |
| |
|
9. 1721 : Expédié pour l’habitation de
l’Île Royale (Cap-Breton), pour le sieur Des Jonquets à Niganiche; il
s’est noyé!
Note : Aujourd’hui Niganiche est
Ingonish au Cap-Breton! |
De là il s’est rendu à l’Île Royale (aujourd’hui le
Cap-Breton) en 1719 où la France y avait établi
plusieurs postes de pêche. Il y retourna à nouveau en 1720 et en 1721. II faut
se rappeler qu’en 1713, la France avait cédé l’Acadie de Port-Royal à
l’Angleterre et avait déplacé ses quartiers généraux à l’Île Royale,
aujourd’hui le Cap-Breton, avec l’intention d’y rapatrier les Acadiens. Elle
commença officiellement la construction de la forteresse de Louisbourg en 1720.
A cette époque, Jean travaillait à la solde du sieur Des Jonquets, un
armateur de la Normandie, probablement à titre de matelot et pêcheur. Peut-être
même qu’il a participé à la construction de la forteresse de Louisbourg.
Malheureusement il est mort noyé en 1721. Il était probablement âgé d’environ 40
ans.
En 1718, son fils François est aussi inscrit dans les
Archives de Cherbourg à titre de matelot qualifié (Tableau 2). Il n’a que 17
ans ! Rien d’anormal car dans ce temps-là les jeunes garçons commençaient leurs
carrières comme mousses parfois dès l’âge de 10 ans. Cette année là il est
expédié pour le cabotage, probablement à Terre-Neuve, comme ce fut le cas en
1720 et 1721. Fait intéressant, son père Jean était également matelot à ce
moment là et avait été expédié à l’Île Royale où il
est mort noyé en 1721 tel que mentionné ci-dessus. En 1722, François est expédié à la
Grande Baye du côté ouest de Terre-Neuve, à l’entrée du golfe du Saint-Laurent.
L’année suivante il s’aventure encore plus loin en se rendant à Gaspé à l’entrée
de la baie des Chaleurs. En 1723, alors âgé de 22 ans, il retourne à Gaspé et
ensuite revient à Lorient (France) pour la compagnie des Indes. De 1724 à 1727
il retourne à chaque année à Gaspé probablement à titre de matelot-pêcheur.
Toutefois en 1728 il prend un congé d’un an et demeure chez lui à Bouillon. Sa
carrière comme pêcheur s’est ensuite poursuivie jusqu’en 1729, année
où il s’est rendu à Gaspé sur le Marquis de Guynet
pour y rester. Par la suite, il a continué à pêcher pour son propre compte
jusqu'à son décès prématuré en 1752.
Tableau 2
Carrière
maritime de François (Jean et Jeanne LeGros) Mallet de Bouillon
(Archives historiques de la Marine de Cherbourg (FR), gracieuseté Henri Yon
03.04.2009)
http://www.migrations.fr/lesmalletinscriptionmaritime.htm
Commentaires spécifiques :
taille moyenne, poils bruns, visage ovale;
habite chez son père en 1718,
habite chez sa
sœur en 1723;
bon matelot
à 11 lt, natif de
Bouillon.
|
1. 1718 : Classé directement, il fait
voyages et cabotage; expédié pour le cabotage. |
| |
| 2. 1719 : Pour le cabotage et la pesche
du poisson. |
| |
| 3. 1720 : Expédié pour Terre-Neuve. |
| |
|
4. 1721 : Expédié pour Terre-Neuve.
|
| |
|
5. 1722 : Expédié en avril sur
Le Duc Daumont de ce port pour la Grande Baye. (Non inscrit sur le role) |
| |
|
6. 1723 : Expédié en avril sur
Le
Patriarche de St Malo pour Gaspé. Envoyé en second à Lorient (France) au
service de la compagnie des Indes. |
| |
| 7. 1724 : Expédié en mars sur
Le Patriarche de St Malo pour Gaspé. |
| |
| 8. 1725 : Expédié en mars sur
Le Patriarche pour Gaspé. |
| |
|
9. 1726 : Tiré du Folio 149, n’a pas
encore servi le Roy; expédié en avril sur
Le Patriarche pour
le Petit Nord. |
| |
|
10. 1727 : De retour en janvier; expédié
en avril sur Le Patriarche pour Gaspé |
| |
|
11. 1728 : De retour en avril; resté
chez luy cette année.
|
| |
|
12 1729 : Expédié en mars sur
Le
Marquis de Guynet de ce port pour Gaspé; resté à Gaspé |
| |
Note : Il y a eu deux navires, Le Patriarche de St
Malo 1723 et 1724 qui fait 150 tonneaux, propriétaire Monsieur
de Souclière ;
et Le Patriarche de
1725 à 1727 qui appartient toujours à Monsieur de Souclière mais
qui fait 200 tonneaux. |
Peu après, on entend peu parler de
lui si ce n'est qu'en 1752 dans le registre de Pabos lorsque l'on apprend qu’il s’est noyé avec ses deux compagnons,
Louis Le Neveu et Louis Baudet en rentrant dans le havre de Grande-Rivière en
Gaspésie probablement lors d’une grosse tempête.
3.3 Carrière maritime de Louis LeNeveu, de Bouillon.
Dans l’acte de sépulture de François
Mallet (Registre de Pabos) on retrouve aussi la mention suivante : « … sont
morts à l’entrée de ce havre Louis Le Neveux, marié en France, natif de
Bouillon, évêché d’Avranches en Normandie; il demeurait ici depuis plus de vingt
ans; il estait âgé d’environ soixante ans ». Donc, ce dernier serait né vers
1692 et il était du même village que François. Le rôle du Marquis de Guynet
(Breton, 2008) nous informe que ce « Louis Leneveu » s’est embarqué pour Gaspé
avec François Mallet en 1729. Il était âgé de 35 ans, de taille moyenne et les
cheveux bruns. Il est dit fils de Pierre. Donc, s’il avait 35 ans en 1729, il en
aurait eu 58 en 1752, ce qui semble correspondre avec le Registre de Pabos.
On retrouve également dans les Archives
de Cherbourg des détails de la carrière maritime de Louis LeNeveu de Bouillon
(Tableau 3). Comme François il est classé matelot à partir de 1718 et envoyé à
Terre-Neuve, ensuite à la Grande Baye et après à Gaspé. À partir de 1725,
François et Louis connaissent le même périple et on les retrouve tous les deux
sur le Marquis de Guynet pour Gaspé en 1729.
Tableau 3
Carrière
maritime de Louis LeNeveu (Pierre et Jeanne LeRoy) de Bouillon
marié à Julienne GROSSIN
(Archives historiques de la Marine de Cherbourg (FR), gracieuseté Henri
Yon
03.04.2009)
Commentaires spécifiques :
taille moyenne, poils bruns, visage ovale; natif de Bouillon.
| 1. 1718 : Classé directement ayant fait
plusieurs voyages de cabotage; expédié en mars sur La Françoise de ce port pour
Terre-Neuve. |
| |
| 2. 1719 : Expédié en avril sur
Le
Clément de ce port pour la Grande Baye. |
| |
| 3. 1720 : Expédié en mars sur
Le St
Esprit de St Malo pour La Grande Baye |
| |
| 4. 1721 : Expédié en mars sur
Le
Patriarche de St Malo pour Gaspé. |
| |
| 5. 1722 : Expédié en may de ce port
pour le Banc. Navire La Paix |
| |
| 6. 1723 : Expédié en mars sur
Le Duc Daumont de St Malo pour la Grande Baye. |
| |
| 7. 1724 : Expédié en mars sur
Le
Jean-Baptiste de ce port pour L’Île Royale |
| |
|
8. 1725 : Expédié en mars sur
Le
François de ce port pour Gaspé.
|
| |
| 9. 1726 : Tiré du Folio 149, n’a pas
encore servi le Roy; expédié en avril sur
Le Patriarche de St Malo pour
le Petit Nord. |
| |
| 10. 1727 : De retour en janvier; expédié
en avril sur Le Patriarche pour Gaspé. |
| |
| 11. 1728 : De retour en avril; resté
chez luy cette année. |
| |
| 12 1729 : Expédié en mars sur
le
Marquis de Guynet de ce port pour Gaspé; resté à Gaspé. |
| |
| 13. 1730 : A l'Isle Royale |
| |
| 14. 1731 : A l'Isle Royale, est revenu le 13 novembre
1731, a repassé sur La Marianne venant de Gaspé |
| |
| 15. 1732 : Le 13 mars sur
La Thérèze pour
Terre-Neuve, retour le 30 novembre 1732 |
| |
| 16. 1733 : Le 26 mars sur
Le Marquis
des Beaux pour Terre-Neuve, retour le 16 novembre 1733 |
| |
| 17. 1734 : Le 21 mars, permis d'aller naviguer à St Malo,
embarqué sur La Françoise pour Terre-Neuve |
| |
| 18. 1735 : De retour le 20 mars 1735 ; 20 avril permis
d'aller à Gaspé, resté au dit Gaspé pour la pêche. |
| |
| 19. 1736, 1737, 1738, 1739 resté à Gaspé pour la pesche. |
| |
| 20. 1740 : A Gaspé depuis le 20 aoust 1735 |
En toute probabilité Louis Le Neveu et
François Mallet, tous deux natifs de Bouillon, étaient de bons amis.

4.0 Généalogie ascendante de François Mallet de Bouillon
(père de Jean Mallet de Shippagan).
Comme on le sait maintenant François Mallet était le fils
de Jean Mallet et de Jeanne LeGros de Bouillon en Normandie (France). En effet,
son
baptistère ainsi que l’acte de mariage de ses parents, ont été retrouvés dans les Archives de Bouillon (voir ci-dessus). Ces dernières
ont aussi révélé d’autres informations concernant la famille ancestrale de
François Mallet. D’abord on découvre une sœur Françoise Mallet. Puis,nous
découvrons que François Mallet, l’aîné, avait un frère
cadet du même prénom !
4.1 La découverte d’un
2e enfant de Jean Mallet et Jeanne LeGros
En effet, Jocelyne Nicol poussant la
recherche dans les Archives de Bouillon nous a permis de retrouver
une dénommée Françoise Mallet, fille de Jean et Jeanne LeGros mariée à Louis
Vermée le 31 juillet 1727.
Et, Henry Yon, à sa demande
a recherché et a trouvé le baptême de celle-ci, Françoise MALLET née le 27
septembre 1703 à Bouillon, fille de Jean Mallet et Jeanne LeGros.
|

Acte de baptême de Françoise Mallet
le 27 septembre 1703 Bouillon
fils de Jean et Jeanne Le Gros
Relevé par Henri Yon et photographié par Jocelyne Nicol Sources : Archives St Lô 5 MI
1987 13.03.2009 |
| Le vingt sept ieme jour
de septembre 1703 j ay gilles le bas curé de bouïllon baptizé francoise
mallet fils de jean et de jeanne le gros son epouze et a estée nommée
par francoise le gros assisté de Jean le pellay de grandville pres st pierre langers qui ont signé.... Signature : g. le bas la
marque de jean le pellay et la marque de francoise le gros
Transcription de Jocelyne Nicol
14.03.2009 |
| |
|
et son acte de mariage avec Louis
Vermée, meunier à Bouillon |
|

Acte de mariage de Louis VERMÉE et Françoise
MALLET
fille de Jean et Jeanne LE GROS 31 juillet 1727 Bouillon 50 France
Relevé et photographié par Jocelyne Nicol Sources : Archives St Lô
5 MI 1987 13.03.2009 |
| L an 1727 le dernier jour de juillet Louïs vermée fils de
deffunt pierre et perinne Goupil d'une part et francoise Mallet
fille de deffunt Jean Mallet et de Jeanne Le gros après la
célébration des fiancailles et la publication de deux bans
dispense obtenue d'un de Mr Gautier vicaire general de
Monseigneur d'Avranches.et officiel de ce diocese se sont epousez
et ont recu la benediction nuptiale par moy curé soussigné en
présence de Jean le Terreux fils en loy dudit vermée et francois
Mallet frère de ladite épouse et de Monsieur Louïs Perrin pretre
aussy curé de cette paroisse et de Antoinnette le Royer et de
Jeanne Deschamps qui ont signez et marquez après lecture la
marque de la dite francoise Mallet la
marque dudit Louïs vermée la marque
dudit Jean le terreux
la marque de ladite Jeanne Deschamps la marque
de ladite Anthoinette Le Royer
signatures Chevencey
Perrin
Transcription de Jocelyne
Nicol 14.03.2009 |
Cela
signifie qu’elle avait 24 ans à son mariage. Un des témoins fut François Mallet, frère de
Françoise. C’était probablement François le cadet qui aurait eu alors
environ 20 ans car en avril 1727 son frère François l’aîné était parti
pour Gaspé sur Le Patriarche (voir carrière maritime de François Mallet,
l’aîné).
Le couple Vermée-Mallet ont eu deux enfants l'un nommé Louis né le 21 juin
1728 et le parrain fut son oncle François Mallet, l’aîné, qui l’on se souviendra
était resté à Bouillon en 1728 (voir carrière maritime de François Mallet,
l’aîné). Le second, Jean baptisé le 16 avril 1731 à Bouillon dont le parrain fut
Jean Basire et la marraine Marguerite Basire.
|
L’acte de naissance de Louis VERMÉE, fils
de Louis et Françoise Mallet,
le 21 juin 1728 Bouillon
parrain François MALLET marraine Jeanne Corbin
Relevé et photographié par Jocelyne Nicol Sources : Archives St Lô 5 MI
1987 13.03.2009
|
|
|
j ay curé baptisé louis vermée fils de louis et de francoise
mallet son épouse nommé louis par francois mallet et jeanne
corbin ce vint et un de juin mil sept cent vingt huit
la marque de francois mallet
la marque de jeanne corbin
signature Chevencey
Transcription de Jocelyne
Nicol 14.03.2009 |
|
 |
|

L’acte de naissance de Jean
VERMÉE, fils de Louis et Françoise Mallet
16 avril 1731 Bouillon
parrain : Jean Basire marraine Margueritte Basire
Relevé et photographié par Jocelyne Nicol Sources : Archives St Lô 5 MI
1987 |
J ay cur soussigné
baptisé Jean vermée fils louis et francoise mallet son epouse nomméJean
par Jean basire et de margueritte basire ce seize avril 1731
Jean basire la marque de margueritte basire
Chevencey (curé) |
| |
|
 |
Françoise Mallet
devient veuve dans des circonstances tragiques. Son mari est meunier. En
voulant coucher sa meule en pierre qui écrase le blé et autres céréales
pour les moudre en farine, celle-ci s'écrase sur lui, le tuant sur le
coup. Il n'avait pas les moyens de se payer un serviteur, mais avait une
petite fille qui l'aidait au mieux. Celle-ci n'a pu ôter la meule sous
laquelle était écrasé le malheureux. Le curé de Bouillon, Monsieur
Perrin, écrivit à Monsieur Le Conte à Avranches pour lui demander
l'autorisation d'inhumer Louis Vermée. Monsieur Le Conte est lieutenant
général civil et criminel du baillage d'Avranches. Il répond à Monsieur
Perrin et donne son consentement écrit pour rendre les derniers devoirs
à Louis Vermée et l'inhumer. Car en cas de décès par accident ou autre,
il est tenu d'en avertir les autorités judiciaires avant de procéder à
la sépulture.
|
|
Décès
Louis Vermée le 10 avril 1735 Bouillon |
|

Relevé et photographié par Jocelyne Nicol
Sources : Archives St Lô 5 MI 1987 |
Le dix d avril a été inhumé dans le cimetiere de ce lieu par moy curé
soussigné le corps de Louis Vermée présence de Monsieur de Chevencey et
de plusieurs autres.
Perrin [paraphe] |
|
Ci-dessous
vous trouverez la transcription des deux lettres qui sont jointes au
registre de Bouillon.
Relevé et photographié par Jocelyne Nicol
Sources : Archives St Lô 5 MI 1987 |
Monsieur,
après vous avoir presenté mes tres humbles respects j ay l honneur de
vous dire que notre meunier en couchant sa meule de son moulin a été
ecrasé dessous, ce malheur est arrivé à bien d'autres qu' a luy ça n'a
êté la faute de personnes, car soit qu'il n'eut point le moyen d'avoir
de serviteur soit qu'il voulut se servir seul, il n'avait pour luy ayder
qu'une petitte fille qui apparemment ,n'a point eu la force de soutenir
la pesanteur de la meule, il y est demeuré à moitié pris sous la meule
qui l'a tué, s'en suis d autant plus touché qu'une mort pareille est
bien facheuse, ce que d'un autre coté, il a laissé deux petis enfants
dont le plus vieu n'a pas six ans, ce qui vont demeurer a la charge de
la paroisse, d'autant qu'il n'a aucun bien a luy, c'est un nommé Vermée
qui est d une famille assés gueuse, je crois que son nom ne vous est pas
inconnu, car il a eu un frère qui a êté assez long temps à Avranches,
car nous ne voulons rien faire mon confrere et moy sans votre ordre,
nous attendons une permission de votre part pour L'enterrer, j'ay
l'honneur d etre avec un tres profond respect
Monsieur, Votre tres humble et tres obeissant serviteur
[paraphe] Perrin, curé de Bouillon
ce 8 avril 1735 |
| |
Veu l atestation su Sieur Perrin cure de La paroisse de bouïllon en
dabte du 8 avril mil sept cent trente cinq nous lieutenant general Civil
et criminel du baillage d avranches avons du consentement du Procureur
du Roy permis au dit Sieur curé de bouïllon de Rendre au dit vermée Les
derniers devoirs pour quoy notre presente permission sera attachée au
registre du dit sieur curé pour y avoir recours en cas de bien donne
avranches Le neuf avril mil sept cent trente cinq
[paraphe] Buivien JB [paraphe] L. Le Conte |
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Françoise MALLET, sœur de
François, se remarie avec Jean GARNIER, meunier, le 4 janvier 1736 à
Bouillon.
en présence de son frère Jean Mallet |
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Recherches effectuées par Henri
Yon
Relevé et photographié par Jocelyne Nicol
Sources : Archives St Lô 5 MI 1987 |
L an 1736 le vingt quatrieme jour de janvier après les ceremonies de l
eglise et la publication des bans fait tant en cette eglise qu'en celle
de St martin des champs du futur mariage d entre Jean garnier fils
Francois et de julienne chaignon de la paroisse de st martin des champs
d une part et de francoise Mallet fille de Jean et Jeanne Legros de
cette paroisse d'autres parts auxquels bans et ne s est trouvé aucune
opposition ou empechement suivant l attestation du Sieur de valemont
desservant la cure de St Martin en date du 14 janvier 1736
J ay curé soussigné donné la benediction nuptiale auxdits Jean Garnier
et a ladite francoise Mallet en presence de francois garnier pere
dudit epoux Louis garnier frere, Jean le chartier Roger morillon Andre
Morilland parents et amys desdits epoux Jean Mallet frere de la dite
epouse gilles lermitte René Basire Jean Lespron capitaine tous parents
et amys et temoins signez avec lesdits epoux apres lecture
J Garnier [paraphe] lamarque de J Mallet
F Garnier [paraphe] L Garnier [paraphe]
La marque dudit chartier La marque dudit
Morilland La marque dudit Mallet La marque dudit
? R Basire [paraphe]
J Lespron [paraphe] Perrin (curé) [paraphe] |
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Le
couple Françoise MALLET et Jean GARNIER eurent à Bouillon 6 enfants :
Recherches effectuées par Henri Yon
1) Jean François GARNIER né et baptisé le 20
février 1738
Parrain : Roger Morilland Marraine Bertrande Le Chartier2)
Gilles GARNIER né le 7 janvier 1739 et baptisé le 8 janvier
1739 Parrain : Gilles Lermitte
Marraine : Jeanne Fougerey
3) François GARNIER né le 19 février 1740 et baptisé le
20 février 1740
Parrain : François MALLET oncle de l'enfant
Marraine : Anne Marie De La Rüe épouse de François Mallet
de Granville
4) Françoise GARNIER née le 1er juin 1742, baptisée le 2
juin 1742 Parrain : André Morilland
Marraine: Julienne Garnier
5) Marie Jeane GARNIER née 28 novembre 1744 et baptisée
le 29 novembre 1744
Parrain : Jacques MALLET oncle dudit enfant de la
paroisse de St Planchers Marraine :
Marie Grossin
6) Louis GARNIER né à Lézeaud, Bouillon le 1er février
1748 et baptisé le 2 février 1748
Parrain : Jean VERMÉE son frère utérin
Marraine : Marie Closet |
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Recherches effectuées par Henri
Yon
Relevé et photographié par Jocelyne Nicol
Sources : Archives St Lô 5 MI 1987
Acte de baptême de François GARNIER né le 19 et baptisé le 20
février 1740 à Bouillon
Parrain : François MALLET oncle de l'enfant et marraine
Anne Marie De La Rüe |
4.2 Naissance de François Mallet, le cadet.
En poursuivant nos
recherches sur les origines de François Mallet de Bouillon, nous en avons donc trouvé
un deuxième. En effet, l’acte de baptême suivant révèle qu’il y a eu un deuxième
François Mallet né à Bouillon en 1707 issu de Jean Mallet et de Jeanne LeGros.
Une transcription de l’acte de baptême de ce 2e François Mallet se
lit comme suit :
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Acte de baptême de François MALLET # 2
le 21 août 1707 à St Jean-Baptiste de Bouillon 50 France
Relevé par Jocelyne Nicol sources : Registre de
catholicité Bouillon 1700-1740 |
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«J’ai
Gilles Lebas Curé soussigné baptizé François Mallet fils de Jean Mallet et
Jeanne Legros son épouse et adopté nommé par François Jardin et Jeanne Deschamps
tous de Bouillon en présence du peuple venu pour assister à la grande messe ce
vingt et un août mil sept cent sept.
Signatures et
marques : Jean Mallet ; G. Lebas ; Basire ; Lamort ; Jeanne Deschamps »
(Transcription : Jocelyne Nicol-Quillivic, com.
pers, mars 2007)
|
Ainsi Jean Mallet et Jeanne Legros ont
eu un 2e fils qu’ils ont nommé François comme le premier. Cela
n’était pas rare en France dans ces années là d’avoir deux, voir trois enfants
porter le même prénom. C’était l’habitude que l’enfant prenait le même prénom
que son parrain. Dans ce cas-ci, le parrain était François Baudin. Dans le cas
de son frère aîné, le parrain s’appelait François Pigeon.
Dans le rôle du bateau
le St-Joseph
56-1736 en partance de Granville pour Gaspé le 21 avril 1736, on retrouve la
mention de François Mallet à titre de matelot (http://www.migrations.fr).
Il est dit de Bouillon et est âgé de 28 ans, ce qui correspond bien avec l’acte
de baptême ci-dessus en 1707. Il est décrit comme étant moyen de stature et
châtain. C’était son second voyage et cette année là, il est resté à Gaspé mais
on ne sait pas pour combien de temps. C’était probablement une occasion pour lui
de revoir son frère François l’aîné qui demeurait à Gaspé depuis 1729.
|

Partie du role du navire le St Joseph role 56 de 1736 partance de
Granville pour Gaspé
sources : Archives Historique de la
Défense Cherbourg 50
Relevé et photographié par Jocelyne Nicol http://www.migrations.fr |
Le
20 février 1740, nous retrouvons François MALLET
au baptême du 3è enfant de sa sœur Françoise avec Jean Garnier son deuxième
époux qui est meunier. Il y est parrain et son épouse Anne Marie de La Rüe
est marraine de cet enfant qui se prénomme François.
Cet enfant, François GARNIER est né le 19 février 1740.
Au registre matricule de Granville, aux
archives Historiques de la Marine,à Cherbourg, il n'y a pas la carrière
maritime de François Mallet, deuxième.
En 1752 il y eut un recensement de la
population de Laurembec (près de Louisbourg) fait par le sieur de La Roque. On y
retrouve la mention de François Mallé, habitant
pêcheur, natif de Bouillon, évêché d’Avranches, âgé de 45 ans. Il est marié avec
Anne-Marie LeLarge, native de Granville, elle aussi âgée de 45 ans. Ils ont
trois garçons : François, âgé de 11 ans, Pierre âgé de 6 ans et Louis âgé de 3
ans (Recensement de LaRoque, sous Recensement des habitants de Laurembec,
Archives canadiennes, 1905, vol 2, p 72). Si l’on fait
le calcul on peut constater que ce François Mallet est né à Bouillon en 1707.
Donc, c’est la même personne qui fut baptisée en 1707 à Bouillon!
De toute évidence, François Mallet le cadet et sa
famille ont été déportés en France après la prise de Louisbourg par les
Anglais en 1758. En effet, ils sont débarqués à La Rochelle probablement
en décembre 1758 car ils sont enregistrés à St Malo le 1er
janvier 17598. Selon les Archives de St-Servan, il y a
François Mallet, 53 ans de Granville, navigateur, sa femme Marie Anne de
la Rue, 51 ans, et leur fils Louis Mallet, 9 ans. En 1762, dans le rolle
des habitants de l’Isle Royale et de l’Isle St Jean (déportés en France)
il est mentionné François Mallet, 56 ans ; sa femme, Marie-Anne de la
Rue, est morte à 54 ans ; Louis Mallet, leur fils a maintenant 12 ans9.
Qu’est-il advenu de leurs fils François et Pierre, mentionnés ci-dessus,
nul ne le sait pour l’instant ! Aussi, le fait que l’épouse de François
soit nommée Anne-Marie LeLarge au recensement de Laurembec en 1752 et
Marie-Anne de la Rue au role de 1759 à La Rochelle ne semble pas
inhabituel (selon une com. pers de S. White, généalogiste à Institut des
études acadiennes, Moncton, N.-B, Canada) surtout si elle était
orpheline ou autre.
4.3 La découverte d’un
4e enfant de Jean Mallet et Jeanne LeGros
Henry Yon effectuant une recherche sur
les marins Mallet de Bouillon a trouvé le baptême de Jean MALLET fils de Jean
Mallet et Jeanne Le Gros le 2 janvier 1714. Jean MALLET sera témoin au mariage
de sa sœur Françoise avec Jean GARNIER le 24 janvier 1736 à Bouillon.
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Acte de baptême de Jean Mallet
le 2 janvier 1714 Bouillon
fils de Jean et Jeanne Le Gros
Relevé par Henri Yon et photographié par Jocelyne Nicol Sources : Archives St Lô 5 MI
1987 13.03.2009 |
gilles lebas curé a
Bouillon pour la premier de....baptizé jean mallet fils de jean et
Jeanne le gros sa femme et a esté nommé par jean grossin fils Jacques et
Suzanne le pellay fe de lhermite ce second janvier de mil sept cent
quatorze
signatures : g. lebas, la marque de la dite Suzanne le pellay et la
marque de jean grossin.
Transcription de Jocelyne Nicol
14.03.2009 |
4.4 Décès de Jeanne Le Gros
Selon son acte de sépulture, Jeanne Le Gros est décédée le 7 août 1714. On
peut présumer que son époux Jean Mallet était dans les parages. Sur le registre
matricule maritime, il n'y a rien d'inscrit entre 1710 et 1718, ce qui ne veut
pas dire pour autant qu'il n'était pas en Nouvelle-France.
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Acte de décès de Jeanne LE GROS
le 7 août 1714 Bouillon 50 France
Relevé par Jocelyne Nicol Sources :
Archives St Lô 5 MI 1987 |
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j ay....lebas curé inhumé dans le cimetiere de bouillon le corps de
jeanne le gros femme de jean mallet etc en presence de Jacques grossin
nicolas yvonet autres ce sept aout mil sept cent quatorze
Transcription de Jocelyne Nicol
14.03.2009 |
4.5
Deuxième mariage de Jean Mallet
Comme on a pu le constater ci-dessus, Jean Mallet s’est
marié pour la première fois le 11 février 1700 à Bouillon avec Jeanne LeGros.
Suite au décès de Jeanne en 1714, Jean Mallet s’est remarié à Marie Le Norais,
fille de Jean Le Norais et Jacqueline Lair. Ce mariage eut lieu à Bouillon le 6
février 1716.
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Acte de mariage de Jean MALLET
veuf de Jeanne LE GROS avec Marie LE NORAIS
6 février 1716 à Bouillon 50 France
Relevé et photographié par Jocelyne Nicol Sources :
Archives St Lô 5 MI 1987 13.03.2009 |
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aujourd huy sixième feburier au dit an 1716 J'ay soussigné pierre martin
vicaire de la première portion donné la bénédiction nuptiale a Jean
mallet fils de Gilles et de michelle hamelin et a marie Le Norais fille
de Jean Le Norais et Jacqueline Lair de cette paroisse et de St pair
après que les lois civiles et ecclésiastiques ont été observees et ce
fait en presence de rené Martin monsieur Seigneur dudit lieu de maitre
Joseph Larcher Sieur de la tuille dudit Louis Le Norais et de lesdits
Louis et andré et Louïs le Norais jacques grossin et plusieurs autres
parents et amis
signatures : J Mallet
René Martin André Lenorais
P Martin jean GrossinLes marques de
Louis Lenorais Gilles Lenorais Jean Le
Norais marie Le Norais jacques
grossin
Transcription de Jocelyne Nicol
14.03.2009 |
Fait intéressant à noter dans cet acte
de mariage, c’est la mention de plusieurs dignitaires dont René Martin, seigneur
de Bouillon et de Joseph Larcher, sieur de la Tuille. On peut en déduire que
Jean Mallet était un homme très respecté dans sa communauté!
Le couple Mallet-LeNorais a eu deux
enfants comme suit : Jacques, né le 2 septembre 1718 et Louis né le 22 septembre
1721. Comme on le sait Jean de Bouillon est mort noyé à Niganiche sur l’île
Royale (aujourd’hui le Cap-Breton au Canada) en 1721 !
4.5.1
Acte de naissance de Jacques MALLET (Jean et Marie LeNorais).
Naissance le
02.09.1718 à Bouillon 50 France, [1] et baptême le 02.09.1718 à Bouillon 50
France, [1]); témoins : Jacques NORAIS ; Anne NORAIS.
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Relevé et photographié par Jocelyne Nicol
Sources : Archives St Lô 5 MI 1987 13.03.2009 |
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J ay curé sousigné baptisé Jacques Mallet fils de Jean et de marie
norais son epouse nommé par Jacques Norais et anne norais ce deuxième
jour de septembre mil sept cent dix huit
Signatures Jacques norais curé
Chevencey
la marque d'anne norais
Transcription de Jocelyne Nicol
14.03.2009 |
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Nous retrouvons Jacques MALLET comme parrain de
Marie Jeane GARNIER née 28 novembre 1744 et baptisée le 29
novembre 1744 à Bouillon.
Il est inscrit sur le registre qu'il est l'oncle de l'enfant et qu'il
habite St Planchers. St Planchers est un village limitrophe de
Bouillon.
En continuant ses recherches madame Jocelyne Nicol-Quillivic a trouvé
le mariage de Jacques MALET à St Planchers. Cette fois le
nom est écrit avec un seul L. Il épouse le 23 octobre 1736 à St
Planchers Jeanne CROUIN fille de feu Louis CROUIN
et Françoise GIRON. Le nom de sa mère est écrit ainsi : Marie NORRÉE.
(Le NORAIS, NORAIS, NORÉE s'écrit de bien différentes façons suivant les
curés des différentes paroisses).
Au moins, deux enfants ont été trouvé :
1) Françoise MALET née le 30 juillet 1737 et baptisée le
31 juillet 1737 à St Planchers
2) Jeanne Claude MALET née et baptisée le 12 mai 1739 à St
Planchers
Les recherches continuent...
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4.5.2 Acte de naissance de
Louis MALLET (Jean et
Marie LeNorais).
Naissance le
22.09.1721 à Bouillon 50 France et baptême le 22.09.1721 à Bouillon 50 France,
[1] Témoins : Louis NORAIS ; Barbe LAMBERT.
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Relevé par Jocelyne Nicol
Sources : Archives St Lô 5 MI 1987 13.03.2009 |
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J ay sousigné baptisé louis mallet fils de Jean et de marie noré son
epouse nommé louis par louis noré et barbe lambert ce jour deux
septembre mil sept cent vingt et un
Signature curé Chevencey la marque de
louis noré la marque de
barbe lambert
Transcription de Jocelyne Nicol
14.03.2009 |
4.6
Gilles Mallet et Michelle Hamelin de Bouillon
.Nous
savons d’après l’acte de mariage de Jean Mallet et Jeanne LeGros que les parents
de Jean Mallet de Bouillon étaient Gilles Mallet et Michelle
Hamelin. Nous avons retrouvé dans les Archives de Bouillon l’acte de mariage de Gilles Mallet et Michelle
Hamelin. Ce mariage eut lieu à Bouillon le
23 juillet 1678. Dans cet
acte on retrouve la mention de Gilles Mallet, fils de Joan (Jean); le nom de sa mère
n’est pas indiqué. Aussi la mention que Michelle était la fille de Pancrasse
Hamelin.
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Ici acte
et transcription de mariage de Gilles Mallet et Michelle Hamelin |
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Relevé et photographié par Jocelyne Nicol
Sources : Archives St Lô 5 MI 1987 13.03.2009 |
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| Le samedy 23 Juillet 1678 furent epousez par moy curé present gilles
Mallet fils de Joan de cette paroisse et Michelle hamelin fille de [mot
rayé] pancrasse hamelin de la paroisse......fait en presence dudit
pancrasse hamelin adrien Caussais Joseph grossin marie hamelin et
plusieurs autres parents et amis Signature Joseph Grossin
Les marques de Joan mallet michel grossin
pancrasse hamelin marie hamelin adrien caussais
Transcription de Jocelyne Nicol
14.03.2009 |
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Alain AUBRIL en recherchant le contrat de mariage de
Jean MALLET fils de Gilles avec Jeanne LEGROS, a eu la surprise de
trouver un acte notarié :
"Requête de paiement"
de Gille[s] Mallet à Jacques Le[s]pron, sieur de la Fo[s]sardiere fait
le 16 juin 1698 chez le procureur royal Pierre Casault
(avec ajouts à la marge)
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Du Saize ieme Jour de Juin l’ain mil six cents
quattre vingt Dix huit a St Pierre Langers devant nous PierreCasault le
procureur Royal audit Siege de Genets presence De Messire Louïs de
Longraye Sergent Royal pris pour adjointz En consecquence au ploset
assignant commise par ledit de Longreye sergent Le dix du
present mois Requeste de Gille Mallet fils Jean de la paroisse de
Boüillon a Jacques Lespron Sieur de la Fosardière de la dite paroisse de
ce transporter devant nous ce dit jour et heure pour le dit Lesperon
recoignoistre avoir escrit soubs signature privée portant datte du
dixieme jour durant de l année 1697 par lequel il se seroit obligé de
payer audit Mallet la somme de vingt livres en une parties pour areages
de quarante sold de Rente fontierre fieffe de terre et de luy payer et
continuer faire valloir ycelle et de luy payer en outre audit Mallet
plusieurs frayes par luy deboursez en concequence du procedz du
precedent Escrit tendant audit balliage d’arrangement, En concequence
duquel exploit dubment conseillé ont comparue en nostre escritoire
ledit Lesgroz et ledit Mallet lesquels sont demeuré d accord du contenu
dudit escrit et exploit c est á scavoir que ledit Sieur Lesperon s
oblige de payer audit Mallet Dans Le Vingt troisieme Jour du
present mois et an la Somme de soixante et neuf livres a quoy se sont
trouvé revenir Les areages deulz et escheuz du jour St Michel dernier
desdits quarante Sold de Rente fontierre aynsi que touts les frais
Mentionnes audit escrit par ce queen outre le dit Lespron s oblige de
payer faire valoir et continuer a ce temps advenu audit Mallet les dits
quarante sold de Rente fontierre tant sur une Estre de Maison II
usage de fournil II et une portion detenue en jardin sittuée
au Village de Lezeaux en laditte paroisse de Boüillon [mots rayés] qui
est Le lieu affecté a ladite fieffe que sur touts ces autres biens
jusque au parfait Retrait comme il est stipulé audit escrit sy dessus
datte et sans y devoyes au moyen de ce que dessus Ledit Lespron
demeurent géneralement quitte encore le dit Mallet tant
les areages eschus de laditte Rente que touts les frais et proceudeures
faict de den par ce jour En concequence de laditte Rente sont content et
aresté de part et d autre ce fait et aresté Entre ces dittes parties et
aux presensense de Jacquelin Encoingard et de George Gallon de St Pierre
Langer qui ont signé avec lesdittes parties qui ont signez apres lecture
faitte suivant l ordonnance .
g. mallet J
Lesperon [paraphe] J encoignard
Casault [paraphe]
Sellé ……ce 24 juin
1698 R.13
Josseaume [paraphe] Longraye [paraphe]
Double delivré.
En marge :
Du neufieme jour d’aoust 1697 ledit sieur Lespron a
presenter quittance audit Gille Mallet desdits soixante et neuf livres
mentionnés en la presente et ont demande que esmargement
en soit dit ____ le payement desdits 69 fait audit Mallet
Recu par ledit Mallet et qu il a signé
Casault |
Archives Départementales de Saint-Lô (cote : 5 E 5136
NOTARIAT)
Acte relevé et transcrit par Jocelyne Nicol et Yvon Blanchard |
Dans cet acte du 16 juin 1698, nous retrouvons la signature de Gilles MALLET.
Dans l'acte notarié "Contrat de mariage" de son fils Jean, en janvier 1700, il y
est dit que Michelle HAMELIN est veuve dudit Gilles MALLET. Henri YON et
Jocelyne NICOL ont effectué tous les deux dans les registres de Bouillon des
recherches pour retrouver le décès de Gilles MALLET et il n'y a aucun acte de
décès de Gilles Mallet entre ces deux dates à Bouillon. Il y en a un en date de
1721 mais ce n'est pas lui.
Michelle Hamelin est décédée le 19 mars 1713.
Dans le contrat de mariage de son fils, il y est inscrit qu'elle était infirme.
Jusqu’à présent nous avons
découvert un seul enfant de ce couple, soit Jean né vers 1679. Cependant, on
peut noter dans l’acte de sépulture de Michelle Hamelin la présence de Joseph
Mallet. Était-il le fils de Gilles et Michelle ou peut-être même le frère de
Gilles?
Les recherches continuent.....
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Ici l’acte
et la transcription de décès de Michelle Hamelin
décédée le 18 mars 1713 et inhumée le 19 mars 1713 |
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Relevé et photographié par Jocelyne Nicol Sources :
Archives St Lô 5 MI 1987 13.03.2009 |
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le dix neuf de mars a ette par moy Jacques Chevencey curé de
bouillon pro mi nori dans le cimetière de ce lieu le corps de michelle
hamelin decedée du jour d hier présence de Joseph mallet et adrien
Duchesne et maitreGilles Bry.curé de bouillon pro minori
Signatures J lebas Duchesne
Chevencey
Transcription de Jocelyne Nicol
14.03.2009 |
4.7
Joan Mallet père de Gilles Mallet de Bouillon
Nous savons peu de Joan Mallet si ce n’est ce qu’il est
mentionné dans l’acte de mariage de son fils Gilles (voir ci-dessus).
Malheureusement, le nom de l’épouse de Joan n’est pas indiqué.
4.8
Ascendance de Jean Mallet de Shippagan
À partir des actes religieux retrouvés dans les Archives
de Bouillon, il est possible d’exprimer l’information de façon plus concise.
Les détails concernant la famille ascendante de Jean Mallet de Shippagan en
passant par François Mallet de Bouillon, sont présentés au schéma 2, ci-dessous._

Schéma 2
|
Ascendance de François Mallet de Bouillon
|
 |
Génération 4
____________________________________________________________
1. Joan MALLET
Joan
a eu
au moins un enfant :
2
I Gilles MALLET (...-1721).
Génération 3
____________________________________________________________
2. Gilles
MALLET
Mariage le 23.07.1678 à Bouillon 50 France, avec Michelle HAMELIN (...-1713),
fille de Pancrasse HAMELIN, relevé par
: Jocelyne Nicol
Témoins : Pancrasse HAMELIN ; Jacques GROSSIN ; Adrien CAUSSAIS ; Marie HAMELIN.
Le
couple a eu 1 enfant :
3
I Jean MALLET (ca1679-1721).
Décès le 22.03.1721 à Bouillon 50 France, [1], relevé par : Jocelyne Nicol
Témoins : de SURVILLE, Maitre ; CHERENCEY, Maitre.
Génération 2
____________________________________________________________
3. Jean MALLET
Mort Noyé
Travaillait pour le sieur des Jonquêts
Carrière maritime :
1706 Tiré du Folio 34
des novices . A fait plusieurs
campagnes au service du Roy. Malade chez lui au retour de TOULON
1707 Expédié en mars pour Terre-Neuve avec Mr de la Gallenderie,
Mrs Onfroy et Hoguerie et reste à l'habitation
1708 Reste en Terre-Neuve à l'habitation de Mrs Onfroy et
Hoguerie
1709 De retour de l'habitation en décembre
1710
Expédié en mars pour cette dite habitation de Terre Neuve
1718 Tiré de la 3è classe ; a fait plusieurs campagnes au service du Roy;
expédié en mars 1718 pour Terre-Neuve.
1719 : Expédié pour l'abitation de l'Isle Royale ;
1720 : idem ;
1721 : Idem à
l'Isle Royale pour le compte de Monsieur des Jonquêts à Niganiche où il s'est noyé.
Naissance circa 1676 à Bouillon 50 France,
1.Mariage le 11.02.1700 à Bouillon 50 France, à l'âge de 24 ans, avec Jeanne LE
GROS (...-1714), fille de Nicolas LE GROS et Catherine LINOIS, ,
relevé par : Jocelyne Nicol, lieu de recherche des
sources : Archives de St Lô
Témoins : Nicolas PIGEON, Sieur de Boisvolent ; Jacques
GROSSIN ; Léonard BASIRE ; Louis LINOIS ; Pierre GOUPIL.
Le
couple a eu au moins 4 enfants :
4
I François MALLET (1700-1752).
II Françoise MALLET.
Baptême le 27.09.1703 à Bouillon 50,
relevé par Henri Yon
Parrain : Jean Le POLLAY de St Pierre Langers 50 ; Marraine : Françoise Le GROS
Mariage le 31.07.1727 à Bouillon 50
France, avec Louis VERMÉE, fils de Pierre VERMÉE et Perrine GOUPIL,
relevé par : Jocelyne Nicol
Témoins : Jean LE TERON ;
François MALLET, 26 ans.
III François MALLET.
Matelot à bord du navire Le St
Joseph rôle 56 de 1736 au départ de Granville pour Gaspé,
Naissance le 21.08.1707 à Bouillon 50
France,
Baptême le 21.08.1707 à Bouillon 50
France, [1], relevé par : Jocelyne Nicol
Parrain : François BAUDIN ;
Marraine : Jeanne DESCHAMPS.
Alliance avec Anne-Marie LE LARGE
(ca1707-...).
IV Jean MALLET
Naissance le 2 janvier 1714 Bouillon 50
France
Baptême le 2 janvier 1714 Bouillon 50 France,
Parrain : Jean GROSSIN ; Marraine : Suzanne Le POLLAY femme LHERMITTE
Décès le 6 janvier 1715 Bouillon 50 France
Témoins : Monsieur Lebas (curé) ; Joseph MALLET
2.Mariage le 06.02.1716 à Bouillon 50 France, à l'âge de 40 ans, avec Marie LE NORAIS, fille de Jean LE NORAIS et Jacqueline LAIR,
relevé par : Jocelyne Nicol
Témoins : René MARTIN ; Joseph LARCHER, Maitre ; Jean LE
NORAIS ; Louis LE NORAIS ; André LE NORAIS ; Jacques
GROSSIN.
Le
couple a eu 2 enfants :
I Jacques MALLET.
Naissance le 02.09.1718 à Bouillon
50 France, [1], relevé par : Jocelyne Nicol.
Baptême le 02.09.1718 à Bouillon 50
France, [1], relevé par : Jocelyne Nicol
Témoins : Jacques NORAIS ; Anne
NORAIS.
II Louis MALLET.
Naissance le 22.09.1721 à Bouillon
50 France,
Baptême le 22.09.1721 à Bouillon 50
France, [1], relevé par : Jocelyne Nicol
Témoins : Louis NORAIS ; Barbe
LAMBERT.
Décès en 1721 à Niganiche Canada, : « Mort Noyé travaillait pour le Sieur
Des Jonquêts » à l'âge de 45 ans [2],
relevé par :Henri Yon
et Jocelyne Nicol,
Lieu de recherche des sources : Archives Historiques de la Marine de Cherbourg 50
Génération 1
____________________________________________________________
4.
François MALLET
Carrière maritime :
Taille moyenne, poil brun, habite chez son père Jean et sa mère Jeanne Legros.
1718 : Classé directement et fait tous voyages au cabotage, expédié en 1718 au
cabotage ;
1719 : pour le cabotage et la pesche du poisson ;
1720 : Expédié pour Terre-Neuve ;
1721 : Expédié pour Terre-Neuve ;
1722 : Expédié en avril sur le Duc Daumont de ce port pour la
Grande Baye ;
1723 : Expédié en avril sur le Patriarche de St Malo pour
Gaspé, envoyé en second à Lorient au service de la compagnie des Indes ;
1724 : Expédié en mars sur Le Patriarche de St Malo pour Gaspé
;
1725 : Expédié en avril sur Le Patriarche de St Malo pour
Gaspé ;
1726 : Tiré du Folio 149, n'a pas encore servi le Roy, expédié
en avril sur le Patriarche de St Malo pour le Petit Nord ;
1727 : De retour en janvier, expédié en avril sur Le
Patriarche pour Gaspé ;
1728 : De retour en avril, resté chez luy cette année ;
1729 : Expédié en mars sur Le Marquis de Guynet de ce port
pour Gaspé, Reste à Gaspé.
Recherches personnelles d'Henri Yon que vous pouvez trouver sur mon site :
http://www.migrations.fr/lesmalletinscriptionmaritime.htm
Jocelyne Nicol-Quillivic.
Naissance le 17.12.1700 à Bouillon 50 France, [1], relevé par : Jocelyne Nicol.
Baptême le 17.12.1700 à Bouillon 50 France, [1], relevé par : Jocelyne Nicol
Parrain : François PIGEON ; Marraine : Anne DUFRESNES, Dame.
Alliance avec Marie Magdeleine LAROCQUE,
Le
couple a eu 2 enfants :
I Marie MALLET.
Naissance le 09.04.1752 à
Grande-Rivière (Qc), Canada.
Baptême le 10.04.1752 à Grande-Rivière
(Qc), Canada
Parrain : François AUBUT ; Marraine : Marie
DAVID.
Décès le 20.07.1752 à Grande-Rivière
(Qc), Canada.
Sépulture le 21.07.1752 à Grande-Rivière
(Qc), Canada, relevé par : Michel Emard à partir du registre de Pabos
(1751-1759).
II Jean MALLET.
Naissance circa 1742.
Décès le 08.11.1808 à Shippagan (NB), Canada,, à l'âge de 66 ans [1], relevé par
: Victorin Mallet (registre de Caraquet (NB)
Canada
Décès de François Mallet, le 27.09.1752 à Grande-Rivière (Qc), Canada, à l'âge
de 52 ans [1], relevé par : Jean-Luc Breton
4.II.1 Louis VERMÉE né 21 juin 1728 à Bouillon 50 France
4.III.1 François MALLET né ca 1741
4.III.2 Pierre MALLET né ca 1746
4.III.3 Louis MALLET né ca 1749
© Jocelyne Nicol-Quillivic avec
Parentèle 9 Tm, le 15 mars 2009
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Quelques
bribes à propos de Bouillon en Normandie |
Ci-dessous on peut apercevoir l’église ancienne de Bouillon,
St Jean-Baptiste, diocèse de Coutances,
évêché d’Avranches en Normandie dans son état actuel.
En toute probabilité,
c’est dans cette église où François Mallet fut baptisé par le curé d’Hudimesnil,
François Pigeon.
C’est aussi dans cette église où ont eu lieu les actes de
baptêmes, mariages et sépultures de ses frères et sœur ainsi que de plusieurs de
ses ancêtres.
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Église de Bouillon
Diocèse de Coutances, Évêché d’Avranches en Normandie
(gracieuseté de Madame Nicole de Granville) |
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Quelques autres
photos de l’église de Bouillon (France) sont incluses ci-dessous!
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Aux origines, Bouillon était un village bordé par une mare sur la
lande de Beuvais du nom de la bifurcation de la voie romaine entre
Coutances et Rennes Le hameau de Bouillon est situé dans la forêt
mythique de Scissy.
Le village appartenait à l'abbaye du Mont-Saint-Michel. L'église porte
le nom de St Jean-Baptiste.Depuis Louis XI et jusqu'en 1871, Bouillon
avait deux curés, l'un nommé par l'évêque d'Avranches, l'autre par le
roi.
Une légende attribue la Mare de Bouillon à un cataclysme qui aurait
levé les dunes de sable et perturbé le cours du Thar. Cette mare serait
alors devenue une mer fermée et aurait englouti le village de
Saint-Jean. Une tradition locale rapporte qu'aux basses eaux, l'église
et les habitations refont surface et qu'aux Grandes Fêtes on entend
sonner les cloches.
En 1944, Bouillon fut libérée par la sixième Division blindée et
durant la suite des opérations du débarquement, le château de la Mare
fut le siège du quartier général des forces alliées sous le commandement
du général Eisenhower. C'est aujourd'hui un centre de vacances de la
ville de Saint-Ouen.
En 1973, les communes de Bouillon, Carolles, Saint-Michel-des-Loups et
Saint-Pair-sur-Mer fusionnèrent et prirent l'appellation de Jullouville. |
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Vue de l’horizon
photo gracieuseté de Monique et Claude Gilbert |
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Ex-voto
Bateau de pêche
du 18e siècle suspendu au plafond de l’église
photo gracieuseté de Monique et Claude Gilbert |
Un vitrail de
l’église St Jean-Baptiste de Bouillon
photo gracieuseté de Monique et Claude Gilbert |
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Vitrail église de Bouillon |

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Le blason est issu des armoiries de
Martin de Bouillon (d'argent à canettes de sable, 2 et 1, becquées et
membrées d'or) que l'on retrouve sur un vitrail de l'église de Bouillon.
A noter que dans l'acte de mariage de Jean Mallet et Marie Le Norais,
un descendant de Martin de Bouillon, René Martin de Bouillon était
présent à ce mariage où il est dit seigneur de ce lieu. (voir acte
ci-haut) |
5.0 Conclusion
Voilà la petite histoire de François
Mallet de Bouillon en Normandie (France) et de Grande-Rivière en Gaspésie
(Canada), du côté nord de la baie des Chaleurs. Il est d’abord venu en Amérique
comme tant d’autres de ses compatriotes, à titre de matelot et de pêcheur. En
cours de route il a rencontré une dame native de la région et il a décidé de
rester. Son seul fils Jean Mallet a par la suite émigré à Shippagan du côté sud
de la baie des Chaleurs avec son épouse Marie Joseph Duguay où il a fondé sa
famille dont les descendants sont éparpillés partout en Amérique du nord. Il
revient aux familles de ces descendants de trouver la lignée qui les connecte à
Jean Mallet de Shippagan et ensuite à François Mallet de Bouillon.
Pour sa part François Mallet de Bouillon
a laissé sa famille immédiate en France, son frère François le cadet, sa sœur
Françoise, et du second mariage de son père Jean, deux autres frères, Jacques et
Louis. La descendance de ces personnes en relation avec le patriarche Joan
Mallet reste à faire. De même il serait intéressant de voir s’il est possible de
remonter plus loin que Joan Mallet et peut-être même à ce « Guillaume Mallet de
Granville » que l’on associe à Guillaume le Conquérant, ce Normand qui a envahi
l’Angleterre en l’an 1066!

6.0 Références :
1. Vesilind, Pritt J. (mai 2000). In
Search of Vikings, National Geographic, Vol. 197 (5), p. 2.
2. Biggar, Henry P. (1965).The Early
Trading Companies of New France. Arganaut Press, New- York, p. 1-19.
3. Denys, Nicolas, Histoire naturelle des
peuples, des animaux, des arbres et plantes de l’Amérique septentrionale, et des
divers climats. Tome second, chapitre III. Publié à Paris en 1672.
4. Trudel,
Marcel (1963). Histoire de la Nouvelle France, Vol I : Les vaines tentatives
1524-1603. Fides, Montréal, P.Q., p. 218-221.
5. Biggar, Henry P. (1965).The Early
Trading Companies of New France. Arganaut Press, New- York, p. 47.
6.
Robichaud, Donat (1976). Le grand Chipagan.
Histoire de Shippagan. Imprimerie Gagnée Ltée, Saint-Justin, Montréal,
P.Q., p. 295-304.
7. Thériault, Fidèle (1991). Jean
Mallet : sa famille et sa succession. Tiré de : Le bicentenaire de Shippagan,
Numéro spécial de la Société historique Nicolas-Denys, Shippagan, N.-B., Vol.
XIX, no. 1, janvier- avril, p. 58-71.
8. Rieder Milton P. et Rieder,
Norma Gaudet (1967) : The Acadians in France, Vol. III, p. 70-71
9. Rieder Milton P. et Rieder, Norma Gaudet (1967) : The Acadians in France, 1762-1776, vol. I, p 10
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