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Baron Jean Vincent d’Abbadie de St Castin


Mise à jour du 18/06/2015

 
    
 Jean-Vincent
 

    Prisonniers Anglais    Famille de Jean-Vincent            Le Béarn et La Navarre               L' ACADIE   Sources

                                                                  Jean-Vincent d'Abbadie de Saint-Castin
(Béarnais)

 Venu dans un premier temps, alors qu' il n' avait que 13 ans en Nouvelle France avec la compagnie de Monsieur De Chambly en tant qu'enseigne et porte-étendard.
Il y reviendra avec Monsieur de Grandfontaine et sa compagnie, pour s' installer en Acadie.
Nous allons essayer de mieux cerner ce personnage qui laissa sur place un souvenir durable et une nombreuse descendance.
Il était le 3e baron de Saint-Castin et fut aussi chef amérindien de la tribu abénaquise de Pentagouët (Les Penobscots).

Il est né en
1652 à Escout, (64870, Pyrénées-Atlantiques, Aquitaine.) dans le canton d'Oloron, au Béarn, en France. Ce village fait partie maintenant de la communauté de communes du Piémont Oloronais.
Cette seigneurie avait été acheté le 17 aout 1591, par Jean-Pierre d’Abbadie son grand père à Diane d’Andouins, comtesse de Guiche, dite Corisande d’Andouins, maitresse de Henri III de Navarre futur Henri IV de France, pour la somme de 8000francs. La seigneurie fut revendue par son frère Jean-Jacques II, en mai 1669, à Raymond de Fréchou, constructeur du château encore visible aujourd’hui.
Jean-Vincent est décédé le 3 février 1707 à Pau, (64000, Pyrénées-Atlantiques, Aquitaine.)  dans le Béarn en France.


 


Le cercle blanc indique la position D' Escout


                                      


 
 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Image du Béarn

Le Béarn et La Navarre   


La Navarre (Navarra en castillan et Nafarroa en basque, Reino de Navarra et Nafarroako Erresuma dans son nom entier)  est un territoire situé sur les deux versants de l'extrémité occidentale de la chaîne pyrénéenne, autour d'un axe Saint-Palais - Pampelune - Tudela, qui constitue son cœur historique, correspondant au royaume médiéval de Navarre. dont une partie (Haute-Navarre) fut conquise en 1512 par le royaume d'Aragon et fut intégrée en 1516 dans l'actuel royaume d'Espagne et l'autre partie (Basse-Navarre), est restée indépendante, et ne fut unie à la couronne de France à partir de 1589, d'où par exemple le titre d'Henri IV : Roi de France et de Navarre. La Basse-Navarre est intégrée en 1790 dans le département français des Pyrénées-Atlantiques. L'origine de ce royaume fut le Royaume de Pampelune (Reino de Pamplona), fondé en 824 par Eneko Arista, premier roi de Navarre, fondateur d'une dynastie qui régna sur la Navarre jusqu'en 1234. La Navarre historique s'étire de part et d'autre de la chaîne pyrénéenne. Elle était divisée en six merindades (circonscriptions administratives et judiciaires) : Pampelune, Tudela, Estella, Olite, Sangüesa et Saint-Jean-Pied-de-Port, cette dernière n'ayant pas en réalité bénéficié du statut de merindad.


Le Béarn: Un petit retour en arrière s’impose, pour mieux connaitre le Béarn et mieux comprendre l’attitude de certains Béarnais au vu de la France et de la religion Catholique.
Le Béarn était à l’époque Romaine, un petit territoire comprenant les villes de Lescar et Morlass. Le mot Béarn viendrait sous toute réserve de « Benearnum ».
La religion chrétienne n’apparait qu’au 6ème siècle en Béarn, mais la plupart des Béarnais resterons païens jusqu’ au 10ème siècle.
Dans un premier temps le roi d’Aragon dirige l’ensemble comprenant « La Provence, Le Gévaudan, Le Bigorre, et le Béarn ».
Puis avec Gaston VII, le Béarn passe sous tutelle du roi d’Angleterre. Un aménagement du territoire est engagé.
Avec Gaston Phébus (1343-1391), le Béarn devient indépendant et sera neutre pendant la guerre de cent ans.
Au15ème siècle, le Béarn est tiraillé entre le France et l’Espagne qui tentent de se l’approprier. Le Béarn aidera la France dans sa guerre en Italie, tout en restant indépendant.
De 1555 à 1572 Jeanne d’ Albret, fille d’Henri II devient reine de Béarn-Navarre. Elle devient une des chefs des réformés (Protestants).
Au commencement de l' année 1568, une révolte ayant éclaté en Basse-Navarre; Bertrand de Salignac, seigneur de la Mothe Fénélon accrédité par la cour de France ( Catherine de Médicis), se rend auprès de Jeanne d' Albret. Il demande à cette dernière de pardonner au peuple.
Jeanne accepte mais refuse d' inclure dans son amnistie générale, les seigneurs qui avaient pris part à ce mouvement.
Dans une enquête faite par ordre de Jeanne D' Albret sur le catholicisme à Salie en date du 3 février 1570, il est dit ceci:
Plusieurs témoins déclarent que le catholicisme fut supprimé, les autels démolis, les images brisées et la réforme imposée, sous peine de mort, par la reine qui y envoya le conseiller Lamothe.

La Réforme imposée sous peine de mort à Salies par Jeanne d'Albret

Tous les nouveaux documents montrent de plus en plus l'intolérance haineuse de Jeanne d'Albret contre le catholicisme.
Voici encore la preuve qu'elle a imposé par la pire des violences, -- rien moins que la peine de mort — sa prétendue Réforme en Béarn.
Dans une enquête faite par ordre de Jeanne d'Albret à Salies, le 3 février 1570, nous trouvons plusieurs témoins qui déclarent que le catholicisme fut supprimé, les autels démolis, les images brisées et la Réforme imposée, sous peine de mort, par la reine qui y envoya le conseiller Lamothe.

Bertrand de Castetnau dit: « A sept ans ou environ, le Sr de La Mothe, se transporta en lad. ville de Salies, en laquoalle, au nom de lad. Dame et habent expresse commission de S. M. per aquero far, defendo tout exercisse de religion romana en lad. ville et aux caperans de quere y diser augune misse, ni y far autres actes papisticxs et aux habitans dequere et autres sons subjectz, no y acistir, far, ni consentir y estar feytz aucuns deusd. actes, à peine de la vite ». Arnaud de S. Martin ajoute: Cincq ou sieys ans auperavant, los autars deusd.temples eren statz demolitz per auctoritat et mandament de lad. Dame et deffendut de plus y diser las misses, y far aucun acte de religion romane, à la pene de la vite». C'est ce que confirme, hélhs ! le témoin le plus autorisé, le curé apostat Bonnecaze, en ces termes: « Lo sr de La Mothe se transporta en la ville de Salies et aqui, ab commission expresse de S. M., (Jeanne III, dite Jeanne D'Albret, mère de Henri III de Navare, futur Henri IV de France) fe demotir et abattre los autars et ymadges, y deffendo tout exeroisse de religion romane et de plus y diser aucunes misses, à ta pene de la vite, en vertut de sad. commission qui portas lad. prohibition. » (Docum. part.)
Source: Diocèse de Bayonne, St Castin, BNF, Gallica.

Elle va créer en 1571 les «  Grandes ordonnances ecclésiastiques ». Interdisant la religion catholique et confisquant les biens du clergé, après avoir libéré son pays de l’armée catholique envoyée par Catherine de Médicis.
Henri III à la mort de sa mère en 1572, deviendra Henri III de Navarre.
Il deviendra Henri IV de France, en 1589, mais ne sera totalement accepté comme tel qu’après s’être converti au catholicisme. (Abjuration de Saint Denis du 25 juillet 1594) Il est fort à penser que bon nombres de ses amis de la noblesse béarnaise aient suivis sont exemple.
Mais avant d’en arriver à ce point jeter un coup d’œil sur ce site qui vous donnera de plus amples détails, sur toutes les circonstances qui aboutissèrent à cet état.

http://www.foixstory.com/data/comtes/21.htm

Sa sœur Catherine de Foix gouvernera le Béarn-Navarre qui reste un royaume disting du reste de la France. (Même si un seul roi gouverne les deux royaumes).
 C’est sous cette gouvernance qu’en 1594, un parti catholique se reforma en Béarn, dirigé par Jean Pierre D’Abbadie (Grand-père de notre Baron), conseiller et maître des requêtes de l’hôtel du roi de Navarre, et Jean de Forpelat compagnon d’ armes d’ Henri IV. Ce n’est que le 15 Avril 1599 que l’édit de Fontainebleau établit une tolérance en reconnaissant le catholicisme comme religion officielle et en rétablissant la hiérarchie ecclésiastique. L’Eglise protestante était appelée « Eglise recueillie ».
Jean Pierre D’Abbadie devint évêque de Lescar de 1600 à 1609. Arnaud de Maytie devint évêque d’Oloron.
Le culte Catholique fut autorisé en 1605 dans tout le Béarn.

                                                                                                                Annexion du Béarn à la France.
Depuis longtemps, la France voulait annexer le Béarn. En 1616, Louis XIII proclame l’union du Béarn à la France. Les états de Béarn n’acceptent pas la décision (délibération du 31/01/1617) et appellent à la révolte.
(Les chefs de la résistance seront deux nobles, le Baron de Lescun et le Marquis de La Force)
Le roi de France se déplace à Pau avec 500 soldats pour forcer les états du Béarn à accepter la souveraineté du royaume de France.
L’édit d’annexion sera signé le 20/10/1620, et le soulèvement de protestants béarnais dans le canton d’Orthez ni changera rien.
Le conseil souverain est remplacé par le parlement de Navarre, la langue française devient officielle, les états du Béarn perdent pratiquement tous leurs droits.
(Mais le roi promet de maintenir et de respecter les FORS;
qui continuent à régir la vie de la vicomté jusqu'à leur abolition durant la révolution de 1789.)
On appelle fors de Béarn l'ensemble complexe de textes légaux (privilèges, règlements, décisions de justice, tarifs, formulaires) accumulés dans le vicomté de Béarn entre le XIe et le XIIe siècle.
Louis XIV voulant obliger tous ses sujets à être catholique, des soldats sont logés chez les familles protestantes, ce qui entraine des pillages, vols et destructions. On appellera cela les Dragonnades.
En 1685 l’Edit de Nantes est révoqué et être protestant interdit.

Sources :
http://www.ostaubearnes.fr/HISTOIRE_du_BEARN. 17.2 Html  
Le Béarn pendant les guerres de religion, cours de l’Abbé Jean-René Saint-Macary.
Les Huguenots dans le Béarn et la Navarre. Bibliothèque nationale, collection Baluze, Vol. 151.

Ce n’est qu’en juillet 1654 après le sacre de Louis XIV qui a eu lieu le dimanche 7 juin 1654 à Reims et suite aux distributions de cadeaux du roi pour affirmer son pouvoir que Jean-Jacques, père de Jean-Vincent obtint l’érection de sa seigneurie de St Castin en baronnie, il devint alors le premier Baron de St Castin. Il n’était avant que seigneur de ses terres.
Baron : dans le régime féodal, c'est un titre de noblesse situé après celui de Comte. Les barons figuraient dans les principaux seigneurs du pays. Les seigneurs de Lescun prirent, au 16ème siècle, le titre de "barons" de Lescun...
Au 14ème siècle, le titre est institué en Béarn. Dès lors, on verra apparaître les puissants barons de Lescun, les troisièmes en Béarn après les Navailles et les Andoins.
Les historiens sont divisés...""La vallée d'Aspe comprend la baronnie de Lescun, assise sur les confins de la Navarre et de l'Aragon.""Loup Dat d’Aspe, seigneur de Lescun, dans une charte de 1077, fut la tige des seigneurs et barons, viguiers héréditaires d'Aspe ". "La baronnie de Lescun , située au sommet des montagnes, avait ses principaux domaines aux alentours d'Oloron." "Les Lescun étaient en vérité des barons de Louvigny et n'avaient pas le moindre fief..." " Lescun ne représente qu'un titre..."

 
                                                                                                                  
LES BARONS ET LES BARONNIES DU BEARN :
    
 
Au XIIème siècle, le nom de « Baron » désignait les chevaliers les plus importants de la Vicomté de Béarn ; ils n’étaient donc pas pour autant les possesseurs des fiefs qui deviendront plus tard les futures baronnies béarnaises : la terre ne donnait aucun titre, si ce n’est celui de Seigneur. En 1220 fut instituée par le vicomte une cour de justice, la Cour Majour de Béarn. Ses membres prirent le nom de barons-juges. Leur pouvoir (étendu à tous les domaines) et leur charge devenant héréditaire, ils passèrent pour les chefs de la noblesse locale. A la fin du XIVème siècle, après la mort de Gaston III Fébus, vicomte de Béarn, se créèrent les Etats de Béarn où siégèrent les dix « barons-juges » de la Cour de Justice. Ce ne fut qu’au XVème siècle que la terre de ces barons fut dénommée « Baronnies ». On y trouva donc les dix « grands et anciens barons » : d’ANDOINS, d’ARROS, de COARRAZE, de DOUMY, de GABASTON, de GAYOSSE, de GERDEREST, de LESCUN, de MIOSSENS et de NAVAILLES, auxquels vinrent s’ajouter au XVI et au XVII siècle, les quatre «petits barons » : de MONEIN (1545), de LONS (1593), de LAAS (1610), et de MIREPEIX (1611).
Sources:
http://lescunhierdemain.over-blog.com/pages/Les_VRAIS_barons_de_Lescun-5835364.html

En 1675 nous retrouvons dans les abbayes laïques du canton de Lagor:
Daniel D' Abbadie abbé de Maslacq.
Pierre d' Abbadie abbé laïque de Mourenx.

 

La demeure de Jean Vincent devait ressembler à ceci:
La maison  d' Abbadie de Maslacq
"Enceinte de murailles, dans l'enclos de laquelle il ya granges, pressoirs, chais, greniers, pigeonniers, jardin, verger, écuries, un puits et une chapelle avec un grand
portail qui ferme le tout à clef, l'abbaye est située dans le lieu de Maslacq. Son possesseur est abbé séculier de la paroisse et y possède la dime, des terres nobles droits de fief et d'autres droits encore".
La maison seigneuriale de St Castin, s' appelait La CASTERRASSE. (
ensemble fortifié, vestiges.)
Ancien siège de la Seigneurie en 1032, Sanche-Guillaume, Duc de Gascogne, donne à Saint-Pé-de-Génerès, sa Cour et maison seigneuriale de Saint-Castin, avec ses dépendances de Lar, Higuères et Bernadets, « Mottes dap fossats circondades, per bastir maysous, place oun estoit l'ancien castet dé Sen Castin contenent un arpent trés-quarts, confrontent au nord à la maysou-abbatiale ».
En effet, on peut distinguer (en 1968) à quelques centaines de mètres au sud-ouest de l'Eglise, un enclos fortifié : plate-forme rectangulaire de 70 m sur 50 environ surélevée d'un mètre au-dessus du sol, entourée d'un talus et de fossés de 1,50 m à 2 m.

Sources:
http://www.paroisse-morlaas.org/crbst_25.html

  Saint Castin
Je me souviens de mes vacances d’enfance dans un petit village landais nommé Vielle-Tursan situé près de St Sever et Mont de Marsan. Cette région était relié très fortement au Béarn du fait que nombres de seigneurs Béarnais avaient de nombreux liens de parenté avec les seigneurs landais. Les coutumes des gens de ce village ressemblaient beaucoup à ceux du Béarn.
Il y avait dans ce village un endroit appelé «  Le Château ». Il s’agissait d’un ensemble d’habitations cerné par un grand mur, le tout protégé par un fossé qui s’était comblé au fil des années. Il s’agissait selon les villageois de la demeure des seigneurs de la région, au cours des siècles précédents, et l’on sentait encore dans les années 1950 un certain respect dans le langage des gens lorsque l’on parlait de cet endroit.
L’ensemble cerné d’un grand mur, s’ouvrait sur une grande cour, à droite l’habitation principale à laquelle on accédait par 3 marches et un perron. A l’intérieur, une grande salle qui servait de salle à manger et salon avec un grand foyer. Une pièce sur le côté était la cuisine les fourneaux était reliés à la cheminé du foyer du salon, dans la cuisine sur le coté un puit servait à alimenter la maisonnée. De l’autre côté du salon/salle à manger était un endroit séparé par un escalier qui servait de bureau.
L’escalier montait à l’étage où se trouvaient les chambres et au grenier où étaient entreposés, du grain, des fruits et légumes divers propre à la consommation de la maisonnée.
En face de l’habitation se tenait toute une série de bâtiments, dont l’étable où étaient les vaches et les bœufs. Car dans cette région tout comme au Béarn, le travail des champs se faisait avec les bœufs reliés par paire grâce à un joug dans lequel venait se rattacher la charrette où les instruments de travail des champs. Au dessus de cette étable était une grande pièce où était entreposé le fourrage destiné aux animaux et que l’on faisait glisser dans les mangeoires par des trappes. La paille servant à la litière était également descendue par ces trappes dans un espace sans bête et pouvait ainsi être facilement mis à disposition.
Le fumier récolté était stocké dans un coin de la cour en un tas carré avant d’être épandu sur les terres. La cour était parcourue de volatiles divers (Poules, canards, etc…) A coté de l’étable se trouvait un espace couvert ou était entreposé, charrette, matériel de travail des champs et carrosse pour le seigneur. A coté un espace type boxe ou était les chevaux, le nombre dépendait de l’importance de la seigneurie. Les autres bâtiments étaient, un chai avec pressoir et grandes cuves où était entreposé le vin. Un autre bâtiment servait de réserve complémentaire, et permettait au seigneur de recevoir ses impôts en récolte et le cas échéant de dépanner les villageois. Une autre petite demeure accolée à la maison principale pouvait servir aux ouvriers des domaines. Généralement les domestiques logeaient dans les pièces hautes de la demeure, afin d’être disponible. Il arrivait que certains d’ entre eux habitent dans des bâtiments accolés à la maison du seigneur.
Un porche menait à un espace qui servait de jardin avec quelques arbres fruitiers. Le tout inclus dans l’espace clos, poulailler, clapier à lapins et porcherie terminaient l’ensemble.

Bien entendu, si le style reste le même, les dimensions et dispositions peuvent variées selon l’importance de la seigneurie, cela nous donne tout de même une idée de ce qu’a put être la prime jeunesse du baron.
 

Jean-Vincent était le fils cadet de Jean-Jacques d'Abbadie de Saint-Castin et d'Isabeau de Béarn-Bonasse.

Pour voir quelques uns de ses ancêtres:
Cliquer ici. ( Biographie Bertrand / Bernard d’Abbadie de Maslacq et Jeanne de Florence ; Biographie Jean-Pierre d’Abbadie et Bernardine de Luger Dame de St Castin; Biographie de Bertrand d’Abbadie et Marie de Bidou.)
(St Castin est un Territoire communal de 700 hectares sur un plateau argileux et bordé par de nombreux petits cours d'eau (Lau, Andreu, Gées, Laps et Ladebèze).
 Saint-Castin, est mentionnée en 1021, sa Seigneurie appartient à l'époque à Raymond-Arnaud de Cauna (dans les Landes). Elle est rachetée en 1351 par Menaud de Béarn. Elle passe ensuite aux d'Abbadie de Denguin, puis par mariage elle échoit à Aymeric de Luger, puis par mariage elle revient aux d'Abbadie de Maslacq, pour qui elle est érigée en Baronnie en 1654 et enfin elle termine son périple avec Marie-Anselme de Bourbon qui la gardera jusqu'à la Révolution.)St Castin, 64160 Commune du pays de Morlass.

 
Celui qui devait devenir un des principaux chefs abénaquis (Ceux de la terre du Levant) était de bonne noblesse béarnaise. On trouve un Abbadie de Maslacq dans le dénombrement général des maisons de la vicomté de Béarn, dressé en 1385 par ordre de Gaston Phébus. C’est en 1581 que la terre noble de Saint-Castin entra par mariage dans la famille Abbadie. Son père, Jean-Jacques d'Abbadie de Saint Castin, est né à Escout en 1620.Il obtint par lettres patentes de Louis XIV, en 1654, l’érection de ce fief en baronnie.
Ce premier baron de Saint-Castin avait épousé, le 04/02/1649 à Arette-la-Pierre, Saint Martin ;( 64570, Pyrénées-Atlantiques, Aquitaine.)  Isabeau de Béarn-Bonasse, demoiselle de haut lignage, puisqu’elle descendait d’une branche de la maison de Foix. Née en 1628.
                             

Le couple eut trois enfants :
1)-Marie, née le 25/01/1650 à Escout, baptisée dans l’église St Vincent.

(Le vingt et cinquième Jour du Moys de Janvier mil Six cent cinquante a esté baptisée dans l’ église St Vincent d’ escout  damoiselle Marie  de St Castin fille légitime de Monsieur de St Castin et d’ Isabeau de Bonace mary et femme, parrain et Maraine Noble Jean de Bidou grand vicaire de Monsieur D’Oloron et de Damoyselle Marie de Bydou Mère du dit Sieur de St Castin  par moy
                                         Castaignos)

(
épouse du tenace avocat d’Oloron Jean de Labaig, conseiller du roi de Navarre et lieutenant du Sénéchal d’ Oloron qui créera des difficultés à son beau-frère. Lors des successions.)

2)-
Jean-Jacques II né en 1651, décédé en 1674.

3)-
Jean-Vincent, né en juin 1652, l’année même où Sa mère décède de la peste le 17 novembre 1652, comme l'attestent les archives communales d'Arette :
« le 17 novembre 1652, décéda noble dame Isabeau de Saint Castin, fille de noble Jacques de Béarn, abbé laïque d'Arette et de noble Madeleine de Laas » et il est notifié : « morta pestis et jacet in .
Cette épidémie de peste noire toucha tout le Sud-ouest de la France de 1652 à 1654.
Voilà notre cadet de Béarn orphelin de mère alors qu’il n’avait encore que quelques mois
.

Sources :
 http://earchives.cg64.fr/img-viewer/FRAD064003_IR0002/ESCOUT_1/5MI209-1/viewer.html
(Pour Marie page 71 sur 426)
http://earchives.cg64.fr/img-viewer/FRAD064003_IR0002/ARETTE_1/5MI41-1/viewer.html
Dictionnaire biographique du Canada en ligne
Rencontre de deux aventuriers : Saint-John Perse et le baron de Saint-Castin, par René Rouyère
 

              Henri IV            

     Diane d'Andouin dite Corisande

                                                                  Cirque de Lescun

GASTON PHEBUS, COMTE DE FOIX,
                  (1331 – 1391),

http://www.chateau-de-mezerville.org/Complements-historiques/gaston-phebus.php

Nous ignorons tout de l’enfance et de la prime adolescence du cadet des Saint-Castin. Il dut recevoir l’éducation propre aux jeunes nobles de cette époque, à base de pratique militaire dans un esprit chevaleresque, avec un minimum rudimentaire de connaissances générales. Dans une région ou la religion catholique devient symbole d’oppression. Dans ces conditions le jeune homme préfère tenter l’aventure militaire. Plutôt que le sacerdoce ou le mariage d'une fille d'une famille argentée. (Car étant cadet l'héritage familial n'était pas une option fiable pour assurer sa subsistance à long terme selon Marjolaine Saint-Pierre. Je pense également que la présence importante de troupe au Béarn, ai suscité tout simplement un gout d’aventure. D’ autant plus que nous retrouvons du coté de ses grands-parents, un Jean d’ Abbadie, Capitaine au régiment de Saintonge. Il est cité également en 1624 un Bertrand d’Abbadie Seigneur de St Castin qui vend la seigneurie d’Aydie.

Jean-Vincent d'Abbadie de Saint-Castin s’engage dans la compagnie de Monsieur De Chambly en tant qu'enseigne et porte-étendard, vu ses titres de noblesse. ((Son père lui aurai acheté ce grade selon MSP).
Le titre d’enseigne est plus un grade honorifique qu’un grade véritable à cette époque. Cette compagnie rejoindra le régiment de Carignan-Salières en 1665 à St Jean D'Angély ;
Embarquée à bord du Vieux Siméon de Dunkerdam, navire marchand de 200 tonneaux. Départ de la Rochelle (Brouage plus exactement) le 19/04/1665 
Arrivée à Québec le 19/06/1665 (selon le Viateur Boulet/  Bosher et est noté sur le document des Archives de la Rochelle, Rapporté par Monsieur  Michel  Robert, Que je remercie.).

Tous les soldats sont en bonne santés. Sources: " Relation de ce qui s'est passé en N F des années 1665 courrier envoyé par le révérend père François le Mercier au révérend père Jacques Bordier Provincial de la compagnie de Jésus en la Province de France" ; "Courrier de Jean Talon et Registre des pères jésuites".

Il est alors âgé de treize ans. Son serviteur Regnault Bordenave s'embarque avec lui. (Ce qui prouve que la famille de Saint-Castin était très à l'aise toujours selon MSP, et qu’il n’avait pas besoin de sa solde pour vivre plus que correctement, BQ)  Il quitte la France le 6 mai 1665 pour suivre le marquis Henri de Chastelard de Salières ainsi que huit des vingt compagnies du régiment de Carignan pour la Nouvelle-France afin de venir combattre les
Iroquois.
Tout nous porte à croire qu’il participa aux campagnes du régiment et se familiarisera ainsi avec le pays. Car le Béarn est très montagneux et enneigé l'hiver. Les courses dans la neige ne lui faisaient pas peur.
Après la signature d'un traité de paix avec les Iroquois, la mission du régiment prend fin en 1668 et Jean-Vincent retourne en France.

En 1666, Jean Vincent déplore la mort de son père le 16/02/1666, son frère Jean Jacques devient le 2ème Baron de St Castin.

 
                   L' ACADIE  

L'histoire de l'Acadie débute en 1524. À cette époque, le roi de France François 1er espérait partager les richesses du Nouveau-Monde avec les Portugais et les Espagnols qui recherchaient le passage vers l'Ouest jusqu'à la Chine.
L'occasion de mettre ce projet à exécution se présenta en 1523 lorsque le navigateur Giovanni Verrazano (1486-1528), Florentin de naissance et Italien de nationalité, ayant sans doute eu vent des intentions du roi de France, vint le trouver et s'offrit pour faire le voyage. Le roi accepta de financer l'entreprise sur-le-champ.

Parti de France vers la fin de 1523 avec quatre navires. Une tempête rencontrée quelques jours plus tard l'obligea à abandonner deux bateaux. Il leva l'ancre le 17 janvier 1524 aux îles Madère et pointa la Dauphine et la Normanda dans la direction du Nouveau-Monde qu'il atteignit le 7 mars avec ses marins normands et bretons, après une traversée de cinquante jours.


Il longea la côte du continent américain, de la Georgie jusqu'au Cap-Breton. Arrivé au large des États de la Virginie et du Delaware, il trouva la région si belle, les indigènes si gentils et accueillants qu'il la nomma ARCADIE.
Elle lui rappelait l'Arcadie de la Grèce ancienne dont les poètes antiques avaient chanté l'innocence et le bonheur. Dans sa description passionnée du territoire
visité, il écrivit la phrase suivante au roi François 1er (:... que nous nommâmes Arcadie, en raison de la beauté de ses arbres.)

Cependant, certains auteurs prétendent que le mot Acadie provient du mot
Micmac «Algatig», signifiant lieu de campement ; d'autres croient que ce mot serait plutôt une variation du terme Malécite «Quoddy» , endroit fertile...

Références:

-
Petit
manuel d'histoire d'Acadie - Des débuts à 1670, Rev. Clarence-J. d'Entremont ,1976, La librairie Acadienne, Université de Moncton
- Histoire Des Acadiens, p.13-15, Bona Arsenault, 1994, Éditions Fides
 

 
 Cependant, Pour que la France établisse un pied à terre en Amérique du Nord, il faut attendre au début du 17e siècle ou nous retrouverons, entre autres, Pierre Du Gua sieur De Monts et Samuel de Champlain, dont le but sera d'y implanter des colons, et prendre possession des territoires au nom du roi de France.

L’Acadie deviendra une colonie de la Nouvelle-France fondée en 1604. Pierre Du Gua de Mons en fut le premier Gouverneur de 1603 à 1607.

Le territoire de l'Acadie était alors peuplé des tribus Autochtones, Abénaquis et Malécites; ainsi que quelques groupes de Micmacs.
 

1)-ABENAQUIS ou ABENAKIS, nom d'une confédération algonquine qui habitait le long du littoral du Maine actuel: Wabun, lumière blanche, aki, terre, région : « Ceux de la terre du levant », eu égard aux Algonquins de l'ouest.
Champlain orthographiait Abénaquiouiels et Abénaquioit; les missionnaires jésuites adoptent la forme Abénaquiois, racine du terme usité jusqu'à nos jours. Quand un groupe de ces indigènes émigra vers Québec, le nom désigna ceux de la région de Kénébec et de Pentagouet.

Les diverses Tribus de la Confédération.
À l'origine, elle comprenait un grand nombre de ramifications secondaires, énumérées dans leur histoire par l'abbé Maurault.
1)-Les Kanibesinnoaks, ou « Ceux situés près des lacs », que les Français nommèrent, par abréviation, les Canibas;

2)-Les Patsuikets, ou « Ceux du pays de la fraude », qui s'introduisirent chez eux par ruse, en sortant des régions qui s'étendent entre le Connecticut et la Merrimac ( Mourôtenak , rivière très profonde);

3)-Les Sokouakiaks, ou « Ceux de la terre du Midi », Sakaquiois ou Sokokis des Français, occupant le pays du New hlampshire;

4)-Les Narantsouaks ou « Ceux qui voyagent par eau », qui habitaient les hauteurs de Kénébec et les régions lacustres;

5)-Les Pentagoëts ou Penaouhskets, ou « Ceux de la région pierreuse », qui campaient à l'embouchure et en amont du fleuve, nommé des Français Pentagouët et des Anglais Penobscot;

6)-Les Etemankinaks, ou « Ceux du pays des peaux de raquettes », les Eteminquois ou Etchemins des Français, qui demeuraient sur les rives de la rivière Sainte-Croix et du haut Saint-Jean, contrées peuplées d'orignaux et de caribous;

7)-Les Sarasbegoniaks, ou « Ceux de la rivière du clinquant », qui vivaient sur les rives de la rivière Saint-Jean, où roulaient des parcelles d'or. Les descendants des Etchemins-Souriquois sont dénommés Malécites, ou « Ceux qui sont de Saint-Malo »; d'après Maurault, leurs ancêtres étaient en partie des trafiquants malouins. Les Micmacs parlaient un idiome fort différent.

Les Abénaquis, sont répartis en six villages, dont quatre en Acadie et deux au Canada, où Abénaquis et Malécites sont mélangés :
Novenaouan, à 40 lieues de la mer, sur le Kénébec;
Panaouanké, à 18 lieues sur la rivière Pentagouêt;
Passamaquoddy, à 40 lieues du dernier village, sur la baie et à l'embouchure et en amont de Sainte-Croix;
Médoctec, à 40 lieues de l'embouchure et en amont de la rivière Saint-Jean.
En 1707, ils cultivaient un peu de blé d'Inde, mais la chasse et la pêche sont leurs uniques occupations en temps de paix. Tous passent le temps à flâner dans l'indolence, laissant les travaux aux femmes.
Ces tribus prennent pour femmes toutes les sœurs d'un même wigwam, qu'ils abandonnent souvent pour s'unir à d'autres. Tous sont excellents guerriers et aiment à se battre.
Au début du XVllle siècle, selon l'assertion de l'abbé Maurault, les Abénaquis sont baptisés, fort attachés à la prière et très soumis à leurs missionnaires.
(V. Corr. gén. Can ., vol. 122 ou C. 11, 250).


2)-MALECITES ou ETCHEMINS, sont une tribu
amérindienne d'Amérique du Nord. Elle se nomme elle-même Wolastoqiyik.
Ils habitent les vallées du
fleuve Saint-Jean et de ses affluents, à cheval sur la frontière séparant le Nouveau-Brunswick et le Québec au Canada, et le Maine aux États-Unis. Leurs coutumes et leur langue de la famille algonquienne sont proches de celles de leurs voisins Micmacs, Passamaquoddy et Pentagouets.

3)-M
ICMACS
 

 
                                               L' Acadie Française
À la signature du traité de Saint-Germain-en-Laye (1632), l'Acadie, le Canada, Plaisance, la Baie-d'Hudson et la Louisiane formaient les différentes colonies de la Nouvelle-France. En principe, chacune des administrations locales, avec à sa tête un gouverneur, était subordonnée au gouverneur général de la Nouvelle-France (en même temps gouverneur du Canada), qui résidait à Québec. En ce qui concerne l'Acadie, le gouverneur local devait non seulement rendre des comptes au roi et au ministre de la Marine, mais devait aussi dépendre de l’autorité directe du gouverneur général et de l’intendant de Québec. Certains gouverneurs généraux, tels le comte de Frontenac, considéraient l'Acadie comme leur arrière-cour et intervenaient militairement de façon régulière, souvent même sans en avertir le gouverneur de l'Acadie. C'est que, juridiquement, l'Acadie était une division administrative au même titre que Montréal et Trois-Rivières. En temps de guerre, le commandement suprême était à Québec, pas à Port-Royal, ni à Louisbourg, ni à la Nouvelle-Orléans. Mais la distance et les difficultés des communications rendaient la mainmise du gouverneur général plus aléatoire. De plus, la véritable autorité était à Versailles, non à Québec. C'est pourquoi certains gouverneurs de l'Acadie n'hésitaient pas à correspondre directement avec le ministre des Colonies et à passer outre l'étape hiérarchique de Québec. Évidemment, étant soumis ainsi à des autorités multiples, tant en France qu’au Canada, les pouvoirs du gouverneur de l'Acadie en étaient d'autant plus limités.


Source: http://www.tlfq.ulaval.ca/axl/francophonie/Nlle-France-Acadie.htm
 
 

En 1667 ; Traité de Breda (31 juillet 1667)

Le Traité de Bréda a été signé dans la ville néerlandaise de Bréda, le 31 juillet 1667, par l’Angleterre, la République des Provinces-Unies, la France et le Danemark. De façon précipitée, il mit un terme à la deuxième guerre anglo-hollandaise (1665-1667), alors que les forces de Louis XIV commençaient à envahir les Pays-Bas espagnols, mais laissa de nombreuses querelles territoriales non résolues. Durant les étapes précédentes de la guerre, les Néerlandais se trouvaient en position favorable. L’amiral de Ruyter contrôlait presque toutes les mers au sud de l’Angleterre depuis sa victoire à la bataille de Chatham, et sa présence incita les délégués anglais à signer la paix.
Les négociations ne durèrent que dix jours. Les Néerlandais abandonnèrent aux Anglais les territoires de la Nouvelle-Néerlande (dont la Nouvelle-Amsterdam – future New York), contre les fabriques de sucre du Suriname. Du côté des Indes orientales, les Provinces-Unies s’assurèrent un monopole mondial sur la noix de muscade en obligeant les Anglais à abandonner leur comptoir installé à Run, la plus éloignée des îles Banda.

Il conservait à l'Angleterre la Nouvelle-Amsterdam (New York), mais cédait aux Provinces-Unies le Suriname. La France récupérait l'Acadie et restituait à l'Angleterre les îles d'Antigua, de Montserrat et de Saint Kitts.
En Amérique du Nord, l’Acadie fut rendue à la France, sans que soient bien spécifiés quels territoires étaient concernés. Thomas Temple, le gouverneur résidant à Boston, possédait une charte octroyée par Oliver Cromwell, qui fut ignorée dans le traité, ce qui retarda sa mise en application jusqu’en 1670.

La restitution de l' Acadie et de ce qui avait été enlevé à la France en Amérique, quoique stipulé en 1667 par le traité de Bréda ne fut cependant exécuté qu' en 1670. Le roi D' Angleterre avait donné des ordres en conséquence dès le mois de décembre 1667. Ces ordres avaient été réitérés le 17 février suivant. Le colonel Temple différa d' abord de les exécuter, parce qu'il n'y avait que la Heve et le Cap de sable qui appartenaient à l' Acadie. Que les forts de Pentagouët, St Jean et Port Royal n' en étaient pas.
C'est ce qui se trouve expressément dans une de ses lettres au Sieur De Bourg du 7 novembre 1668. Le 19 du même mois, le colonel Temple écrivit une seconde lettre au Sieur de Bourg, ou il l' informa qu' il avait reçu des ordres du roi d' Angleterre en date du 1er aout 1668 pour ne point rendre l' Acadie; mais ce contre ordre, dont on n' aperçois pas le motif, fut révoqué le 8 mars 1669, et il intervint enfin de derniers ordres définitifs le 6 aout de la même année. Le Chevalier Temple en donna la commission au capitaine Walker au mois de juillet 1670, et elle fut exécutée dans les mois d' aout et septembre suivant.
Malgré la paix rétabli par le traité de Bréda, entre les deux nations, des particuliers anglais ne purent s' empêcher de commettre de temps à autre des hostilités sur les cotes de l' Acadie et des pays circonvoisins, ainsi qu' en différents autres endroits de l' Amérique.
Sources: Mémoires des commissaires Français du 4 octobre 1751. Tome 1er


                          Traité de Bréda

En mai 1669, son frère Jean-Jacques, vend la seigneurie d’Escout, Escou et Herrère à Raymond de Frichou.

Marjolaine Saint Pierre fait mention de la volonté de Louis XIV d’imposer ses lois et sa vision de la Nouvelle-France Septentrionale, dont faisait partie le Québec, l’Acadie, Terre-Neuve, la Louisiane, et tous les territoires sous contrôle français de
l’Amérique du nord.
Les grandes compagnies commerciales n’avaient pas réussis leur mission, de faire venir un plus grand nombre de colons et surtout de faire en sorte qu’ils puissent y travaillés sans être exploités. Les Pères jésuites usaient de droits trop important et bloquaient les initiatives personnelles.

Les Français qui arrivaient en Nouvelle-France, quelque soit le lieu ; avaient envi de grands espaces et de libertés. Libertés de religion et liberté d’entreprendre, de réaliser leur rêve, ce qui n’était pas possible en Europe.
Mais ils étaient mal informés et pour beaucoup mal préparés.

 
               le Baron en Acadie  


Jean Vincent  revient s'installer le 17 juillet 1670 avec la compagnie de Grandfontaine,
devenue compagnie Franche de la marine, à bord du navire Le Saint-Sébastien, frégate de 250 / 350 tx, armée de 28 à 30 canons, commandé par Monsieur Chadreau de la Clocheterie avec à son bord, 40 soldats et 13 officiers, un ingénieur militaire et plusieurs gentilshommes de l’académie royale des sciences qui devaient soutenir Hector D’Andigné, chevalier de Grandfontaine devenu 1er gouverneur de l’Acadie. Il y a également environ 60 colons qui vont s’installer en Acadie.
Lors de son 2ème départ en 1670, Jean Vincent avait déjà une idée de ce qui l’attendait. Il est venu comme tous les officiers et soldats avec leur équipement de campagne, les vivres et munitions nécessaires. A bord du navire se trouvait les premiers éléments de leur installation,(Paillasses, Casseroles, vaisselles etc…). Le reste devant arrivé avec les prochains navires au fil des ans.
Il vient du Béarn et de ce fait est habitué à la neige et aux montagnes.( pour cette année 2013, nous somme en février, il est déjà tombé entre 4 et 5 mètres de neige.) Ses habits sont donc prévus en conséquence et surtout le fait qu’il ai déjà fait un premier séjour en Nouvelle-France lui a permis de prévoir et d’ ajuster ses vêtements en conséquence.

 Il participera à la reprise d’un territoire qui faisait un peu plus de la moitié de la France, et dans l’installation de son nouveau gouvernement au petit fort délabré de Pentagouët, (Castine aujourd’hui dans le Maine). Parmi les officiers qui accompagnaient le nouveau gouverneur de l’Acadie, nous retrouvons le capitaine Jacques de Chambly, le lieutenant Pierre Joybert, seigneur de Soulange et de Marson, l’enseigne Sébastien de Villieu et notre Baron Béarnais, toujours au grade d’enseigne.

L’arrivé de Grandfontaine qui avait pour mission d’établir un poste avancé en Acadie et surtout de faire de ce poste une base auquel tous les colons français installés en Acadie  pouvaient venir traiter et porter leurs doléances. S’y réfugier en cas de besoin et surtout à partir de ce poste rayonner au nom du Roi de France dans toute l’Acadie. Il devait également faire en sorte de développer tous les commerces et installations qui pouvaient apporter quelques ressources à la France et surtout à son roi. Dans un premier temps Colbert souhaite simplement faire en Acadie et au Cap Breton, des lieux d' entrepôts ou les navires pourront faire 2 voyages l' an; et que de ces lieux puissent se faire la découverte du Pays. (Lettre de Colbert en date du 3 juillet 1670)
Jean Talon a reçu le 15 juillet 1670 des mains de Monsieur de Terron, les ordres du Roi d' Angleterre pour la remise de l' Acadie aux Français.
Jean Talon embarquera à bord du St Charles, les compagnies à bord d' autres navires dont le St Sébastien pour Grandfontaine. La totalité des compagnies embarquées comptait 333 soldats, deux femmes de sergent et un enfant, pour ce qui concerne la troupe.
Le reste est cité plus haut.
Jean Talon arrivera le 18 aout 1670 à Québec.
Les 60 colons arrivés avec le gouverneur devaient former un noyau d’attache, et permettre ainsi l’arrivé d’autres colons. Les 33 surnuméraires seront selon Jean Talon, répartis dans les différents poste en Acadie.
L’Acadie n’avait pas alors de véritable ossature administrative. Les quelques 389 colons qui peuplaient l’Acadie étaient trop éparpillés et livrés à eux même. Les frontières étaient mal définies et livrées au bon vouloir des Anglais.

Peu de temps après son arrivé, Grandfontaine part à Boston pour y solliciter la restitution de l' Acadie. (Courier de Jean Talon de novembre 1670) Il s'est déplacé en délégation avec quelques officiers et soldats, certainement en tenue d' apparat. Il demandera au Roi par l' intermédiaire de Jean Talon de lui défrayer les frais occasionnés.
Comme le gouverneur anglais Thomas Temple résidait à Boston, Andigné de Grandfontaine s’y rendit. Il présenta les lettres des rois Charles II et de Louis XIV dont il avait été muni et signa avec Temple, le 7 juillet 1670, un accord réglant les conditions de la restitution. Il vint ensuite recevoir la restitution de Fort Pentagouët le 17 juillet 1670. ( ancien fort de Monsieur La Tour Construit avant la guerre) Source: Histoire et description général de la Nouvelle France; Tome 1. de Pierre-François-Xavier de Charlevoix (1682-1761)
 
Il s'y installera définitivement le 6 aout 1670. Jean Talon lui demandera d' étudier le tracé de voies de communications entre l'Acadie et le Québec.
La mission première était de prendre les 3 postes fortifiés. Le 27 aout le Sieur Joybert de Soulanges prend possession du fort de Gemesié, (Jemseng )situé à 25 lieues en amont de la rivière St Jean. Le 2 septembre, les français prennent possession de Port-Royal et Port La Tour. Chambly prend possession du poste de St Louis qu'il occupait autrefois. Sans abandonner le fort il travaille comme les autres officiers à former une grande habitation.


Les troupes étaient engagés par le Roi pour un an. Jean Talon demande au Roi de leur accorder une seconde année pour qu' elles soient en état de soutenir ce pays par les armes et par leur travail.
(Mémoire de Jean Talon du 10 octobre 1670.)
Addition au mémoire pour Colbert en date du 10 novembre 1670:
Il est bon de remarquer ici que les gratifications que le Roi a faites aux officiers pour leur donner moyen de s' établir ne suffisent pas; j' ai jugé à propos de m' intéresser en mon nom avec eux en toutes leurs habitations afin d' un coté d'affermir et étendre par ma contribution ces établissements et donner cœur aux officiers de les bien soutenir, et de l'autre faire dès à présent un fonds de revenu dont sa Majesté disposera pour en faire un domaine utile.
Par la même raison que la solde de cinq sols durant une année seulement à commencer du 1er juillet de la présente ne suffisait pas pour la subsistance et l' entretien des soldats qui sont ici et pour les établir à n'être plus à charge à sa Majesté leur donnant les vivres jusqu'au premier jour de juillet prochain, je leur ai fait l' avance de cinquante livres monnaie du Canada en couvertures de lits, en ustensiles et en denrées propres à leurs établissements, laquelle se reprendra si sa majesté l' a agréable sur le fonds qu'elle est très humblement suppliée de faire pour une seconde et dernière année à ces compagnies.

Cela pourrait être une des raisons qui ont motivés Jean Vincent à se lier d' avantage avec les Abénaquis; et installer très rapidement son habitation.

Dès le 10 octobre Jean Talon fait connaitre au Roi, qu'il a envoyé 4 hommes en canot pour faire l'ouverture de la communication de Québec avec l' Acadie.

Jean Talon dans son addition au mémoire pour Colbert en date du 10 novembre 1670, une addition de 9 pages, dit ceci en ce qui concerne l' Acadie.
Depuis ma dernière dépêche, j'ai reçu deux français et deux sauvages envoyés par le chevalier de Grandfontaine, gouverneur de l'Acadie, avec lettres qui marquent que les Anglais lui ont remis de bonne foi la partie à la restitution de laquelle le Roi de la Grande Bretagne s'était engagé par le traité de Bréda, qu'il a été fort bien reçu et qu'il y a lieu de croire qu'il fera aisément liaison de commerce avec Boston si sa Majesté le juge utile à son service. Qu'il a trouvé en Pentagouët le fort dont j'envoie le plan, dans la crainte que celui qui l'a fait parvenir par le Saint Sébastien ne soit perdu; qu'il y a du bois propre à la Marine, des havres sûrs et des pêches abondantes dans toute l'étendue de l'Acadie. Que la liberté de faire les pêches ne se donnaient par les Anglais qu'en payant qu'un droit de 25 Ecus par chaloupe. Que ce droit se percevait par le colonel Temple ou par ses créanciers à l'acquit de ses dettes. Il importe de savoir si le Roi désire que l'on continue de donner en son nom les mêmes congés aux Anglais et à quelles conditions.
Que les terres du voisinage de Pentagouët ne sont pas les plus propres à la culture, mais bien celles du Port-Royal et de la rivière Saint-Jean. Que presque tous les soldats demandent à s'habituer. Qu'il y avait un lieu dans le voisinage bien mieux disposé à recevoir une fortification plus régulière et de meilleure défense que le poste qu'il occupait, qui se trouve commandé, et que son sentiment était d'y travailler à quoi son inclination me parait le porter.

Que les Anglais avaient saisis un vaisseau qui a été apparemment enlevé de la Jamaïque par un français de Saint-Malo, nommé La Fontaine et par lui conduit à Boston chargé de marchandises estimées à plus de 100 000 écus
et monté de 40 pièces de canons partie de fer et partie de fonte. Que ce La Fontaine s'est sauvé et qu'on soupçonne que ce vaisseau appartient au Roi.

A cette lettre j'ai répondu à l'avance, et sous le bon plaisir de sa Majesté.
J'ai fait connaître au chevalier de Grandfontaine que mon sentiment n'était pas de donner aucun sujet de jalousie aux anglais par de nouvelles fortifications et de nouveaux travaux, ni lieu de croire que le Roi voulut se rendre le maître de toutes les pêches qui sont à sa bienséance, leur donnant l'exclusion et refusant les congés, jusqu'à ce que l'autorité de sa Majesté fut bien reconnue et ses troupes bien assurées dans le poste de Pentagouët, à la réparation et fortification duquel il importait de donner sa première et principale application, et ses secours à établir les soldats et les familles des postes du Port-Royal, rivière de saint-Jean et autres et ses soins à faire une liaison et correspondance avec Boston pour en tirer ses besoins et pour autres raisons que je ne lui ai pas déduites. Cette correspondance pouvant être utile dans ce commencement d'établissement et se rompe quand il plaisra à sa Majesté.
Et sur l'article du vaisseau d'environ quatre ou cinq cents tonneaux, j'ai envoyé des lettres au colonel Temple
, au gouverneur et au Conseil de Boston, par lesquels je fais instance auprès de tous à ce qu'ils conservent et le corps du navire, ses agrès et apparaux et les marchandises dont il se sait trouvé chargé, les priant de m'envoyer par le lieutenant du Chevalier de Grandfontaine, qui doit être porteur des lettres, les doubles des procès verbaux, inventaires et autres actes qui ont été dressés sur la rétention de ce navire, jusqu'à ce qu'étant vérifié qu'il appartient à sa Majesté j'en fasse en son nom la revendication. Et je finis par mander au chevalier de Grandfontaine
que je ferai partir au premier printemps une barque que j'ai du port de trente-cinq tonneaux pour porter par mer des rafraichissements à la colonie et apprendre au retour des nouvelles de son hivernement. Que cependant je ferai percé jusqu'à lui sur les neiges pour ouvrir le chemin et faire par le plus droit la communication nécessaire entre ces deux parties, et cela sera exécuté de ma part.
Cet article qui regarde l'Acadie me laisse quelques doutes sur lesquels je demande des ordres de sa Majesté.


Aussitôt les places reprises et sécurisées, le gouverneur envoya certains de ses officiers traités avec les tribus amérindiennes de la région, pour les avoir en tant qu’alliées contre les Anglais et les Hollandais
Ces tribus sont : Les Abénaquis, les Micmacs, les Malécites, entre autres.

Son fils Bernard Anlseme dit de son père Jean Vincent qu'il eu soin de la garnison durant 2 ans soit de Juillet 1670 à Juillet 1672; temps que le Roi avait fini par accorder pour l' entretien des troupes. Tout nous laisse à croire qu'il construisit une habitation dès 1672 et peut être même avant. Il fonda ensuite à partir de là le premier village métis. « Selon le mémoire des services rendus par les sieurs de St Castin, père et fils, dans le pays de canada en la nouvelle-France rédigé en 1720 par le fils de Jean-Vincent, Bernard-Anselme"
 En 1670, peu de temps après son arrivée à Pentagouët, Jean-Vincent épouse l'indienne, Pidianske (Pidiwammiskwa ou Marie-Mathilde), de son nom de baptême), l'une des filles du chef (sachem), Madockawando, de la tribu abénaquise des Pentagouets (Penobscots). Il s’est lié très vite d’amitié avec la tribu. Il offre un pistolet et un couteau comme cadeau de mariage à son père. (Cela est tout à fait normal, en France les filles apportaient leur dot et les garçons devaient apporter des biens, terrains, animaux de ferme etc… Dans certains pays des échanges de ce genre se pratiquent encore de nos jours.)
(Madockawando est  
né vers 1630 sur le territoire Wabanaki (Massachusetts et Maine actuel) et fils adoptif d'Essemonoskwe, un chef des Kennebec (Assaminaskwa en anglais), Madockawando était le chef (sachem) des Pentagouët (Penobscot), une tribu de la Confédération Wabanaki (abénaquise) et grand bashaba (chef des chefs) de la Confédération Wabanaki.
Il était aussi un medeoulin ou chaman (guérisseur d'âme) et un ginap (littéralement grand homme, possédant une force ou des qualités extraordinaires). Madockawando signifie d'ailleurs "celui qui fait des miracles".
Deux de ses filles (Pidianskwe, Misoukdkosié) furent les épouses du baron Jean-Vincent d'Abbadie de Saint-Castin.

Sources : http://fr.wikipedia.org/wiki/Madockawando
 

En 1671, le gouverneur Grandfontaine résidait à Pentagoët avec sa compagnie, mais le siège administratif de la colonie demeurait à Port-Royal.
Il faut considérer que la garnison comptait 25 soldats, tous à Pentagouet. Il devait y avoir aussi quelques individus
à La Hève, au fort Saint-Jean, dans la baie des Chaleurs et à Percé.
On dénombrait aussi 580 bêtes à cornes, 406 moutons et 364 arpents de terre cultivée à Port-Royal.

Le 9 Novembre 1671 dans le recensement de l’Acadie, il est donné pour total du rôle les chiffres suivants:
 
                                                                    1671
                    Total  du Rôle de L' Acadie, fait à Québec le 9 novembre 1671
PORT  ROYAL   359 Personnes  
POBOMHON     11 Personnes  
CAP  NEIGE       8 Personnes  
PENTAGOUET       6 Personnes   25 Soldats
MOUSHADABOUET     13 Personnes  
St PIERRE       7 Personnes  
 

Jean-Vincent sa mission terminée ne s'installe pas dans le fort mais dans une "habitation" en amont de la rivière Bagaduce, affluent de la Penobscot. Son habitation comprend sa maison, un entrepôt et un comptoir. Il vit au contact des amérindiens Penobscot de la confédération des Abénaquis, avec lesquels il apprend à connaitre le pays, les Us et coutumes, leur manière de chasser, pêcher et vivre tout simplement avec la nature.
Il apprendra aussi les tactiques guerrières de ces derniers.
 Cette habitation devint le cœur du premier village franco-abénaquis en Amérique, c'est-à-dire le premier village métis. (Vers 1674)

Dès juillet 1672 il sera considéré comme officier réformé, ( ce que nous appelons maintenant réserviste) ainsi que de nombreux autres, il aura sa vie propre, sa famille, son commerce, chasse, pêche, trappe, etc... Il ne sera plus payé par le Roi. Il participera aux différentes actions entrepris dans le but de sauvegarder leur territoire, gardera son allégeance au roi de France et respectera les volontés de ce dernier, même en traitant des affaires avec les Bostonnais. Il fit de son commerce une affaire prospère, puisqu'il se permit de faire venir du linge et de la vaisselle de France ainsi que de nombreux autres objets, nourriture vins et alcool, pour son usage personnel, et aussi pour en vendre aux colons.

 Il vit avec  Pidianske, fille du chef Madockawando,  à la mort de cette dernière sa sœur Méchilde, prend la place de cette dernière comme le veut la tradition indienne. Il l’épousera  selon le rite catholique à Indian-Island (près d'Old Town – Maine).
C'est le Père jésuite français Jacques Bigot qui célèbre le mariage sur ordre de l'évêque de Québec, Mgr de Laval, et des autorités françaises.
(En effet, lors de sa 2ème union, et malgré qu'il n' était plus officier du roi, il bénéficiait d' un renom d' importance et d' une grande influence au sein des tribus Abénaquis, ces dernières attachées au baron, apportaient un grand soutien aux troupes françaises.
C' est la raison pour laquelle, voulant le garder parmi les français sur lesquels on peut compter, il fut demander au père
jésuite français Jacques Bigot d' officialiser le second mariage; évitant ainsi qu'il ne s'assimile de trop aux autochtones.)
Ce qu’ accepta le baron malgré les réticences qu’ il avait contre les religieux au vu de leurs faits et gestes que ces derniers ont eu au Béarn, et la manière dont certains se comportaient encore envers les nations amérindiennes, mais aussi envers les colons. Les obligeant à prendre la religion catholique et à abolir toutes les autres.
Jean-Vincent fait siens en tout premier lieu des intérêts de sa nouvelle communauté, qu’ils l’ont accueilli tout de suite comme un des leurs. Il traite des fourrures, il commerce avec Boston et New York pour approvisionner Indiens et Acadiens. Il semble alors qu'il est alors plus commerçant qu'officier français Saint Castin, chef de guerre. (S’il est vrais, selon MSP que les Abénaquis s'opposaient aux puritains Anglais car ils saccageaient leurs terres et se les appropriaient en très grande quantité. Cela ne les empêchait pas de commercer avec certains d’entre-eux BQ).

De ce fait le Roi est d'accord pour que des relations commerciales avec Boston soient établis. (Le Roi a 
entièrement approuvé la proposition que vous faite de lier une bonne et étroite correspondance avec les Anglais de Boston. Et d' entrer mêmes en quelque commerce avec eux pour les choses qui vous seront mutuellement nécessaires.) (Courrier de Colbert à Jean Talon et Grandfontaine du 11 février 1671).

Les Abénaquis avaient été convertis dès 1643 au christianisme, par le père Druillettes.
La confédération Abénaquis regroupait:
A l' est:  les Arosaguntacooks; les Androscoggins; les Wawenoks; les Canibas; les Pegouakis; les Norridgewocks; les Penobscots; les Pigwackets.
A l' ouest: les Loups(Schghticoks); les penacooks; les Cowasuks; les Missisquois; les Sokokis.

 
                                                                                                               Famille de Jean Vincent


Jean-Vincent d'Abbadie de Saint-Castin aura deux enfants de sa première épouse: Claire et Marie-Thérèse. (Voir Fille du Roi, Marguerite Housseau, dont deux de ses fils épousent Claire et Brigitte)

 
1) Claire, née vers 1671, serait décédé à Grand Pré (NB) le 27/12/1744 âgé de 73 ans (on ne trouve pas ce décès dans Bona ARSENAULT), mariée à  Paul MEUNIER, dit « Métis de Pentagoët », fils de Jean MEUNIER et de Marguerite HOUSSEAU, mariage le 23/2/1676 dans la paroisse St Charles de l'Ile d'Orléans.

2) Thérèse (ou Marie Thérèse), née vers 1677, mariée à Pentagoët le 04/12/1707 avec Philippe MIUS d’Entremont, fils de Jacques MIUS, Sr d'Entremont, Sgr de Pobomcoup et d'Anne de ST ETIENNE de la TOUR.

(Tous les historiens ne sont pas d’ accord sur le fait qu’il ait eu une ou deux épouses, pour ma part je pense à deux. C’est la raison qui m’amène à faire 2 numérotations. La première en tenant compte des deux épouses et la seconde en comptant la totalité de ses enfants.)

Je pense que sa première épouse est décédée peu de temps après la naissance de sa 2ème fille et que comme le veut la coutume indienne de cette tribu, sa sœur qui n’avait pas de mari a pris sa place auprès de son époux.
Le mariage religieux aura lieu après la cérémonie indienne.
Après 1677, pour la cérémonie indienne et  vers 1684 religieusement, il s'unit à
Misoukdkosié ou Nicoskwé (nommée dame Melchilde), autre fille de Madockawando dont il aura 9 enfants :
 

1)-3) Cécile, née vers 1678. Marjolaine ST PIERRE pense qu'il s'agit de Mme de CHATEAUNEUF, faite prisonnière par le colonel Benjamin CHURCH le 17/5/1704.
Son fils Thomas CHURCH raconte que « la fille aînée du baron de ST CASTIN » fut emmenée à Boston avec ses enfants et que son époux était absent de Pentagoët parce qu'il avait rejoint son beau-père au Béarn.
Elle fut ensuite libérée. Elle est mentionnée comme telle sur un panneau qui se trouve à Castinne (Maine-USA).


2)-4) Brigitte, née  avant 1680, femme de Philippe MEUNIER, frère de Paul. Ils vivaient à Nasqueag Point, à environ 10 milles de Pentagoët.
Un raid anglais commandé par un certain CALDWELL voulut l'obliger à dénoncer ses compatriotes.
A la suite de son refus, il fut battu à mort, Brigitte violée et la maison pillée (courrier du Juge Samuel PENHALLOW du 20/4/1703). Brigitte se réfugia à Québec.
On possède 2 lettres d'elle, écrites à son père à Pau en 1703 et 1705 qui fait part du décès de son frère Bernard (Marjolaine ST PIERRE)
Il semble, d'après les documents qui nous ont été fournis, que Brigitte ait été la mère d'un garçon appelé Joseph (Susup) appelé plus tard Orono, qui est devenu chef de la Nation indienne Pénobscot au moment de la "Guerre révolutionnaire américaine". Joseph Orono s'est battu alors au coté du Général George Washington qui avait demandé l'aide des Abénaquis.
La fille de Joseph Orono, Mali Susup Orono s'est mariée avec le capitaine John Nicolar. Leur fils Tomer (Thomas) a épousé Mary Neptune. Tomer et Mary ont eu beaucoup d'enfants, l'ainé s'appelait Joseph Nicolar.
Joseph Nicolar a épousé Elisabeth Josephs avec laquelle il a eu trois filles. La seconde fille s'est mariée avec Léo Shay. Ce couple a eu 9 enfants, le plus jeune étant Charles.

http://ossau.katahdin.free.fr/index.php?option=com_content&view=article&id=58:shay-charles&catid=48:les-acadiens&Itemid=73

3)-5) Anastasie (2è fille pour YC), née avant 1685, mariée le 04/12/1707 (même jour que sa sœur Thérèse) à Alexandre LE BORGNE de BELLE-ISLE, seigneur en partie de l'Acadie, fils de feu Alexandre LE BORGNE, Sgr de Belle-Isle et de Marie de ST ETIENNE de la TOUR (sœur d'Anne, belle-mère de Thérèse de ST CASTIN).
Le 20/3/1703, un arrêt du Conseil d'Etat avait reconnu les droits de la famille LE BORGNE, sur la Seigneurie de Pentagoët.
La famille vécut d'abord à Port Royal, puis depuis 1710 à Pentagoët où ils résidaient encore en 1729.

4)-6) Bernard, né le 15/10/1688, baptisé le 06/11/ 1688 à Pentagoët. Etudiant au Petit Séminaire de Québec depuis 1696, il périt dans un naufrage le 24/11/1704. Y.Cazaux ne le cite pas.

5)-7)(5ème pour Y.Cazaux) Bernard Anselme (signait Anselme de ST CASTIN), IVe baron de ST CASTIN, né vers 1689, dans la baie de Penobscot en Acadie, marié à Port Royal le 31/10/1707 avec Marie Charlotte d'AMOURS des CHAUFFOURS, fille de Louys d'AMOURS et de Marguerite GUYON, d'où 3 filles, Marie Anselme, Brigitte et Louise.
Ayant quitté le Canada pour gagner le Béarn et s'occuper de l'héritage de son père, en 1714, il mourut en 1720 à Pau.
Il est dit:
En 1714, il quitte l'Acadie avec son épouse, Marie-Charlotte d'Amours des Chauffours et sa fille de 3 ans, Marie-Anselme de Saint-Castin. 

Il sera admis dans l'ordre de la noblesse aux États de Béarn et reconnu comme 4e baron de Saint-Castin le 28 avril 1717 après une longue lutte avec son oncle (le juge Jean de Labaig) et sa tante (Marie de Saint-Castin) pour retrouver son héritage.
D'après d'autres sources, il serait revenu au Canada et serait décédé en 1728.

6)-8) Jean Pierre (ou Pierre),  né vers 1692, arrivé au Petit Séminaire de Québec le 20/7/1701 à 9 ans (il ne parlait que « le sauvage »), décédé le 19/12/1702, au cours d'une épidémie de variole (la grande picotte)

7)-9) Joseph Marie, né vers 1694, peut-être décédé entre 1751-54. Contesté par les Jésuites sur le plan moral, jamais marié,  il vécut toute sa vie avec les Abénaquis, qu'il défendit toujours, mais fut conservé dans sa qualité d'officier du Roi en 1726 par les autorités françaises, soucieuses de le garder dans leur camp.

8)-10) Barenos (François Xavier), né vers 1695. On le mentionne souvent aux côtés de Joseph. Il buvait beaucoup et était bagarreur. Pendant l'hiver 1745-46, il passa l'hiver près de Québec avec un détachement d'Abénaquis et participa à une expédition militaire organisée par M. de RAMEZAY.

9)-11) Ursule  (Ursuline),(Y.Cazaux la cite comme 3è fille), née vers 1696, mariée aux environs de ses 19 ans à Louis d'AMOURS de FRENEUSE, frère de Marie Charlotte, épouse de Bernard Anselme.
Elle serait une des dernières filles du baron Jean Vincent d’ABBADIE de ST CASTIN et de Marie Melchilde, fille de Madockawando, une princesse abenakis que le baron avait épousée devant l’église catholique ca 1684 ou 1688.
Elle épousa ca 19 ans Louis DAMOURS de CHAUFFOURS, fils de Mathieu d’AMOURS de FRENEUSE et de Louise GUYON.
On retrouve Ursule, âgée de 71 ans et veuve, recensée le 15/5/1767 à St Pierre et Miquelon  en compagnie de son fils Joseph d’AMOURS DECHAUFOUR, 49 ans, de la femme de celui-ci Geneviève ROY, 44 ans et de leurs 7 enfants.
La famille fait partie des habitants de St Pierre et Miquelon émigrés pour la France. Ils sont embarqués sur la frégate « l’Inconstante » à destination de Brest  avec 77 autres passagers. On pense qu’ils venaient de Halifax (Nouvelle Ecosse) après la Déportation des Acadiens.

10)-12) D'après Marjolaine ST PIERRE, il y aurait une demoiselle de ST CASTIN, décédée en 1720, dans le naufrage du vaisseau « le Chameau », sortant de la Rochelle à destination de Québec (elle est mentionnée dans le journal de bord du commandant de VAUDRONT, conservé à la bibliothèque du dépôt des cartes, aux AN à Paris).

 

                   Fort de Pentagouet en 1670
 
                Frontenac
 
             Carte de la région d' action du Baron


Le 5 mai 1673 Hector d'Andigné de Grandfontaine(17 mai 1627- 6 juillet 1696) gouverneur de l'Acadie de 1670 à 1673 et chevalier de l'ordre de Saint-Jean de Jérusalem est démis de ses fonctions et remplacé par De Chambly qui s’installe à Pentagouët.
Cette démission demandée par Frontenac, est surement du à la jalousie de ce dernier qui accusait Grandfontaine d' avoir trop commercé avec Boston pour son propre profit. Mais dans un premier temps comment faire autrement puisque les subsides du Roi étaient très insuffisantes et que Frontenac se réservait la meilleur part. D'ailleurs Grandfontaine obtient aussitôt un nouveau poste et recevra des décorations du Roi. Par la suite en 1682 cela sera au tour de Frontenac de rentré en France pour des motifs similaires; Il reviendra en 1689.

L’ex-gouverneur obtint donc un emploi à Rochefort-sur-Mer, devint lieutenant, puis capitaine de vaisseau. Il servit sur l’Intrépide en 1675 et prit part à l’expédition de Cayenne sur le Glorieux en 1676.
Il demeura ensuite à Brest et reçut une pension annuelle de 800 livres. Inclus dans la première promotion de chevaliers de l'Ordre de Saint-Louis en 1693, il mourut à Brest le 6 juillet 1696.

De Chambly, nommé nouveau gouverneur de l'Acadie,(1673-1677) rappelle le baron de St Castin pour l' aider à gérer la situation de l' Acadie en l' aidant de ses conseils d' homme de terrain et ses contacts avec les populations locales.
Ces hommes ont chacun leur habitation et vivent de leur travail. Ils assument des permanence au fort et discutent ensemble des différents problèmes de la communauté. C' est la raison pour laquelle ils ont été surpris ensemble au fort.

En 1674 Pentagouët est attaqué par Aernauts, pirate hollandais, sur les recommandations de John Rhoades, marchand de Boston ; et suite à des accords conclus entre Hollandais et Anglais, un traité de paix ayant été conclu le 9 février 1674," Traité de Westminster".
C' est à bord  d' une puissante Frégate "The Flying Horse" (Le Cheval Volant) que les pirates approchent du fort, appuyé par huit canons les pirates débarquent et s'élance à l' assaut du fortin.
Cette attaque eu lieu entre le 1er et le 10 aout 1674 selon les différentes sources. Chambly avec seulement 30 hommes dont seulement quelques soldats de métier mal équipés et la présence du baron de St Castin ne pu soutenir un assaut de 110 pirates bien armés.
Le canon du fort qui avait été installé à l' extérieur des murs du fort fut retourné contre ses murs et cela permis la destruction de ce dernier. Ce canon installé à l'extérieur du fort l' avait été sur les propositions de son chapelain, le père Pierron, pour quel motif?

Saint-Castin reprit le fort en 1676 et le renomma Bagaduce.
Il aida à sa reconstruction en 1679 avec des assises en pierres.( tout ceci est à prendre avec précaution, car il est dit dans le livre de Nicole Lang, "Histoire de l' Acadie" que c' est Bernard Anselme d' Abbadie de St Castin qui aurait repris le fort. Mais mes recherches ne donnent que le fils de Jean Vincent avec ce prénom chez les Abbadie, et il est né en 1689?

St Castin qui était présent au fort est fait prisonnier avec De Chambly blessé. C'est bien Chambly qui fit transmettre l' ordre de reddition par St Castin.
Le fort de Jemseng et les autres postes subissent les mêmes attaques, Le lieutenant
Pierre de Joybert de Soulanges et de Marson est également fait prisonnier.
Connaissant l' influence du Baron sur les tribus Abénaquis, Il a une très grande influence sur ces dernières, les conseillant et les dirigeant au combat. Ce qui importunait énormément les colons Anglais. Jean Vincent sera soumis à la torture dans le seul but de le faire s' allier aux Anglais et Hollandais et retourner les tribus contre les Français. Mais ce dernier ne cédera pas . Les officiers furent fait prisonniers, puisqu'ils pouvaient être échangé contre une rançon, mais qu' advient-il des survivants de la bataille, simple soldat ou colons? furent-ils massacrés ou abandonnés sur le terrain, combien de morts, nous l' ignorons.
Le Baron réussi à s’évader et à travers bois et rejoindre Québec ou il rencontre Frontenac, qui lui confie une mission secrète. « Selon le mémoire des services rendus par les sieurs de St Castin, père et fils, dans le pays de canada en la nouvelle-France rédigé en 1720 par le fils de Jean-Vincent, Bernard-Anselme ou l’on peut lire (Saint Castin) eut le bonheur de se sauver et se rendre à Québec pour y prendre les ordres du gouverneur afin d’ engager les Abénaquis et autres nations qui sont  dans tout le pays de l’acadie de se mettre aux intérêts du Roy de France. »
Selon Marjolaine de St Pierre, elle fait part de plusieurs versions qui selon les textes français ou anglais varient de l' évasion à la libération, il ne serait pas évadé, mais aurait été libéré pour porter à Frontenac une demande de rançon de 4500 livres.  Celle ci servant à faire libérer De Chambly et De Marson.
Dans une lettre rédigée à Pentagouët le 16 aout 1674,pour Frontenac, soit selon le document de Alaric et Gretchen Faulkner" The French Pentagoet 1635-1674" qui donne la prise du fort le 10 aout, donc 6 jours après la bataille. Les pirates se sentaient donc bien invincibles pour rester si longtemps après leur forfaiture. Voici l' intitulé de la lettre:
Monsieur j' emprunte la main de Monsieur de St Castin pour vous tracer ces lignes, et l' ai prié d' en être le porteur et vous faire le récit de tout ce qui s' est passé ici, et de l'état auquel il m'a laissé. On m'a mis à rançon à mille castors, ou la valeur si mon habitation ne vaut pas cela, je vous prie de suppléer et de renvoyer en toute diligence Monsieur de St Castin, j'attend cette grâce de l' amitié que vous m' avez toujours témoigné.

La même année, son frère Jean-Jacques décède. Jean Vincent devient donc le 3ème Baron de St Castin.
La même année, en Mai, la compagnie des Indes occidentales est révoquée.

 
Le 8 juillet 1675, la Nouvelle-Angleterre est éprouvée par une guerre avec les Amérindiens connue sous le nom de "guerre du Roi Philip».
La guerre du Roi Philip (King Philip's War en Anglais) fut une guerre opposant les Amérindiens Wampanoag et Narraganssett aux colons anglais et leurs alliés Amérindiens de Nouvelle-Angleterre. Les combats eurent lieu entre 1675 et 1676, dans le sud de la région des États-Unis aujourd'hui appelée Nouvelle-Angleterre. La guerre est nommée d'après le principal chef du côté amérindien, Metacomet (appelé King Philip par les Anglais) fils de Massasoit grand sachem des Wampanoag.
Les Wampanoags, bien qu'ils aient constitué de vastes stocks en armes, continuent tout de même à être approvisionné en armement pendant la guerre par les Français implantés en Acadie. Bien que cette aide provenant de Nouvelle-France n'a jamais été officiellement déclarée, il n'en est pas moins que des Français, tel le Baron Jean-Vincent d'Abbadie de Saint-Castin, vendirent des armes aux Wampanoags de Metacomet, trouvant par cette occasion un moyen d'ébranler les Anglais de Nouvelle-Angleterre en soutenant indirectement mais militairement les Wampanoags. Pour le Baron de Saint-Castin par exemple, c'était une occasion inespérée de prendre les colons anglais entre deux fronts, Saint-Castin menant sa propre guerre contre les colons du Maine à la tête de guerriers abénaquis (Première guerre anglo-abénaquise). Mais l'aide française ne sera pas significative dans l'ensemble et ne permettra pas au Roi Philip de reprendre l'avantage sur les colons au cours de l'année 1676.
Près d'un dixième des Amérindiens et des Anglais furent tués ou blessés. Le conflit se termina par la victoire des colons anglais qui finirent, grâce à leurs alliés Iroquois, par tuer Metacomet, le chef de la tribu wampanoag qui mena celle-ci en guerre contre les Anglais. Il trouva la mort en août 1676, trahi par un indien au service du capitaine Church.
Schultz et Tougias ont estimé le nombre de morts durant la Guerre du Roi Philip à environ 3,000 des 20,000 amérindiens (15 %) de la population locale et 800 des 52,000 colons anglais (1,5 %). Ce fut donc une guerre coûteuse surtout pour les amérindiens qui étaient chez eux. Plus de la moitié des quatre-vingt-dix villages de la Nouvelle-Angleterre furent pris d'assaut par les amérindiens.


    Metacomet
  (appelé King Philip)


En 1675, et alors que la guerre n’était pas encore déclenchée, les Abénaquis furent surpris à Cocheco, (par le non respect de sa parole donnée et les exactions du major Waldron). décimés, les uns pendus, les autres vendus à Boston comme esclaves. Ceux qui avaient réussi à s’échapper, rejoignirent Sillery et les Algonquins.

En 1676, les Penobscots entrent dans ce conflit après un attentat contre un de leurs chefs et infligent à leurs adversaires plusieurs défaites. Les autorités de Boston et de New-York essaient d'intimider Jean Vincent.

En 1677, Pierre de Joybert de Soulange et de Marson, remplace Jacques de Chambly en tant que gouverneur de l’Acadie.

En 1678, Michel Leneuf de la Vallière et de Beaubassin, le remplace.

En 1682, Louis de Buade, Comte de Frontenac gouverneur de la Nouvelle-France est contraint de rentré en France.
Cela fait suite à un complot fomenté contre lui, à la fois par les jésuites qui refusaient de se soumettre aux ordres du roi et préféraient diriger leur propre politique en Nouvelle-France et par l’intendant Jacques Duchesneau de la Doussinière et d’Ambault (ou Michel Bégon de la Picardière, mais ce dernier est arrivé et reparti en 1682.) l’Intendant voulant prendre le control complet de la traite des fourrures.
(Frontenac sera nommé de nouveau au poste de gouverneur en aout 1689.)

En 1684, François Marie Perrot(1644 / 20 octobre 1691) devient gouverneur de l’Acadie.
(1684-1687). Son séjour à ce poste donna lieu à une grande rivalité d' intérêt entre lui et le Baron. Pérot  tirant profit de tout ce qui était possible, allant jusqu'à vendre de
l' alcool aux indiens et laisser les anglais venir pêcher dans les eaux françaises et sécher leurs poissons sur les cotes de l'Acadie. Il utilisa à son compte les soldats du roi, qu'il employa comme coureurs des bois, afin d' augmenter son trafic de fourrures.
Les bons rapports qu' entretenaient le baron et John Nelson (neveu et héritier de Sir Thomas Temple, ancien gouverneur du Massachusetts) agaça au plus haut point Perrot. Les contacts financiers de John à Boston et Londres, permettaient au Baron et ses Abénaquis de fournir des fourrures de très belles qualités et favoriser un échange lucratif pour les deux hommes. John et le Baron avaient la même soif d'aventure et de découverte du nouveau monde.

Le 20 avril 1685, Sir Edmund Andros devient gouverneur de la nouvelle Angleterre. Les colons qui auraient sans doute préféré voir un des leurs nommé à sa place, ne l'acceptèrent pas et lui firent toute la résistance possible pour l'empêcher de faire son travail.
Alors que les Bostonnais essayaient de rester en bons termes avec St Castin et les Abénaquis; ce qui était bon pour leur commerce et leur permettait de vivre dans une certaine paix; Andros voulait redonner de l'éclat à la couronne Anglaise sans se soucier des dégâts que cela produirai sur la population.
Ses tentatives de nuire au Baron, n'avaient qu'un seul but récupérer tout le commerce de la région et tenter d'étendre l' influence anglaise en Acadie.
Sa tentative d' intimidation et déstabilisation du chef Abénaquis Madockawando en est une des preuves, si besoin est. Les liens qu'entretenaient Le Baron et John Nelson, gênaient considérablement ses ambitions.
Il mêla habilement son devoir envers la couronne Britannique et ses ambitions personnelles. Son incursion à bord de la frégate "Rose" pour prendre d'assaut Pentagouët en est la preuve.


 


               Jacques II
Jacques II, (Jacques Stuart (né James, 14 octobre 1633 - 16 septembre 1701) fut roi d'Angleterre et d'Irlande sous le nom de Jacques II et roi d'Écosse sous le nom de Jacques VII du 6 février 1685 jusqu'à son renversement lors de la "Glorieuse Révolution" trois ans plus tard.

Jacques était le second fils du roi Charles Ier et il accéda au trône à la mort de son frère Charles II. Son catholicisme, ses politiques pro-françaises et ses ambitions absolutistes le rendirent très impopulaire et il dut affronter une opposition de plus en plus importante de la part de l'élite religieuse et aristocratique anglaise. Lorsque son épouse Marie de Modène donna naissance à un fils, Jacques François Stuart, laissant présager la mise en place d'une dynastie catholique, les nobles anglais demandèrent l'aide de Guillaume III d'Orange, son neveu qui avait épousé sa fille Marie II.
Ce dernier débarqua en Grande-Bretagne, à Torbay (Brixham), le 15 novembre 1688. Il était à la tête d'une armée hollandaise  et Jacques II fut contraint de se réfugier en France.
Le Parlement considéra que cette fuite équivalait à une abdication et accorda la couronne à Guillaume et Marie qui régnèrent conjointement à partir de 1689 sous les noms de Guillaume III et de Marie II. Jacques tenta de récupérer son trône en débarquant en Irlande mais ses partisans furent défaits lors de la bataille de la Boyne en juillet 1690.
 Il vécut le reste de sa vie en France soutenu par son cousin le roi Louis XIV.

La Glorieuse Révolution d’Angleterre (en anglais Glorious Revolution ou encore Bloodless Revolution (en français : « Révolution sans effusion de sang »)), aussi appelée Seconde Révolution anglaise, fut une révolution décrite comme « pacifique » (1688-1689), terme à nuancer sérieusement tout d'abord en raison des combats sévères qui opposèrent les partisans catholiques à l'armée néerlandaise de Guillaume III, ainsi qu'à cause de la sanglante contre-révolution qui s'ensuivit en Irlande peu de temps après. Elle eut pour conséquence de renverser le roi Jacques II (Jacques VII d'Écosse) et provoqua l’avènement de la fille de celui-ci, Marie II, et de son époux, Guillaume III, prince d'Orange suite à l'invasion néerlandaise de l'Angleterre menée par ce dernier.
La révolution renforça la monarchie mixte et réaffirma le rôle du parlement face à la couronne.
Elle permit surtout à l'église Anglicane de reprendre le dessus sur l'église catholique.
La tentative de reprise du pouvoir mené par Jacques II,  lors de la bataille de la Boyne, fit tout de même environ 1500 morts du coté de Jacques II et 750 du coté de Guillaume III.
Sources: http://fr.wikipedia.org/wiki/Glorieuse_R%C3%A9volution
             http://fr.wikipedia.org/wiki/Jacques_II_d%27Angleterre
 Bibliothèque National de France.

 


        
      Marie II par Peter Lely, 1662
 


            Sir Edmund Andros
Sir Edmund Andros, est né à Londres le 6 décembre 1637. Il fut en 1674 gouverneur de la province de New-York et des Jerseys. Il est fait Chevalier en 1678.
Bien que sa juridiction des Jerseys fut contestée et ce jusqu'à qu'il soit rappelé en 1681 pour répondre de charges infondées de malhonnêteté et favoritisme dans la collecte des revenus, il démontra qu'il était un administrateur capable.
Il est le fils de Amice Andros, Bailly de Guernesey
(ile anglaise depuis que Guernesey a pris le parti du roi Jean d’Angleterre en 1204, lorsque ce dernier a perdu la Normandie au roi Philippe Auguste de France.).
Il fit ses premières armes pendant une brève période dans l'armée du Prince Henri de Nassau et en 1660-1662, est gentilhomme auprès de la reine de Bohême, Elizabeth Stuart, fille de Jacques Ier d'Angleterre.
Il servit alors de nouveau contre les Hollandais et en 1672 fut nommé Major dans un régiment, le premier régiment anglais supposé avoir été équipé de baïonnette.
Deux ans plus tard, il succéda à son père comme bailli de Guernesey.
En 1686, il devient gouverneur de la Nouvelle Angleterre avec Boston comme capital. dans lesquels le Massachusetts (incluant le Maine), la colonie de Plymouth, la colonie de Rhode Island, le Connecticut et le New Hampshire sont regroupés, et en 1688 sa juridiction est étendue sur New York et les Jersey. Il exerça un gouvernement arbitraire, limitant le rôle de la législature, restreignant les assemblées des villes à une par an et renforçant la tolérance à l'égard des Anglicans et des Actes de navigation. Andros fâcha les colons puritains en s'affiliant ouvertement avec l'Église d'Angleterre. Ces colons étaient également en colère contre le comportement bruyant et "pêcheur" des soldats anglais. Mais les actions vexatoires d'Andros avec les droits coloniaux et de douane suscitèrent un vif ressentiment de la population. Le 18 avril, peu après que la nouvelle de l'arrivée de Guillaume III sur le trône en Angleterre (le 13 février 1689), les colons se révoltèrent et arrêtèrent le gouverneur.

Andros fut renvoyé en Angleterre pour être jugé en 1690, mais fut aussitôt relâché, sans procès et blanchi de toutes les accusations portées contre lui.
De 1692 jusqu'à 1698, il fut gouverneur de Virginie, puis il fut rappelé suite à l'intervention de James Blair, avec qui il s'était querellé.
En 1693-1694, il fut également gouverneur du Maryland.
De 1704 à 1706, il fut gouverneur de Guernesey.
Il mourut à Londres le 24 février 1714 et est enterré à St. Anne, à Soho.

 



                      

             Guillaume III



En 1686, dans le recensement de l’Acadie, il est donné pour Pentagouët, le Sieur de St Castin et plusieurs Valets.
(Il n’est donc plus considéré comme soldat)

 
En 1686, le juge John Palmer, responsable des douanes au fort de Pemaquid, fait saisir des vins entreposés sur le territoire des Abénaquis et somme Jean-Vincent de solliciter de la Couronne britannique la concession de Pentagouët, à charge pour lui bien sûr de prêter serment de fidélité. Il ne reprendra son bien qu' après de longues négociations entre l' ambassadeur français à Londres M. de Bonrepaus, aidé de l' envoyé extraordinaire de France à la cour de Londres, M. de Barrillon, et les autorités Anglaise.
Saint-Castin, obligé de prendre officiellement parti, demande une concession à la Couronne française.
« Ce pays est fort beau, avoue le pire des gouverneurs acadiens, Perrot (9 août 1686), il y a quantité de belles rivières et de beaux ports faciles à entrer ; on peut établir quantité de pêches sédentaires dont la France tirerait grand profit... Il se trouve aussi dans ce pays les plus beaux pâturages qu'on puisse voir pour nourrir les bestiaux [100.000 à Beaubassin, dit-il ailleurs]. Il faut établir l'Acadie pour protéger le Canada, fixer les habitants, empêcher le commerce anglais, et au besoin, ruiner Boston et les colonies anglaises ; sinon, elles ruineront les colonies françaises ».

Du 21 avril au 9 juin 1687, Saint Castin est emprisonné à Port Royal sur ordre du gouverneur Perrot pour des motifs fallacieux.

Perrot aurait-été démis de ses fonctions le 1er Mars 1687, mais resta en fonction jusqu'à l' arrivé de son successeur; Louis Alexandre des Friches de Meneval qui devient gouverneur de l’Acadie.(1687-1690 / 1703).
Ce dernier
n’était encore que lieutenant de compagnie quand il fut nommé gouverneur de l’Acadie, le 1er mars 1687, à la recommandation du marquis de Chevry directeur de la Compagnie de la pêche sédentaire, pour remplacer Perrot.
Le 5 avril suivant, il recevait des instructions détaillées, dont il nous est resté une minute, annotée de la main du ministre. Il était chargé d’encourager la colonisation et l’agriculture, et d’empêcher les Anglais de faire le commerce et la pêche en Acadie.
Il devait recevoir 3 000 livres tournois d’appointements et il toucha, avant son départ, une gratification de 1 000 livres tournois.

Le nouveau gouverneur s’embarqua sur un navire de la Compagnie de la pêche sédentaire de l’Acadie, pour Chedabouctou (Guysborough, N.-É.) ; de là, la frégate du roi, la Friponne, à son retour de Québec, le conduisit à Port-Royal (Annapolis Royal, N.É.), où il n’arriva qu’au début d’octobre.
Deux nouveaux officiers, Gargas, écrivain de la Marine, et Miramont, commandant des troupes, l’avaient précédé, avec une recrue de 30 soldats, des munitions et un fonds de 4 000 livres pour la reconstruction du fort.

Le premier soin de Meneval fut d’examiner les comptes de Perrot et de l’obliger à payer les arrérages dus aux soldats. Il prit aussi des renseignements sur son commerce illicite, mais ne poussa pas très loin son enquête.

La saison était trop avancée pour entreprendre la restauration du fort ; d’ailleurs le gouverneur demeurait perplexe à ce sujet, se demandant s’il ne valait pas mieux construire un nouveau fort à Pentagouet (sur la rivière Penobscot) ou à la rivière Saint-Georges, afin de protéger la frontière.
Au début de décembre, il adressa des rapports de ses observations au ministre, à M. de Lagny, directeur général du commerce, et au marquis de Chevry, directeur de la Compagnie de la pêche sédentaire, et se plaignit de ses officiers.

Dans "Mémoire sur l' Acadie par Monsieur de Meneval", il est dit ceci:

Il résulte de tout ce que Mons. de Meneval a écrit à Mons de Chévry et au sieur de Lagny que le petit secours que le Roy a commencé à donner à la coste de l' Acadie a réveillé les Anglois par la crainte de se voir privez des secours qu'ils tirent de la coste pour la Nouvelle-Angleterre; surtout par la pesche qu'il n' ont point chez eulx et qu' on peut dire qui les faict subsister, comme Mons de Denonville l' observe à Monseigneur dans ses dépesches.
Les terres de la domination du Roy du costé des Anglois sont certainement terminez par la rivière de St Georges, autrement Quinibequy, laquelle est à 11 lieues au delà de celle de Pentagouët, et distante de trois lieues du fort que les Anglois ont au lieu appelé Pemquid au delà de la rivière de St Georges.
Monseigneur verra par la lettre du dit Sieur de St Castin que les Anglois qui sont allez à Pentagouët ont occupé l'isle de Montignique.
A l'esgard de ce qu'il dist de la négociation des Sauvages ou Cannibas avec les Iroquois, il y a à observer que le dit Sieur de St Castin est absolument maistre des premiers comme de tout leur commerce de pelleteries, ayant une authorité personnelle et particulière sur eulx.
Il avoit mesme un magasin au Port Royal, mais ayant sçu que Mons. Perrot avoit dessein de le faire arrester dans le but de s'emparer de sa traitte, il n'est pas revenu jusques au départ du dit Sieur Perrot.
Monseigneur se souviendra, s'il luy plaist, que par l'instruction de Mons. de Méneval, il est chargé de tesmoigner au Sieur de St Castin que s'il veut avoir une aultre conduitte plus décente à un gentilhomme, Sa Majesté auroit la bonté de luy pardonner le passé, en faisant un establissement solide. Il y auroit lieu d'espérer qu'il pourroit contribuer à la construction du fort de Pentagouët, estant en réputation d'avoir gagné considérablement.
Monsieur de Méneval propose de faire un fort à Pentagouët où il y en avoit un auparavant.
Il y a pourtant à examiner s'il ne seroit pas plus convenable de le construire sur la rivière St Georges.
Le Sieur de Méneval n'avait encore pu prendre de mesures pour les ouvrages qu'il a eu ordre de commencer pour le fort du Port Royal.
Il a en advis que les Anglois devoient venir incessamment au Port Royal pour se faire payer de ce qu'il leur estoit du par les habitans. Il demande la conduitte qu'il doyt tenir à cet esgard.
Les habitans sont disposez à répondre aux intentions du Roy, estant réduits à une grande pauvreté parce qu'ils n'ont pu travailler à leur establissement depuis l'invasion des Anglois qui leur ont vendu très cher ce qu'ils leur fournissoit pour leurs besoings.
La cargaison que les intéressez en la compagnie avoient envoyée aux dits habitans sur La Diligente, les avoit fort consolez.

Fin 1687, début 1688 Jean Vincent doit s'absenter de Pentagouët avec un contingent d'Abénaquis pour participer à l'expédition que le Gouverneur Général, le Marquis de Denonville, prépare contre les Iroquois.

Andros saisit l'occasion pour faire piller son "Habitation" et le fort en 1688; et faire savoir à ce dernier qu'il se devait de
reconnaître l’allégeance anglaise.
En compensation de ses pertes, après intervention de l'ambassadeur de France en Angleterre Monsieur de Bonrepaus .Le baron reçoit de Louis XIV une concession en 1689, " de deux lieues de front à prendre en terre non concédées le long de la rivière Saint-Jean". St Castin accepta ce dédommagement, mais ne mit pas pour autant la terre en valeur. Il voulait rester neutre et poursuivre sa vie avec sa nouvelle famille, les Abénaquis.

À l’automne de 1688, alors que la Frégate la Friponne navire de guerre français s’acheminait vers Port-Royal, des forbans du Massachusetts pillaient le fort de Chedabouctou et capturaient le navire de la compagnie. Cette piraterie, au nez même de la frégate du roi, humilia le gouverneur qui blâma le commandant de la Friponne, le sieur de Beauregard, d’être arrivé trop tard ; mais celui-ci se défendit en rejetant la faute sur le gouverneur, dont il n’avait fait que suivre les ordres. Ces prises faites par les forbans causaient la perte de 12 000 livres tournois de marchandises destinées aux habitants de Port-Royal, et le gouverneur y perdait ses approvisionnements.


La Frégate du Roi "La Friponne"
avait à son bord  30 nouveaux soldats, ce qui portait la garnison à 90, dont une vingtaine demeurèrent à Chedabouctou.
Le même navire amenait aussi un ingénieur, Pasquine, chargé de visiter les postes et de préparer les plans d’un fort. Cet ingénieur élabora un projet considérable pour Port-Royal, mais le ministre, préoccupé d’économie, refusa de l’approuver.
Ce navire portait encore deux nouveaux officiers, M. de Soulègre, capitaine des troupes, et Mathieu de Goutin. Ce dernier cumulait les fonctions de juge et de greffier, et Meneval compléta l’organisation de la justice en confiant le poste de procureur à Pierre Chenet Dubreuil.

Lors du recensement de l’Acadie en 1689, il est noté seulement à Pentagouët, 1 prêtre, 1 homme marié, 1 femme marié et 1 garçon de moins de 15ans.

Peu de temps après la fin de "La guerre du Roi Philip" survient une nouvelle guerre. La Guerre de la Ligue d'Augsbourg, plus connue sous le nom de King's William war ou encore de Castine's war, elle  fait rage de 1689 à1698.   
L'arrivée sur le trône d'Angleterre de Guillaume III (né le 14 novembre 1650 - décédé le 8 mars 1702) Roi d'Angleterre, d'Écosse et d'Irlande du 13 février 1689 à sa mort, entraîne des remous en Nouvelle- Angleterre.
Les Abénaquis et leurs alliés en profitent pour porter le fer et le feu dans les bourgades anglaises. Le gouverneur Villebon a encouragé et aidé matériellement les Abenaquis dans leurs expéditions.
Les efforts de Villebon et de Villieu ont été habilement secondés par les influences des missionnaires français Jacques et Vincent Bigot à Kennebec, Thury à Penobscot ou Simon à Passamaquody.

Des négociations particulières à Pentagouët aboutiront  en 1698 à un traité local mettant fin à la "guerre de Saint-Castin".


Le 28 juin 1689, le Baron, assisté du Père Louis-Perry Thury et des Abénaquis attaquent Dover (Cocheco). Le Major Richard Waldron commandant la garnison anglaise est tué les armes à la main. (L’autre version moins glorieuse c'est qu'il serait mort avec son fils aîné torturés par les Abénaquis).  Le raid aura fait 23 tués et 29 prisonniers qui seront ramenés à Québec sans torture. (Au minimum malmenés, les Abénaquis comme tous les belligérants ne faisaient pas dans la dentelle avec les prisonniers la torture était la marche forcée avec peu d'eau et de nourritures et la nuit attaché au sol à des piquets les jambes et bras écartés.).

Mais durant cette période ou tout le monde aurait du s'unir pour préparer la défense du pays, des querelles intestines déchiraient la colonie. Des conflits de prestige et de caractères opposaient le gouverneur et son principal collaborateur, Goutin. Chacun d’eux avait son parti et harcelait la cour de mémoires ; Meneval accusait Goutin et ses amis, dont Laumet dit de Lamothe Cadillac, d’insubordination et de cabale, tandis que Goutin accusait le gouverneur de protéger les prêtres, de favoriser le commerce anglais et de s’ingérer dans l’administration de la justice. Pendant ce temps, des frégates anglaises croisaient dans la baie Française (baie de Fundy) ; soldats et habitants manquaient de tout, d’autant plus que lés navires de ravitaillement n’étaient pas encore arrivés. Agacé par les contradictions, souffrant de la goutte, craignant de voir son autorité compromise, prévoyant des attaques anglaises et craignant d’être tenu responsable des événements, Meneval demanda son rappel. Dans une lettre à Chevry, il se dit décidé à passer en France même sans autorisation, « aimant mieux cent fois demeurer trois ans à la Bastille qu’une seule semaine ici ».


Les Iroquois organisent, le massacre de Lachine le 5 août 1689, les chiffres des tués et prisonniers varient selon les historiens de l’époque, plus de 30 tués et 90 ou 120 prisonniers, ce chiffre inclurait les soldats de la compagnie de Monsieur de la Rabeyre et les habitants de la Chenaye et d’ ailleurs, dont plusieurs seront tués en cour de route et en captivités. Des atrocités ont été commises sur les lieux même du drame. Enfants et adultes brulés et mangés. C’est ce qui ressort des différends textes qui traitent de ce massacre. Le nombre important des Iroquois qui ont menés cette attaque, il est dit 1500 guerriers, leurs laissait tout le temps nécessaire pour commettre leurs atrocités
Plusieurs groupes d’Iroquois ont participés, à ce massacre, dont les Onnoyouts, les Onnontas, etc…


Le 2/3 aout1689 le Baron de St Castin, ainsi que le père Louis-Perry Thury et les Abénaquis, prirent le port de Pémaquid et en brulèrent le fort St Charles. Le fort était commandé par le lieutenant James Weems.
L’attaque du fort arriva dans un moment de profond trouble parmi les défenseurs du fort. Une partie des soldats avaient déserté, suite à une révolte et au renversement du gouverneur Andros à Boston. Un grand nombre des soldats du fort était en état de mutinerie. Le lieutenant résista une journée, mais devant les lourdes pertes, le lieutenant et 23 de ses hommes sérieusement blessés, il décida de se rendre. Le fort sera détruit, le 4 aout, ainsi que les habitations et récoltes alentour en direction de Jamestown.
(Le fort sera reconstruit par les anglais, en pierre et il prendra le nom de fort William Henry. Le fort William Henry a été construit à grand frais car le tiers du budget annuel de fonctionnement des colonies y a été consacré.)

Durant ce temps, un groupe Abénaquis et leur chef Moxus qui avaient suivi la campagne, s’était dirigée vers Casco. (Falmouth, dans le Maine). Le père Vincent Bigot les accompagnait.


Selon un récit de John Gilles, son frère James, un garçon et un anglais capturés à Casco, en 1689 et qui seraient devenus esclaves de Madokawando, à Fort Pénobscot.( Aujourd’hui Castine dans le Maine). Ils auraient tentés de s’enfuir. Rattrapés, ils auraient été torturés par le feu, puis ils auraient eus le nez et les oreilles coupés, qu’ ils auraient été obligés de manger, avant d’ être brûlés vifs, sur un bucher.
(Une plaque commémore ce fait sur Dyce Head Lighthouse Rd, dans Castine).
Cela me parait être à l’époque une tentative pour salir les Abénaquis et de ce fait le Baron. Car si ce sont bien les Abénaquis et leur chef Taxous (Moxus), qui ont attaqués Casco. Ils ont bien ramenés les prisonniers à Penobscot, puis sur Québec.
Les pères Louis-Perry Thury, et Vincent Bigot auraient-ils pu tolérer une telle chose ? L’auteur du texte aurait donc été libéré ?

Le 5 octobre1689 arrivèrent enfin les navires chargés de ravitailler l' Acadie. L’un d’eux amenait en Acadie un nouvel ingénieur, Saccardy. La cour lui avait donné instruction d’édifier d’urgence un fort à Port-Royal et envoyait un nouveau fonds de 5 000 livres tournois. Saccardy fit raser entièrement l’ancien fort et dressa le plan d’une vaste enceinte à quatre bastions, enfermant la maison du gouverneur, l’église, un moulin et les corps de garde ; elle pourrait aussi contenir des casernes et recevoir les habitants en cas d’attaque. Saccardy se mit vivement à l’œuvre et, en 16 jours, avec le concours des soldats, des habitants et de 40 matelots, réussit à ériger la moitié de son enceinte. Mais le navire devait repartir ; Saccardy reçut de Frontenac l’ordre de se rembarquer, laissant le fort inachevé. Robineau de Villebon, lieutenant de Meneval, recevait aussi l’ordre de repasser en France, laissant ainsi le gouverneur sans officier.

Fin Janvier 1690, trois expéditions sont décidées par Frontenac. Il veut déstabiliser les colons et marchand de New-York et Boston.

La colonne qui se dirige vers Orange (New York) est commandé par les lieutenants d’Aillebout de Mantet et Le Moyne de Sainte-Hélène, accompagnés des officiers comme Monsieur de Repentigny, Pierre Le Moyne d’Iberville, De la Brosse et De Montigny. Il y a 114 français, 80 indiens du Sault St Louis et 16 algonquins. Dans un froid intense et des conditions de marche terribles, la colonne change de direction et atteint Corlar, (Schenectady, NY)  situé à 6 lieues d’Orange. Après 9 journées de marche Harassantes et arrivée de nuit, le 8 février 1690, il est décidé de ne pas attendre le jour pour donner l’assaut.
«  C’est un effrayant cri de guerre des indiens qui donna le signal de l’attaque. Les 80 maisons et un fort gardé par quelques soldats furent promptement enlevés ; le feu consuma ensuite les bâtiments. Une soixantaine de prisonniers pour la plupart femmes, enfants ou vieillards eurent la vie sauve. Une veuve  habitant Corlar, avait à divers reprises donné des témoignages de compassion aux captifs français amenés dans ce pays ; elle avait soigné des malades, fourni des vivres et des vêtements à plusieurs ; ses bienfaits ne furent pas oubliés et sa maison ne subit aucun dommage »
Certaines sources varient et il est dit (qui brûlèrent Corlar (Schenectady, NY) et massacrèrent la moitié (60 victimes, dont 38 hommes, 12 femmes et 10 enfants) de la population, laissant la vie sauve à une soixantaine de personnes. (Ici le chiffre est contesté, et certains donnent 27 prisonniers et 50 chevaux). L'événement est connu sous le nom de Massacre de Schenectady.
Sources :
http://www.actionroyaliste.com/bibliotheque-du-gar/nouvellefrance/276--corlar-la-riposte-canadienne
La Nouvelle-France.


Le 27 mars 1690, un raid est mené sur Salmon Falls,  parti le 28 janvier 1690, commandité par Frontenac et dirigé par Joseph-François Hertel de la Fresnière et trois de ses fils ainsi que 55 amérindiens de la confédération des Abénaquis (Mi’Kmaq et Malioseet, venus du Fort Meductic,)
(Meductic est situé sur la rive droite (sud) du fleuve Saint-Jean, à l'embouchure de la rivière à l'Anguille, à 65 kilomètres à vol d'oiseau à l'ouest de Frédéricton. Il est situé à la fois dans le comté de Carleton et le comté d'York mais n'est inclus que dans ce dernier lors du recensement[].)
Ce raid fera 34 tués et 54 prisonniers, qui seront ramené à Québec.

Suite à cette attaque, Hertel de la Fresnière, prend la direction de Casco, rejoint par Jean Vincent d’ Abadie de St Castin, et René Robineau de Portneuf, arrivé de Québec. Ils ont avec eux 50 canadiens et 60 amérindiens.
La cible est le poste de traite sur la rivière Casco, protégé d’une petite garnison à Fort Loyall (Falmouth Neck), commandé par le
Capitaine Sylvanus Davis, près de Portland. Un plan d’action est étudié avec les Indiens de la confédération  Wabanaki (Mi'kmaq  et Maliseet  de  Fort Meductic) et le 20 mai 1690, le siège est mis devant le fort, avec environ 450 hommes. La capitulation a lieu, 2 ou 9 Jours plus tard selon les sources.
200 colons et soldats anglais étaient tués, le nombre de prisonniers est inconnu.

Tous les prisonniers de ces attaques survivants aux blessures et aux fatigues du voyage furent ramenés à Québec et parmi ces derniers, plusieurs ont décidés de rester au Québec :
Certains de m
es ancêtres étaient, en fait, des prisonniers Anglais (femmes et enfants) que les Abénaquis ont ramenés à Québec. Il y a eu réclamation de prisonniers et échange par ambassadeur à Québec. Plusieurs ont décidé de rester et de s'intégrer dont bien entendu mes ancêtres. (GillesTremblay, ami et collaborateur du site)

La perte de Casco s'ajoutant à celle de Corlar, Salmon Falls  et  Cocheco permettait d'ouvrir la voie à la guérilla abénaquis dirigée par le baron de Saint-Castin qui devait s'avérer très efficace pour réduire le développement économique des colonies anglaises. 
La guérilla iroquoise devait connaître le même succès dans la vallée du Saint-Laurent.

Les Anglais n'étaient pas restés les bras croisés.  Shenectady a certainement provoqué une onde de choc qui a atteint New-York. Peu avant le massacre de Casco, Jacob Leisler, lieutenant gouverneur de New-York  malgré ses problèmes internes, organisait le premier congrès Intercolonial en Amérique à New-York le premier mai 1690.  Ce congrès visait à définir les mesures à prendre contre les Français et leurs alliés Amérindiens.  Fitz-John Winthrop, futur gouverneur du Connecticut, était alors chargé de marcher sur Montréal.  William Phipps s’apprêtait à appareiller de Boston afin de prendre Port-Royal en Acadie.

 

                 général Winthropf

                                
 
                                   Jacob Leisler
                          
 lieutenant gouverneur de New-York


        L’Amiral William Phipps


                  Major Richard Waldron  
                       tué les armes à la main
 

            Frontenac et l' envoyé de Phipps


L’Amiral William Phipps est donc envoyé dès le printemps 1690 en Nouvelle écosse pour s’emparer du petit fort de port royal sur la baie des français.
Il partira de Nantasket le 28 avril, avec une flotte composée d’une frégate de 40 canons, 2 sloops de 16 et 8 canons, et 4 navires de transport avec 700 hommes de troupe. Le 1er mai, la flotte est devant Pentagouët.
Le capitaine John Alden est envoyé en éclaireur afin de vérifier de la présence du baron de st Castin.
En effet les anglais redoutent terriblement le baron et ses amis  abénaquis. Ce dernier avait été appelé auprès de Frontenac.
Profitant de cette opportunité, Phipps lance l’attaque le 19 mai, du petit fort de Port Royal. Les 700 hommes de troupes dont 446 miliciens débarquent provoquant la panique dans la petite population du lieu. Ces derniers s’enfuient dans les bois.
Le gouverneur de Menneval, malade, avec seulement environs 70 hommes valides. Le fort étant en pleine réparations, l’artillerie en très mauvais état,
 l’enceinte inachevée demeurait ouverte et ses 18 canons n’étaient pas montés en batterie ; 42 jeunes gens de Port-Royal étaient absents.  Devant cet état des faits et pour éviter de nombreux morts inutiles, et des destructions importantes, Le gouverneur cède et envoi l' abbé Louis Petit discuter des conditions d' une reddition.
Meneval accepte les conditions verbales de la reddition.

le fort, les canons, les marchandises du roi et de la compagnie lui seraient livrés ; officiers et soldats garderaient leur liberté et seraient transportés à Québec ; les habitants conserveraient leurs biens et le libre exercice de leur religion.
Mais Phips refusa de signer une capitulation écrite, déclarant que sa parole de général suffisait. Le lendemain, soit le dimanche 21 mai, Meneval se rendit lui-même à bord du navire amiral et Phips renouvela ses promesses en présence de Goutin.

Pendant ce temps quelques soldats, environ une vingtaine de la garnison Française pillèrent le magasin de la compagnie et s' enfuirent aux Mines. Les troupes anglaises descendirent à terre. Quand Phips vit la faiblesse de la place et de la garnison, il regretta d’avoir accordé des conditions aussi généreuses et prit prétexte du pillage survenu pour se dégager de sa parole. Il fit emprisonner les soldats dans l’église et confina le gouverneur dans sa maison, sous la garde d’une sentinelle.
Et le pillage organisé commença :
Cela dura jusqu’ au 27 mai 1690 , les miliciens fouillèrent les maisons et les jardins, s’emparèrent du blé et des hardes des habitants, et tuèrent leurs bestiaux ; ils saccagèrent l’église, démolirent et brûlèrent la palissade. Avant de partir, ils firent prêter serment d’allégeance aux habitants et firent élire un conseil de six notables, présidé par Charles La Tourasse, pour administrer la justice et veiller au bon ordre jusqu’à ce que le gouvernement du Massachusetts nommât une administration. Puis Phips  rembarque, emmenant le gouverneur prisonnier, avec les abbés Petit et Trouvé et une cinquantaine de soldats.

De retour à Boston et suite à son succès, les Anglais décident une action sur Québec.
L’Amiral Phipps prépare donc une flotte plus importante de 32 navires et 2000 hommes de troupe. Il recevra l’ordre définitif le 09/08/1690 et  quittera Boston le 19/08/1690.
Pour appuyer cette action, plusieurs bataillons ayant à leur tête le général Winthropf, tente une approche vers Montréal. Mais, il semblerait que mal guidé par quelques Iroquois de la tribu des Odinossonis, les troupes tournent en rond, s’épuisent par de longs portages et se perdent dans la forêt. Totalement perdu, sans ressources suffisantes, ils seront totalement incapables de rejoindre leur objectif.


Toutes ces préparations ne passent pas inaperçus des Abénaquis. Il semblerait que des éclaireurs aient devancés la flotte Anglaise pour prévenir Frontenac qui se trouvait à ce moment là à Montréal. Selon certains écrits  il est fait mention, du baron lui-même qui à marche forcé, comme les amérindiens lui avaient appris, aurait joué ce rôle. Ce serait en date du 7 octobre, qu’il aurait rejoint Frontenac.

Prévenu, Frontenac fait avertir toutes ses troupes et milices situées le long du St Laurent de se tenir en alerte, il fait revenir toutes celles qui étaient vers l’intérieur. Lui-même rejoint aussitôt Québec.

La Flotte de Phipps, remonte le St Laurent, aidée d’un pilote qui semble connaitre parfaitement le fleuve.
Croisant une embarcation, cette dernière est arraisonnée et les passagers embarqués à bord des navires anglais.
Parmi ces passagers, nous trouvons Claire Bissot, la femme de Louis Joliet et sa belle-mère. Cette jeune femme est la fille de François Bissot, Ami et voisin de Guillaume Couture, à la Pointe Lévis.
Tout en remontant le St Laurent, Phipps détache des bâtiments pour attaqués et détruire tout ce qui est possible.

A l’ile d’Anticosti, il y incendie largement et sans motif, le poste de traite et de pêche de Louis Jolliet, ainsi que tous les autres bâtiments. Il fait mettre le feu aux cultures et tué tous les animaux.
Si sur cette ile, il ne trouva aucune riposte, ce ne fut pas le cas par la suite.

À Rivière-Ouelle. En l’absence de monsieur de la Bouteillerie, seigneur de la Rivière-Ouelle,  le curé Pierre de Francheville
qui est aussi bon chasseur que bon catholique, apprend par des courriers venus de Québec que les Anglais de Boston, à bord de 30 navires, envahissent le Canada par le golfe Saint-Laurent, et qu’une partie des troupes va tenter un débarquement à Rivière-Ouelle. Il rassemble 36 de ses paroissiens et, prenant la tête du détachement, il les mène au combat. Ses paroissiens sont prêts à le suivre en enfer s'il le faut.
 Le curé Francheville a idée que les bateaux de Phipps vont vouloir faire des provisions d'eau et de nourriture avant d'arriver à Québec. La pointe de Rivière-Ouelle est un bon endroit pour ce faire. Il a vu juste. Plusieurs navires anglais jettent l'ancre au large et six chaloupes occupées par 150 hommes s'approchent du rivage.
Une trentaine de colons de Rivière-Ouelle, armés de leurs fusils de chasse, les attendent bien cachés à l'abri des crans du rivage. Au moment où les Anglais touchent la grève, le curé Francheville donne l'ordre d'ouvrir le feu. Une grêle de balles frappe les soldats de Phipps. Plusieurs sont tués sur le coup. On ne compte plus les blessés. C'est la panique générale. Les Anglais rembarquent en catastrophe dans leurs chaloupes et fuient vers le large malgré les ordres contraire de leurs officiers.

Source : Le Soleil

Voici les noms de 36 héros de la Rivière-Ouelle tels que nommés par l'abbé Casgrain dans son livre :
             
  "Une paroisse canadienne :Rivière-Ouelle"    
 
 
36 combattants sous le commandement de l'abbé Francheville :
 
    Jean Miville dit Deschesnes
   
 François et Joseph Deschamps de la Bouteillerie fils du seigneur
     Robert Lévesque
 
    
Pierre Hudon dit Beaulieu
     Galleran Boucher (fils de Marin Boucher) et ses deux fils Pierre et Philippe
     Michel Bouchardet ses 3 fils, Etienne, François et Pierre

    
Pierre Dancosse
    Joseph Renault et son fils Joseph
    Guillaume Lissot et son fils Claude
    René Ouellet et 5 des ses enfants : Abraham, Mathurin, Grégoire, René et Joseph
    Jean Pelletier
    Jean Lebel et son fils Jean-Baptiste
 
   
Pierre Emond
    Mathurin Dubé
   Jean Mignot dit Labrie
        
  
Noël Pelletier
   Jean Gauvin et son fils Jean
   Pierre de St Pierre
   Nicolas Durand et son fils Nicolas
   François Autin
   Sébastien Boisvin
   Jean de Lavoye


L’approche de Québec ne se passe donc pas tout à fait comme l’avait prévu l’amiral.
L’Escadre arrive face à Québec le 16 octobre 1690. Mais ce n’est plus Fort Royal qu’il a en face de lui.
Dès son arrivée l’Escadre subit le tir des canons situés en haut de la citadelle, ces batteries dominent tout le fleuve et du fait toute l’escadre anglaise, ce qui oblige Phipps à réviser son plan d’attaque.
Une première tête de pont est établie à la Canardière, le 18, mais cette dernière, malgré son importance de 42 chaloupes et le débarquement de plusieurs canons, est prise à parti par un contingent de miliciens et amérindiens. Les anglais surpris dans leur pillage des fermes avoisinantes, sont rejetés dans le fleuve si précipitamment le 20, qu’ils abandonnent les canons débarqués.

Une seconde tête de pont est prévue sur la côte de Lauzon, mais les miliciens bien préparés empêchent le débarquement.
Phipps qui pensait venir à bout très rapidement de la résistance de Québec, est quelque peu désappointé, et voit ses premières tentatives de débarquements échoués.
 
En désespoir de pouvoir attaquer ces Français, il tente d’intimider Frontenac et lui envoie alors un émissaire, Thomas Savage. Dès que ce délégué Anglais débarque, les Français lui bandent les yeux, non pas comme une quelconque rétorsion, mais pour l’empêcher de se rendre compte, que les défenses de la ville ne sont pas aussi importantes que ce qu’il pourrait le penser, puis pour l’amener à s’imaginer que le chemin qui conduit au fort est nettement inaccessible, ils l’emmènent par de nombreux tours et détours le long d’un sentier périlleux. En même temps pour lui donner le sentiment que les Français sont très nombreux, que la ville ne manque pas non plus de soldats pour la défendre, et surtout que parmi les habitants aucun n’est impressionné par ces bateaux ennemis qui campent là en bas, juste en face sur les eaux de leur fleuve, un petit groupe d’une douzaine de personnes, hommes et femmes réunis, s’amusent autour de lui en riant, en le bousculant comme si une foule nombreuse l’entourait, recommençant la scène tout le long du trajet. Après avoir fait durer un moment toute cette comédie, on le conduit devant Louis de Buade, comte de Frontenac. Enfin on lui débande les yeux ! Il se voit alors entouré d’une quantité d’officiers qui pour la circonstance ont revêtus tout ce qu’ils pouvaient avoir de riches galons d’or et d’argent, de rubans et de plumes magnifiques, comme pour les plus magnifiques ou les plus solennelles réceptions de Versailles, au moins ! Le Gouverneur lui-même est vêtu en grand uniforme, entouré de tout son Etat-major, de l’Intendant, de l’Evêque, et de nombreux officiers en armes.
  Thomas Savage, l’officier Anglais, à la vue d’un concours si nombreux et si imposant, paraît nettement interdit devant autant d’apparat, il semble carrément en perdre son flegme tout britannique durant quelques instants, avant néanmoins de tenter de se reprendre pour lire la dépêche de son amiral. Au nom de son chef, le commandant William Phipps, « dont le ton hautain et impérieux de la dépêche contrastait de la manière la plus plaisante, avec l’air impressionné du mandataire » il intime alors au Comte de Frontenac l’ordre de rendre la ville sans condition et cela immédiatement. L’amiral Anglais est mal venu de sommer ainsi le Gouverneur Français, en exigeant qu’il se rende au nom de son roi Guillaume III :
« Votre réponse dans une heure rendue par votre trompette où le péril s’ensuivra ! » termine-t-il.

Frontenac a une heure montre en main pour donner sa réponse, pas une minute de plus ! Et sur ces derniers mots, l’émissaire sort sa montre qu’il brandit devant Frontenac, au cas où celui-ci n’aurait pas compris.
 Louis de Buade, comte de Frontenac, est bien le dernier de France et bien entendu de Québec, à céder à un ultimatum prononcé de cette manière, si impertinente et fort vulgaire. Le comte de Frontenac renvoie aussitôt le parlementaire, avec une réponse pleine de panache qui réjouit tous ceux qui en ont eu connaissance, et cela jusqu’à aujourd’hui encore : « Je ne connais pas le roi Guillaume, cet usurpateur qui a violé les lois les plus sacrés du sang, en voulant détrôner Jacques II son beau-père, ce n’est pas une façon de sommer un homme tel que moi, je ne vous répondrai que par la bouche de mes canons, Monsieur faites votre devoir, comme de mon côté je ferai le mien ! » Puis Frontenac renvoie d’un geste l’envoyé Anglais et sans se laisser désarçonner un instant, il continue d’organiser la défense de la ville.
Devant cet état de fait, les officiers Anglais mettent alors toute une stratégie en route, ils espèrent après avoir fait débarquer à Beauport quelques bonnes troupes, pouvoir facilement traverser la rivière Saint Charles, puis une fois cela franchi, l’attaque de la ville par voie de terre ne sera plus qu’à une seule portée de leurs mousquets. Tout cela se passera pendant qu’ils seront soutenus et aidés depuis leurs navires dont les soldats continueront à canonner Québec, détournant d’autant les combattants Français…
Leur plan paraît parfait ! Effectivement, le 18 octobre, mille quatre cents hommes débarquent. Toutefois, les choses ne vont pas se passer aussi facilement que ce qu’ils le croient, ils sont aussitôt accueillis par un nombre impressionnant de miliciens Français cachés aux abords, tous venus en renfort avec Monsieur de Callières à l’appel de Frontenac, depuis Trois Rivières et Montréal, ils tirent sur eux salves sur salves sans discontinuer.
 Les troupes anglaises ne peuvent que reculer, il leur semble qu’un Sauvage armé, se cache derrière chaque arbre, les soldats anglais ne savent comment viser sur un tel adversaire invisible, alors piétinant dans vase à marée basse, repoussés par la milice canadienne, ils essayent de rembarquer au plus vite sous les feux des mousquets Français, tandis que leurs pertes sont énormes. Ne pouvant débarquer à Beauport, Phips tente alors un peu plus tard, de le faire du côté de la Pointe Lévis. Là non plus impossible de débarquer, toute une milice de canadiens armés jusqu’aux dents, attend les Anglais, dont Guillaume Couture entouré de ses fils, malgré son grand âge il est à son poste de capitaine de milice. Il a rassemblé tous les hommes, tous se tiennent prêts, puis les mousquets font leur œuvre, l’attaque est violemment repoussée là aussi, jamais un Anglais ne pourra débarquer des bateaux ! Pendant deux jours, Phipps fait tirer de ses vaisseaux sans discontinuer, la canonnade se poursuit sans interruption faisant résonner les montagnes alentour, se prolongeant comme le bruit du tonnerre, mais cela semble sans véritable effet, les boulets se perdant sur les rochers de la ville. Pendant ce temps, les canons n’arrêtent pas de gronder du haut de la Citadelle, écrasant les navires Anglais sous un déluge de mitraille, leur faisant des dégâts matériels importants, ainsi que quelques centaines de blessés supplémentaires. Les Anglais tiennent encore trois jours, tentant vainement de vaincre la résistance efficace des Français. Le pavillon du vaisseau amiral est abattu, certains témoins affirment qu’il l’a été par Jacques le Moyne, Sieur de Saint Hélène. Frontenac envoie un nageur le chercher, il le rapporte comme un trophée de guerre, il sera installé durant plusieurs années dans la cathédrale.
   
Au cours des engagements, ce même Jacques le Moyne de Sainte Hélène est mortellement blessé, ils sont en tout trois de la famille le Moyne à avoir participé à la défense de la ville, comme le capitaine Charles le Moyne, baron de Longueuil, bien secondé par les Hurons et les Abénaquis qui surveillaient  les mouvements des bateaux ennemis...Frontenac était lui-même à la tête de trois régiments. Chacun est à son poste, chacun défend avec enthousiasme et ardeur la colonie, contre l’envahisseur anglo-saxon. Pourtant Phipps doit faire vite, ou il prend la ville ou il doit partir !
    La température commence à devenir de plus en plus glaciale, l’amiral Anglais ne désire surtout pas être pris dans les glaces et être obligé de passer l’hiver sur le Saint Laurent. Il se voit donc contraint d’entamer des négociations les 23 et 24 octobre, c’est ainsi qu’un échange de prisonniers va avoir lieu puis sans demander son reste, la flotte anglaise comprenant des vaisseaux très fortement endommagés, s’en retourne à Boston ! Quant au second de Phipps, dans sa précipitation, il s’en va en laissant même ses canons !


Au cours

                 
Sources 
                       
http://www.etat-critique-blog-politique.com/article-en-1690-les-attaques-de-la-nouvelle-france-98165903.html.
                       
Marie-Hélène,Morot,Sir

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Selon le mémoire du Roi aux sieurs comte de Frontenac et Champigny en date du 14 juillet 1690, il est dit que les indiens Cannibas de l' Acadie-Nouvelle Angleterre; ont enlevés le fort de Penkuit et plusieurs autres places fortifiés.
Il paroit à Sa Majesté que comme l'établissement des Cannibas est particulièrement du côté de l'Acadie et dans le voisinage des habitations de la Nouvelle-Angleterre, où ils ont
enlevé le fort de Penkuit et plusieurs autres postes fortifiés, ils doivent être excités d'y continuer la guérilla, et pour cet effet le Sieur de Frontenac entretiendra correspondance avec le Sieur de Menneval,
qui commande à l'Acadie, auquel ils ont beaucoup de confiance, et pour lui donner moyeu d'y concourir, Sa Majesté lui ordonne de leur faire les mêmes présents que l'année dernière.

(Documents historiques-Nouvelle-France-correspondance officielle des gouverneurs et intendants. page 39/251 PDF ou 33 sur le livre.)
Le sieur de Menneval commande l' Acadie.
(Colbert Tome 3, section colonies.)
 
En 1691, Joseph Robineau sieur de Villebon, né le 22 aout 1655 à Québec, devient gouverneur de l’Acadie. Il décèdera au Fort St Jean en Acadie le 5 juillet 1700.
 
Ce  fort est construit à l'hiver 1691-1692 à la demande du gouverneur de l'Acadie Joseph Robineau de Villebon afin de défendre la frontière avec la Nouvelle-Angleterre .
Le 15 février 1694, l'officier Charles La Tourasse est nommé commandant du fort Naxoat (Fort Nashwaak )par le gouverneur Villebon. Charles La Tourasse fut tué le 9 octobre 1696, lors d'une embuscade tendue par les anglais non loin du fort Naxoat près de la baie française.
Le fort sert de bases pour diverses incursions menées par les Français avec l'aide des Abénaquis contre les établissements de la Nouvelle-Angleterre. Notamment, à l'été 1696, une expédition commandée par Villebon et son frère attaquent le fort William Henry. Les Anglais répliquent en attaquent le fort Naxoat mais le siège est abandonné au bout de deux jours.

En 1698, le roi de France demande alors à Villebon de construire le fort Saint-Jean, à l'embouchure du fleuve; le fort Naxoat est démoli. Le lieu et tout vestiges archéologiques sont ensuite détruits par l'érosion. En effet, un certain Hanney décrit des ruines en 1867 mais plus une trace des fortifications l'année suivantes. L'endroit devient par contre un lieu historique national du Canada le 4 juin 1924. La Commission des lieux et monuments historiques du Canada érige un cairn et une plaque commémorative à 700 mètres au nord, dans le parc Carleton, près de l'intersection des rues Union et Gibson.

 


              Fort Nashwaak

 
La même année après avoir pendu Jacob Leisler pour haute trahison, les marchands de New-York décidaient de reprendre l'expédition ratée de Winthrop.
Le colonel Pierre Schuyler commandant de Shenectady(Albany) était alors chargé de diriger une colonne de 400 hommes tant Anglais que mohawks pour marcher vers Montréal.  Partie de Shenectady fin juillet, il évitait les troupes de de Callières sous le couvert de la nuit et attaquait le camp de Laprairie très mal gardé le 11 août, 18 victimes sont dénombrées du côté Français.
Schuyler n'a pas pu bénéficier de la même chance lors de sa retraite car il rencontrait la colonne de de Varennes qui se dirigeait vers Chambly, 90 victimes anglaises et 37 françaises.

 
En 1692, les Anglais reprennent le contrôle de la région et construisent un nouveau fort qui prendra le nom de fort William Henry.
Le commandant du fort  Le Capitaine Pasco Chubb viola une trêve avec les Amérindiens qui s'étaient rassemblés à sa demande pour des discussions de paix et échange de prisonniers avec les colons anglais.
Installé à l' extérieur du fort, le capitaine usa d' amabilité avec ses hôtes jusqu'à les sentir en confiance . Cela étant fait Chubb profita de l'occasion pour attaquer et tuer la plupart des chefs amérindiens. Seul Escumbuit et Taxous réussirent à s' enfuir.
Iberville fut mis au courant de l'évènement et décida d'agir avec un assaut sur le fort par terre et par mer. Conduit par Saint-Castin, la nation Abénaquise se joignit aux forces d'Iberville à Pentagouet.

La même année échec de la tentative d’attaque contre Pémaquid, par le Baron et les Abénaquis à cause de la présence de Nelson.
La même année, le chef Madokawando à la tête de 150 hommes attaquent le village de York dans le Maine.
Au mois d’août 1692, William Phips, qui venait d’être nommé gouverneur du Massachusetts, voulant fortifier la côte du Maine contre les Français, envoya le major Benjamin Church avec ses troupes à la poursuite de l’ennemi, avec ordre de faire autant de prisonniers que possible ; s’étant dirigé vers la baie Penobscot, Church saisit Jean Serreau dit Saint-Aubin et Jacques Petitpas, son gendre, avec leurs familles,( Voir BOUART Marie Fille du roi) et les amena à Boston. Les Bostoniens convoitaient à cette époque une proie qui leur était beaucoup plus précieuse, à savoir, le baron Jean-Vincent d’Abbadie de Saint-Castin, qu’ils considéraient comme leur bête noire. Les deux chefs de famille, pour obtenir leur liberté, feignirent d’accepter la proposition qu’on leur fit d’aller avec deux déserteurs de Québec enlever ou assassiner Saint-Castin. Mais arrivés dans la baie Penobscot, ils ligotèrent les deux traîtres et les conduisirent au gouverneur Robinau de Villebon qui les fit exécuter. Villebon récompensa les deux Acadiens par une somme d’argent assez considérable " pour leur donner moyen de retirer leurs femmes et enfants des mains des Anglois".

Castine, village appelé ainsi en hommage au baron est attaqué et détruit par Church, la même année.

 

Certains officiers présent en Acadie sont rentrés en France en fin d' année 1692.(Mémoire du Roi du 8 mai 1694)


En 1693, le 11 aout, Traité de Pémaquid.


Jusqu'en 1693; les sauvages chrétiens recevaient 10 écus blancs pour chaque prisonnier et la moitié pour les femmes. Le Roi demande l' arrêt de cette pratique qui coute très cher aux finances de la colonie.(Mémoire du Roi du 8 mai 1694)
Pour les tués ou prisonniers Iroquois cela allait à 10 écus pour un Iroquois tué, 10 par femme faite prisonnière et 20 par Iroquois fait prisonnier. Les 5 nations iroquoises sont : Onnontagué, Ouneyoust, Goyoguen, Sonnontouan, Anniés.


En 1694, 300 nouveaux soldats sont envoyés au Canada dont 60 pour l' Acadie.


En 1696,
  Partant du fort de Cataracoui(Kingston) le 4 août, Frontenac, assisté de de Callières, Ramezay et de 2000 hommes s'engageaient en Iroquoisie pour brûler deux villages abandonnés par leurs habitants.
 

Le 14 aout 1696, capture du fort William Henry à Pémaquid, (Bristol) dans le Maine, par les Abénaquis, mené par le Baron de St Castin et Pierre Le Moyne d’ Iberville et sa flotte.

(Le 14 août 1696, environ 400 Abénaquis dirigés par le Baron de St Castin, arrivent en canot et mettent le siège devant le fort, détournant ainsi l’attention des Anglais et leur empêchant toutes possibilités de sortie. Profitant de cette opportunité, Iberville pénètre dans le port de Pémaquid avec 3 vaisseaux de guerre. Il fait débarquer sans problème Philippe Clément du Vuault de Valrennes et ses hommes, environ 100 qui avec leurs canons viendront renforcer le siège. A sa première demande de reddition, Iberville reçoit un refus de la part du capitaine, commandant la place, Pasco Chubb. Le lendemain le commandant Anglais accepte de se rendre, mais demanda le retour de ses 97 hommes à Boston, en échange de prisonniers Canadiens et Amérindiens. Cette bataille ne fit que 3 morts côté anglais.)


Cette attaque fut suivie en représailles par le massacre de Chignecto en Acadie par les Anglais.


                                Fort William Henri
                 http://www.maine.gov/doc/parks/programs/history/pemaquid/fortwh.htm


En septembre 1696, la quatrième expédition Anglaise débarqua à la baie de Penobscot et tenta vainement de surprendre Jean-Vincent d’Abbadie, de Saint-Castin et ses troupes.
Saint-Castin avait participé à des coups de main contre les établissements du Maine, dont le dernier en date avait amené, au début d’août, la capture du fort William Henry par Pierre le  Moyne d’Iberville.
 Après une escarmouche avec les Indiens, Church retourna à ses navires et décida de prendre la mer vers le Nord-est jusqu’à Beaubassin (Chignecto). Alors que les habitants prenaient la fuite, ses soldats s’emparèrent de la ville et détruisirent la plupart des maisons. L’expédition se replia vers l’embouchure de la rivière Saint-Jean, emportant 12 canons et des boulets qui avaient été cachés en prévision de la construction d’un nouveau fort.
Craignant que la rivière ne fût pas assez profonde pour y naviguer sans danger, Church prit le parti de ne pas attaquer le fort de Naxouat (Nashwaak, en face de l’actuel Fredericton, N.-B.), qui était commandé par le gouverneur Robineau  de Villebon. Cependant, peu après l’embarquement, il croisa une autre escadre commandée par le colonel John Hathorne, qui avait l’ordre de remonter la rivière et d’attaquer le fort.
Grâce aux patrouilles de reconnaissance effectuées par le frère de Villebon, Daniel Robineau de Neuvillette, les Français ne furent pas pris au dépourvu et cette tentative de siège échoua.


En 1697 Les Abénaquis du Baron de St Castin poursuivent leur lutte contre les Anglais.

 (Le Capitaine Pasco Chubb fut traqué par les amérindiens, suite au massacre qu'il avait organisé et le 22 février 1698, il fut massacré avec sa famille dans sa maison d’Andover (Massachusetts) Il ne faut pas oublier qu’il avait massacré un grand nombre de chef indiens qui étaient venus lors d’ une trêve, se rassembler et discuter de la paix avec les colons Anglais. Ceci s’était passé en 1692.)


Madockawando est décédé en octobre 1698.


 Jean Vincent D' Abadie en 1698, lors de la mort de Madockawando, devint grand sachem des Pentagouets.
Il est même cité dans les textes selon Danielle Duval Lemyre, et sur certains des sites des Abénaquis que Jean Vincent et Bernard Anselme auraient été tous les deux, l’un après l’autre chef de la Tribu des Penobscot du groupe des Abénaquis. Puis de la Tribu des Etchemins toujours du groupe des Abénaquis. ? Ou l’un des Penobscot et l’autre des Etchemins, ce qui serait plus crédible. Je n’ai pas de date précise pour Bernard Anselme.
Il est certains que s’il vivait bien, c’était surtout du à son commerce et aux revenus de ses terres en Béarn, mais pas à une quelconque solde de militaire.
S’il ne possédait pas les terres en son nom, il est prévu pour chacun des enfants des compensations. Même s’il avait choisi la prêtrise, il aurait perçu une petite rente. Certes rien de comparable à celle de l’ainé, mais tout reste à connaitre l’étendue des domaines. C’est surtout au niveau du partage des terres que l’ensemble reste sous la gestion de l’ainé. Cela passa sous sa gestion à la mort de son frère. D’ où le litige avec son beau-frère.
De plus le Béarn et le Pays Basque sont cote à cote, et les basques ont été les premiers à pêcher sur les cotes de la nouvelle-France, tout laisse à penser qu’il gardait de précieux contacts avec ces derniers et qu’il commerçait avec leur appui.
S’il a été contraint à un moment donné de choisir un camp, celui de la France, ce n’est que du fait que les Anglais le voulaient chez eux. J’en parle sur mon texte.  Certes mais les Anglais ont vite compris le contraire et il a été très chanceux de ne pas disparaître lorsqu'il a été fait prisonnier avec Chambly.
D'abord Louis XIV n'était pas réputé être un fidèle payeur et encore moins pour payer la solde d'un obscure
Sous-officier isolé dans la communauté abénaquise. Ce qu’il n’était plus dès sa première mission terminée.
Le baron devait donc se trouver une source de revenu car MSP affirme qu'il achetait des produits de luxe d'Europe et qu'il vivait à l'européenne dans son habitation. MSP prétend même que son épouse s'habillait à la Française.   Il devait donc détenir des marchandises qu'il pouvait négocier pour obtenir les produits européens dont il était friand.  Ces marchandises devaient, selon toute vraisemblance,  être les pelleteries que ses alliés abénaquis lui troquaient, et les trappeurs des alentours.
Le baron avait les deux mains dans la cagnotte poilue, et tout ce qui pouvait avoir une valeur marchande. 
Tout indique qu'il ne troquait pas d'alcool car selon MSP monseigneur Laval aurait défendu le baron contre ceux qui le prétendait.  En plus il n'était pas sans savoir l'effet de l'alcool chez l'Indien, il m'apparaît certain qu'il voulait des guerriers aptes au combat.
Le marché naturel pour écouler ses peaux devait être Boston car Québec était trop éloigné.  Ses contacts Anglais étaient John Nelson et  entre autres. Il agit en honnête commerçant, qui se voulait libre, je ne vois pas ici, une question de contrebande, puisqu’il commerçait librement, il recevait et envoyait des navires en France. Voir en Béarn, et au pays Basque.
Personnellement, je ne pense pas qu’ils échangeaient des données militaires, tout ceci reste à vérifier.
Selon moi il a appris de Nelson ou d'un autre commerçant que Church le cherchait pour lui faire la peau sur son territoire mais bon ce n'est qu'une hypothèse.
Il a mené en terre d'Acadie, de nombreuses luttes contre les Anglais. Mais par le traité de Pentagouët en octobre, il cesse ses combats.
Cette même année, nous déplorons la mort de Frontenac.

 

En 1700, Claude Sébastien de Villieu, devient gouverneur de l’Acadie.


En 1701, Jacques François de Monbeton de Brouillan, devient le gouverneur de l’Acadie.

 
Le 4 aout 1701, signature de la grande paix indienne, qui met fin aux guerres Iroquoises, et sera signé à Montréal. Les signataires représenteront les nations indiennes les plus diverses. Avec Monsieur de Callière, Gouverneur, nous retrouvons:
Des Iroquois: Onneyouts, Onontagués, Goyogouins, Tuscaroras, Mohawks et Tsonnontouans; Les Agniers , les Outaouais, Sauteux, Algonquins du nord des Grands Lacs et aussi les Miamis, Illinois, Renards, Mascoutens, Folles-Avoines qui viennent d'aussi loin que l'ouest du lac Michigan.  Car la présence française a gagné cette région habitée par divers groupes illinois, dont les Peorias, les Monisgouenars, les Tapouarouas et les Koueras. Certaines nations ont franchi jusqu'à 1500 kilomètres. également les Potawatomi, les Abénaquis, les Cris.

 Traité de paix de 1701. (Le document original du traité de paix de 1701 est conservé aux Archives nationales d'outre-mer.)
Pictogrammes des nations signataires : 1. Ouentsiouan représente la nation iroquoise des Onontagués et signe un échassier. 2. Pour les Tsonnontouan, c'est Tourengouenon qui appose la signature de la tortue. 3. Pour les Onneeiouts, la signature représente une fourche au milieu de laquelle se trouve une pierre. 4. Chez les Goyogouins (« peuple de la grande pipe », le dessin d'une pipe va de soi! 5. La marque de Kondiaronk, dit le Rat (un rat musqué), figure sur le traité de 1701. Un autre chef huron a pu apposer cette marque au nom de ce grand chef, mort deux jours avant la signature du traité. 6. L'ours, la signature du chef Kinongé, dit le Brochet, pour les Outaouais du Sable. 7. La marque des Abénaquis de l'Acadie, par le chef Mescouadoué. 8. L'ours, la marque des Outaouais Sinagos. 9. Pour les Gens du Sault, l'ours également, signature apposée par Haronhiateka. 10. La signature du chef des Gens de la Montagne est un chevreuil. 11. Le chef Kileouiskingié signe d'un poisson pour les Outaouais Kiskarons. 12. La fourche représente le lieu où vivent les Outaouais de la Fourche, à la confluence de trois rivières. 13. Représentés par Onanguicé, chef pouteouatami, les Mississagués (nation ojibwée) signent d'un oiseau-tonnerre. 14. Les Amikoués apposent la marque du castor. 15. Pour les Sauteux (Ojibwés), le chef Ouabangué appose la marque d'une grue. 16. Chez les Algonquins, on trouve deux signatures : un échassier ou une grue et, à côté, un être humain. 17. Une perche surmontée d'un scalp sert de signature pour le village des Pangichéas (Piankashaws). 18. La marque de Chichicatalo, chef très respecté chez les Miamis, regroupe deux symboles, dont une grue. 19. La marque du chef Outilirine pourrait représenter les Cris. En langue Crie, le suffixe -irin signie « homme ». 20. Représentés par Onanguicé, les Koueras Koueatenons (groupe illinois) signent d'un arc et d'une flèche. 21. La marque du village des Peorias (nation illinoise) est une tortue à longue queue. 22. L'emblème des Tapouaroas (groupe illinois). 23. L'emblème des Monisgouenars (nation illinoise), établi à la rivière des Moines. 24. Le village des Marouas (groupe illinois), signe d'une grenouille. 25. Pour les Pouteouatamis,
la marque d'un chicot et trois racines. 26. Pour les Kaskaskias (nation illinoise), une plume encochée. 27. La marque du village des Ouiatanons (nation miamie) est une carrière. 28. L'esturgeon est la marque des Sakis (Sauks). 29. Chez les Outagamis, ou Renards, la signature est celle du… renard. 30. L'oiseau-tonnerre représente le symbole clanique des Puants. 31. La marque des Malominis (Folles Avoines) est celle d'un oiseau-tonnerre tenant une tige de folle avoine. 32. Le chevalier de Callière, Brochart de Champigny, et autres.
(Notes tirées de : Alain Beaulieu et Roland Viau, La Grande Paix, Chronique d'une saga diplomatique, Montréal, Éditions Libre Expression, 2001, pp. 109-111.)


En juillet 1701, La Mothe Cadillac fonde Détroit.
Cela faisait un mois que l'expédition de la Mothe Cadillac était en route. Les soldats, la centaine d' indiens Algonquins et les cinquante colons qui l'accompagnaient, ont choisi de s' arrêter entre le lac St Clair et le lac Erié, à l'endroit ou la rivière qui coule de l'un à l'autre forme comme un détroit. Ils ont bâti un fort en rondins, à quatre bastions qu'ils ont baptisé du nom du ministre Pontchartrain. Mais entre eux, ils continuent d' appeler l' endroit "Détroit".

Des accusations sont faites au baron pour son indépendance et ses relations commerciales avec la Nouvelle-Angleterre, sans se soucier des règlements Français. Malgré un rapport favorable du gouverneur, le baron décide donc de rentrer en France, pour plaider sa cause, et régler ses problèmes de succession.
Son retour en France s’est fait dans un premier but de faire cesser tous les ragots qui couraient sur son compte, et d’offrir à nouveau ses services au Roi. Preuve qu’il n’était plus considéré comme sous officier du Roi, mais comme un meneur d’hommes allié des Français.
En 1701, Jean-Vincent passe à Versailles où il plaide sa cause auprès du Ministre de la Marine, Pontchartrain. Celui-ci lui garde sa confiance et, en 1702, lui demandera un projet de plan d'attaque de Boston.
De ce fait Le roi lui offrit le poste de lieutenant de Pentagouët et pris parti dans le litige qui le divisait avec son beau-frère.
A sa demande, Louis XIV accordera à Jean-Vincent le 15 juin 1703 le brevet de commandant de Pentagouët avec 50 livres d'appointements par mois.
Mais cet appui ministériel et royal ne lui sert guère au Béarn où il est de retour dès 1702. Seulement l’unification entre le Béarn et la France n’était pas encore totalement efficace, et ce courrier du Roi agaça les juges plutôt que les persuader. Ce qui fit que l’affaire traina en longueur et la mort du Baron reste suspect. Ces terres apportaient tout de même un revenu conséquent.


 
En 1702 il retournera au Béarn pour régler la succession en faveur de son fils Bernard-Anselme, qui devint officiellement le 4e baron de Saint-Castin. Il mènera pour ce fait une bataille judiciaire avec son beau-frère, Jean de Labaig, l’époux de sa sœur Marie. Il est Juge de Béarn et Lieutenant Général du Sénéchal d'Oloron, il utilise toute sa science juridique pour éviter d'avoir à rendre compte de la succession dont il avait la charge. Labaig allègue entres autres motifs l'absence d'un inventaire des biens du frère défunt de Saint-Castin, Jean-Jacques. Mais Labaig reconnait enfin qu’il a lui-même dressé cet inventaire et qu’il détient ce document. C'est désormais la guerre ouverte entre les deux hommes. L'administration royale intervient à plusieurs reprises, auprès du Parlement de Pau, auprès de l'Intendant : « Sa Majesté désire que vous donniez des ordres que vous estimez nécessaires pour finir cette affaire.. ». Mais le Parlement de Pau voit dans cette affaire l'occasion de montrer aux représentants de la monarchie "absolue" qu'il entend maintenir son indépendance.
Source : Jean Renault

De son arrivée en France en 1701, jusqu'à son départ pour le Béarn en 1702, Jean Vincent restera à la cour du roi. Car obtenir une audience du roi n' est pas simple, il faut se montrer à la cour et être reçu avant par ses ministres. Il devra également répondre aux exigences des ministres et de sa vision de l' Acadie. Il comptait retourné à Pentagouët dès que possible. C' est d' ailleurs la raison pour laquelle le Roi lui accordera le brevet de commandant de Pentagouët, et qu'il sera nommé lieutenant du Roi.

Le 15 juin 1702 une déclaration de guerre sera faite à la Haye par la coalition comprenant l' Angleterre, la Hollande, l' Allemagne, et le Danemark ainsi que le Palatin et le Roi de Prusse; à la coalition comprenant la France l' Espagne, la Bavière, Cologne, la Savoie et le Portugal. Cette déclaration faite à la Haye sera confirmé par Louis XIV le 3 juillet 1702.

En 1703, Louis XIV accordera à Jean-Vincent le 15 juin 1703 le brevet de commandant de Pentagouët avec 50 livres d'appointements par mois. Le Baron de St Castin est nommé lieutenant du Roi au gouvernement de Pentagouët

Le 16 mai 1703, les Portugais se tournent vers l' Angleterre.
Le 8 novembre 1703, le Duc de Savoie rejoint les anglais.
 
Durant la guerre de la reine Anne de Grande-Bretagne, en 1704 ; le major Benjamin Church pilla Castine avant de s'attaquer à d'autres villages acadiens comme Saint-Stephen, Grand-Pré, Pisiguit, et Beaubassin. La fille de Saint-Castin fut prise lors de l'incursion.
Les Français ne restent pas les bras croisés et attaquent plusieurs villages, dont Deerfiel en février/mars 1704. un récit concernant ce massacre est en écriture et nous y découvrirons le point de départ de la famille Raizenne.

En 1705, son ainé Bernard Anselme, le remplace en Acadie.

En mai 1706, création de la compagnie du Canada.
En 1706, Daniel Auger de Subercase, un autre Béarnais est nommé gouverneur de Port Royal. Ce dernier était né à Orthez, (64300,
Pyrénées-Atlantiques, Aquitaine. (Dans le Béarn))  le 12/02/1661 et baptisé au temple protestant.

Jean-Vincent d'Abbadie de Saint-Castin décédera le 3 février 1707 à Pau, 64000, Pyrénées-Atlantiques, Aquitaine. (Dans le Béarn) en France. Sa mort est survenue selon les uns suite à un guet-apens ou de maladie dans son lit, selon les autres?
Il voulait régler ses problèmes de succession en faveur de son fils et revenir en Acadie, mais son beau frère,
le tenace avocat d’Oloron Jean de Labaig, conseiller du roi de Navarre et lieutenant du Sénéchal d’ Oloron et époux de sa sœur Marie, lui mena une lutte sans merci désirant garder les terres et biens personnels des Abbadie.

En mai 1707, le gouverneur du Massachusetts Joseph Dudley organisa une expédition pour prendre Port Royal.
Menés par John March, 1 600 hommes tentèrent sans succès de prendre la ville et une nouvelle expédition en août fut également repoussée.
En effet,
Bernard Anselme et ses guerriers secondent par 2 fois Monsieur Daniel D'AUGER DE SUBERCASE, capitaine de compagnie et major des troupes au Canada, gouverneur de Plaisance (Placentia) puis d’Acadie ; dans la défense de Port-Royal.
En réponse, les Français développèrent un ambitieux plan visant à piller la plus grande partie des implantations du New Hampshire le long de la rivière Piscataqua. Cependant, le support indien nécessaire ne se réalisa pas et la ville du Massachusetts Haverhill fut attaquée à la place.


En 1709, Philippe de Rigaud de Vaudreuil, gouverneur de Nouvelle-France rapporta que les deux-tiers des terres au nord de Boston étaient abandonnées du fait des raids amérindiens et français.

Une trève sera signé à la Haye le 28 juin 1709 pour une durée de deux mois.

Le 17 avril 1711, les Anglais se retirent de la guerre. Mais cela ne les empêcheras pas de tenter une attaque de Québec, ils seront repoussés.
En Avril 2012, début des négociations d' Utrecht, le traité ne sera signé que le 11 avril 2013.

En 1713, le Traité d’ Utrecht rendra toute l’Acadie aux Anglais.

Il semblerait que Bernard Anselme ai fait un aller-retour au Béarn en 1714.

En 1717 Bernard Anselme tombe dans une embuscade mené par le gouverneur Anglais Joseph Dudley, il est fait prisonnier et mis aux fers à Boston, durant 1 mois. Puis il sera ramené en Angleterre et en France.
 

                                                                                                                                             Documents Annexes
 
                                                
                                           Quelques destins de colons Anglais capturés durant cette guerre

 John Lehays dit Jean Lahaie aussi dit Hibernois

Le 8 février 1690, lors de l'attaque de Shenectady, John Lehays, un soldat de faction, se retrouvaient au nombre des 60 prisonniers ramenés à Montréal.  Modèle d'intégration, John Lehays a été défendu par les autorités de la Nouvelle-France qui ont intercédé au près du roi, en sa faveur, pour obtenir sa clémence dans une affaire de faux-monnayeurs.  Ils épousaient une autre prisonnière Mary Swarton à Québec en 1697 et le ménage s'établissait à Montréal et a compté 12 enfants.

 Mary Swarton
Faite prisonnière avec son fils Jasper lors de la bataille de Fort Loyal à Casco menée par le baron de Saint-Castin et Joseph-François Hertel de la Fresnière le 20 mai 1690. Abandonnés ou échappés de leurs gardiens, ils sont repris à la mi-février 1691 lorsqu'elle quémande de la nourriture.  Elle se remarie avec John Lehays.

 
Marie-Françoise(Catherine) Stevens
Le 14 et 15 août 1689, le fort de Pemaquid est brûlé par les Français et leurs alliés Abénakis, plusieurs colons anglais sont massacrés dont très probablement les parents de la jeune Stevens.  Elle ne s'est jamais souvenue précisément du nom de ses parents et ne semble pas avoir été réclamée.  Elle épousait Jacques Paquet en 1697 à Québec et le ménage s'établissait également à Québec et a compté 14 enfants.

 
Mary, Stephen(Joseph-Marie), Nathaniel(Paul) et Françoise(Rose) Otis
À la fin du jour du 27 juin 1689, le fort et les maisons fortifiées du village de Cochecho sont attaqués par les Abénakis ayant à leur tête le baron de Saint-Castin.  Les quatre enfants survivants rejoignent les 29 prisonniers alors que les parents font partie des 23 victimes. Mary est libérée quelques jours plus tard et les trois autres se retrouveront en Nouvelle-France avec d'autres parents kidnappés.  Mary épousait Ebenezer Varney à Cochecho en 1692 le ménage a une descendance aux États-Unis jusqu'à nos jours. Stephen mariait sa belle-soeur prisonnière Mary Webert ou Wobart ou Hubbard vers 1712 à la mission Saint-François-de-Sales sur la rivière Chaudières.  Le ménage s'établissait dans la communauté Abénaki et a compté 2 enfants.  Nathaniel épousait en première noce sa belle-soeur Élisabeth Weber ou Wobart ou Hubbard.  Le ménage s'établissait à Montréal et a compté 7 enfants.  En secondes noces, il s'unissait à Marie-Madeleine Toupin à Montréal en 1721.  Le ménage restait à Montréal et a compté 1 enfant.  En troisièmes noces, il mariait Marie-Anne Caron à Montréal en 1698 et 2 enfants s'ajoutaient à la famille. Rose épousait Jean Potvin à Beauport en 1696.  Le ménage s'établissait à Charlesbourg et a compté 12 enfants.  Leur belle-grand-mère Grizzle Warren se retrouvait également en 1693 à Montréal et épousait Philippe Robitaille et le ménage a compté 5 enfants.

 
William James dit Guillaume Langlois
Soldat anglais stationné sur la péninsule de la Baie-Verte dans l'île de Terre-Neuve qui a été fait prisonnier lors d'une expédition de guerre en janvier 1697 par le soldat Claude Robillard sous les ordres de Pierre Le Moyne, sieur d'Iberville et d'Ardillières.  Il s'unissait à Catherine Limousin en 1703 à Montréal.  Le ménage s'établissait dans la même ville et a compté 8 enfants.

 
                                                                                                       Liste des Prisonniers Canadiens Fait sur différentes périodes
                 NOMS

    Lieux ou ils furent fait          prisonniers

                                              Annotations                                                          Sources

 Noms des prisonniers Anglais  dont la rançon fut payé à Quebec par Matthew Cary, en Octobre, 1695.

 

 

 
  Capitaine Jos. Hammond,

  Piscadawa

Hammond, Joseph, baptisé, vers 1646.
Fils de William et
Benedictus, un "homme extrêmement utile." Il vivait dans ce qui est maintenant Eliot.
Sa
"garnison maison", près de Green Acre, était «le plus complet» de la région, le seul Stockaded.
De sa capture
M. Pike....

  Source : - New England Captives Carried to Canada Between 1677 and 1760 During the French and Indian Wars: Volume 1, page 388, Emma Lewis Coleman; 
  John Key, senior. Piscadawa   Destin inconnu  
  Jonothan Key, Junior.] Piscadawa   Destin inconnu          
  James Rose  Cascow   Destin inconnu  
  Edward Jones North West   Destin inconnu  
  Henry Simpson York   Destin inconnu    
  Jonathan Road Salmon Falls   Destin inconnu                     
  James Alexander Cascow "James Alexander, un homme du Jersey," était, avec John Gyles, lorsqu'il fut torturé dans un village indien sur la rivière Saint-Jean par deux familles Indiennes de Cape Sable , qui avaient perdu des amis tués par des pêcheurs anglais. Ils avaient parcouru ces nombreux miles pour se venger sur des pauvres captifs. Ils ont crié et dansé autour de leurs victimes; les ont jetés au milieu d' un cercle et bousculés, les tirant par les cheveux et les battant parfois avec une hache.  Ils ont fait ça toute la journée, les obligeant aussi à danser et à chanter, jusqu'à ce que la nuit arrive, puis ils ont été jetés hors du cercle épuisé.
Gyles
dit que c'était la pire des tortures qu'il avait subit! Alexandre, après une deuxième torture couru se cacher dans les bois, mais la faim l'a ramené à ses bourreaux. Son sort est inconnu.
«'Tragédies of the Wilderness",.
  Source : - New England Captives Carried to Canada Between 1677 and 1760 During the French and Indian Wars: Volume 1, pages 199-200, Emma Lewis Coleman;                        
  Thomas Drew Groton

Baptisé en décembre 1722, "Thiomas Drew et Tamsen Drew, son épouse, tous deux étant aussi (mais profane et pratiquant l'idolâtrie) baptisé par un prêtre papiste ou frère dans leur captivité, pour lequel j'ai eu le mandat d'Actes 19,3-5. "Le "prêtre papiste» a fait son ...

 Source : - New England Captives Carried to Canada Between 1677 and 1760 During the French and Indian Wars: Volume 1, page 273, Emma Lewis Coleman;                      
  Josh Swarton, Fils (Voir Mary  Swarten)         Cascow Il se prénommait Jasper, né le 14 juin 1685. Racheté avec sa mère 1695. elle a été appelée "de York» et qu'il était «de Casco."                        Source : http://www.mocavo.com/family-tree/David-B-Amiot/DBA-OGF-2011-05-19/Jasper-Swarton                          
  Margaret Stilson Pémaquid Margaret Gould de son nom de jeune fille; Stilson de son premier mari et  Pittrnau lors de son second mariage (petite-fille de John Brown1) est né en 1660, étant âgé de 73 ans lors de son décès en 1733.
Lors de  l'attaque des Indiens son mari (James Stilson1) et sa petite fille ont été tués, cela se passa en 1689; l'année où le fort et le règlement des Pemaquid ont été détruits.
Margaret avait environ 8 ou 9 ans, elle était avec son père, James Stilson, dans un canot, pour aller dans certaines eaux à Muscongus, quand les Indiens ont tiré sur eux, et ont tués son père, puis ont pris une petite sœur, un bébé qui tétait au sein de sa mère et l' ont brûlé.
Mme
Stilson et sa fille Margaret, ont été enmenées au Canada et vendus aux Français, mais le nom de James Stilson jr., un garçon, n'est pas mentionné dans le même sens, mais il est bien certain qu'il avait été emmené au Canada en même temps.
Mme Stilson, avec vingt et un autres captifs, ont été racheté au Québec en octobre 1695, par Matthieu Cary, après avoir été en captivité environ 6 ans, mais sa fille et probablement son fils ont été prisonniers 6 ans de plus.
Par quels moyens
ils ont obtenu leur liberté cela n'est pas connue. Au moment où Mme Stilson a été racheté, il est resté en captivité 42 personnes, et parmi eux, James et John Stilson Stephins, deux garçons de Pemaquid, et une fille. Marie (Marguerite?) Stilson de la même place. Le garçon, John Stephins, est dit avoir appartenu à Pemaquid, mais nous ne savons rien de plus.
Margaret
Stilson 2 est resté au Canada près de 12 ans, suite à laquelle, il semble qu'elle a été rendue à ses amis en 1700 ou 1701. Très probablement son frère, James Stilson, est revenu de sa longue captivité à peu près en même temps.
Margaret (Gould) Stilson, veuve de James Stilson1, après son retour du Canada, s'est marié à Thomas Pittmau,
   Source : - New England Captives Carried to Canada Between 1677 and 1760 During the French and Indian Wars: Volume 1, pages 176-177, Emma Lewis Coleman;                         
 James Stilson, Fils. Pémaquid Voir Margaret Stilson Source : A History Of The Towns Of Bristol And Bremen In The State OF Maine, pages 244-245, Par John Johnston Ll.d, 1873
  Mary Plaisted York Mary Plaisted, (Rishworth | Blanc | Sayward | Hull), baptisée en 1660.
Marie était la fille d'Edward Rishworth ou Rushworth d'Exeter, Wells et York et de Wheelwright Susannah dont le père était le pasteur John de Boston, Exeter et Wells.

Avant 1681
, elle avait épousé John Sayward. Il est mort en 1689 et en Février de l'année suivante, elle est Mme Mary Hull quand elle prend son serment sur l'inventaire de la succession de son père.
Hull était
Phineas et de Saco York, mais il mourut bientôt en laissant une succession de £ 39, os., 6d..

James
Plaisted était le quatrième mari de Marie, "elle avait l'habitude des mariages".
Son grand-père Wheelwright dit dans son testament de 1679.
Noms de
"mon petit-fils, Mary White, fille de Rishworth vous avez dit."
L'identité
de White n'est pas découverte; peut-être qu'il était le William dont le nom est trouvé avec Edward Rishworth .

Au moment
du massacre, elle est seulement âgée de trente-deux ans, et était l'épouse de James Plaisted.
Prisonnières avec
elle étaient deux filles Sayward Marie et Esther, âgés respectivement de onze et sept ans.

Cotton Mather, lui donne un troisième enfant captif »,Comme le veut la tradition familiale.
Elle
a été prise à partir de la maison Rishworth sur la rive nord de ce qui est maintenant  Hill Creek. Avec un petit garçon de trois semaines, il est décrit la grande souffrance de la mère sur son voyage en raison de son manque de force et de nourriture. Il dit que son maître a finalement tué le bébé et a jeté son petit corps dans une rivière, puis il dit à la pauvre femme que maintenant, soulagé de son fardeau, elle doit marcher plus vite qu'avant.
Dans le paragraphe 23 suivant, Mather raconte une histoire similaire de Marie Plaisted sœur-frère, veritable (Plaisted) Goodwin. Était-ce le vrai conte de deux femmes ou l'a t-il  répéter suite à une de similarité de nom?


Source : New England Captives Carried to Canada Between 1677 and 1760 During the French and Indian Wars: Volume 1, page 193,  Emma Lewis Coleman

James Plaisted qui a écrit les «naissances de ses enfants» dans le vieux livre des archives de la ville n'a pas nommé celui-ci, qui aurait été son aîné, ou peut-être de l'enfant posthume du troisième mari de Marie. Il a écrit les noms de quatre Saywards, ce qui confirme leur adoption, et deux Plaisted, nés après Indiens de sa femme rédemption. The doit avoir bientôt vendu Mme Plaisted aux Français pour à Montréal, "Le 8 Décembre 1693, a été baptisé sous condition de la femme anglaise de la Nouvelle-Angleterre, du nom de son pays, Marie, qui né à York huitième OS Janvier 1660, du mariage d'Edouard Rishworth et Suzanne Willwright les protestants de Lincoln dans la vieille Angleterre et épousa Jacques Pleisted dernier, protestant de la Nouvelle-Angleterre, a été capturé le 25 Janvier système d'exploitation de l'année 1692 avec deux de ses enfants, Marie Geneviève Sayer "24 né le 4 Avril 1681 et OS Marie Joseph Sayer, né le 9 Mars OS 1685, par les sauvages de l'Acadie, et vit maintenant au service de la Damoiselle Catherine Gauchet, veuve de M. Jean Batiste Migeon, nommé par le Roi premier lieutenant-général du bailliage établi par sa Majesté de Villemarie. Son nom de Marie a été maintenu, à laquelle s'est ajoutée celle de Madeleine. Elle a eu pour parrain M. Jean Juchereau Batiste,
 Magnalia, II, 599.
Sayward, Sawyer, Sayer sont utilisés indistinctement. Dans le registre les noms des filles interchange et il est écrit que «Les deux Demoiselles Sayer furent baptisés le même jour que leur mère." Comme ils ne sont pas enregistrés dans celui-ci, il est probable que l'acte était dans la chapelle du couvent dont aucun document n'a été conservé.
lieutenant-général du bailliage royal de Montréal, et pour marraine, Damoiselle Madeleine Louise Juchereau. "Signé par Marie Madeleine Pleistead, ses parrains et Jean Frémont curé.
"Mme Mary Plasted York" a été racheté par Carey en 1695.
Était-ce parce qu'elle ne pouvait pas retourner à nouveau rapidement à son ancienne foi après son rachat qu'elle était en 1696 présenté à la Cour "pour ne pas y aller au culte public de Dieu sur vous Lords Day"? James, apparaissant pour elle, a payé une amende de 4s., 6d. Marie était ad-monished, mais elle «une veuve âgée" figurait sur la liste de l'église de 1754.
Heureux que James doit avoir été présent au retour de sa femme, l'enfant premier-né d'entre eux a été nommé pour sa première épouse Lydia, et l'autre pour sa mère, Olife.
Meriel Père, ne jamais oublier de les convertis, lui a envoyé sa «com-mandations» dans une lettre à Johnson Harmon.
Elle doit régler la succession de John Sayward, son second mari, lui faisant un premier compte en 1715. Il est intéressant de noter que les «habits de deuil» étaient le plus gros poste, mais "Drink" pour le coût des funérailles de quatre fois plus que le cercueil et la tombe.
Dans le récit des coûts pour «élever les enfants." Pour "Easther", puis "au Canada," sept livres par an pendant trois ans a été ordonné. Elle avait quatre ans quand son père est mort. Mary avait près de huit et aucune charge se dresse contre son nom. Ceci s'explique par la décision des juges d'homologation que les enfants de sept ans étaient auto-portante qui est, maîtres n'a pu être trouvée disposée à assumer la charge de l'éducation, en anticipant sur le rendement de leur travail avant d'avoir atteint leur majorité.
Dans la divison de biens immobiliers John, fils unique, a son double portion, et la part de chaque fille est de £ 19, 2s, 1 i-Jd.. Dans le compte rendu d'une controverse entre Marie et son fils Plaisted Dites-ward John il est dit que "Les actions Serviteurs de Marie Esther & Sayward, actuellement au Canada, leur reste s'ils sont demandés." Ont-ils demander?
La maison Plaisted était à environ trois miles dans les terres des dossiers har-York Cour de comté.
Source : New England Captives Carried to Canada Between 1677 and 1760 During the French and Indian Wars: Volume 1, page 193,  Emma Lewis Coleman

Source : New England Captives Carried to Canada Between 1677 and 1760 During the French and Indian Wars: Volume 1, pages 237-239,  Emma Lewis Coleman
  Hitobt Goodwin                          Kittery              Informations insufisante  
  Elizabeth Tozier          Kittery            Richard Tozer ou Tozier, Jr, baptisé vers 1660, fils. de Richard et Judith (Smith).
Elizabeth
, son épouse, baptisée vers 1653, selon son acte de baptême, Fille de William et Elizabeth (Knight) Wentworth.
 Source : New England Captives Carried to Canada Between 1677 and 1760 During the French and Indian Wars: Volume 1, page 193,  Emma Lewis Coleman 
  Sarah Ferguson          Kittery            Fille de Daniel, née en 1676 et mariée à Jams Ross en 1695 à Casco Bay.                          Source : http://dna.cfsna.net/GEN/ME/Kittery.html ,
Old Kittery and her families, Everett Schermerhorn Stackpole, Press of Lewiston journal company, 1903 *Daniel FERGUSON fought in the battle of Dunbar and was one of those exiled by Cromwell. He arrived on the ship Unity and was sent to Kittery, Upper Eliot, Berwick, Maine area to work in the Great Works saw mills 
  Abigail Ferguson Kittery  Fille de Daniel de destinée inconnue.                  Source : http://dna.cfsna.net/GEN/ME/Kittery.html ,
Old Kittery and her families, Everett Schermerhorn Stackpole, Press of Lewiston journal company, 1903
  
  Mary Tibbs, Tibbets? York Elle semble apparenté à la famille Rand du côté de Remembrance Ault dont la mère est une Tibbetts.  
  Johana Swarton  York  Née le 3 juin 1651 à Salem dans le comté d'Essex dans le Massachusetts, USA.
Épouse du lieutenant John Swarton le 8 janvier 1671 à Beverly dans le comté d'Essex dans le Massachusetts, USA. 
(Elle est dénommée "Hannah" dans de nombreux endroits, y compris un acte de son père. Les actes de mariage la nomme comme Abigail. Il s'agit probablement d'une erreur, dans les registres de mariage.
Pour deux raisons:

1) Enregistrement
de la première église à Beverly, MA, pp 92 et 185 - à la fois spectacle "Hannah" que la femme de John Swarton avec [Abigail Hibbert] entre crochets et une note que John et Abigail mariés le 8 janvier 1675 ,
2)
Dictionnaire généalogique du Maine et du New Hampshire en vient à la même conclusion. La "Famille Abell" source, montre à la fois une fille Jeanne, baptisée le 9 mars 1651 épouser John Swarton et une autre fille Abigail, baptisée le 5 avril 1655 épouser Thomas Blackfield.
Elles
ont été «rachetés» en 1695. Son fameux «récit» a été publié en 1697.)
Sources : http://www.mocavo.com/family-tree/David-B-Amiot/DBA-OGF-2011-05-19/Joanna-Hannah-Hibbard Puritans among the indian par Cotton Mather 1697,

http://freepages.genealogy.rootsweb.ancestry.com/~larocque/histoire_claude_nicolas.htm
 
  Elizabeth Smart Oyster River  Destin inconnu   
  Cecia Brackett Oyster River Voir Abigail Brackett   
  Margret Adams York  Destin inconnu  
  Mary Cooper   York  Destin inconnu  
       
       
Les noms de ceux qui restent encore entre les mains des Français à Canada      
       
 Samuel York Cascow Fils de Richard York et d'Élisabeth?.  Il serait né vers 1645. 
Il était capturé avec son frère John lors de l'attaque du village de Casco.  Son frère a été tué en chemin vers la Nouvelle-France selon le témoignage de Marie-Madeleine Souarten. 
Selon le PRDH il ne s'est pas installé au Québec. Il a réussi à s'échapper car il est fait mention d'un Samuel York décédé en 1718 à Gloucester, Massachusetts, USA. «Parmi ceux qui sont restés encore dans les mains des Français étaient les suivants, pris à Casco, à savoir. : Samuel Yorke, Samuel Souter (ou Senter), Mary Swarton (une fille), Sara Davis (une fille), Thomas Baker (garçon), Geo. Gray (garçon)."
Tous ces prisonniers, à l'exception de Samuel Yorke, ne sont probablement jamais retourné dans leur pays. »
  Il est également fait mention d'une allocution faite au gouverneur de New-York en 1700 par Samuel York qui décrit brièvement sa captivité de dix ans en Nouvelle-France à fabriquer des mats pour la Marine française et l'épreuve de sa fuite.
Source :- New England Captives Carrid to Canada Between 1677 and 1760 during the French and Indian Wars, Emma Lewis Coleman, 1925 - Shaking the Richard YORK tree of Dover, New Hampshire par Miles Ranger - The siege and capture of Fort Loyall, destruction of Falmouth, May 20, 1690 (o.s.): a paper read before the Maine Genealogical Society, June 2, 1885, John Thomas Hull, Portland (Me.). City Council, Maine Genealogical Society, 1885
 Samuel Souter   Cascow  Destin inconnu  
 Abigail Willey Oyster River Fille de Stephen Willey et Abigail Pitman, née vers 1673, en quelque part au New-Hampshire. Destin inconnu.  Source : http://whatreallyhappened.com/WRHARTICLES/pearl/www.geocities.com/Pentagon/6315/family/willeynh.pdf 
 Judy Willey Oyster River Fille de Stephen Willey et Abigail Pitman, destin inconnu.   Source : http://whatreallyhappened.com/WRHARTICLES/pearl/www.geocities.com/Pentagon/6315/family/willeynh.pdf
 Elizabeth Willey Oyster River Fille de Stephen Willey et Abigail Pitman, destin inconnu. Source : http://whatreallyhappened.com/WRHARTICLES/pearl/www.geocities.com/Pentagon/6315/family/willeynh.pdf
 Grishol Otis Cochieca Nathaniel (Paul) Otis, également prisonnier mais absent du registre, écrivait une lettre à sa sœur qu'il n'a jamais vu, dont voici un extrait qui parle de Grizel Warren Otis : « je joins ma lettre à celle de Mons Leguille en vous assurant de mon amour et de la joie que j'ai eu à recevoir de vos nouvelles par un de ces Messieurs qui est venu ici, qui dit qu'il est l'un de vos voisins. [M. Theodore Atkinson est arrivée à Montréal en Avril de cette année] J'étais dans l'espoir d'y avoir «plaisir d'aller vous voir, mais écraser par mes affaires le temps ne s'y prête pas, car tu sais ma chère sœur, ces Journées ne sont pas faits sans grands frais; mais la grande distance qu'il ya entre nous ne me gênera pas d'avoir la même tendresse pour vous, comme si j'étais près de ta chère personne. Je suis toujours dans l'espoir d'avoir la consolation de vous voir avant que je meure. Quelle joie ce sera de voir une chère sœur que je n'ai jamais vu. . . L'autorisation n'est pas obtenue facilement pour aller d'un tel voyage. Je vous prie, Chère sœur, si vous me faites l'honneur de m'écrire, ce qui m'ont conduit à connaître toutes les Nouvelles qui me préoccupe relatif à l'ensemble de nos relations, ma chère sœur J'ai une faveur à vous demander qui est y  don d'un sceau, au moins à chaque fois que je vous écris, vous savez peut-être par le sceau qu'il est votre cher Frère qui vous écrit, ma grand-mère [Grizel Warren Otis Robitaille] vous salue, aussi que mes petits enfants qui. . . leur oncle et leur tante. . .
Signé Paul Oatis. "»


Grizel
Otis femme de Richard, fille de James Warren et Margaret ------, a été baptisé à Montréal.
"Le samedi, 22 mai 1693 mai, la veille de la Pentecôte, a été solennellement baptisé un  femme anglaise appelée madame Kresek, qui est né à Berwic en Nouvelle-Angleterre le 24 février (selon le vieux registre ou 6 Mars selon le nouveau registre) de l'année 1662, issue du mariage de Jacques Waren, Ecossais protestant et de Marguerite, Irlandaise catholique, marié à la Otheys.
Richard Otis
, son mari, habitant de Douvres, en Nouvelle-Angleterre, décède après avoir été capturé le 28 Juin de l'année 1689 (Il ne restera  qu'une seule petite fille, âgée de quatre ans, qui serait née le 15 Mars 1689) nommé Christine dans l' acte de baptême, qui après avoir été capturé le 28 juin, selon le vieux registre(ou 8 Juillet selon le nouveau registre) 1689, se retrouvera dans le service de M. de Maricour.
Elle aurait  été nommée
Marie-Madeleine. Son parrain était M. Jacques Le Ber, marchand. Sa marraine, dame ...
Source : - New England Captives Carried to Canada Between 1677 and 1760 During the French and Indian Wars: Volume 1, pages 147-148, Emma Lewis Coleman; 
 Christen Otis Cochieca Fille de Richard Otis et de Marie-Madeleine Warren dite Lagarenne (selon PRDH), née le 27 juin 1689 à Dover, New-Hampshire, USA.  Nourrisson, Margareth devenait captive avec sa mère suite à l'attaque de son village.  Baptisée Christine, prénom qu'elle conservera, elle était éduquée au couvent. 
Elle refusait le voile et épousait le menuisier Louis Lalouette dit Lebeau à Montréal le 14 juin 1707. 
De cette union naissait 3 enfants et la famille est également établie à Montréal. 
Veuve en février 1713, elle épousait le capitaine Thomas Baker en 1715 à Deerfield, New-Hampshire, USA.  Pour ce faire, son époux a dû acheté le droit de son épouse de quitter la Nouvelle-France et elle a dû abjuré le catholicisme. Elle tentera en vain de récupérer ses enfants.
De cette union naissait 7 enfants, famille établie à Dover, New-Hampshire, USA.  Elle décédait le 23 février 1773 à Dover, New-Hampshire, USA.
N.B. : Le capitaine Thomas Baker n'a rien à voir avec l'enfant qui se trouve être son homonyme dans le document New England Historical and Genealogical Registers.  Le capitaine, originaire de Nothampton situé à quelques kilomètres de Deerfield, Massachusetts, USA, a été fait prisonnier une première fois lorsqu'il était soldat lors du raid Français contre le village de Deerfield en 1704.  Prisonnier pendant quatre mois, il aurait vraisemblablement rencontré sa future épouse qui n'était pas encore mariée.  Il racontait avoir pu s'échapper pour retourner au bercail alors qu'il était fait prisonnier une seconde fois et devoir la vie in extremis à une rançon versée par un bon samaritain.  Il poursuivait sa carrière militaire pour enfin être promu capitaine. En mai 1713, il fait partie d'une commission mandatée pour récupérer l'ensemble les prisonniers Anglais. « Ces difficultés sont décrites en détail dans un autre journal remarquable tenu par le capitaine John Stoddard, l'un des deux « commissaires » désignés
.

Stoddard était un jeune « gentleman » de Northampton, très respecté pour sa contribution aux affaires publiques  surtout militaires. II était aussi le fils du révérend Solomon Stoddard — donc un oncle de Eunice Williams. Le second commissaire était John Williams lui-même. Il y avait, de plus, trois « accompagnateurs », le capitaine Thomas Baker, Eleazer Warner et Jonathan Smith, plus un « interprète », Martin Kellogg. Baker, Warner et Kellogg étaient tous des hommes de Deerfield, et anciens captifs, aussi. Ensemble, ils formaient une équipe de très grande compétence, de longue expérience, et ayant un intérêt très direct dans cette nouvelle démarche. »
Source : http://familytreemaker.genealogy.com/users/b/a/k/Barbara-J-Baker-1/WEBSITE-0001/UHP-0015.html ,
 

 Une captive heureuse chez les Iroquois: histoire d'une famille de Nouvelle-Angleterre au début du XVIIIe siècle, page 133, John Demos, 1999
 Abigal Coy   Kittery Deux Filles portent des noms différents, mais elle, en 1710, est appelé Abigail Kye. Son frère John a nommé sa fille pour elle. "Margueritte Ren.ee Kay, femme anglaise, mariée à un sergent "
Tragédies
de la Wildemess, "Drake.
Source :  New England Captives Carried to Canada Between 1677 and 1760 During the French and Indian Wars: Volume 1, page 190, Emma Lewis Coleman; 
 Mercy Adams   Kittery Née le 13 mars 1674, fille de Charles Adams et Rebecca Smith de Oyster River, comté de Strafford, New Hamphire.  Extrait du baptême : « Le samedi saint sixième jour d'avril de l'an mil six cens quatre vingts dix sept a été solennellement baptisée sous condition une fille anglaise nommée en son pais Mercy laquelle née à Oyster River province de Hampshire en la Nouvelle Angleterre du mariage de Charles Adam habitant et de Rebecca Smith tous deux protestans le troisième (vieux stile ou treizième nouveau stile) de mars de l'an mil six cens soixante et quatorze aiant été prise le vingt neuvième jour de juillet de l'an mil six cens quatre vingts quatorze demeurant depuis cinq ou six mois dans l'ile de Montréal. Son parein a été monsieur Pierre Lamoureux de Saint Germain marchand sa marreine damoiselle Marguerite Seigneuret femme de Monsieur Boudor marchand laquelle a nommé cette fille anglaise Ursule. Le parrein et la marreine ont signé. L'Angloise a déclaré ne savoir signer de ce enquis suivant l'ordonance.
R. C. De Breslay faisant les fonctions curiales »
Faite prisonnière lors de l'attaque de son village par les Abénakis, elle est rachetée par Charles Plagnol et son épouse Thérèse Audrendron. Elle obtient sa nationalité française en mai 1710.
Elle épousait Charles Dubois dit Brisebois à Saint-François-du-Lac le 3 août 1704.
De cette union naissait 1 enfant, famille établie à Yamaska dans la paroisse Saint-Michel. 
Elle était inhumée le 15 septembre 1728 à Yamaska dans la paroisse Saint-Michel. 
Source : De la Nouvelle Angleterre à la Nouvelle-France: L'histoire des captif anglo-americains au Canada entre 1675 et 1760, Marcel Fournier, (Société généalogique canadienne-française, Montréal, 1992).
 Jos Perkins, Fils. Dover Le PRDH indique qu'un dénommé Guillaume Perkins a épousé, le 29 octobre 1710 à Montréal, une prisonnière du raid de Deerfield du 11 mars 1704 soit Sara Jeffrey baptisée Marie-Jeanne Geoffroy.  Ceci implique que Guillaume Perkins était ou soit devenu catholique. 
Aucun document ne permet d'établir un lien avec Jos Perkins afin de pouvoir soutenir l'hypothèse que Jos et Guillaume soient la même personne. 
Couple établi à Montréal sans descendance connue. 
PRDH.
 Abigail Carlin Dover  Destin inconnu.  
 Stephen Otis Dover Lorsque Ebenezer et Mary ont pris possession de "La Colline" ou Otis vient-ils, de renforcer le titre, obtenu les actes acquittes et sécurisés de Stephen et Nathaniel, de leurs portions de la succession de leur père.
"Stephen Otis de Kebeck au Canada» traduit en oct., 1710, pour "Nathaniel (surnommé Paul) du Mont Otis Royall," son droit et son titre dans le nord "de maisons, de terres et d'autres biens que ce soit,» a t-il posséder »comme une bonne parfaite et successorale absolue de l'héritage en fief simple », et signe" Joseph-Marie autes. "Quatre ans plus tard "Nathaniel (surnommé Paul)" Otis libère à Ebenezer Varney cette terre avec «toutes sortes de bâtiments", dont la sortie est signé Paul Hotesse et Marie Elizabeth Hottesse.
Source : New England Captives Carried to Canada Between 1677 and 1760 During the French and Indian Wars: Volume 1, pages 162-164, Emma Lewis Coleman; 
 Lydia Langley Dover  Destin inconnu.  
 Mary Swarten Dover Marie-Madeleine Souarten (selon PRDH) Faite prisonnière avec ses frères Jasper et Samuel et sa mère Joanna "Hannah" Hibbard lors de la bataille de Fort Loyal à Casco menée par le baron de Saint-Castin et Joseph-François Hertel de la Fresnière le 20 mai 1690. Abandonnés ou échappés de leurs gardiens, ils sont repris à la mi-février 1691 lorsqu'elle quémande de la nourriture.  Elle épousait à Montréal le 9 septembre 1697 John Lehays (prisonnier lors de l'attaque de Shenectady alors connu comme le village de Corlar) devenu Jean Lahaie.  De cette union naissait 13 enfants, famille établie à Montréal. Son frère et sa mère étaient rapatriés en octobre 1695. Tué en juillet 1690 selon le témoignage de sa mère Source : http://fr.wikipedia.org/wiki/John_Lahey , Puritans among the indian par Cotton Mather 1697,
The siege and capture of Fort Loyall, destruction of Falmouth, May 20, 1690 ...Par John Thomas Hull,Portland (Me.). City Council,Maine Genealogical Society (1884- ) page 65
 Jonathan Otis Dover "John Ottis (garçon) de Dover" est sur la liste de ceux qui restent en 1695. Nulle part ailleurs en Nouvelle-Angleterre  l'écrivain a trouvé son nom.
Au Canada, en 1702, Jean-Baptiste Ottys, vivant au Cap Tourmente, a reçu trente livres d'argent du roi, de sorte que le garçon de Douvres était venu    dans l'Église catholique.
Marié en 1703, il est appelé «fils de feu Richard et Anna survivants." Cela semble indiquer Susanna, veuve de Richard (2d). John n'était pas l'un des cinq pour lequel elle a été faite guardian.
 En 1710, "Jean baptiste Otis de la Nouvelle-Angleterre, vivait sur la cote de  beaupré, marié à une femme française et ayant certains enfants" est naturalisé,

De
"Otis La Famille", écrit par M. Gérard Malchelosse, un descendant de Jean-Baptiste, nous citons l'histoire suivante.
Le compte-livres du Séminaire de Québec montrent que Jean-Baptiste a travaillé pour eux en Juillet 1702, à la "Little Farm" à Saint-Joachim, qui est l'endroit où les élèves passaient leurs vacances.
En Novembre 1703, il a signé avec Cécile Poulin un contrat de mariage (faite en fonction de la Coutume de Paris) devant Étienne Jacob, notaire de Beaupré. Cécile, elle aussi, était employé à la Petite Ferme. Elle, est née en 1676, était la fille de feu Jean et Louise (Paré), qui vivait dans la paroisse de Saint-Joachim.
Source :  New England Captives Carried to Canada Between 1677 and 1760 During the French and Indian Wars: Volume 1, pages 156, Emma Lewis Coleman; 
 Abigail Brackett Dover Abigail (Marie-Louise) est "Gabrielle Louise" un tiers? De deux filles de John
et Martha (Philbrick) nous sommes sûrs. Keziah ou «Cisia Brackett de la rivière Oyster"
a été racheté par Carey en 1695, elle doit avoir été un petit-fils préféré.
Anthony ...
Source : - New England Captives Carried to Canada Between 1677 and 1760 During the French and Indian Wars: Volume 1, pages 212, Emma Lewis Coleman; 
 Katherine Stephens
  (
Marie-Françoise)
Pémaquid Katharine Stephen est âgée d’environ 12  ou 13 ans quand elle est enlevée par les Abénaquis. Ses parents  Thomas Stephen et  Mary Caswell (ou Merry), ont été tués durant le raid.
 
Elle connaîtra bientôt  le sort de la plupart des captifs européens qui étaient en réalité des esclaves et qui  servaient à l’époque  de monnaie d’échange contre des biens utiles. C’est un marchand de Québec, Nicolas Pinau qui l’achète vers 1695 et  la prend à sa charge. Elle est alors âgée d’environ 18 ans, et sera appelée Marie-Françoise.

Mentionnons  au passage que quelques années plus tard en 1704, Nicolas Pinau achètera des Amérindiens  une autre captive, Élisabeth Weber, qu’il adoptera comme sa fille.

Marie Françoise, deux ans à peine après son arrivée chez les Pinau, elle décide de se marier. Le 28 juillet 1697, elle  signe un contrat de mariage avec Jacques Paquet agriculteur, fils de Maurice Paquet  et de Françoise Forget. La lecture du contrat de mariage a lieu  dans la maison du Sieur Nicolas Pinau sur  la rue Notre-Dame par le notaire Louis Chambalon.

Sources:
http://histoiresdancetres.com/non-classe/arraches-a-la-nouvelle-angleterre-2/

A History Of The Towns Of Bristol And Bremen In The State OF Maine, pages 244-245, Par John Johnston Ll.d, 1873
 John Stephens Pémaquid Destin inconnu  
 Rose Otis / Ottys Cochica Rose Otis/ Ottys,  Françoise Rozotty.
Françoise Rozotty du Canada a été certainement appelée Rose Otis / Ottys de la Nouvelle-Angleterre.
Fille de

Au Canada, en
novembre 1702 "Rose Otis vivant dans la région de Québec» (et déjà marié) a reçu vingt quatre livres d'argent du roi, pour avoir choisi de s'installer en Nouvelle-France, et de pratiquer la religion catholique.  En 1710, elle a été naturalisée.
Voici son
acte de mariage qui montre qu'elle avait été baptisés et nommée Françoise Rose.
"Le 29 Octobre 1696, par nous, soussigné prêtre, curé de Beauport après la publication des bans requis et les fiançailles avec toutes les cérémonies de l'église, aucun obstacle étant représentée, a célébré le mariage entre Jean Poitevin, fils de Jean et Madeleine Guillaudeau de la paroisse de Charlesbourg, d'une part, et Françoise Rozotty, jeune fille anglaise, vivant depuis son enfance dans cette paroisse, où elle a été élevée à partir du jour ou elle a été enlevée de Boston, son pays natal, par les sauvages.
présent à
ce mariage le dit Jean Poitevin Père , Jacques Parent, Pierre Morel, Maurice Derry tous des êtres vivants dans ledit Beauport, sauf ladite Derry de Charlesbourg.
ils
ont tous, comme la mariée et le marié, déclaré qu'ils ne pouvaient pas signer ce registre enquête ayant été faite conformément à la loi.

E. Boullard Prêtre. "


M.
Tanguay donne la liste de ses enfants:
Marie
Madeleine, baptisée en 1679, à Charlesbourg.
Jean
, né en 1699, mariage à Québec en 1728, avec Marguerite Anne. Bourget.
Françoise
Josette, née en 1702, mariage avec Louis Bourget.
Anne
, née en 1704, mariage en 1730 avec François Jouet, décédée en 1737.
Charles
, né en 1705.
Madeleine
, née en 1708.
Marie Madeleine
, née en 1710.
Michel
, né en 1712.
Marie Thérèse, née en 1715, mariage avec Didier Degré.
Pierre
-François, né en 1717.
Rose est décédée le 7 Juillet 1729,  

Deux
ans plus tard, Jean Poitevin, parfois appelé Laviolette, a pris une autre femme.
 


Elle peut être la fille de
Richard Ottys,  fils, qui était  un forgeron, et qui est décédé  avant 1701, mais Susannah (
(Hussey ?) fille De Jean de Hampton) sa femme, était trop jeune (né en 1667) pour avoir été sa mère.
Peut-être que
Rose était l'enfant d'un premier mariage.
Susanna a été administrateur de la succession de Richard Ottys, père, en 1704, «qu'il y ait plusieurs enfants du déclaré Richard Otis le fils [aîné] sont maintenant toujours en vie la dite Susanna Otis est nommé par moi en tant que gardienne de mes biens. Il a déclaré que Richard Otis, son fils lors de sa mort était en possession de la succession (dans les terres).
"
L'un des cinq enfants a été appelé Rose".


Susanna épousa John Varney qui, sur le point de mourir, a nommé les cinq enfants Otis dans son testament, donnant à Nickles "la terre qu'il avait eu de sa femme» et à «sa belle fille otis  Rose" il a donné "cinq livres d'argent ... que la totalité qu'a donner son grand-père à sa mère. était de 37"
Cela suggère
pour Rose Hussey un grand-père. Puis que Richard (2d) a eu deux filles nommée Rose, la première étant Rozotty de Beauport?

State Papers
, 31, 537. Successions. Comme ci-dessus p. 489.
Source : - New England Captives Carried to Canada Between 1677 and 1760 During the French and Indian Wars: Volume 1, pages 154-156, Emma Lewis Coleman; 
 Jonathan Anthony Cochica  Destin inconnu  
 Obada Prible Cochica  Destin inconnu  
 Elizabeth Squire Dover Épouse de Bartholomew Lippincott qu'elle a épousé le 1 novembre 1636 à  St. Andrew's, Plymouth, Devonshire, England.  Le couple immigrait à Cocheco avant 1658.  Lors de l'attaquee du 27 juin 1689, Elisabeth Squire était très âgée, son époux était né en 1607 et en lui accordant 10 ans de moins, elle devait être au moins septuagénaire.  Dans ce cas de figure, elle n'a surement pas survécu très longtemps en captivité et puisque personne n'a retrouvé son corps, elle s'est retrouvée au registre.   Source : http://freepages.genealogy.rootsweb.ancestry.com/~johnlucas/sumne054.htm
 Mary Stilson, Fille. Pémaquid Voir James Stilton  
 John Persons, Fils. Dover Probablement le fils de Ruth Persons. Destin inconnu  
 Sarah Davis, Fille. Cascow Elle serait décédée en Nouvelle-France car elle ne fait pas partie des prisonniers rapatriés en 1711 qui comptaient plusieurs membres de sa famille. Voir Thomas Baker.  
 Roland Young, Fils. Dover  Destin inconnu  
 Robert Clark York  Destin inconnu  
 Ruth Persons Dover Probablement la mère de John Persons.  Destin inconnu  
 Mary Sayward Dover Fille de William et de Marie-Madeleine Risworth de York, Maine, USA elle est baptisée le 11 avril 1681 York, Maine, USA, et rebaptisée à Montréal en 1993 Marie-Geneviève Sawyer dite Desanges.  Elle devenait sœur converse dans la congrégation Notre-Dame jusqu'a son décès survenu en 1717 à Montréal.  Source : Voir Esther Sayward.
 Esther Sayward Dover Fille de William et de Marie-Madeleine Risworth de York, Maine, USA elle est baptisée  le 9 mars 1685 à York, Maine, USA,  et rebaptisée à Montréal en 1993 Marie-Joseph Sawyer.  Capturée avec sa mère et sa sœur Marie Sayward le 25 janvier 1692 lors de l'attaque de l'établissement.  Raid dans lequelle l'époux et le père aurait été présumément tué.  Devenue l'épouse du prospère marchand Pierre de Lestage le 5 janvier 1712 à Montréal. De cette union sont nés deux enfants et la famille était établie dans une maison de pierre de la rue Saint-Paul à Montréal. Marie-Joseph s'éteignait le 17 janvier 1770 et inhumée le lendemain à Montréal. « Il y avait d'autres nouveaux venus à la maison de la Congré gation de Montréal en 1692. Le 25 janvier de cette année-là, les Abénaquis, alliés des Français, lancèrent une attaque contre l'éta blissement anglais de York dans un raid qui ressemblait beaucoup à celui des Iroquois à Lachine en 1689. Comme ce serait fré quemment le cas, certains survivants furent amenés à Montréal pour qu'on en tire une rançon. Parmi ceux-ci se trouvaient Mary Rishworth, veuve de William Sayward, et ses deux filles Mary Geneviève et Esther. La mère avait environ trente-deux ans, les deux filles onze et sept ans. La famille alla vivre avec la Congrégation. Elles apprirent bientôt le français et, en décembre 1693, la mère fut reçue dans l'Eglise catholique. La famille choisit éventuellement de ne pas être rapatriée et Mary devint sœur de la Congrégation, dans laquelle elle mourut en 1717, tandis que sa sœur cadette épousa un marchand de Montréal et fut témoin de la conquête de la Nouvelle-France avant de s'éteindre en 1770. » Source : - Marguerite Bourgeoys et la Congrégation de Notre Dame, 1665-1670, page 163, Patricia Simpson, 2007; - New England Captives Carried to Canada Between 1677 and 1760 During the French and Indian Wars: Volume 1, page 100, Emma Lewis Coleman; - PRDH
 H. Hort, Fils. Dover Information insuffisante.  Également transcris H. Short.  
 Chas Trafton, Fils. York Charles Trafton se serait évadé ou aurait été rapatrié car il aurait épousé Sarah Hutchins veuve de John Dill avant le 4 juillet 1716 à York, Maine, USA.  Rien ne prouve que se soit lui car seule la concordance des lieux et des dates permettent d'émettre une hypothèse.   Source : Enoch Hutchins, http://minerdescent.com/2010/10/25/enoch-hutchins/ 
 John Skyly, Fils. Oyster. River  Destin inconnu  
 Sarah Whitt, Fille. Oys. River  Destin inconnu  
 Samuel Rand, Fils. Oys. River Il pourrait être le fils de John Rand et Remembrance Ault tous deux tués le 29 septembre 1691 lors d'un raid. Cette famille de Oystrer River compte deux Samuel.  Un né à Oyster River en 1672 et jumeau de son frère John et le second Samuel né en 1683 à Durham.  Aucun de ces Samuel ne semblent avoir eu de descendance.  Source :  http://www.familycentral.net/index/family.cfm?ref1=5822:8347&ref2=5822:6010 
 Hannah Donigan,      Religieuse.   «Dunkin, Hannah, b. 1683.
La fille de John et Johanna (Jefts). John est mort de la variole (son inventaire est daté 1690), laissant sept chiidren. Sa veuve épousa Benjamin Dutton. Elle et ses deux enfants ont été tués en 1692. Hannah Dongan est sur la liste de ceux qui restent en 1695 afin qu'elle allait bientôt au Canada. Dans cette liste, elle est de la rivière Oyster, mais des erreurs de domicile sont fréquentes. En 1706, les témoins Denkyin Catherine le mariage d'Elisabeth (Prix) Stevens à Montréal j alors elle a aiready devenu un converti et a été renommé, et cette année, elle demande à être naturalisé. Elle épouse à Québec. "Le 19 du mois 9, 1709, après la publication de deux bans de mariage entre Claude Cliche, fils du Cliche fin de Nicolas et de la fin des années Peltier magdeleine, père et mère, de cette paroisse et évêché de Québec d'une partie et Catherine Danquin, fille de Jean et de Jeanne Danquin d'aphuis son père et sa mère de Belriquey en Nouvelle-Angleterre, d'autre part, après avoir eu la dispensation de la Ban troisième et de ceux de l'endroit où ils viennent déjà vécu , de Mre Charles Glandelet, vicaire général de ce diocèse, et s'étant découvert aucun empêchement, je, soussigné, curé de cette paroisse se sont mariés et leur a donné la bénédiction nuptiale selon la forme prescrite par notre mère sainte Eglise, en présence de la ... frère de l'époux et plusieurs de ses amis
Pacquet ».

Le premier jour du septième mois de 1710, Claude Cliche a été baptisé (Ondoye) par la sage-femme à la maison à cause du danger. Il vécut soixante-dix ans!
Tanguay donne les naissances d'enfants d'autres: Marie-Catherine, 1712, m. Joseph Caron, d. 1733. Marie-Thérèse, b. et d. 1714. Jean, b. 1716, d. 1717. Marie-Elisabeth-Geneviève 5 m. Dominique Dasilva, d. 1746.
Sur "l'Octobre 4th, 1727, a été enterré dans le cimetière de ce lieu Magdeleine Catherine Dunkin, épouse de Claude Cliche, voiture-charpentier de cette ville, décédé la veille, après avoir pro-venant les derniers sacrements, âgé d'environ 45 ans . "Deux prêtres étaient présents.
L'année suivante, Claude a pris une nouvelle femme et est devenu le père de dix enfants de plus. »
 Source : - New England Captives Carried to Canada Between 1677 and 1760 During the French and Indian Wars: Volume 1, pages 303-304, Emma Lewis Coleman; 
 Mary Aslin York  Destin inconnu  
 Thomas Baker Cascow «Comme de Casco, en restant en 1695, sont Sara Davis et Thos Baker, et le Rouleau de 1710/11, Zacha, Joshua, Grace et Mary Davis;
Deux Jourdains; Elizabeth, Nathan et ------ Webber et ------
De balayage.
Parmi ceux-ci, "Thomas Baker garçon, Casco" peut-être le fils de Thomas et de Scarboro Falmouth, le fils vivait inTaunton en 1721, quand il a vendu un terrain à Scarboro. Folsom dans son Saco (p. 33) dit que Thomas Baker a été repris par les Indiens en septembre 1690. Cela implique une erreur de la liste 1695. Les Davises peut-être été de la famille d'Isaac qui a vécu sur le côté Pur-pooduck du port. Grace Tucker et Mary Davis savoir-nessed un acte Davis en 1733, ce qui implique deux rachats et un mariage. »Source: New England Captives Carried to Canada entre 1677 et 1760, durant les guerres françaises et indiennes: Volume 1, page 199, Emma Lewis Coleman
Source : New England Captives Carried to Canada Between 1677 and 1760 During the French and Indian Wars: Volume 1, page 199, Emma Lewis Coleman
 George Gray Cascow Gray, George, le fils de George et Sarah.
"George Gray, mon garçon» est resté en 1695, il est faussement dite «de Cascow», bien qu'il ait été capturé il. George Gray (un Écossais d'Irlande), vivant à Kittery, a écrit dans son testament en 1692 - a prouvé en Août, 1693 - "C'est ma volonté que mon sone George Gray Si iver il s'il vous plaît à dieu de foie de lui hors de la captivité titulaire jouisse et que Halfe de mes terres donnée à sa mère pour le temps de son widdowhood ou après son décès ou de mariage et si mon sone George Gray ne doit pas re-turne de captivité puis-je donner cette demi-grande de mes terres à mes deux sones Alexander Gray & James Gray en partenariat equall après la mort ou le mariage de leur mère. "
En 1702, il a été dit d'être "à Montréal», où il a été donné soixante livres de l'argent du roi. En 1723, l'une des filles de George, Sr., a intenté un procès contre ses frères dans lesquels il est récité que George, le captif, était mort sans laisser d'enfants, mais il ne montre pas qu'il est revenu à recevoir son «demi-grande."
 Source : New England Captives Carried to Canada Between 1677 and 1760 During the French and Indian Wars: Volume 1, page 379, Emma Lewis Coleman
 Richard Nason Cascow Nason, Richard, fils de Richard, Jr., et Shuah ------, b. 1667 à ce qui est maintenant South Berwick.
En Octobre 1675, après la deuxième attaque sur Atelier Maison9 Tozier de les Indiens allé vers le sud jusqu'au ruisseau Sturgeon, où la tradition dit Richard Nason, Jr., a été tué dans sa propre porte et de son fils, troisième du nom de Richard, a été réalisée au Canada. C'est une date très tôt pour une captivité au Canada. Le garçon, seulement sept ans, ont pu être conservés dans les bois du Maine et prises ultérieurement au Canada, ou à la date de la capture peut être erroné. Son nom figure parmi "thos restant" en 1695, ce qui implique le plus tard captivité. En 1710, "Richard Naasson de la Nouvelle-Angleterre qui vivent dans sainct François Marié à une femme française et avoir des enfants» est na-turalized. La Généalogie Nason dit qu'il a vécu jusqu'à un âge avancé et était très estimé pour ses vertus, qu'il a été vendu par les Indiens à un Français qui vivait près de Montréal, dont il épousera la fille.
Le premier Richard Nason possédait une grande étendue sur la rivière. Ici, dans les moments révolutionnaires vivaient le colonel Hamilton, et est mis ici la scène d'ouverture de Miss Jewett "L'Amant conservateur."
Imprimé à Portland Press Herald. Sec Salmon Falls, chapitre VIII.
Source : New England Captives Carried to Canada Between 1677 and 1760 During the French and Indian Wars: Volume 1, page 381, Emma Lewis Coleman
 Joseph Michaud,              Information insuffisante.   
Marie-Madeleine Warren dite Lagarenne (selon PRDH) Dover Elle devenait la troisième épouse de Richard Otis à Dover, New-Hampshire, USA, vers 1686. 
Le 28 juin 1689, son époux était tué avec sa fille Hanna lors d'un raid et elle était capturée avec sa seconde fille Margareth baptisée Christine.  Toutes deux refont surface à Montréal. 
 Marie-Madeleine Warren dite Lagarenne épousait le tonnelier Philippe Robitaille à Montréal le 15 octobre 1693. De cette union naissait 5 enfants et la famille établie à Montréal
PRDH
       
SOURCES: New England Historical and Genealogical Registers, New England Historic Genealogical Society, Boston, Samuel G. Drake, Publisher, ©1847 Vol - 1 - 50 - (Publication Janvier 1852 pgs 87)
Plus toutes les sources indiquées en regard des textes. Travail de recherche effectué par notre ami et collaborateur GILLES TREMBLAY.
 
   Sources du texte:

CAZAUX YVES
: « L'Acadie : Histoire des Acadiens du 17ème Siècle à nos jours - Albin MICHEL- Paris 1992; « Le Baron de ST CASTIN »-roman - Albin MICHEL-Paris 1990.
Wikipédia et généalogie Jean Vincent d'Abbadie de St Castin
Une figure légendaire de l' histoire Acadienne, Le Baron de St Castin de ROBERT Le BLANT. Un grand merci à Madame Anne-Marie Minvielle.
SAINT CASTIN, baron français, chef amérindien par Marjolaine SAINT PIERRE-Atlantica-éditions Septentrion, Annexe D page 242, Spring 1971, pages 9-28.
Robert SAUVAGEAU : « ACADIE, la guerre de cent ans des français d'Amérique aux maritimes et en Louisiane, 1670-1769 » BERGER-LEVRAULT – 1687
Le Révérend Clarence J. d'ENTREMONT, a publié « Généalogy and Family : The Children of the Baron de ST CASTIN » dans « French Canadian and Acadian Généalogical Review », vol III, n° 1,
Revue « Racines et Rameaux français d’Acadie », bulletin n° 41-décembre 2007, page 11.
Un Grand Merci à Madame
Michèle Godret, pour ces informations concernant les ancêtres de son mari. Elle m'a fourni un excellent travail qui me permet de mieux connaitre l’histoire du Baron.
Dictionnaire Généalogique des Familles Acadiennes concernant le couple Meunier-Housseau.
Merci à Gilles Tremblay, dont certains de ses ancêtres sont des rescapés anglais des divers massacres. Ces derniers ramenés à Québec, ont décidés de rester sur place et de s’intégrer à la colonie Française.

http://saint-castin.jimdo.com/notre-village/l-histoire/
Fichier d’Origine, Marguerite Housseau.
http://cyberacadie.com/index.php?/acadie_hier_biographie/Jean-Vincent-dAbbadie-de-Saint-Castin-baron-de-Saint-Castin.html
http://fr.wikipedia.org/wiki/Jean-Vincent_d'Abbadie_de_Saint-Castin
http://www.larousse.fr/encyclopedie/divers/Breda/110074
http://www.biographi.ca/009004-119.01-f.php?&id_nbr=712&&PHPSESSID=ychzfqkvzape
http://www.penobscotculture.com/index.php?option=com_content&view=article&id=96&Itemid=75
http://faculty.marianopolis.edu/c.belanger/quebechistory/encyclopedia/Abenaquis-Abenakis-IndiensduQuebec-HistoireduQuebec.htm
http://fr.wikipedia.org/wiki/Guerre_du_Roi_Philip
http://en.wikipedia.org/wiki/Raid_on_Chignecto_(1696)
Dictionnaire biographique du Canada en ligne

http://www.ostaubearnes.fr/HISTOIRE_DU_BEARN.17.2.html
http://earchives.cg64.fr/img-viewer/FRAD064003_IR0002/ARETTE_1/5MI41-1/viewer.html
http://earchives.cg64.fr/img-viewer/FRAD064003_IR0002/ESCOUT_1/5MI209-1/viewer.html
http://www.foixstory.com/data/comtes/21.htm
"Abjuration d'Henri IV" à la Basilique Saint-Denis le 25 Juillet 1593. Anonyme, Musée du Château de Pau.
http://www.tlfq.ulaval.ca/axl/francophonie/HISTfrQC_s1_Nlle-Fr-intendants.htm
http://en.wikipedia.org/wiki/Raid_on_Dover
http://upload.wikimedia.org/wikipedia/en/7/75/Major_Waldrons_Terrible_Fight.jpg
EMILE LAUVRIÈRE DOCTEUR ès LETTRES PROFESSEUR AGRÉGÉ DE L'UNIVERSITÉ LA TRAGÉDIE D'UN PEUPLE, HISTOIRE DU PEUPLE ACADIEN DE SES ORIGINES A NOS JOURS.
le curé Pierre de Francheville

Une paroisse canadienne :Rivière-Ouelle"
http://www.societehistoirechambly.org/index.php?option=com_content&view=article&id=145:chambly-1681-chambly-apres-1681-la-bataille-de-la-prairie-rien-de-si-fort-ni-de-si-vigoureux&catid=43:recensement-chambly-1681&Itemid=75
http://www2.umoncton.ca/cfdocs/cea/livres/doc.cfm?ident=R0038&retour=R0231
Histoire de la Seigneurie d’Escout, par Bernard Cheronnet.
Ainsi que toutes les sources citées en référence de certains passages plus précis.
http://cyberacadie.com/index.php?/temp/Jean-Serreau-Sarreau-De-Saint-Aubin.html
Ménoire sur l' Acadie par Monsieur de Meneval. (pages 412, 413, 414, etc...)
Des Friches de Meneval, Louis Alexandre, gouverneur de l' Acadie. Texte de René Baudry, Université de Laval
http://fr.wikipedia.org/wiki/Guillaume_III_d%27Orange-Nassau
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