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LES GRANDES FAMILLES GASPÉSIENNES.

par Pierre Provost

 
 

 

AHIER.

                                   Les Ahier proviennent de Saint-Hélier de l’Île Jersey.  Ce sont donc des descendants d’anglo-normands.  Dans la Baie-des-Chaleurs il y a deux ancêtres qui ont contribué à son expansion.  Un installé dans la région de Carleton qui abjura la religion protestante et se convertit au catholicisme, et l’autre installé dans la région de Port-Daniel.

                                   Gédéon Ahier fils de Jean Ahier et de Jeanne Énouf de Saint-Hélier en Île Jersey, s’installa à Carleton et épousa en 1ère noce Victoire Painchaud le 26 juillet 1807.  Il épousa en deuxième noce Rose Bergeron dit d’Amboise, le 19 janvier 1815 à Carleton.  Du 1er lit il eut 4 enfants et du deuxième lit 6 enfants Charles-François, Guillaume, Wilhelmine, Rachel, Charles-François.

                                   La deuxième lignée provient d’Alexandre qui épousa Suzanne Duguay et eut 6 enfants.  Philippe épousa Geneviève Chedore. Ce dernier abjura la religion protestante à l’âge de 33 ans, le 3 mai 1840.  Son fils Philippe abjura lui aussi la religion protestante à l’âge de 15 ans le 29 septembre 1849.  Philippe père épousa en deuxième noce Rose Duguay de Port-Daniel, fille de Joseph et de Rosalie Loiselle.  Il eut trois enfants de ce deuxième mariage.
 

 
 

ALLAIN dit BRIÈRE.

                                   François ALLAIN fils de Gilles Allain et de Denise Rousseau, né le 28 mars 1748.  Pêcheur canadien-français il vint à la Baie-des-Chaleurs et épousa le 23 septembre 1776 à Paspébiac, Catherine Huard fille de François Huard et de Geneviève Duguay et en seconde noces  le 16 août 1795 à Paspébiac, Isabelle Bergeron, fille de Pierre Bergeron et de Geneviève Poitevin.  Cette souche des Alain dit Brière est différente des Alain de la région de Carleton qui elle est acadienne.
 

 
 

ALLAIN (de Carleton).

Cette branche acadienne vient de l’ancêtre Louis Allain qui avait épousé Marguerite Bourg fille de François et de Marguerite Boudrot à Belle Isle en Mer. Au recensement de 1698 en Acadie il a 44 ans et a deux enfants : Pierre, 7 ans, appelé aussi Louis et Marie, 5 ans. Pierre-Louis a épousé Marguerite Leblanc dont le fils Benjamin est l’ancêtre des Allain de la région de Carleton. Benjamin épousa Rose Bujold. Leur fils Louis épousa à Carleton le 27 janvier 1794, Madeleine Leblanc. 14 enfants naîtront de cette union.
 

 
 

ALBERT.

                                   L’ancêtre des ALBERT de Paspébiac est Gabriel Albert, né à Caraquet et qui épousa vers 1751, Geneviève Bouthillier fille de Joseph Bouthillier et d’Angélique Giraud dit St-Jean.  Leur fils Pierre né vers 1753, épousa à Caraquet le 7 novembre 1778, Geneviève Denis, de Paspébiac, fille de Louis Denis et de Madeleine Laroque.  À la troisième génération, Jean Albert, fils de Pierre Albert et de Geneviève Denis né le 19 février 1781 à Paspébiac, épousa Anne Garnier fille de Jacques Garnier et de Catherine Langlois de Port-Daniel, le 5 août 1805 à Paspébiac.
 

 
 

ANGLEHART.

                                   L’ancêtre des ANGLEHART, dont le nom s’écrivait MIGKELHARTE, est d’origine allemande. Il se prénommait Jean-Baptiste et il épousa à Paspébiac le 13 juillet 1787, Anne Chapados, fille de Jean Chapados et de Catherine Laroque.
9 enfants naîtront de cette union.
 

 
 

ARSENAULT.

                                   L’ancêtre des Arsenault est Pierre Arsenault arrivé de Rochefort en 1671 sur la navire l’Oranger, à Port-Royal et engagé par Jacques Bourgeois comme pilote sur les côtes de la Baie Française.  Il épousa en 1676 Marguerite Dugas.  Deux fils sont nés de ce mariage, Pierre en 1676 et Abraham en 1678.  Après le décès de Marguerite, Pierre épousa  Marie Guérin dont il eut plusieurs enfants.

À la déportation en 1755 deux descendants de Pierre Arsenault s’établirent à la Baie-des-Chaleurs. Celle de Charles Arsenault marié à Françoise Mirande et celle de Pierre marié à Marguerite Cormier.  Ces descendants s’établirent à Carleton et Bonaventure.
 

 
 

ASPIROT.

                                   L’ancêtre des ASPIROT de la Baie-des-Chaleurs est Jean, né en 1768 à Bayonne (Pyrénées-Atlantiques) dans le pays basque, en France. Il était le fils de Joseph Aspirot et de Catherine (nom inconnu).  Il arrive dans la Baie-des-Chaleurs vers 1792, en provenance des Îles Saint-Pierre-et-Miquelon. Il s’établit comme pêcheur à Paspébiac. Le 12 septembre 1795, Jean Aspirot épouse Catherine Duguay, fille de Jean-Marie Duguay et de Marie-Anne Godbout. Trois enfants naissent de cette union entre 1798 et 1803, année du décès de sa première épouse.  Il épouse en secondes noces le 27 mai 1805 Catherine Delarosbil fille de Bertrand Delarosbil et de Marie Denis.Six enfants naissent de cette seconde union entre 1806 et 1825.
 

 
 

AUBUT.

                                   L’ancêtre des AUBUT est François AUBUT, fils de Michel Aubut et de Françoise Auvray, né le 27 mai 1731 à Les Biards (Manche) diocèse d’Avranches en Normandie.  On peut remonter sa généalogie jusqu’à son ancêtre Richard Aubeust vers les 1600. François arrive à Gaspé, le 18 mai 1755 à bord du Prudent.  Il avait déjà traversé à plusieurs reprises l’océan pour pêcher dans le Golfe St-Laurent, mais il devint passager du Prudent pour s’établir définitivement en Gaspésie.  Il épousa Marie-Louise Dupuy le 17 juillet 1757 à Québec, fille de Jérôme Dupuy et Barbe Picoron dit Descôteaux de la Grande-Rivière.  De cette union 11 enfants naîtront et c’est le fils Michel qui répandra le nom d’Aubut dans la Baie-des-Chaleurs par son mariage avec Madeleine Huard, fille de Jacques Huard et d’ Anne Duguay le 17 septembre 1793.
 
 
 

 AUDET dit LAPOINTE

                        Nous retraçons deux familles Audet dit Lapointe installés à Maria, qui faisait partie à l’époque de Carleton. La famille de Gabriel (1) qui épousa le 12 avril 1790 Marie Desnoyers à Carleton et celle de Gabriel (2) marié à Saint-Michel de Bellechasse, le 8 janvier 1753 à Félicité Hautbois. Cette dernière devenue veuve épousa à Carleton le 2 juin 1790 Charles Allard, veuf d’Agnès Comeau. Gabriel (2) serait venu à Carleton vers la fin des années 1770 début 1780.
 
 
 

BABIN.

                                   L’ancêtre des familles Babin est Antoine Babin, de la Chaussée, département de Vienne en France.  Son épouse était Marie Mercier.  Leur fils Charles Babin né à Port-Royal en Acadie en 1664.  Il a épousé Madeleine Richard en 1686 en Acadie.  C’est par Ambroise Babin, né à Grand-Pré en 1731, fils de Pierre Babin et de Madeleine Bourg que proviennent les descendants de la Baie-des-Chaleurs.  Il a épousé vers 1761 Anne Cyr qui venait de Beaubassin en Acadie.  Il a du fuir la déportation acadienne et se réfugier avec sa famille à Restigouche au fort de la Petite Rochelle défendu par les soldats français de 1758 à 1760.  Enfin, il s'établit à Bonaventure le 7 novembre 1789.
 

 
 

BAUDIN

                                   Les Beaudin de la Gaspésie tirent leur origine de Pierre Beaudin, marié à Charlotte Dupuis, sœur de Louise épouse de François Aubut. Face à la destruction des installations gaspésiennes par les armées de Wolfe, lors de la guerre de la Conquête, ils se sont mariés à Québec, le 11 octobre 1762, où ils s’étaient réfugiés. Ils revinrent à Grande-Rivière après le Traité de Paris de 1763, mettant fin à la Nouvelle-France. L’abbé Bourg, missionnaire, baptisera trois de leurs enfants en 1777, Pierre, Joseph  et Anne.

Sept enfants sont issus de ce mariage.
 

 
 

BÉLAND dit DARAÎCHE

                                   Roch Béland dit Daraîche épouse la veuve Geneviève Lepeau (Delepeau ou Lavieille) vers 1767. Geneviève serait probablement d’origine micmac, car ses parents sont Julien et Marie-Marguerite des micmacs de Restigouche. De ce mariage sept enfants naîtront et s’installeront à Paspébiac.
 

 
 

BERNARD

                                    Les Bernard de la Baie-des-Chaleurs sont les descendants de René Bernard né en 1663 en Acadie et marié en 1689 à Madeleine Doucet. En 1698 ce couple réside à Beaubassin et a trois enfants dont Jean-Baptiste âgé de 2 ans. Il épousera le 28 novembre 1719 Cécile Gaudet. De ses enfants Joseph est l’ancêtre des Bernard de Carleton. Fuyant la déportation des acadiens, il se réfugie à Restigouche avec sa famille. Il avait épousé Marie Godet. La famille de Joseph Bernard était une des premières familles de Carleton (alors Tracadièche). Le registre de Restigouche mentionne la naissance de leur fils Jean-Marie le 25 février 1760. Au décès de sa femme Joseph épousa en deuxième noces Marguerite Arsenault à Bonaventure. En 1774 il est à Carleton et en 1777 il est à Bonaventure selon les recensements.
 

 
 

BLAIS

                                   L’ancêtre des Blais de la baie-des-Chaleurs est Antoine Blais, originaire de Bethier. Il est arrivé à Pabos vers 1786 venant de Pisiguit, au Nouveau-Brunswick. Son fils Pierre est né le 5 février 1786. Antoine est décédé à Pabos le 22 novembre 1803, à 63 ans, ce qui le ferait naître vers 1737. Il  avait épousé Louise-Marie Charthé. En secondes noces Amable Carbonneau. Deux fils naîtront du 1er lit, Antoine  et Jean-Baptiste. Jean-Baptiste est mort noyé à Cap d’Espoir le 1er septembre 1802. Du deuxième lit naîtront 4 enfants Joseph, Jean-Baptiste, Amable et Pierre.
 

 
 

BOND.

                                   L’ancêtre des Bond, est Jean Bon de Mortagne au Perche en France, au service de Tom Pie au recensement de Gaspé de 1777. Il avait épousé vers 1763, devant témoins, faute de prêtre, Louise Chicoine. Les 6 premiers enfants ont été baptisés à Gaspé le 29 août 1776.
 

 
 

BOUDREAU

                                   L’ancêtre des Boudreau est Michel Boudrot né en 1601 à Cougnes, diocèse de La Rochelle.  Il épousa Michelle Aucoin également de Cougnes avec qui il arriva en 1642 à Port-Royal.  C’est par leur petit-fils Joseph Boudreau, né en 1717, qui épousa Rosalie Arsenault en en 1643, que les Boudreau arrivèrent à la Baie-des-Chaleurs. Fuyant la déportation il se réfugia au poste fortifié de Petite-Rochelle à Restigouche

Deux familles Boudreau ont laissé des descendants en Gaspésie, soit celle de Joseph Boudreau acadien à Carleton et celle d’Alexandre Boudreau à Grande Rivière.

Joseph, venant d’Acadie, était l’époux de Rosalie Arsenault, au recensement gaspésien de 1765 et de 1777. En 1777 on le déclara veuf. Ses enfants Joseph, Margueritte, Amant, François et Marie ont tous pris époux ou épouses à Carleton, contribuant à assurer la pérennité de ce nom à Carleton.

Alexandre, fils de Charles et de Marie Jetté, a épousé Marie Vallée à Grande-Rivière le 13 octobre 1835. trois enfants naîtront de cette union. Marguerite, Étienne et Louis, tous de Grande-Rivière

 

 
 

BOURDAGES (BORDAGES)

                                   L’ancêtre des Bourdages est Raymond Bourdages. Il était le fils de Pierre Bordages, devenu Bourdages, charpentier de Saint-Jean d’Angoulème qui épousa en Acadie en 1721 Marie-Anne Chevalier.  Raymond naquit en 1728.  La famille retourna en France et Raymond revint en 1756 en Acadie comme chirurgien-major avec les troupes chargées de défendre le pays.  Il épousa Esther Leblanc en 1756.  Après la conquête il s’établit à Bonaventure où sa descendance essaimera et il y décéda en 1787.
 

 
 

BOURG ou BOURQUE

                                   Les Bourg de la Gaspésie descendent de la famille de Charles Bourg de Carleton et de Joseph Bourg de Bonaventure. Charles Bourg était le fils de Michel Bourg et d’Anne Hébert. Déportés en Angleterre en 1755 et emprisonnés ils sont rapatriés en France en 1763 lors du Traité de Paris mettant fin aux hostilités. La famille de Michel Bourg revint en Gaspésie en 1774, sur les navires de Charles Robin. Ils s’installèrent à Carleton. Charles épouse le 1er juin 1778, Théotiste Savoie. Cinq de leurs enfants assureront la descendance à Carleton.
Joseph Bourg époux de Catherine Comeau est l’ancêtre des Bourg de Bonaventure. Neuf enfants assurent la descendance de cette famille.
 

 
 

BRINCK.

                                   L’ancêtre des Brinck de la Baie-des-Chaleurs est le belge Edmond Brinck, fils de Henri-Félix-Joseph Brinck et d’Élisa-Catherine Mussely.  Edmond Brinck arriva au Québec à l’âge de 20 ans à la suite d’une rencontre avec le père Henri Mussely rédemptoriste.  Ce dernier répondait à une demande du Premier Ministre Honoré Mercier qui voulait favoriser une émigration francophone et fonder des colonies en Gaspésie.  Edmond arriva à Halifax en bateau en 1893 avec d’autres compatriotes belges.  Il fut l'un des fondateurs de Musselyville, aujourd’hui Saint-Alphonse-de-Caplan, la petite Belgique de la Baie-des-Chaleurs.  Il épousa la gaspésienne Maria-Élizabeth Forest le 27 janvier 1896 à Caplan.
 

 
 

BUJOLD-BUGEAUD.

                                   L’ancêtre des familles Bujold et Bugeaud est Pierre-Alain Bugeaud, notaire royal né en France vers 1665 et arrivé en Acadie vers 1690.  Il épousa Élizabeth Melanson vers 1694.  Cinq enfants naquirent de ce mariage en Acadie.  Il décéda vers 1707 vers quarante ans. Ses descendants durent fuir la déportation acadienne et se réfugier au fort de Restigouche dans la Baie-des-Chaleurs. Plusieurs s’établirent par la suite vers 1765 à Bonaventure.
 
 
 

CASTILLOUX .

                                   Jean Castilloux est originaire du pays basque français dans les Basses-Pyrénées, de même que sa femme Marie Etcheverry (Chevarie) qu’il épousa vers 1756.  On retrouve Jean Castilloux parmi les réfugiés acadiens à Ristigouche entre 1758 et 1761.  Il est témoin à certains mariages et parrain de Jean Huard né le 3 mai 1761, fils de François Huard et de Geneviève Duguay. Jean est à Paspébiac au recensement de 1777 et il a un fils prénommé Jean comme lui qui a alors 16 ans (né vers 1761).  Ce dernier épousera à Paspébiac, le 29 mars 1780, Marie Chapados, fille de Jean Chapados et de Catherine Laroque.  Il signera comme témoin au mariage de Michel Aubut et de Madeleine Huard.Il eut six fils et trois filles.
 

 
 

CHAPADOS.

                                   Jean Chapados est lui aussi originaire du pays basque français.  Il se marie vers 1735 à Catherine Laroque, fille de François Laroque et Marguerite Caplan.  Il se trouve à Port-Daniel quand naît un de ses fils Pierre-André, le 29 novembre 1752 et il le fait baptiser le 12 juin 1753, à la Sainte-Famille de Pabos, par le missionnaire Simple Bocquet. Il se retrouve avec sa famille à Ristigouche, lorsque les anglais détruisent toutes les installations de pêche en Gaspésie, protégé au fort Petite-Rochelle par les militaires français et le capitaine Bourdon. Sa fille Madeleine épousera le 4 mai 1760 à cet endroit François Duguay fils d’Irénée et de Marguerite Le Breton.  Au recensement de 1761 Jean Chapados est à Paspébiac avec sa femme, deux de ses fils, ses trois filles et son gendre François Duguay et son beau-frère Louis Dunys.  En 1765 il se trouve à Bonaventure lors du recensement et il possède un cheval ce qui est rare pour l’époque. En 1777, il est définitivement installé à Paspébiac.  C’est par son fils Jean-Nicolas né vers 1740, qui épousa Marie-Josephte Lebrasseur, fille de Mathieu Lebrasseur et d’Anne Pitre, vers 1768 que les Chapados se sont perpétués à Paspébiac.

La tradition familiale rapporte que Jean Chapados, l’ancêtre, eut la jambe broyé par un arbre qu’il était à abattre, seul dans les bois, en hiver. Il descendit sur ses mains en 3 jours, pendant que sa famille le cherchait. On le trouva chez lui se taillant avec son couteau de pêcheur dans les chairs gelées de sa jambe broyée. Voyant l’os brisé, il demanda sa scie et se coupa la jambe.
 

 
 

CORMIER

                        Les ancêtres des Cormier de la Gaspésie sont  Joseph et Jean enfants de Jean-Baptiste et de Marie Teriot, acadiens. Ces deux frères Jean, marié à Anastasie Aucoin et  Joseph marié en 1ères noces à Madeleine Savoie et en 2noces, vers 1771,  Josephte Leblance . Leur frère Alexis qui a épousé Élisabeth Gauthier vers 1770 eut 6 fils et 2 filles. Il est décédé le 14 avril 1808 à l’âge de 69 ans à Caraquet.

 Joseph eut deux fils et une fille de son 1er mariage et cinq fils et six filles de son second mariage. Jean eut  trois fils et une fille. Les Cormier  (Joseph et Jean) se sont installés à Cascapédia alors qu’Alexis est demeuré à Caraquet.
 

 
 

COURTAIS (LE COURTOIS).

                                   Michel Courtais est né à Saint-Michel, ville de Saint-Brieuc (Côtes d’Armor) de l’union de Michel-Julien Courtais et de Michèle Boulier ou Boulais.  Il arrive dans la Baie-des-Chaleurs vers 1792 en provenance des Îles Saint-Pierre-et-Miquelon (tout comme Jean Aspirot).  Le 16 août 1795, Michel Courtais épouse à Paspébiac, Élizabeth Allain, fille de François Allain et de Catherine Huard.  Ils auront plus de treize enfants entre 1796 et 1819.
 

 
 

CYR (SIRE)

                                   Il se trouve dans la Baie-des-Chaleurs deux lignées de Cyr, toutes deux d’origine acadienne.

                                   La première lignée provient de Louis Cyr né en 1692, du mariage de Jean Cyr et de Madeleine Rimbault, de Sant-Éloi-de-Dunkerque. Louis épousa le 23 mai 1712 à Grand-Pré en Acadie Marie-Joseph Michel.

                                   La deuxième lignée provient de Pierre Cyr, armurier, né en 1644, arrivé en Acadie en 1668 et qui épousa Marie Bourgeois vers 1670.

                                   Alors que l’on retrouve les descendants de la lignée Louis Cyr dans le bas de la Baie-des-Chaleurs ( Paspébiac, Saint-Godefroi, Port-Daniel, Newport et Chandler) qui ont pour ancêtre direct Pierre Cyr, Charles Cyr et Bénoni Cyr; les descendants de la lignée de Pierre Cyr se retrouvent particulièrement à New Richmond, Maria, Carleton via leurs ancêtres directs Jean, Pierre et Guillaume Cyr.
 

 
 

DEBIGARÉ (BIDEGARÉ)

                                   Pierre Bidegaré, tanneur, fils de Martin et de Marie Yoretche, de Daspard, diocèse de Bayonne, épouse è Québec le 14 novembre 1757, Ursule-Charlotte Fluet. Leur fils Martin né le 15 octobre 1763 épouse Josette Chandonnet à Québec. Pierre leur fils s’installera à Carleton où il épousera le 20 novembre 1815, Marie Dugas file du capitaine Hilarion et d’Euphrosine Gauthier. Trois enfants naîtront de cette union.
 

 
 

DELAROSBIL.

                                   Voilà peut-être le nom le plus déformé de tous les noms basques. Tout comme les Aspirot, Castilloux, Chapados, Bertrand Delarosbile (Darosbille, De la Rosbie…) est du pays basque français.  Il vivait au milieu de la colonie basque à Paspébiac. Né vers 1740, il épousa vers 1766 Marie Dunys (Denis) fille de Louis Dunys et de Madeleine Laroque. Ses enfants épouseront des basques telles : Catherine qui épousera Jean Aspirot le 27 mai 1805, Marguerite qui épousa Michel Chapados le 22 décembre 1807, Marie qui épousa Pierre Otsenat le 22 octobre 1795 et enfin sa fille Hélène, veuve de François Allain qui épousa le 6 septembre 1833 Jean Chapados, beau-frère de sa sœur Marguerite. Ces basques s’épousant les uns aux autres ont du se faire accorder, à cause des sœurs Delarosbile qui épousaient des Chapados, des dispenses du 3 au 3 de consanguinité.
 

 
 

DENIS (DUNYS)

                                   L’ancêtre des Dunys, devenus Denis, est Louis Dunys  époux de Madeleine Laroque. Ils étaient réfugiés au fort Petite-Rochelle à Restigouche en 1760 lorsque leur fille Geneviève naquit.  Lors du recensement de 1761 Louis Dunys se trouve à Paspébiac. Il a une femme, trois enfants, un fils, deux filles. En 1765, il est à Bonaventure avec sa famille. Il a un cheval, et quatre bêtes à cornes, dont un bœuf de trait. E 1777, il est définitivement à Paspébiac. Leur fils Léon épousa Marguerite Lebrasseur le 26 novembre 1787. Il est l’ancêtre des Denis de Paspébiac.
 

 
 

DUGAS .

                                   Les gaspésiens qui ont pour patronyme Dugas, descendent d’Abraham Dugas, armurier du Roy, originaire de Toulouse en France, né en 1616, arrivé à Port-Royal en Acadie vers 1640.  Il épousa Marguerite Doucet vers 1647.  Il était lieutenant-gouverneur en Acadie.

                                   C’est par son petit-fils Charles, né en 1711 en Acadie, fils de Joseph et de Marguerite Richard que proviennent les Dugas de la Baie-des-Chaleurs.  En effet, ce dernier avait épousé Anne Leblanc le 7 janvier 1739 à Grand-Pré. Constructeur de navire et major de milice, il réussit à fuir la déportation acadienne, se réfugier à la Baie des Chaleurs et fut l’un des fondateurs de Carleton.  Un monument à la mémoire des fondateurs de Carleton signale cet événement.
 

 
 

DUGUAY      

                                   L’ancêtre des Duguay de la Baie-des-Chaleurs est René Duguay époux de Marguerite Le Berton (Le Breton). On le trouve à Pabos, le 21 novembre 1751 au baptême de sa fille Marie-Joseph. Il assistera au mariage de sa fille, Geneviève qui épousera Pierre Huard le 25 juin 1753. Leur fils Jean-Marie Duguay est dit natif de Bayonne, donc basque. Il serait né vers 1742. Cyprien Tanguay dans son dictionnaire  généalogique le décrit comme acadien. Au recensement de 1765 on fait mention de Jean-Marie et de François. La famille Duguay est une des plus vieilles familles françaises de la Gaspésie. Jean-Marie Duguay épousa Marie-Anne Olivier Sareau à Québec le 17 octobre 1768. Leurs onze enfants naissent à Paspébiac.
 

 
 

DUPUIS

                                   Il y avait deux familles Dupuis à Grande-Rivière. Celle de Jérôme marié à Barbe Picoron dit Descoteaux et celle de Germain Dupuis dit Lafrance, époux d’Angélique Leblanc. Cette deuxième famille est d’origine acadienne, alors que celle de Jérôme est de Bayonne en Gascogne. Il est serrurier et le fils de Pierre et de Catherine Du Vignan. Il a épousé Barbe Picoron le 28 juillet 1728 à Québec. Ils ont du fuir la destruction des maisons et des installations de Pabos en 1757, où on les retrouve au mariage de leur fille Marie-Louise et de François Aubut.
 

 
 

FUGÈRE-FOUGÈRE.

                                   Le premier ancêtre des Fougère gaspésiens naquit à Arichat (Cap Breton) vers 1794.  Il était le fils de Fabien Fougère et de Marguerite Forest.  Il se prénommait Fabien comme son père.

                                   Fabien, fils, passa à l’âge de 20 ans du Cap Breton à la Baie-des-Chaleurs et s’établit au lieu qui allait devenir Maria, du prénom de l’épouse de Guy Carleton, futur gouverneur-général du Canada, connu sous le nom de Lord Dorchester.

                                   Fabien épousa le 7 janvier 1824 Marguerite Audet.  Les Fougère, devenu Fugère gaspésiens, descendent tous de Jean Fougère, né en 1685 à Pourpay-en-Beauce, France et il était l’époux de Marie Bourg.  Ils s’étaient mariés le 27 novembre 1713 à Port-Royal en Acadie.
 

 
 

GIGNAC.

                                   L’ancêtre des Gignac au Québec est François Jugnac, devenu Gignac, né en France mais d’origine inconnue, qui s’est marié vers 1688 à Cap Santé, en 1er mariage à Anne Duclos et en deuxième mariage à Anne Brière vers 1710.

                                   C’est par leur descendant Pierre Gignac, fils de Jean et de Josette Beaumont que les Gignac gaspésiens proviennent.  En effet Pierre a épousé Anastasie Larocque le 25 novembre 1822 à Percé.  Celle-ci était la fille de François Larocque et de Marie Morais.  Ils eurent sept enfants, 5 garçons et deux filles.  C’est par les fils Pierre, Jean, Joseph, Isaac et Isaïe que descendent les Gignac gaspésiens.
 

 
 

GRENIER (GARNIER)

                                   L’ancêtre des Grenier de la Baie-des-Chaleurs est François époux de Louise Le Berton (Le Breton). Il est à Gaspé en 1720 d’après les familles de la Rivière-Ouelle. Cinq de leurs enfants épouseront à Port-Daniel des Langlois et des David.
 

 
 

GUITÉ          

                                   Claude Guité est l’ancêtre des Guité de la Gaspésie. À Québec le 28 juillet 1775, Claude Guitet fils de René et d’Élisabeth Pérot, de Saint-Michel diocèse de Carcassonne, Bas Languedoc, épouse religieusement Marie-Modeste  Landry, acadienne de Port-Royal, le 28 juillet 1775 à Québec. Déportés d’Acadie à Boston, il avait épousé civilement Marie-Modeste le 8 janvier 1772 à Boston, avec autorisation du vicaire général de Nouvelle-Écosse. Ils seraient venus vers 1785 à Maria où ils installèrent leur famille. Leur fils Joseph assura la descendance de cette famille en épousant Julie Cyr à Carleton.
 

 
 

HARBOUR-ARBOUR.

                                               Une des plus vieilles familles gaspésiennes est celle des Arbour-Harbour.  L’ancêtre Michel Harbour, fils de Pierre Harbour et de Jeanne Prédan, était né à Saint-Romain-de-Montmain près de Rouen en Normandie.  Michel fut attiré par la pêche et c’est celle-ci qui contribua à sa venue en Gaspésie. 

                                               Michel épousa Marie Constantineau et aura 8 fils. Les Arbour gaspésiens descendent de son fils prénommé aussi Michel qui s’installa à Mont Louis et y épousera vers 1699 Barbe Morin.  Ce couple Arbour gaspésien aura lui aussi 8 fils qui essaimeront en Gaspésie.  Lorsque Wolfe détruisit les installations françaises en Gaspésie en 1758, il fit prisonnier un Arbour descendant de Michel et installé à Gaspé.

voir recensements Mont-Louis

 
 

HENRY

                                   L’ancêtre des Henry de la Baie-des-Chaleurs est Simon Henry, né en 1729 à Cobequid (aujourd’hui Truro en Nouvelle-Écosse) du mariage de Jean Henry dit le Vieux et de Marie Hébert.

                                   L’ancêtre français des Henry est Robert Henry, père de Jean dit le Vieux, né en 1643 à Rouen en France.  Il était arrivé en Acadie vers 1676. Il épousa en 1678 Marie-Madeleine Godin à Beaubassin.

                                   C’est donc par le mariage du petit-fils Simon Henry et de Marguerite Brault, survenu le 7 janvier 1755 que les Henry ont pu s’établir à Bonaventure.  Auparavant la famille Henry s’était réfugié en France, lors de la déportation et c’est par le recrutement de Charles Robin que cette famille a pu se réinstaller en Gaspésie en provenance de Saint-Malo en 1774.  Il en sera de même pour la famille Bourg-Bourque gaspésienne.

 

 
 

HUARD.

L’ancêtre des Huard de la Gaspésie est Pierre Huard né en France en 1705, arrivé dans la Baie-des-Chaleurs vers 1730 et marié vers ces années à Catherine Caplan, une amérindienne.  On présume qu’il peut provenir du pays basque puisque nous le retrouvons dans les années 1730-1740 avec les basques Chapados, Castilloux, Roussy, Aspirot, Delarosbil…Il s’était d’abord établi à Pabos où il dût s’enfuir vers 1758, lorsque Wolfe détruisit toutes les installations gaspésiennes avant d’aller attaquer Québec.  On lui connaît cinq enfants qu’il aura avec Catherine Caplan : Anne née en 1730 qui épousa Pierre Langlois en 1752, François né en 1732 qui épousa Geneviève Duguay en 1753, Jacques né en 1733 qui épousa Anne Duguay en 1765, Gabriel né en 1736 qui épousa Geneviève Delepeau en 1760 et Pierre né en 1738 qui épousa Madeleine Denis en 1765.
 

 
 

JEANSON-JOHNSON.

L’ancêtre des Jonhson de la Baie-des-Chaleurs est un acadien qui s’appelait en fait Guillaume Jeanson (Billy Jonhson fut-il par la suite appelé). Guillaume Jeanson est né en 1718 et était marié à Josette Aucoin née en 1722.  Il résidait à la Rivière-aux-Canards (Les Mines) en Acadie.  Il échappa à la déportation en se réfugiant à Miramichi.  Plus tard à la fin des hostilités il regagna Piziguit (aujourd’hui Windsor) où il fit baptiser deux enfants en 1768.  La pérégrination de cette famille ne se termina pas là.  On la retrouve ensuite à la Baie-Sainte-Marie, où elle fait baptiser  Élisabeth, alors âgée de 4 ans, puis à Carleton au recensement de 1777.  Il y est dit qu’il y a Billy Johnson, sa femme, ses 4 enfants, Michel, Paul, Élisabeth et Jean-Dominique.  Certains de ses enfants s’établirent à la Baie Sainte-Marie alors que les autres demeurèrent à Carleton.
 

 
 

JOSEPH.

L’ancêtre des Joseph de la Baie-des-Chaleurs portait en réalité le nom de Killer.  Malgré la consonance anglaise de ce nom, c’est du Portugal que Benjamin Joseph Killer vint en Gaspésie à l’instigation des Robin de Paspébiac, toujours à la recherche de travailleurs de la mer pour son industrie des pêches.  Son père était Joseph Killer et sa mère Maria Jesu de la ville d’Alcobassa au Portugal.  C’est d’abord devant le Juge de Paix  qu’il épouse Catherine-Théotiste Huard, fille de Jacques Huard et d’Anne Duguay, le 30 mars 1803, puis béni à Paspébiac le 24 avril 1803.  Est-ce la consonance de Killer (tueur-assassin) qui le fit adopter ses prénoms comme patronyme : Benjamin Joseph?  Toujours est-il que la famille ne porta plus jamais le nom de Killer mais bien celui de Joseph et ce encore aujourd’hui.
 

 
 

LABILLOIS.

L’ancêtre des Labillois de la Baie-des-Chaleurs est le breton Charles-Marie Labillois.  Il est né à Ploërmel dans le département du Morbihan en Bretagne le 8 juillet 1793. Il était le fils de Jean-Pierre Labillois et de Perrine-Sainte Gaillard de Kerbetin. Il était médecin et chirurgien des armées de Napoléon 1er, et il est venu de France s’établir à Miguasha en 1816.  Il  a épousé Émilie Meaghers sœur de l’industriel irlandais John Meaghers, ancien député de Bonaventure, le 14 octobre 1816 en Nouvelle-Écosse.  En 1849, comme médecin, il s’installe à Tracadie où il organise le lazaret (hôpital pour les lépreux).  Résident toujours à Miguasha il y aura plusieurs enfants ancêtres des Labillois d’aujourd’hui : Charles-Auguste né en 1817, Marie-Émélie née en 1819, Aimé né en 1821, Marie-Anne née en 1823, Anastasie née en 1825,  Joséphine née en 1827, Hilaire né en 1829, Jean-Jacques né en 1832, Catherine née en 1834, Jacques-Alexandre né en 1836 et Esther-Anne née en 1839.  Charles-Marie Labillois est décédé le 16 septembre 1868 à l’âge de 76 ans et a été inhumé dans le cimetière de Carleton.
 

 
 

LANDRY.

Voilà peut-être une des plus prolifiques famille gaspésienne.  D’origine acadienne cette famille n’a pas une seule souche mais plusieurs. Identifions-les.

Pierre Landry fils de René Landry et Marie Bernard épousa Anne Terriot.  Déportés d’Acadie vers la Virginie, ils furent par la suite transportés en Angleterre, à Falmouth, où le père y décéda avec plusieurs de ses enfants.  La veuve Landry put regagner Saint-Servan en Bretagne et elle put rejoindre Jersey où elle s’embarqua avec ses sept enfants survivants : Pierre, Jean, Charles, Joseph, François, Élisabeth et Marie pour la Baie-des-Chaleurs en 1774.

Claude Landry fils de Joseph Landry et d’Anne Robichaud, un des fondateurs de Carleton, fut une des victimes de la tristement célèbre déportation acadienne. Déporté avec sa famille au Massachusset alors qu’il a dix ans, il revint en Gaspésie et fut l’un des fondateurs de Carleton avec les  Comeau, Leblanc et Dugas.  Il avait épousé Hélène Dugas à Québec le 16 octobre 1770.

Jean Landry frère de Claude ci-haut nommé, avait épousé la sœur de sa belle-sœur Marthe Dugas le 6 mai 1776 à Carleton.
 

 
 

LANGLOIS .

L’ancêtre des Langlois de la Baie-des-Chaleurs est Pierre Langlois de Saint-Malo en Bretagne.  Il était le fils de Jean Langlois et de Périnne Lefebvre.  Il arrive à Pabos en 1740 attiré par la pêche.  Il épousera Nanette Huard, fille de Pierre Huard et de Catherine Caplan le 31 août 1752 à Port-Daniel. Ils auront 10 enfants : Catherine née en 1777, Madeleine née en 1759, Pierre 1 et Pierre 2, Charles né en 1776, Louis, Jean-Baptiste né en 1797, François, Geneviève née en 1753 et Marguerite.

 

 
 

LANTEIGNE (LANTIN).

                                   Louis Lanteigne se marie à Restigouche en 1758 à Marguerite Chapados. Il est du groupe de matelots canonnés au fort Petite-Rochelle. Le 15 mai 1760 le commandant François Bourdon, sert de parrain à son fils Eustache. Louis est natif de Vézins, diocèse d’Avranches en Normandie. Il est le fils de Nicolas Lanteigne. Ses descendants d’abord installés en Gaspésie sont nombreux à Caraquet.
 

 
 

LEBLANC.

On prétend que les Leblanc sont les francophones les plus nombreux d’Amérique du Nord. Évidemment c’est la famille la plus populeuse de la Baie-des-Chaleurs. Chassés d’Acadie on retrouve à Carleton en 1777 sept chefs de famille portant le patronyme de Leblanc.  On figure que les Leblanc de la Baie-des-Chaleurs descendent de cinq branches

1)      Leblanc-Girouard 2) Leblanc-Benjamin 3) Leblanc Jean-Baptiste 4) Leblanc-Marin et  5) Leblanc-Bourquet dont voici les détails :

Leblanc-Girouard.

L’ancêtre de cette famille est Joseph Leblanc marié à Madeleine Girouard.  Joseph était le fils de François Leblanc et de Marguerite Boudrot né le 7 novembre 1718 à Saint-Charles des Mines en Acadie. Ayant fuit la déportation il se réfugie dans le fond de la Baie-des-Chaleurs avant de s’installer à Carleton vers 1758. Huit enfants naissent de cette union 4 garçons et 4 filles qui permirent à cette famille de se développer au cours des ans.

Leblanc-Benjamin.

Benjamin marié à Marie Dugas et Jean-Baptiste (qui suit) étaient frères.  Ils étaient les fils du notaire René Leblanc et d’Élisabeth Mélançon.  Cette famille fut déporté vers New York et Philadelphie.  Du notaire Leblanc on figure que pas moins de 20 enfants et 150 petits-enfants furent dispersés aux quatre vents lors du terrible Dérangement de 1755.  Benjamin et Jean-Baptiste avaient 15 et 11 ans lors de la dispersion et étaient de cet âge lors de leur arrivée à Carleton.

Benjamin épouse Marie Dugas à Carleton vers 1764. Ce dernier était capitaine de milice et décéda le 25 février 1805.  Il eût 13 enfants dont 4 fils.

Leblanc-Jean-Baptiste.

Jean-Baptiste est le frère de Benjamin et le fils du notaire René Leblanc.  Arrivé jeune à Carleton après la déportation il épouse Marguerite Boudreau vers 1770. Ils auront 10 enfants dont 6 garçons.  Jean-Baptiste est décédé à Carleton le 1er novembre 1824.

Leblanc-Marin.

Marin Leblanc ayant été déporté en France à Belle-Île-en-mer avec plusieurs membres de sa famille, a épousé à Saint-Servan en Bretagne le 28 octobre 1769 Marguerite Leblanc acadienne déportée comme lui.  Voulant revenir en Amérique on les retrouve à Carleton le 17 septembre 1775.  On figure qu’ils ont été ramenés par Charles Robin via l’Île Jersey en Gaspésie.  Robin développant son industrie de pêche, depuis 1766, avait besoin de bons pêcheurs et les acadiens étant désireux de revenir au pays c’est donc plus de 81 personnes qu’il ramena vers 1770 en Gaspésie.  Il y avait les familles Bourg, Bariot, Robichaud, Leblanc….

Marin a eu avec son épouse Marguerite 10 enfants dont 7 garçons.

Leblanc-Bourquet.

La famille de Joseph Leblanc dit Bourquet fut transportée de l’Acadie en France.  Il était le fils de Bernard Leblanc et de Marie Bourg.  Il avait épousé Marie-Joseph Daigre au mois de mars 1747 à la Baie-du-Château en Acadie.  Il était le cousin germain de Joseph Leblanc, vu plus haut, et il était né le 2 mars 1724.  On figure qu’il était revenu au pays vers novembre 1773.  On le retrouve à Bonaventure à la naissance de son fils Romain qui y est né le 15 décembre 1778.  Après 1784 la famille de Joseph dit Bourquet s’installe à Cascapédia et y fait souche.  On peut dire que tous les Leblanc de cette région sont ses descendants.  Il est décédé à Cascapédia le 5 janvier 1787. Il avait eu 5 enfants dont 3 fils.

 

 
 

LEBOUTILLIER.

John Leboutillier naquit en 1797 sur l’île  Saint-Jean, en Jersey, de parents d’origine normande alliés à la maison de Leboutillier en France.  Il vint au Canada, à l’âge de 18 ans, comme employé de Charles Robin.  De simple employé, il devint plutôt commis, puis gérant à Paspébiac et à Percé.  Il épousa une des filles Robin, Élizabeth catholique par sa mère.  En 1830 il vint s’établir à Gaspé où il s’organisa à son compte.  Il eut bientôt des établissements tout le long de la côte jusqu’à Sainte-Anne-des-Monts, où il achetait la orue, la faisait sécher et l’expédiait sur ses bateaux au Brésil, aux Indes Occidentales, au Portugal, en Espagne et en Italie.  Il représenta la Gaspésie à la Chambre de 1833 à 1838 de 1844 à 1847 puis de 1854 à 1867.  Nommé conseiller législatif en 1867, il mourut en 1872.  Protestant toute sa vie il se convertit au catholicisme sur son lit de mort à l’insistance de son épouse.

Il eut 4 fils et une fille qui vécurent tous à Percé.

 

 
 

LEBRASSEUR.

Mathieu Brasseux, de souche acadienne, est à l’Île Saint-Jean en 1752 et fuit la déportation acadienne en 1758 en se réfugiant à Restigouche.  Après la défaite des Français il s’installe à Paspébiac en 1765.

Il était le fils de Matthieu et de Jeanne Célestin dit Bellemer.  Il épousa vers 1727 Anne-Marie Pitre. Il eut 12 enfants. Alors que les plus vieux de ses enfants nés avant la déportation avaient épousés des acadiennes, les plus jeunes épousèrent des gens de Paspébiac  ( Chapados, Duguay, Lebreton…) où ils firent souches.  C’est un nom répandu dans cette région de la Baie-des-Chaleurs.
 

 
 

LOISEL (LOISELLE)

                                   L’ancêtre des Loisel est Robert-Julien Loisel époux de Julienne Pérasse (Péra, Péras). Leur fils Robert né vers 1755 épousa à Paspébiac vers 1780 Anne-Élisabeth Roussy, fille de Pierre-Léon et d’Anne Chapados. Il était compagnon de voyage de Michel Parisé et est devenu son beau-frère quand celui-ci épousa Rosalie Roussy en 1797. Du mariage de Robert et d’Anne naquirent cinq filles et deux fils dont André vers 1782 et Pierre en 1792. Pierre ne vit aucun de ses enfants lui survirent, c’est donc par les enfants d’André que se perpétua le nom des Loisel dans la région de la Baie-des-Chaleurs.

André épousa le 19 septembre 1805 Madeleine Lebrasseur. Ils eurent trois fils et quatre filles qui s’établirent dans la région de Paspébiac-Saint-Godefroi.
 

 
 

MALDEMAY (MALDEMÉ)         

                                   L’ancêtre de cette famille originaire de Nancy, en Lorraine est Joseph, fils de Nicolas, charron et de marie Pierrot, né vers 1786. Il épousa à Paspébiac le 4 août 1820 Geneviève Aspirot, fille de Jean et de Catherine Duguay. Ils eurent sept enfants, et c’est par ses fils Urbain, époux de Victoire Lebrasseur et Michel, époux de Rose Delarosbil que s’est perpétué le nom de cette famille gaspésienne. Joseph est décédé à Paspébiac le 10 décembre 1850 à l’âge de 64 ans.
 

 
 

MÉTHOT         

                                   L’ancêtre des Méthot est Joseph époux de Louise Chartré. Ils eurent sept enfants qui épousèrent à Grande-Rivière des Baudin, Arbour, Moreau et David. Le plus prolifique fut Bénoni, qui épousa Marguerite David le 4 octobre 1807 et qui eut treize enfants.
 

 
 

NORMANDEAU     

                                   L’ancêtre des Normandeau gaspésiens est Charles-Auguste Normandeau dit Deslauriers. Il est l’époux de Marie-Louise Labadie qu’il épousa à Québec le 22 octobre 1753. Leur fils Louis, né le 5 septembre 1754 épousa à Carleton, le 18 avril 1784 Félicité Audet. Jean-Baptiste épousa à Percé le 8 août 1795 Thérèse Delepeau.
 

 
 

OTSENAT

                                   Cette famille basque issue de Jean et Dominique Yousquiaret de Bayonne en Gascogne, pays basque français, se propagea en Gaspésie par leur fils Martin-Pierre qui épousa à Paspébiac le 22 octobre 1795 Marie Delarosbille, fille de Bertrand et de Marie Dunys. Ils eurent six enfants.
 

 
 

PARISÉ        

                                   Michel Parisé marié à Marie Albert était un des soldats et matelots de la garnison de Restigouche. Natif de Normandie, il semble avoir été une personne d’une certaine distinction car les 1ers missionnaires lui donnaient le titre de Sieur. Son écriture dénotait une éducation. Il est probable qu’il fut un officier de la flotte dirigée par Dangeai. Ses cinq enfants épousèrent à Paspébiac les Roussy, Duguay, Chapados.
 

 
 

POIRIER

                                   Les Poirier sont venus de Beaubassin se réfugier à Restigouche au Fort Petite-Rochelle, défendu par Bourdon. Il s’agit de la famille de Pierre Poirier marié à Marguerite Arsenault et de celle de Pierre Poirier marié à Anne Gaudet.

Le premier Pierre Poirier, baptisé à Beaubassin en Acadie, le 1er janvier 1719, fils de Louis et de Cécile Mignault s’est marié à Beaubassin le 3 novembre 1740 à Marguerite Arsenault.  C’est leur fils Hilaire, d’après le recensement de 1777 qui est le premier à venir à Carleton. Il est né en 1748. Il a épousé Angélique Dugas à Carleton le 8 novembre 1773. Ses enfants sont installés à Carleton.

                                   Nous avons peu d’information sur le deuxième Pierre  Poirier dit Parrot, marié à Anne Gaudet. Ses enfants se sont installés à Bonaventure.
 

 
 

ROUSSY

                                   Longtemps identifié comme famille d’origine basque, les Roussy sont d’origine française par leur ancêtre Pierre-Léon, qui a épousé une Chapados d’origine basque, Anne. Grâce à une recherche aux archives de La Rochelle, une descendante Roussy a découvert que son ancêtre était né de parents italiens à La Rochelle en 1726. Ce Pierre-Léon venu en Nouvelle-France comme capitaine de frégate est devenu pirate contre les anglais durant la guerre de 1756-1763. Réfugié à Paspébiac, à la fin des hostilités il épousa Anne Chapados vers 1764. Il eut plusieurs enfants, huit filles et trois fils et est décédé à l’âge de 85 ans et 3 mois le 8 juillet 1811. Il serait né vers le printemps 1726
 
 
 

SAINTON (SAINT-ONGE)

                                   Joseph Sainton dit Saint-Onge serait originaire de la Gascogne, car ses fils portaient le surnom de gascons. Il était le fils de François et de Marguerite Delagarde. Il épousa à Carleton le 29 avril 1784 Marie-Josephe Bariault. Il était marchand à Carleton. Ses 9 enfants demeurèrent à Carleton épousant des Cyr, Pardiac, Normandeau, Rivière et Landry.
 

 
 

THÉRIAULT

                                   Les Thériault de la Baie-des-Chaleurs, d’origine acadienne ont pour ancêtre Charles-Joseph. Son grand-père Charles époux d’Angélique Doiron, fut transporté en France, la veille de la prise de Louisbourg, débarqua à Cherbourg en 1758. Ils s’établirent dans la région de Saint-Malo le 20 juillet 1759. Ses parents Joseph Thériault et Marie Mélançon, qui se sont épousés à Pleudihen en Bretagne, près de Saint-Malo le 17 janvier 1772 virent naître Charles-Joseph le 16 février 1776.  Charles, fils de Joseph et de Marie Melançon, épouse à Paspébiac le 28 février 1808 Anne Dickson ou Dixon fille de John Dixon ressortissant américain et d’Élisabeth Lebrasseur. Il s’est établi à Saint-Godefroi et plusieurs de ses enfants demeurèrent dans cette région en épousant des Larocque, Aubut, Duguay, Parisé, Huntington, Lecourtois et Huard. Charles-Joseph, l’ancêtre est décédé en 1849 à l’âge de 76 ans.
 

 

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