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Capital humain Les Bourdon-Toupin Marguerite Boucher La seigneurie de la Pointe aux Ecureuils
Ma lignée directe
 
        

Toussaint Dussault dit Du Sault

par Alain Dussault

 

 
    Alain Dussault
gencaretal
Note : Le texte sur la Seigneurie de Bélair est  reproduit avec l’aimable permission de Gilles Dussault
 

     Toussaint Toupin dit Du Sault

NORMANDIE

 

                                                                 

 

             
  Blason de la Normandie
     

*Toupin, *Toupin dit Du Sault, *Toupin du Sault, *Toupin Dussault, *Dussault

On peut aussi retrouver le nom écrit de plusieurs façons

*Duclos, *Dusost,  *Dusault, *Dusseault

 

 Un peu d’histoire au sujet de Toussaint Toupin, sieur Du Sault, sieur Du Clos, Seigneur de Belair dit La Pointe-aux-Écureuils, sénéchal de la Seigneurie de Lauzon, maître de barques et bourgeois de Québec

   Toussaint Toupin dit Du Sault 


Au cours du XVIIe siècle, trois pionniers portant le patronyme de Toupin et deux celui de Dussault se sont mariés en Nouvelle-France. Toussaint Toupin marié à Marguerite Boucher (celui qui nous intéresse), Pierre Toupin dit Lapierre, marié à Beauport en 1670 à Mathurine Gratton (ancêtre d’une très nombreuse postérité), Jacques Toupin marié à Québec en 1656, à Marguerite Deschamps (sans descendance), Élie Dusseau dit Lafleur, marié à Québec en 1663 à Madeleine Nicolet (les enfants s’établirent sur la côte sud) et François Du Sault, de Paris, marié à Sillery en 1676 à Geneviève Méseray, veuve d’Étienne Tellier (Cap Rouge, St-Augustin et Neuville furent leurs lieux de résidence) 

Hélas, on ne connaît pas la filiation ni l’origine du premier qui fut le plus ancien de tous.  Cet homme mystérieux possédait une casaque et le haude chausse (culotte), trois mousquets et un vieux tabar (manteau court des rois d’armes), des objets propres à un mousquetaire du Roi.  Il se prénommait Toussaint; c’est  celui qui laissa la marque la plus indélébile, car on le considère à juste titre comme le fondateur des Écureuils, municipalité située à quelque 45 kilomètres en amont de Québec.  Pour le différencier des deux autres, on le surnommait Toupin du Sault, laissant tomber les deux mots « la Puce », car sur sa terre, il y avait une rivière du nom de « Du-Sault-à-la-Puce ».  Le 01 septembre 1946, les familles Toupin-DuSault ont célébré le tricentenaire du mariage de leur ancêtre bien méritant.  On y a d’ailleurs dévoilé une stèle en son honneur.

Comme le contrat de mariage de Toussaint Toupin et Marguerite Boucher, de même que l'acte du mariage lui-même, qui tous deux devaient mentionner l'origine de l'ancêtre, n'ont pu être retrouvés, il semblait presque impossible d'avoir une idée de son lieu de naissance.  Mais voici que monsieur Eugène-F. Dussault, dans son livre sur les Toupin Du Sault, mentionne l'acte de donation d'Élisabeth-Ursule, dite Sœur Sainte-Françoise, fille de Toussaint Toupin et de Marie Bourdon, au moment de son entrée chez les religieuses Hospitalières, où elle déclare que «ses père et mère sont originaires de la Normandie».

*Cet acte, Louise Dussault Roy la retrouvé dans les insinuations de la Prévôté de Québec, en date du 12 mars 1695, notaire François Genaple.  Et c'est vrai pour sa mère qui est née en Normandie!  On peut donc présumer, sans crainte de se tromper, que son père était bel et bien normand lui aussi.*

Telles sont les frontières de nos connaissances quant aux origines de cet ancêtre dont la vie active et généreuse occupe une place enviable dans les débuts de notre histoire.  Toupin ou petit pot de verre fut un surnom que l’on attribuait aux marchands bretons.  Le toupin signifiait aussi un resquilleur, un écornifleur.

 
Enfin, la dernière hypothèse s'appuie sur les inventaires des biens de 1669 et de 1677. Toussaint Toupin possède une casaque et un «haut-de-chausse de drap dangleterre», vêtements portés par les mousquetaires sous Louis XIII. Sous le règne de François I, la casaque est un manteau court, ouvert sur le devant, laissant voir le pourpoint. Elle revient à la mode sous le règne de Louis XIII et elle est aussi connue sous le nom de calabre.Les hauts-de-chausses, légèrement bouffants, tombent au-dessous du genou. Toussaint possède aussi une pertuisanne, une hallebarde et plusieurs mousquets, armes des mousquetaires. Une hallebarde est une arme d'hast, soit une arme blanche à fer pointu d'uncôté et tranchant de l'autre emmanché au bout d'une longue hampe. La pertuisane est une sorte de hallebarde à fer long. Le mousquet est une arme à feu portative employé en France au XVI et XVII siècle. On mentionne aussi dans les inventaires la présence d'un tabard, manteau de parade, généralement court et flottant, à manches très courtes et souvent ouvertes, le tabard est un vêtement blasonné qui se porte souvent dans les tournois.

Le Dr Dionne, dans son livre sur L'Origine des Familles Canadiennes-Françaises en 1914 et D'Hozier dans son Armorial de France de 1862 mentionne ce qui suit:« Toupin, seigneurie de Normandie érigée en 1483 pour Toustain. Toustain, marié en 1508, était seigneur de Fronteboc et député de la Noblesse au parlement de Normandie. Ses descendants, vers 1636, virent leur terre érigée en marquisat et comté sous le titre de Carensi en Artois. Les Toupin portaient dans leurs armoiries Vairé d'argent et de sable, leur devise était Toustains de sang, elle remontait aux Croisades et signifiait tout teint du sang des Infidèles.» La ressemblance des noms, ainsi que la région de Normandie, tout comme le mentionne Élisabeth-Ursule, les objets trouvés dans les inventaires des biens nous incitent à penser que Toussaint Toupin Sieur Du Sault était de noble origine, résidant de Normandie et militaire de son état... J'espère pouvoir faire la preuve de cet énoncé au cours de futures recherches...

Recherches par Micheline Lavoie Dussault, 1994

 

Région de Notre-Dame de Québec

Ce jeune homme de 23 ans (ce qui nous fait dire qu’il serait né en 1616) apparaît pour la première fois dans nos registres le 25 avril 1639, à Sillery, où il est parrain d’un Iroquois baptisé Charles Chechouekhe par le père Claude Pijart.  Toussaint était donc au pays depuis 1638.  Trois ans seulement après la mort de Champlain, le père de la Nouvelle-France.  Le 11 novembre 1639, lors de la criée et vente des biens de feu Guillaume Hébert, à Notre-Dame de Québec, Toussaint paie 26 sols pour un vieux haut-de-chausse ou paire de culotte. (Selon le procès verbal dressé parle notaire  Martial Piraude).

Trois-Rivières

 Sans pouvoir en produire la preuve irréfutable, les auteurs sérieux affirment que Toupin alla vivre à Trois-­Rivières, car dès les premières années, on trouve souvent son nom rapproché de celui de Pierre Boucher. À partir de 1643, il est près de Gaspard Boucher, père de Pierre.  Deux ans plus tard, Toussaint et Marguerite Boucher, âgée de 14 ans et 5 mois, la sœur du Futur gouverneur, passèrent un contrat de mariage sous seing privé le 25 décembre 1645, à Trois-Rivières selon le journal des Jésuites, puisque le notaire Guillaume Audouart pratiquait en cette ville avant de venir s’établir à Québec.  Gaspard promit alors de donner 200 livres et «autres effects» à sa fille.  La future épouse eut droit au douaire coutumier.  L’acte de mariage  n’est plus dans nos registres.  Marguerite, fille de Gaspard et de Nicole Lemaire, avait été baptisée à Notre-Dame de Mortagne, au Perche, le 28 juillet 1631 (fichier origine sur Internet).  Elle arriva au Canada vers 1634, à l’âge de trois ans.  Elle a eu comme parrain : Alexandre Aubin, sieur de Niverville et comme marraine : Dame Marguerite Forcadier, fille d’Alexandre Alin de la paroisse de Loysy.

 

 

D’après les Relations des Jésuites, le 23 janvier 1646, Toussaint Toupin et Pierre Boucher, son beau-frère, arrivent à Notre-Dame de Québec avec un Agnier des Trois-Rivières, porteur de messages.  Le 14 février, jour des Cendres, Pierre Boucher et Toupin avec Gabriel du Clos reviennent à Québec. 
Le 22 juillet suivant, le R.P. Fir­min, S.J., se présente à Trois-Rivières dans la chaloupe à Toupin.  Toussaint possédait à Trois-Rivières, depuis 1644,
une concession de trois arpents et demi de front sur la rivière avec maison bâtie dessus.  Le 03 juin 1647, pour la somme de 500 livres de principal et 30 livres de pot-de-vin, il vend cette propriété, avec les grains qu’il avait eu le temps de semer ce printemps-là, à Antoine LeBohesme.  Toussaint et sa femme Marguerite, «habitants des Trois-Rivières», font leur marque au bas de ce contrat parafé par Henri Bancheron, notaire.

                                                                       

      
                        La marque de Toussaint Toupin                          La marque de Marguerite Boucher  
 

Côte de Beaupré

 La bourgade de Trois-Rivières vivait sous la menace constante des Iroquois. Après la vente de leur ferme, les Toupin descendirent à Notre-Dame deQuébec. 

Dès 1648, Toussaint Toupin se chercha un coin de terre sur la Côte de Beaupré.  À ce moment-là, Olivier Letardif s’emploie à mettre en valeur la seigneurie de Beaupré, dont il a acheté un huitième.  Il accorde une
vingtaine de concessions et Toussaint Toupin en bénéficie.  Il en choisit une à l’ouest de la rivière appelée Sault à la Puce.  À preuve, le 10 décembre de cette année-là, naissait leur fils Jean dans une maison située près du lieu dit La Longue-Pointe, territoire actuel de Château-Richer.  Le 15 août 1649 (notaire Laurent Bermen), Roger Moulinier s’engage à son service pour deux ans, à 75 livres par année.  Le 14 juin 1650, le procureur de la seigneurie, Olivier Letardif, concéda officiellement à Toussaint Toupin, une terre de sept arpents et deux perches de front sur le fleuve Saint-Laurent avec une lieue et demie de profondeur; située là où dévale la rivière dit du Sault-à-la-Puce.  Presqu’un duché!  C’est encore, de nos jours, l’un des coins les plus pittoresques de L’Ange-Gardien.  Toussaint sera dès lors dit  «sieur du Sault». 

Ce qui explique que certains de nos Dussault d'aujourd'hui le comptent comme ancêtre.  Ce cours d’eau devait, au cours des générations futures, fournir l'énergie nécessaire au fonctionnement de divers moulins, à farine, à carder, à fouler et à scie.  En amont de l’avenue Royale, d’ailleurs, mugit une petite cataracte dans un décor de frondaisons. 
Le 08 septembre 1650 (notaire Guillaume Audouart), Éléonore de Grandmaison lui cède son serviteur René de Launau dit Lalande, à condition qu’il paie les frais de sa traversée et les autres frais encourus pour son passage.  Le 08 décembre 1652 (notaire Claude Auber), il détacha 1 ar­pent de front de sa ferme et fit un don à son beau-frère Urbain Beaudry, époux de Madeleine Boucher.

 L’ancêtre et sa femme firent fructifier leur bien pendant sept ans, son bail en fait foi.  La forêt recula.  Les bêtes à sabots arrivèrent à l’étable. Le blé mûrit.  Avec sa chaloupe, Toussaint se déplaçait facilement et sans trop de frais.  Tous les habitants de la Côte le connaissaient et l’estimaient.  Joseph Beaudry et Jean Cloutier étaient ses filleuls. Sa présence avait été remarquée aux mariages de Claude Bouchard, de Louis Houde et de Louis Jobidon.

 Qu’importe! Toussaint lorgne vers la capitale.  Le 11 octobre 1654 (notaire Guillaume Audouart), Robert Paré et Jean Espaisse s’engagent à lui élever à Notre-Dame de Québec une charpente de maison, de vingt six pieds par seize pieds, de la couvrir, etc.  Toupin fournira tous les maté­riaux et les transportera à la grève de la ville.  Que tout soit terminé pour le 10 juillet 16551   Moi, je vous donnerai 144 livres tournois, avait-il dit.  En fut-il ainsi?...

 Christophe Crevier lui fait transport, le 03 juillet 1655 (notaire Guillaume Audouart), de la somme de 75 livres et 15 sols qui lui sont dues par Nicolas Levieux.  Le 15 juillet 1655, Toussaint acquiert un emplacement de quarante pieds par quarante et un pieds à la basse ville, sous le cap aux Diamants, rue Sault-au-Matelot, au pied de la cote de la Montagne, sur le terrain de l’actuelle Place Royale.  Le nouvel acquéreur y fait bâtir immédiatement une maison de pierre, dont le notaire Rageot nous a laissé la description suivante : « un corps de logis avec tout ce qui en dépend, avec la cour le tout joignant d’un costé le sieur La Chesnaye-Aubert, d’autre la rue tendant de la basse-ville sur la gève et d’autre par devant la rue Sault-au-Matelot.  Une maison à deux étages consistant en deux chambres à feu et autres de plain-pied hautes et basses, comportant cabinet, cave et grenier, avec une boulangerie et une petite cour, avec un autre petit lieu qui a servi de forge… »  C’était royal!

 Le 26 octobre 1655 (notaire Guillaume Audouart), moyennant six poinçons de blé et trois poinçons de pois par année, la famille Toupin, s’empressa de louer sa terre du Sault-à-la-Puce sur la Côte de Beaupré à Louis Jobidon par un bail à ferme de cinq ans et d’emménager dans sa nouvelle demeure pour y passer l’hiver.  Ce bail est remplacé par un autre de quatre ans en 1656, comme nous l’apprend un acte du 06 mars 1657 (notaire Guillaume Audouart).  Mathurin Chabot prit la relève de Jobidon le 23 octobre 1660 (notaire Guillaume Audouart), pour l’espace de cinq ans.  Toussaint est à Notre-Dame-de-Québec pour y rester

   


Notre-Dame de Québec

A Notre-Dame de Québec, il y avait des prêtres en permanence, une église paroissiale, une garnison, un gouverneur.  Le 12 avril 1657 (notaire Guillaume Audouart), les marguilliers de la Fabrique de Notre-Dame de Québec, lui louent un banc de quatre pieds et neuf pouces par trois pieds et deux pouces dans l’église, moyennant 80 livres, plus 8 livres par année.  Le 25 février 1658 (notaire Jean-Baptiste Peuvret de Mesnu), Urbain Beaudry et lui se donnent quittance réciproque des transactions passées entre eux.  Le 16 avril 1659 (notaire Guillaume Audouart), Louis Jobidon et lui se donnent également quittance réciproque.

Comme il était d’abord navigateur, au début, il achète deux petites barques qui desserviront Montréal, les Trois-Rivières et Notre-Dame de Québec pour finir avec une de 18 à 20 tonneaux.  Toussaint Toupin et son fils Jean, qui l’a suivi dès son adolescence, faisait du cabotage sur le fleuve.  Avec son commerce de l’Île d’Anticosti à Ville-Marie, il acquiert une certaine aisance et beaucoup d’influence.  Le voilà reconnu maître de barque, premier caboteur de la colonie et premier armateur du Saint-Laurent. (Le premier et le seul maître de barque dont fasse mention le recensement de 1666).  Ainsi, le 22 juillet 1659 « arriva des Trois-Rivières le P. Fremin dans la chaloupe de Toupin », rapporte le Journal des Jésuites. 

Jean de Lauzon, fils, seigneur de Lauzon, veut attirer Toupin sur ses terres.  Le 17 février 1660 (notaire Guillaume Audouart), il lui fait une concession de deux arpents et demi de front sur quarante arpents de profondeur.  Toussaint s’empresse de la refiler à Eustache Lambert dès le 21 février suivant (notaire Guillaume Audouart).  Ce truc de passe-passe servit peut-être au grand sénéchal de moyen pour octroyer à Toupin, bourgeois de Notre-Dame de Québec, le titre de sénéchal ou juge prévôt de sa seigneurie en rem­placement de Charles Sevestre.  Entre-temps, le 03 septembre 1660 (notaire Guillaume Audouart), il met un terme à un différend concernant le bail de sa terre à Louis Jobidon ; le même jour, il la loue à Mathurin Chabot pour cinq ans, moyennant la moitié des grains récoltés.   Toussaint vend à Claude Charron, son voisin, treize pieds de front de sa propriété, située aujourd’hui là où s’élèvent les magasins de la Compagnie Chinic.  Puis, le 04 février 1662, le gouverneur lui-même lui fait don d’un terrain derrière le magasin du roi, côté sud-ouest, près de l’emplacement ac­tuel de Notre-Dame-des-Victoires.  Le 25 avril 1662 (notaire Guillaume Audouart), Jean Cochon lui donne une procuration afin qu’il obtienne paiement de la nourriture et de l’entretien d’Olivier Letardif, tombé en démence, et de ses trois enfants.  La relation des Jésuites nous apprend qu’à titre de maître de barque, il effectue de nombreux voyages sur le fleuve.  Ainsi, le 02 juin suivant, sur les sept heures du matin, Toupin quitte Notre-Dame de Québec pour Montréal avec le père Chaumonot.  Protégé par quatre soldats, il transporte, « pour faire aumônes à Ville-Marie », une centaine de minots de blé en tout, dont cinquante minots de blé, deux poinçons de farine, chacun égalant à 20 minots de blé et quatre barriques de galettes, chacune égalant à quatre minots de blé, le tout offert par les Jésuites pour 60 livres, Mme de la Peltrie pour 110 livres et Mgr de Laval pour le reste.  Le 25 novembre de la même année (notaire Guillaume Audouart), Nicolas Huot lui doit 200 livres pour des marchandises. 

 Toussaint Toupin obtient un certificat d’arpentage de sa terre de Beaupré, le 30 mai 1664.  L’on sait aussi que, pour une période de cinq ans, Jean Gobeil prit à sa charge l’exploitation de la ferme Toupin à Château-Richer

Le 14 juillet 1665, il signe quittance à son fermier Mathurin Chabot devant le notaire Pierre Duquet.   Le 23 décembre 1665, c’est Jean  Gobeil qui s’installe dans la concession par un bail à ferme de cinq ans. 

 Le recensement de l’année 1666 place Toussaint Toupin, 50 ans, «maître de barques», Marguerite Boucher, 32 ans, et leurs 4 enfants, à la basse ville de Notre-Dame de Québec. A remarquer: maître de barques et non d’une barque. Combien en avait-il?... L’une d’entre elles était assez considérable puisqu’elle était du port de 18 à 20 tonneaux et d’une valeur de 1300 livres.  Au recensement de 1667, il habite toujours la Basse-Ville de Québec.

 Le rouage du bonheur de chaque humain est si compliqué qu’il y a toujours une pièce de défectueuse.  Marguerite Boucher, la reine du foyer, quitta les siens sans laisser aucun signe de son départ dans nos registres. À l’été 1663, «Madame Toupin » avait donné 40 sols à l’église de Sainte-Anne du Petit-Cap.  Comment expliquer l’absence de l’acte de décès de cette brave aïeule, la sœur du grand Pierre Boucher? Elle est décédée rue Sault-au-Matelot à Québec, après le 20 mars 1668 et avant le 03 juin 1669, date du deuxième mariage de Toussaint Toupin.

 Le 02 juin 1668 (notaire Jacques de Latouche), il déclare avoir reçu l’ordre de donner un « reschaud » à Jean Lemoine et ayant eu un vent favorable il est venu et l’a remis à Madeleine de Chavigny, épouse de Jean Lemoine.

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Capital humain   

 Marguerite Boucher fut mère six fois. Un garçon, Jean-Baptiste, Marie, Antoine, Marguerite et François, tous baptisés à Notre-Dame de Québec.

 Le premier enfant naquit à Longue-Pointe, Château-Richer, mardi midi le 20 août 1647.  Sentant que son fils allait bientôt mourir, son père s’empressa de le baptiser sur-le-champ, faute d’autres personnes présentes.  Le lendemain, le R.P. Vimont présidait la cérémonie des anges, devant les parents grandement déçus.  Son acte fut enregistré en la paroisse de Notre-Dame de Québec.

 Le deuxième Jean dit Jean-Baptiste, cultivateur et navigateur comme son père, né le 10 décembre 1648 à Longue-Pointe, reçut le baptême le 15 du même mois, dans la maison de son père.  L’acte fut enregistré en la paroisse de Notre-Dame de Québec.  Au moment de l’inventaire en 1669, il avait déjà pris femme.  Il avait épousé, le 03 juin 1669, à Notre-Dame de Québec, Marie Gloria, fille de Jean et de Marie Bourdon (7 enfants).  Jean Gloria, qui avait été membre du Conseil souverain et premier notaire royal en Nouvelle-France, était décédé depuis près de quatre ans.  Jean-Baptiste contracta une seconde union, le 21 juin 1688, à Neuville, avec Marie-Madeleine Mézeray, fille de Jean et de Madeleine Massé (6 enfants).  Il est décédé en son manoir aux Écureuils en novembre 1700.  Son service a eu lieu à Neuville, le 24 novembre.

 La troisième, Marie, née à Notre-Dame de Québec, le 19 août 1651, ondoyé par son parrain Pierre Boucher et baptisée le 29, unit sa vie à celle de Pierre Mouet, enseigne au régiment de Carignan, futur seigneur de l’île Moras, le 08 avril 1668.  (8 enfants). Elle est décédée le 13 mars 1723 et sa sépulture a eu lieu le lendemain à Trois-Rivières.

 Louise Cloutier, fille de Jean et de Marie Martin, conquit le cœur du quatrième, Antoine, bourgeois, né le 05 février 1655, ondoyé par Monsieur Raguenea, jésuite, et baptisé le 02 août à Notre-Dame de Québec.  Ils unirent leur destinée, le 24 octobre 1679 et elle lui donna 10 rejetons élevés à Château-Richer. 
Il décéda le 01 juin 1711 et sa sépulture a eu lieu le 03 à Château-Richer. 

 Quant à Marguerite, la cinquième, elle est née le 16 février 1659 à Notre-Dame de Québec et baptisée le 17.  Décédée après sa naissance, elle ne vécut que dix jours.  Sa sépulture à eu lieu à Notre-Dame de Québec, le 27 et inhumée dans la crypte de la chapelle Sainte-Anne de l’église de Notre-Dame de Québec.

Enfin, François, Taillandier et maréchal, né et baptisé le 10 juin 1660 à Notre-Dame de Québec est décédé après le 22 avril 1682, date de son testament fait chez le notaire Gilles Rageot et avant le 07 novembre 1707 acte passé chez le notaire Louis Chambalon.  

Seconde noces

Après la mort de sa première femme, Toussaint Toupin rencontra Marie Bourdon, (fille du roi selon le fichier Origine sur Internet) fille de Louis Bourdon et de Madeleine Prunier, nièce de Jean Bourdon, procureur général et ingénieur en chef de la Nouvelle-France, veuve de Jean Gloria, notaire royal et mère de
6 enfants dont 3 filles vivantes.  Elle a été baptisée le 05 mars 1634 à l’église de Saint­Cande-le-Vieil, archevêché de Rouen, en Normandie.  Le veuf et la veuve s’éprirent d’amour.  Le fils Jean Toupin et la fille Marie Gloria en firent autant.  On mit ensemble les bans à l’église Notre-Dame de Québec. 
Lundi 03 juin 1669, mariage double: le père et le fils, la mère et la fille.  L’abbé Henri de Bernières bénit ces deux unions devant les mêmes témoins
Denis-Joseph Ruette, sieur d’Auteuil, Tierry Delestre, Gilles Rageot et Nicolas Gaudreau.  Y eut-il un voyage de noces dans la même chaloupe?...

Inventaire

 L’inventaire des biens de Toussaint Toupin et de feue Marguerite Boucher signé devant le notaire Gilles Rageot, le 24 décembre 1669, débuta le 14 décembre pour se terminer le dernier jour de janvier 1670.  Les Toupin ne vivaient pas dans le grand luxe, mais ils avaient à Notre-Dame de Québec tout ce qu’il faut pour répondre à leurs besoins matériels.  À la maison de la défunte Marguerite. Il y avait des meubles, des ustensiles de cuisine, une huche, de la literie et des vêtements en quantité, «une petite tasse d'argent», même deux miroirs estimés à 3 livres chacun.

 Toussait possédait 6 fusils, 2 mousquets, 1 mousqueton, 1 carabine, 3 pistolets. Se servait-il de toute cette panoplie lorsqu’il sortait avec sa chaloupe?  Dans sa forge, enclume, marteaux, tenailles, égoïne, un petit moule pour couler des plombs «a oye et Canard». Une surprise: «Deux pierriers garnis de quatre bouches et deux de fer». Un descendant donnerait cher pour obtenir cette rareté, une espèce de petit canon pour amener à réflexion je ne sais qui!

 Des ferrailles, 8 paires de raquettes, 7 paires de souliers sauvages, 2 paquets d’hameçons étaient cachés dans le grenier.  À la cave, il y avait du beurre, du sel, de l’anguille, de la viande de vache et de castor.  Le notaire Gilles Rageot procède à l’inventaire de ses animaux, le 15 janvier 1670.  Les évaluateurs se ren­dirent donc à la ferme Toupin de Château-Richer, où demeurait Jean Gobeil.  À retenir: 3 bœufs, 7 vaches, 3 génisses, 3 taureaux.  Le 20 janvier (notaire Gilles Rageot), c’était au tour de la belle barque de dix-huit à vingt tonneaux, qui était au quai de Notre-Dame de Québec, prise dans les glaces.  Les charpentiers de navires Moïse Hileret et Vincent Picard l’estimèrent à 1300 livres.  Le même jour, il passe un marché avec le même Moïse Hileret qui promet de lui calfater son embarcation et de lui faire un bateau plat d’une place, pour le prix de 100 livres.

Seigneurs

La vie de Toupin continua d’être active.  Il se rend souvent chez les notaires.  Le 23 juin 1670 (notaire Gilles Rageot), il fait affaire avec Jacques Boissel qui lui fait transport de 13 livres et 10 sols que lui doit Anne Gasnier, veuve de Jean Bourdon.  Le 09 juillet suivant (notaire Pierre Duquet) il concède à Guillaume Lecanteur une terre deux arpents et demi de front par dix-huit arpents de profondeur à la rivière Saint-Charles.  Il loue pour deux ans sa maison de la Basse-Ville de Québec à Étienne et Claude de Sainte le 22 septembre 1670 (notaire Romain Becquet) au prix de 120 livres.  Le 06 octobre suivant (notaire Romain Becquet), il loue à Alexandre Turpin une maison de la Basse-Ville de Québec.  Le 26 octobre suivant (notaire Romain Becquet), c’est une terre du Sault-à-la-Puce qu’il loue à Guillaume Lecanteur, mais ce bail est annulé le 12 novembre suivant.  Le 27 octobre 1670 (notaire Romain Becquet), il loue une vache à Robert Senat pour trois ans, à 30 livres par année.  Le 08 novembre de cette même année 1670 (notaire Gilles Rageot), il donne quittance à Étienne Landeron de tout ce qu’il pouvait devoir à Marie Bourdon son épouse.

Le 11 mai 1671 (notaire Gilles Rageot), avec son fils Jean, il loue sa forge au notaire et serrurier Romain Becquet, à raison de 150 livres par an.  Le 16 mai (notaire Romain Becquet), encore avec son fils Jean, il s’associe à Philippe Gauthier, pour un voyage de pêche qu’ils font avec leur barque en partageant les pertes et les profits.  Le même jour (notaire Romain Becquet), il contracte une obligation de 262 livres envers Philippe Gauthier pour des marchandises.  C’est à Thierry Delestre, que le 22 février 1672 (notaire Pierre Duquet), il cède son ban de l’église de Notre-Dame.  Le 13 juin suivant (notaire Pierre Duquet), il loue sa terre de la Côte Sainte-Geneviève à Vincent Poirier pour deux ans, à 80 livres par année.  Le 22 octobre suivant (notaire Gilles Rageot),
 il loue pour trois ans à Étienne de Sainte, sa maison du Sault-au-Matelot, à 120 livres par année.  Il donne quittance devant le notaire Pierre Duquet, le 18 novembre 1672 à Romain Besquet, pour le bail de sa maison.  La famille Toupin voulait-elle retourner à la campagne au Sault-à-la-Puce?  Elle y était déjà depuis l’année précédente, car le 11 août 1671, Toussaint avait été parrain de Anne Cauchon, à Château-Richer.  Lors de son second séjour en Nouvelle-France, 1670 à1672, Jean Talon, intendant de la justice, de la police et des finances de la Nouvelle-France, en profita pour donner des seigneuries aux officiers du régiment de Carignan et à plus de vingt particuliers.  Le 30 novembre 1672, Toussaint Toupin et son fils Jean  reçurent le fief ou seigneurie de Bélair dit La Pointe-aux­-Écureuils, situé moitié au-dessus et moitié au-dessous de la pointe aux Écureuils.  Cette concession comportait une demi-lieue de front sur le fleuve et avait une lieue de profondeur. Les conditions ne sont pas onéreuses. Il doit tenir feu et lieu sur la seigneurie, construire aussitôt que possible un moulin banal pour l’usage de ses futurs censitaires, concéder des terres aux colons, réserver le bois de chêne pour la construction des vaisseaux de sa Majesté et donner avis au roi de la découverte de minéraux.  C’est ainsi que Toussaint et Jean-Baptiste, dits du Sault, devinrent sieurs de Bélair.  L’honneur et le mérite de l’avoir mise en valeur reviennent uniquement au fils Jean, sieur DuSault, qui œuvra là pendant plus d’un quart de siècle. Jean eut 7 enfants de Marie Gloria et 6 de Marie-Madeleine MezerayLe seigneur Jean fut inhumé à Neuville, le 24 novembre 1700.

 
Le 24 juin 1674 (notaire Gilles Rageot), son épouse loue pour un an à Alexandre Turpin, sa maison de la Basse-Ville de Québec, au prix de 150 livres.  Le même jour (notaire Gilles Rageot), elle loue à Claude Philippeau, pour trois ans, une autre maison de la Basse-Ville de Québec au prix de 120 livres par année.  Le 21 août 1674 (notaire Romain Becquet), avec le consentement de son curateur Philippe Gauthier, Marguerite Gloria lui vend ses droits successoraux pour la somme de 1000 livres.  Le lendemain (notaire Romain Becquet), il constitue une rente de 100 livres envers l’Hôtel-Dieu de Québec pour couvrir un emprunt de 2000 livres.  Le 21 octobre suivant (notaire Gilles Rageot), il loue sa terre de Saint-François à Vincent Poirier de Bellepoire, jusqu’à Pâques 1678, aux prix de 100 livres par année.  Le même jour (notaire Gilles Rageot), il loue à Michel Bouchard pour cinq ans sa terre du Sault-à-la-Puce, moyennant quatre-vingts minots de grains par année.  Le 03 novembre 1674 (notaire Romain Becquet), son gendre Pierre Mouet de Moras et sa fille Marie lui donnent quittance des sommes promises lors de leur contrat de mariage.  Le 06 novembre suivant (notaire Pierre Duquet), avec son fils Jean, il vend le tiers de leur barque à Alexandre Petit, au prix de 800 livres.  Le 11 septembre 1675 (notaire Romain Becquet), avec l’assentiment de son épouse, il vend aux religieuses de l’Hôtel-Dieu de Québec, la terre de cette dernière à la Côte Sainte-Geneviève pour la somme de 2000 livres.  Le 14 mai 1676, il signe devant le notaire Pierre Duquet, un bail d’une maison à la basse ville de Québec, qu’il loue à Jean Lerouge, pour trois ans, moyennant 165 livres par année. 

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Les Bourdon-Toupin     

 Marguerite et Madeleine  Bourdon-Gloria devinrent religieuses hospitalières.  La première, sous le nom de Mère du Précieux Sang, entra comme novice à l’Hôtel-Dieu le 15 août 1674.  Sa sœur la suivit, le 30 octobre 1677.  Mère de l’Assomption fut nommée supérieure de son couvent en 1708.

 Jeanne, Élisabeth et Jean se présentent comme les enfants Bourdon-Toupin.

Jeanne, née le 09 février et baptisée à Notre-Dame de Québec le 11 février 1670, devint l’épouse de Guillaume Guyon, dit DuBuisson, le 03 novembre 1688, et mère de onze rejetons.  Elle fut hospitalisée à l’Hôtel-Dieu de Québec, le premier avril 1693 pendant 23 jours.  Elle décéda à l’Hôtel-Dieu le 18 mai 1711.  Son service a eu lieu la même journée, à l’Hôtel-Dieu de Québec.

Élisabeth-Ursule, née et baptisée à Château-Richer le 01 mai 1672, s’allia à la famille Cauchon en épousant Jean, le 06 avril 1690, à Château-Richer.  Le 14 juin 1694 (notaire Louis Chambalon), elle loue sa maison située sur le quai du Cul de Sac de la ville de Québec à Etienne Burel, tapissier, de la ville de Québec.  Le 15 août 1694, après la mort de son mari et de ses deux enfants, elle entra comme novice, chez les religieuses hospitalières de l’Hôtel-Dieu de Québec, elle professe le 15 mars 1696 et prend le nom de sœur Sainte-Françoise.  Elle fut la première personne consacrée de la lignée Toupin.

Quant à Jean, navigateur  (il fut probablement navigateur au long cours) né le 07 janvier 1675, à Château-Richer et baptisé le 08, il prit comme surnom le prénom de son père, Toussaint.  Il est cité à la Baie Saint-Paul le 05 janvier 1699.  Il unit sa destiné à Louise Martin, le 25 novembre 1705, à Saint-Sauveur de La Rochelle, Aunis.  Le 12 octobre 1707 (notaire Chambalon), il déclare être habitant de La Rochelle, paroisse Saint-Sauveur.  Le 07 novembre 1707 (notaire Chambalon), il vend, à son neveu Jean, sa part de la seigneurie des Écureuils.

Dernière escale

 Les années s’écoulaient rapidement. Toussaint approchait de la soixantaine et soutenait de jeunes enfants. Le 14 mai 1676 (notaire Pierre Duquet), il louait pour trois ans, moyennant 165 livres par année, sa maison de Notre-Dame de Québec à Jean Lerouge.  Le 10 août suivant, Toussaint Toupin. Sieur DuSault, de Bélair et Duclos, seigneur des Écureuils, quittait à regret sa dernière escale pour une nouvelle patrie.  C’était un grand homme.  L’abbé François Fillon présida ses funérailles le lendemain, un dimanche.  Sa descendance pren­drait les mancherons de la relève, pour toujours.  Il fut inhumé au cimetière paroissial de Château-Richer, où une inscription de la Commission des monuments historiques rappelle sa mémoire.

La veuve fit dresser l’inventaire des biens du défunt le 02 juillet 1677 (notaire Paul Vachon).  Le 12 juillet 1677, elle passe chez le notaire Gilles Rageot,
un bail à ferme et loyer d’un corps de logis situé en la ville de Québec, avec Isaac Hervieu dit Lenormand, cloutier de la Ville de Québec.  On ne connaît pas la nature de la transaction du 18 mars 1678 passé chez le notaire Gilles Rageot.  Devant le même notaire, le 30 juin 1678, elle donne quittance à Jean Lerouge, maître arpenteur de la ville de Québec.  Le 31 octobre 1678, elle vendait sa propriété de Notre-Dame de Québec à Charles Aubert de LaChesnaie.  Marie Bourdon convola en justes noces avec Jean Charet.  La célébration eut lieu à Château-Richer, le 11 novembre 1680.  C’est à cet endroit qu’elle mourut 25 ans plus tard, en 1705, entre le 14 avril date de son testament et le 29 avril, date de l’inventaire de ses biens.

Au fil des ans

 Les descendants se reconnaissent sous les patronymes Toupin, Dussault ou DuSault.

 L’honneur d’avoir été le premier parlementaire de la lignée paraît revenir à Bona Dussault (1882-1953), natif de Saint-Alban de Portneuf.  Pilote licencié en 1910, il voyagea pendant plusieurs années sur le Saint-Laurent.  Élu député à l’Assemblée législative de Notre-Dame de Québec en 1936, il devint par la suite Ministre de l’Agriculture et des Affaires municipales.

 L’abbé Lionel Groulx écrivait en 1924 dans son livre Notre Maître, le Passé: «O chers vieux ancêtres, humbles héros, qui, avec tant d’autres anonymes, avez bâti notre histoire émouvante, ...
je voudrais vous revenir avec du bronze et des fleurs».

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                                                                                                                                                      Marguerite  Boucher    

Baptisée le lundi 28 juillet 1631, à Notre-Dame-de-Mortagne au Perche, Orne, elle est le septième enfant de Gaspard Boucher, menuisier, et de Nicole Lemaire.  Elle contracte mariage devant le notaire Guillaume Audouart, le lundi 25 décembre 1645, avec Toussaint Toupin, d’origine inconnue.  De leur union naissent six enfants.

Elle vient au pays avec ses parents en 1634 (Fichier origine sur Internet).  Le 26 juillet 1656 (ANDQ CS), elle reçoit le scapulaire du Mont-Carmel et le premier octobre suivant, elle entre dans la Confrérie du Saint-Rosaire (CSR).  Elle est également confirmée à Québec le 10 août 1659 (aaq rc).  Sa sœur Marie, veuve d’Étienne Lafond, lui donne procuration, le premier septembre 1666 (notaire Romain Becquet), de percevoir en son nom, du boucher Michel Lecourt de Beauport la somme de 110 livres, dont il lui est redevable pour la livraison de deux bœufs.  On ignore la date exacte de son décès, mais elle vit toujours lors du contrat de mariage de sa fille Marie, le 20 mars 1668, avec Pierre Mouet et est décédée quand son fils Jean épouse Marie Gloria à Québec, le 03 juin 1669.

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 Source:   
Banque le Parchemin sur Internet
Collection de nos ancêtres, par Gérard Lebel, C.Ss.R..
(La revue Ste-Anne de Beaupré. Case postale 1000, Ste-Anne de Beaupré, Notre-Dame-de-Québec, G0A 3C0)
Dictionnaire biographique des ancêtres Québécois par Michel Langlois
Dictionnaire généalogique de nos origines par Denis Beauregard
Dictionnaire généalogique des familles Du Québec par René Jetté
Fichier Origine sur Internet
Fondation de la Seigneurie de la pointe aux Écureuils et de Bélair, Par Jacques Dussault,  Archives Nationales
Université Laval
Les Toupin Du Sault Seigneurs de Bélair, par : André Gé Du Sault, s.c.
Les Toupin Du Sault, Sieurs de Bélair, Seigneurs des Écureuils 1672-1789, par : Eugène-F. Dussault
Liste de nos ancêtres sur Internet
Portrait de familles pionnières Tome 2, de Robert Prévost, aux éditions Libre expression.

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La Seigneurie Bélair de la Pointe aux Écureuils
par Gilles Dussault

Premier seigneur

L'acte de concession de la seigneurie date du 30 novembre 1672. Le nouveau seigneur n'y vint certainement pas immédiatement d'autant plus que sa jeune épouse était enceinte et que son premier enfant naîtra au Saut-à-la-Puce le 20 mai 1673. 

Lorsque Jean, né du premier mariage de Toussaint Toupin et de Marguerite Boucher, prit possession de la seigneurie, il adopta le surnom comme titre de nouvelle noblesse rurale, ce qui fait que la famille fondatrice de Les Écureuils fut les Toupin-du-Sault qui devinrent simplement les Dussault

La seule voie permettant de se rendre aux Écureuils était le fleuve Saint-Laurent. Aucune route, de la forêt, quelques chaumières à Saint-Augustin et Neuville puis le vide. Le père Toussaint Toupin a 56 ans et son commerce de navigation lui prend tout son temps. C'est donc son fils Jean qui sera le véritable fondateur de la seigneurie.

Jean Baptiste a 24 ans et son épouse Marie, fille du notaire Jean Gloria, est née le 14 mars 1654 et eut pour parrain le sieur Louis D'Ailleboust de Coulonge, gouverneur, et pour marraine, Jacqueline Potel, femme de Jean Bourdon, procureur général de la colonie et seigneur de Neuville, d'où le mot Dombourg. Elle n'a que 18 ans, épouse depuis 3 ans et ex-pensionnaire aux Ursulines de Québec. S'exiler dans une forêt, 30 ans et avant la paix définitive avec les Indiens, c'était de l'héroïsme.
Le premier quart de siècle de la seigneurie fut une suite d'épreuves pendant lesquelles le jeune seigneur démontra un courage peu ordinaire.  Jean Baptiste Toupin, fils de navigateur et possédant lui-même une barque, aurait pu tout abandonner et faire du cabotage comme son père mais fidèle à son idéal, il mourut à l’âge de 54 ans avec la satisfaction d'avoir construit un domaine sur des bases permanente.



Au printemps de 1673, Jean Baptiste Toupin a dû s'empresser de visiter sa seigneurie avec son père et le meilleur endroit pour remiser leur bateau de 18 tonneaux fut dans l'échancrure du coté ouest de la pointe, à l'abri des vents et des courants.  C’était là un beau et vaste domaine fait de deux superbes plateaux de plus de trois milles cinq cents arpents en superficie, couverts de belles forêts, d’accès et d’exploitation facile, traversé, en sa partie supérieure par trois rivières, la grande rivière Jacques-Cartier, la petite rivière Aux Pommes et la rivière Marcot.  Le fief était à quelque dix lieues en amont de Québec.  Il se réserve un domaine personnel de sept arpents, neuf perches de large sur 40 arpents de profondeurs en plus d'une autre terre d'un arpent et demie de front sur 40 arpents de profondeurs dans la troisième concession, aujourd'hui le Grand bois de l'Ail du Cap-Santé qui deviendra le centre de rayonnement de la Seigneurie.

   
   

Dès leur prise de possession, le père et le fils se partagent le fief par moitié. (Louis Chambalon, 23 février 1702)   En 1676, à la mort de Toussaint Toupin, Jean devient seul propriétaire de tout le fief.  Détenteur d’une moitié, par titre de concession, il acquiert la demie de l’autre par succession, en vertu de son droit d’aînesse et la balance par achat de droits à ses frères et sœurs, Antoine, François, Jean, Marie (ayant renoncé par contrat de mariage le 08 avril 1669) Jeanne, Élisabeth-Ursule (ayant déjà renoncé à ses droits de succession en faveur de son frère aîné lors de la première donation).
 

   


Le 17 mars 1678, devant le notaire Gille Rageot, il concède une terre à Pierre Grenon.  La chaumière habitée la plus près de l'endroit où le bateau est accosté se trouve sur la falaise à environ un mille plus à l'est.  Ce n'est pas un inconnu des Toupin qui l'habite puisque c'est Jean Dubuc, dernier censitaire à l'ouest de la seigneurie de Neuville, il est un ancien serviteur de Jean Bourdon de Québec.  Il dû y avoir une bonne collaboration de sa part puisqu'à plusieurs reprises nous voyons le nom de Dubuc dans les actes de mariages et de sépulture de la famille Toupin.  Enfin le 03 novembre 1688, nous lisons aux registres de Neuville sur une seule entrée signée du curé Basset, le récit d'un drame où 3 personnes sont noyées à la suite de naufrage d'une barque près de la Pointe aux Écureuils, deux jours avant.  Il s'agit du fils du seigneur, Michel âgé de 13 ans, Jean Dubuc, 49 ans et Anne Coquincour, 46 ans.  Aucun membre de la famille Toupin ne semble présent à ces funérailles.  Y aurait-il d'autres victimes demeurées invalides?  Le jeune Michel fut le premier enfant né aux Écureuils le 13 janvier 1676 et fut baptisé solennellement à l'église Notre-Dame de Québec le 22 janvier 1676.

Nouveaux arrivants

En 1691, arrive aux Écureuils François Dussault, époux de Geneviève Mezeray.  Il occupe la terre voisine du domaine abandonné par Pierre Grosleaux.  Il l'achète en 1695 et en 1707, son fils Jacques du Cap-Rouge viendra s'établir à l'ouest de son père.  Cette famille venait de Paris avec le nom de Dussault, ce qui fait qu'aux Écureuils, dès le début, il y avait la famille fondatrice Toupin du Sault et les Dussault.  Fait curieux, en 1972, il ne reste qu'une ou deux familles Dussault alors que les Toupin-Dussault sont encore très nombreux même si elles ont abandonné le nom original Toupin.  Le 10 juillet 1694 (notaire Louis Chambalon), Jean Toupin, seigneur de la terre et seigneurie de Bélair, demeurant en son manoir seigneurial de Belair, cède une terre située en la seigneurie de Belair à Mathurin Chailly.

Premier moulin

Nous étions aux temps héroïques des massacres indiens.  Il ne fallait pas s’éloigner de la seule voie de salut, le fleuve Saint-Laurent.  Or, aux Écureuils, plus particulièrement, dans les limites de la seigneurie originale, aucune rivière ne se jetait dans le fleuve.  Le jeune seigneur, Jean Toupin-Dussault choisit un fort ruisseau qui passait non loin de son manoir pour y ériger son moulin.  Ce ruisseau étant soumis au caprice des pluies et de son courant, au bout de quelques années, il ne pu alimenter suffisamment les exigences des colons.   Nous n’avons pas de preuves, mais les censitaires eurent certainement la permission d’aller faire leur moulange et  leur bois de charpente à Neuville.  Cet état dura jusqu’à la mort du premier seigneur survenue en 1700.   Ce n’est que le 19 août 1711 (notaire Jacques Barbel), que sa veuve unie de nouveau sa vie à un  marchand boucher, de la ville de Québec, du nom de Louis Bardet,.  Il était veuf de Geneviève Trépagny.  L’acte d’inventaire des biens du fief et de la seigneurie des Écureuils daté du 21 avril 1712 (notaire Florent de Lacetière), nous dit que le pauvre petit moulin était en ruines.

En 1701, Belair des Écureuils compte 22 censitaires et 66 1/2 arpents en valeur.  Dans la liste, nous y lisons les Pagé, Dussault et Petit en plus de la famille du seigneur Toupin-Dussault.  Fait remarquable, nous retraçons 10 familles dans la deuxième concession, appelée dès cet époque le *"village".*  Le seigneur a une cavale (jument), 10 bêtes à cornes, des porcs, des poulets, des cannes, des dindes et des pigeons et nous y lisons aussi une barque évaluée à 900 livres.

Deuxième seigneur

Jean-Baptiste, fils du fondateur des Écureuils, sieur Dussault de Belair, naquit le 30 juin 1678 à la Pointe aux Écureuils.  A la mort de son père, il n'avait que 22 ans, donc mineur au sens de la loi pour l'époque.  Comme il hérite sans morcellement de toute la Seigneurie, il obtint du Conseil Souverain le 27 avril 1701 ses lettres d'émancipation permettant "aud. Exposant de jouir de ses biens meubles Et du revenu de ses immeubles Tout aussi que s'il Estoit En age de Majorité layant qu'ant à ce habileté Et dispensé...".*

Il est célibataire.  Il sera avant tout navigateur à son compte et tous ses profits serviront à développer sa seigneurie.  En 1705, il loue la Sainte-Anne, navire de 20 tonneaux pour aller à Plaisance (Anticosti).  Il en deviendra propriétaire puisqu'il l'échange pour un deux mâts de 5 à 15 tonneaux à Joseph Riverin, marchand de Québec, contre 966 livres.  Il est dit que sa nouvelle barque est "gisante" au Cul-de Sac, présentement chargée et prête à partir pour la Baie Verte (Louis Chambalon, 0 8 Mai 1709).  De 1713 à 1723, il fut le navigateur ou le capitaine de la Sainte-Anne pour le compte du Séminaire de Québec de la Baie Saint-Paul à Ville-Marie, avec gages du tiers du fret recueilli des voyages chaque année. (Québec Histoire, abbé H. Provost vol. 1 No 3 et 4).

Au cours de l'année 1709, le seigneur concède 13 terres par contrat passé  devant le notaire Bernard de la Rivière.  Parmi ces nouveaux, qui complètent la deuxième concession, nous lisons les noms de Godin et Pleau, toujours présent en 1972.  C'est probablement à compter de l'année 1709 que nous appelons "village" le territoire compris dans la deuxième concession.  A cette date, le chemin seigneurial longeait la falaise du fleuve où étaient construites les chaumières et le manoir, car dans les actes, il est bien dit "Laisser un arpent sur la devanture de la dite concession pour le chemin communal."

Deuxième Moulin

La paix de 1701 avec les Agniers permit aux seigneurs de développer  sans crainte leurs terres et de s’éloigner en profondeur.  Jean-Baptiste Toupin-Dussault,  deuxième seigneur, songea à ériger un bon moulin dans sa troisième concession où coulait trois rivières à fort courant.  La rivière Jacques-Cartier, la rivière aux Pommes et la Petite Rivière nommée plus tard la rivière Marcot.  Il choisit le confluent de cette dernière dans la rivière Jacques-Cartier.  De plus, il se trouvait sur une terre de son propre domaine.

Le premier Décembre 1710, le deuxième seigneur, Jean-Baptiste Toupin Dussault convoque les censitaires pour les engager par contrat notarié à faire moudre leur grain au nouveau moulin qu'il veut faire construire dans la troisième concession de sa seigneurie au confluent d'une petite rivière et de la Jacques Cartier.  C'est dans cet acte du notaire Bernard de la Rivière, qu'il est fait mention à deux reprises du mot "village"  pour désigner le territoire de la deuxième concession. *"Jean-Baptiste Toupin, seigneur de la terre fief et seigneur de Bel-Ayer (beélair) lequel m'ayant requis de me transporter au dit lieu au petit village second rang l'habitation de la dite seigneurie...les habitants qui se sont trouvés au dit village..."* (Bernard de la Rivière, 01 décembre 1710).  Ce moulin existe encore de nos jours malgré son abandon.  Ses fondations sont très hautes et je me souviens d'avoir remarqué un appartement en pierre avec ferrures et chaînes ayant servi, m'avait-on dit, à la réclusion d'un fou de la région.  La famille Toupin-Dussault vendit son moulin en 1743 à Jean Lamothe pour une rente annuelle et perpétuelle de cent minots de blé.

Un acte du 23 mai 1709 nous donne la réponse suivante où était la route du deuxième moulin seigneurial, la première route étant celle du  manoir.  Cet acte nous dit que le seigneur Jean-Baptiste Toupin-Dussault concède à Pierre Silvestre une terre sous la réserve suivante : quarante arpents de route seigneuriale.  Cette terre passa par la suite à Antoine Délisle.  En 1790, Matthew MacNider, qui avait acquis tous les droits seigneuriaux passe un nouveau  contrat avec Délisle par lequel il se désiste tant pour lui, ses  hoirs et ses ayants causes, du droit qu’il a comme seigneur du dit Belair, de prendre du bois sur cette terre, tant pour la bâtisse des moulins, manoirs et autres bâtiments  que les réparations d’iceux.

 En retour, le dit sieur Antoine Délisle s’est obligé, tant pour ses  hoirs et ayant causes de fournir et lever sur sa terre et en tel endroit qu’il sera le plus commode au dit sieur  MacNider, le terrain pour un chemin suffisant pour aller au moulin de la dite seigneurie de Belair.  Cette terre concédée originalement à Sylvestre, passa successivement aux Délisles, Pleau, Savard, Germain, Leclair, Picher pour appartenir de nos jours à M. Charles Doré.

La tradition  faisait descendre les colons dans une côte dite à Jean Pleau.  Du pied de cette côte, on traversait au moulin en passant sur un îlot.  L’hiver, les censitaires passaient beaucoup plus haut pour arriver au lieu désigné "le Calvaire" chez un nommé Delisle.

 Peut-être serait-il à propos de donner ici les noms des propriétaires de cette troisième concession lors du dernier cadastre officiel de la seigneurie en 1859.  La troisième concession dite « Rang du Grand Bois de l’Ail » comprenait 26 terres dont voici les noms.

 Numéro 59,  Vve Pierre Morisette.  60, Charles Chevalier.  61, Jean-Baptiste Richard.  62,  Charles Germain.   63,   Louis Marcotte.  64, Camillien Piché.  65,  Jean-Baptiste Richard.  66,  67 et 68,  Louis Galarnaud.  69, Joseph Déry.  70, Jean Petit.  71 et 72, Clément Chaillé.  73, Antoine Petit.  74,  Augustin Dion.  75 et 76,  Augustin Lesage.  77, Joseph Déry.  78, Vve François Lamothe.  79,  Denis Denis.  80, Joseph Brière.  81, Jean-Baptiste Savard.  84, Ferdinand Papillon.  À l’érection canonique de la paroisse de Les Écureuils, cette troisième concession fut cédée  au Cap-Santé en raison de la rivière Jacques-Cartier dont le passage  était très dangereux à certaines  périodes de l’année.  Il en fut de même à l’érection civile.

 En 1724, le 31 mai, Marie-Louise Lesage, jeune enfant de sept ans, fille de Nicholas Lesage, et de Marie-Françoise Paris fut trouvée noyée dans la petite rivière au-dessus du moulin seigneurial.  Le 30  janvier 1774, Marguerite, vingt ans, fille de Jean-Baptiste Thibaudeau,   meunier de la paroisse de Les Écureuils, périt entre la dalle et la roue du moulin.

     
Dans l'aveu et dénombrement du seigneur, en date du 17 février 1723, il est fait mention : Une grange de quarante pieds close de pieux en coulisse... une écurie et étable de 25 pieds de long pièce sur pièce. Dans l'inventaire du même seigneur en date du 28 février 1724, on signale une maison maçonnerie de 34 pieds par 24 à un étage avec cloison, châssis, portes, plancher haut et bas, couverte en bardeaux. Cette description sommaire ne rend pas justice à la description que m'en firent les anciens et particulièrement la sœur Marie-Eugénie c.m.d. qui naquit et vécu dans ce manoir.  Une grande transformation fait jour et l'on oublie vite : « la maison de coulombages couverte de planches et une grange ou hangard de pieux debout et couverte de  paille... servant d'étable et de grange et un petit moulin à eau tournant de chutte… ».

 

           
 Monument dévoilé le 01 septembre 1946

Situé sur la place de l'église St-Jean-Baptiste des Écureuils. 
Ce monument fut érigé en l’honneur de Jean Toupin, Sieur Du Sault et de Belair,
fondateur des Écureuils. 1648 – 1700, qui avait donné le terrain à la fabrique. 
Il a été dévoilé par Onésime Gagnon et Bona Dussault, 1881-1953,
Député à l’Assemblée législative de Notre-Dame de Québec en 1636. 
Il devint  par la suite, Ministre de l’Agriculture et des Affaires municipales.

 

     
   
  Jean Toussaint Toupin, né le 07 janvier 1675, fils de Toussaint et de Marie Bourdon, frère de Jean-Baptiste, fondateur des Écureuils, on le retrace chez le notaire Louis Chambalon le 06 juillet 1700 à titre de "volontaire de réserve" dictant son testament avant de partir pour la Baye du Nord (Baie d'Hudson).  Sur les 200 livres qu'il possède, il en consacre 150 à faire prier Dieu pour le repos de son âme et donne la balance à sa nièce. Aussi il demanda à Nicolas Doyon, arquebusier de Québec, d'employer, pour le repos de son âme, les 5 années d'arrérages de la rente de 15 livres que le dit Doyon lui doit "chacun an sur sa maison". On est émerveillé de constater le courage chez un jeune s'engageant pour un tel parcours et proclamant sa foi de façon non équivoque. 

De nouveau chez Chambalon le 12 Octobre 1707, fut présent Jean Toussaint Toupin, habitant la ville de Larochelle y demeurant dans la paroisse de St-Sauveur.  Dans cet acte, il confesse avoir reçu de Doyon le paiement complet des arrérages dont il est fait mention dans l'acte de 1700.  Il est donc retourné faire souche en France et son passage à Québec à deux reprises nous donne l'impression qu'il est navigateur à long court. 

Aquarelle du manoir selon les souvenirs d'une dame Dussault, l'ayant habité. 
Seul souvenir du manoir seigneurial détruit par le feu en 1877. Le premier était en bois et fut remplacé par celui-ci au début du 18e siècle.   C'est en 1681 que le premier seigneur accorde à Léonard Paillard du "Petit Village" de Beauport le contrat de la construction du premier moulin seigneurial.  Pour 231 livres, il doit construire une maisonnette de 17 pieds par 14 pieds dans laquelle sera fixée une moulange:" De 4 pieds de diamaistre ou plus syl se peut trouver des moulanges de plus grande quantenence".  Il était situé à la chute d'un ruisseau dans la partie est de la pointe aux Écureuils.

Ce moulin est qualifié de ruines en 1700.

 

 

 

 

Maison de pierres
habitée par une famille Toupin Dussault
pendant 225 ans
aux Écureuils

 

 

 

 

 

 

Source :

-   Le dictionnaire biographique des ancêtres Québécois, par Michel Langlois

-   Le dictionnaire généalogique des familles du Québec, par René Jetté

-   Les Toupin Du Sault, Sieurs de Belair, Seigneurs des Écureuils 1672-1789, par Eugène-F. Dussault

-   Liste des patronymes sur Internet

-   Fondation de la Seigneurie de la pointe aux Écureuils et de Belair

    Par : Jacques Dussault.  Archives nationales Université Laval

-  Journal Le Soleil, Québec, dimanche 17 décembre  1950

                Par : Clément-T. Dussault,  directeur,  Société Historique de Québec.

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Ma lignée directe  

 

Première Génération

 Toussaint Toupin de Normandie, 1616/1676

Marié en 1ière noces, à Trois-Rivières, le 25 décembre 1645,

Marguerite Boucher, 1631/1669

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                                                                                                  Deuxième Génération

 Jean dit Jean-Baptiste Toupin, 1648/1700

Marié en 2ième noces à St-François-de-Sales, Neuville, le 21 juin 1688

Marie Magdeleine Mézeray, 1674/1714

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                                                                                               Troisième Génération

 Jean-François Toupin dit Dussault , 1700/1763

Marié à St-François-de-Sales, Neuville, le 22 janvier 1731

Marie Magdelaine Constantineau, 1704/1781

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                                                                                              Quatrième Génération

 Jean-Baptiste Toupin dit Dussault, 1737/ 1792

Marié à St-Pierre, Île d'Orléans, le 15 juillet 1765

Marie-Marthe Paulet, 1737/1824

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 Cinquième Génération 

 Jean-Baptiste Dussault,1767/

Marié à St-François-de-Sales, Neuville, le 20 janvier 1794

Angéline Béland, 1764/

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                                                                                                                                                                   Sixième Génération

                                                                                                                                                                   Alexis Dussault, 1802/

Marié en 1ière noces à St-François-de-Sales, Neuville, le 27 juillet 1829

Flavie Domithilde Dubuc, 1800/1842

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 Septième Génération

                                                                                                                                                                   Louis Dussault, 1840/

Marié en 1ière noces à St-Roch, Québec, le 22 juillet 1868

Marie-Esther Langlois

 

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Huitième Génération

                                                                                                                                                      Joseph-Arthur Dussault, 1875/1937

Marié à St-Sauveur, Québec, le 27 novembre 1893

Célina-Bernadette Canac dit Marquis, 1874/1948

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                                                                                                     Neuvième Génération

                                                                                                                                                            Arthur Dussault, 1894/1949

Marié à St-Roch, Québec, le 26 septembre 1921

Marie-Alvine dite Maria Leclerc, 1898/1957

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                                                                                                   Dixième Génération

                                                                                                                                                                     Alain Dussault, 1935/

Marié à Christ-Roi, Lévis, le 26 décembre 1960

 Carmen Fleury, 1939/

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 Onzième Génération

 Denis Dussault, 1963/

Marié à Christ-Roi, Lévis, le 25 juin 1990

Sophie Girard, 1971-

 
Brigitte Dussault, 1966/

Marié à Simon Vanier, Laval, le 20 septembre 1997

Émilio Orsini, 1960/

 

Martin Dussault, 1968/

Marié à St-Yves, Laval, le 17 août 1991

Caroline Goyette, 1971/

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                                                                                                   Douzième Génération

                                                                                                                                                                      Olivier Dussault, 1991/

Myriam Dussault, 1994/

Maxime Dussault, 1995/

Benjamin Dussault, 1997/

William-Thomas Dussault, 1999/

 

Par Alain DUSSAULT février 2007
Courriel : aldusad@gmail.com
Base de données sur
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gencaretal pour GÉNéalogie CARmen ET ALain

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