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     Annotations complémentaires
                                                                  Mise à Jour du 20 mai 2017                  

  Régence du Duc de Savoie- Piémont


Feuille de Route
 


 
La Bataille du St Gotthard
                    

              
Les Bateaux et leurs compagnies

                            
Canadiens de Tourouvre Cartes de France            Le Combat de la Rivière des Prairie
Coulée de Grou
                          Troupes de Lorraine
                          
                  Invasions Turcs  

  
 Le Régiment en 1671  (Acte de Donation)

   Lettre de Alexis de Chastellard Salière à sa cousine     Retour du Régiment de Savoie Carignan     En 1779                   
                         
                
  Le Fort St Jean 

 
     
 

Les Huguenots (Foi Protestante)  

 
Abjuration
; Les Huguenots abjuraient leur foi  pour se rallier au catholicisme, plus par nécessité que par foi réelle. Ceux-ci quittaient la France pour des raisons diverses de croyance, politique, carrières etc.  Mais ils retrouvaient  en Nouvelle-France, les mêmes problèmes avec peut-être la persécution en moins. Il leur fallait donc renier leurs convictions religieuse pour pouvoir s'établir en paix . Car même un enterrement décent leur était refusé s'il n'abjurait pas.
Bernard Quillivic

    
Interdit aux non Catholique   

  A plusieurs reprises les autorités de la Nouvelle France, appuyées ou poussées par les autorités Métropolitaines, tentent d' éviter que des non catholiques
s' établissent ici. Parmi les Premiers explorateurs Roberval est le plus célèbre des Huguenots établis ici. Sans succès on voudra entraver leur implantation.
  En 1627 écrit Marc André Bédart, par la fondation de la compagnie des cent associés  " Non seulement les protestants n' ont plus le droit de diriger des entreprises commerciales dans la colonie, mais il leur est formellement interdit de s' établir en Nouvelle France".
Pourtant, en 1676 le conseil supérieur de Québec les autorise à séjourner ici pendant l' été, mais il leur interdit de s' assembler. Tolérés en France, les Huguenots qu' on appelle également Protestant
(Luthérien) ou Calviniste, le sont dans les colonies Françaises. Pourchassés par la révocation  de l' Edit de Nantes en 1685, il le seront partout ou règne le Roi des Français.
    Pendant qu' on les tolère, ils quittent l' Aunis, la Normandie, le Poitou, le Languedoc, l' Ile de France, l' Angoumois, et d' autres provinces pour tenter, eux aussi, leur chance en Amérique. Leurs affinités religieuses exceptées, ce sont des français comme les autres, des soldats, des charpentiers, des chirurgiens, des cordonniers, un orfèvre, un boucher, un tapissier ou...un bourreau, qui s' appellent, Jean Daigre (Daigle) dit l' allemand, François Dumontier, Philippe Ménard, Gédéon et Moise Petit, Elie Rousseau dit lasonde,
Jean de Sicard, Jacques Proulx, Isaac Berthier, Marguerite Doucinet, Isabelle Targer, Catherine Basset, etc...
  Pour survivre ici, ces hommes et ces femmes obéissent aux lois et aux mandements qui leur défendent de se réunir pour prier et de manifester leur appartenance religieuse de quelque manière que ce soit.
  En 1664 et en 1677, ils sont visés par les ordonnances de monseigneur de Laval obligeant tous les parents à faire baptiser leurs enfants.

  Les amoureux sont obligés, s' ils sont de religion protestante, de se marier à l' église catholique puisque de toute manière, aucun religieux de leur église n' officie en Nouvelle France...La Confirmation étant obligatoire les protestants et les catholiques y sont soumis quelquefois sans avoir même pu abjurer.
A celui qui meure sans le secours de la religion, on promet un enterrement de dernière classe, dans un terrain vague, et la confiscation de ses biens si le mourant recouvre la santé après avoir montré quelque manque d' inclination pour le catholicisme.
      Marc André Bédart énumère quelques métiers interdit aux protestants français
dont une liste a été retrouvée au Séminaire de Québec ou elle a été expédiée entre 1680 et 1685. Le Calviniste ( s' il était connu) ne pouvait pas être médecin, apothicaire ou Sage femme, contrôleur, commis, brigadier, archer et huissier, greffier, procureur, notaire ou juge. Dans sa vie privée, il ne pouvait évidemment pas être parrain ou marraine ni tuteur, ni tutrice. Enfin même les droits des parents sur leurs enfants se trouvent modifiés par l' intervention de la loi: " Un enfant mineur peut se marier sans la permission de ses parents, à condition de recevoir le consentement de parents, amis ou voisins catholiques"
  Forcés à respecter la loi du dimanche, à faire éduquer leurs enfants dans la religion catholique, certains se sont fondus à l' ensemble des colons alors que d' autres ont tentés l' aventure en rejoignant leurs coreligionnaires de la Nouvelle Angleterre. 

 

 

                                                          Signification de Livre Tournois et de Pétun. 

Très facile de répondre à la 2è question : le pétun était le tabac, on disait aussi pétuner pour fumer.

Par contre pour Livre tournois c'est beaucoup plus compliqué. Les salaires, les dots des filles, les achats de terres etc. sont toujours exprimés en Livres, bien que ce soit une monnaie virtuelle. Il n'existait pas je crois de pièce d'une livre. Le qualificatif de tournois ou parisis qualifie deux systèmes monétaires d'origine donc de valeur différente. Je pense qu'à l'époque que nous étudions, le terme était resté d'usage, bien que matériellement aboli en 1667 par Louis XIV.    
Tournois vient tout simplement de Tours et avait un caractère international ce qui explique pourquoi on a continué à qualifier la livre de tournois par habitude en quelque sorte. Le Parisis utilisé jusqu'à Charles VIII était frappé dans le Nord et une partie du Centre et avait une valeur supérieure.
  " S'est dit en France de la monnaie frappé à Tours, jusqu'au XIIIème siècle, puis de la monnaie frappée sur le modèle de celle de Tours.
La Livre Tournois valait 20 sous Tournois et le sous Tournois 12 deniers."

  Un grand merci à Michelle Godret  pour tous ces renseignements

 

Définition du scapulaire en Nouvelle-France

Durant la présence des soldats en Nouvelle-France, ces derniers recevaient
le sacrement de confirmation si ce n’était déjà fait en France.  
Ce terme, selon l’Église Apostolique, exprime la confirmation du baptême en tant que renforcement de la grâce à travers le sceau de l’Esprit Saint. (Histoire de la confirmation, diocèse de Nanterre)
Par la suite, les soldats pouvaient accepter d’appartenir à la confrérie du
Scapulaire de Notre-Dame du Mont-Carmel pour leur protection promis par la Très Sainte Vierge.

1. On devient membre de la confrérie du Scapulaire de Notre-Dame du
Mont-Carmel par la réception du Scapulaire, qui doit obligatoirement être «imposé » (autour du cou),

2. Le Scapulaire du Mont-Carmel est composé de deux morceaux de laine brune tissée de forme rectangulaire, reliés entre eux par deux cordons de manière à pouvoir être portés autour du cou. L'image de la Sainte Vierge attachée au Scapulaire n'est pas nécessaire

Au début, le Scapulaire était à l'usage exclusif des religieux Carmélites.
Plus tard, l'Église désirant étendre les privilèges et les bénéfices spirituels de cet usage à tous les catholiques simplifia sa grandeur et autorisa que sa réception soit à la portée de tous.
C'est le matin du 16 juillet 1251 que Notre-Dame est apparu au saint carme anglais, saint Simon Stock, et lui a remis le Scapulaire miraculeux du
Carmel. Saint Simon Stock était, dans ce temps-là, supérieur général de
 l'Ordre des Carmes. Il était dans une situation affligeante, car son Ordre
passait par de très sérieuses difficultés, étant méprisé, persécuté et même
menacé d'extinction.
Promesses de la Très Sainte Vierge
·        préservation des flammes éternelles.
·        libération du purgatoire le samedi après notre mort.
·        protection contre les dangers de l'âme et du corps.
(Association internationale de droit pontifical, Héraut de l’Évangile)
Gérald Ménard

 
Avec ces promesses, c’est certain que les soldats n’hésitaient pas d’y adhérer. Image :
www.traditions-monastiques.com/images/scp2301.jpg

Régence de la Savoie et du Piémont

A la mort du Duc Victor Amédée 1er; le ciel s'assombrit bientôt tout-à-fait dans les vallées. Aux difficultés que la haine tracassière du clergé papiste soulevait dans les affaires de tous les instants, aux débats sur la religion, aux obstacles mis à la prospérité individuelle, à la libre jouissance du domicile consacré par un long usage et par des concessions souveraines, aux empêchements mis surtout à l'instruction de l'enfance et à l'exercice de la liberté religieuse dans certaines communes, à toutes ces entraves, objets de la sollicitude inquiète des conducteurs des Églises, vinrent s'ajouter des difficultés politiques et matérielles d'une immense gravité. Le duc Victor-Amédée 1er  venait de mourir en octobre 1637. La régence de son fils, âgé de cinq ans, remise à sa veuve Christine de France, était réclamée par le cardinal Maurice de Savoie, aidé de son frère Thomas, tous deux frères du défunt, et par conséquent oncles du jeune duc. Ces princes, soutenus par l'Espagne, s'emparèrent du Piémont. Turin même leur ouvrit ses portes. La Duchesse Christine de France et ses enfants passèrent les Alpes et se réfugièrent en Savoie. La cause de la régente semblait perdue en Piémont. C'est dans ce moment critique, où tous l'abandonnaient de ce côté des Alpes, que les Vallées, suivant jusque dans le malheur de leurs souverains les traditions de leur antique fidélité, déclarèrent leur ferme résolution de soutenir le droit de leur duc et de sa mère. Elles furent pour cela cruellement maltraitées, surtout celle de Luzerne par son seigneur, marquis de Luzerne et d'Angrogne, qui avait pris parti pour les princes Maurice et Thomas.
S'attendant à être assaillies par l'armée des princes et de l'Espagne, elles crurent devoir prendre des précautions de défense, pour se conserver à leur souverain; elles créèrent en particulier des officiers militaires. Grâce à cette énergique attitude, elles ne furent point forcées, et rendirent même un service éminent; car elles tinrent libres les passages des Alpes, par lesquels l'armée française, sous les ordres du comte de Harcourt et du maréchal de Turenne, pénétra en Piémont, et après en avoir chassé l'armée espagnole, procura la paix et remit le jeune duc, sous la régence de sa mère, en pleine possession de ses états.
 (V. LÉGER,... II éme part., p. 69 et 70. )-
:http://www.regard.eu.org/livres.5/Histoire.Eglise.Vaudoise.1/25.html

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Feuille de Route pour une compagnie


 

                                                                                                         
                               .......à mon frère le Duc D' Orléans daté du 10 juillet 1650 
                                                                                                                                  
                                                          Chemins que tiendrons 40 Soldats
                                                               Pour aller en garnison à Metz


  Paris              Partant des environs de Paris pour loger à Meaux
                        Bussières
  Soisson          Orbais
                        Espernay
                        Chalons
  Chalons          L' Espine
                        Ste Ménéhould ou il séjournerons un jour
                        Vraincourt
                        Verdun
                         Malatour
                         Metz en garnison
                         Aux lieux dit de passage cy dessus les vivres nécessaires
                         seront fourni par étape aux gens et  effectifs conformément
                         aux règlements de sa majesté

                        Fait à Orléans le 10ème de juillet 1650

                                                         Louis

                             Paraphe                             Le Tellier
 

 
 

Voici ce que pouvait être une feuille de route d' un des soldats du régiment. Bien entendu, celle-ci date du 25 pluviôse an 5, et il est fort possible que certaines choses ont changées depuis 1665, mais le principe est resté le même.
Dans le cas ou j' aurais la possibilité d' avoir une feuille de route d' un des soldats du régiment, je la remplacerai aussitôt.

Cette photo a été prise sur le site:
http://daniel_burgot.club.fr/html/genealogie/froute.htm

Que je remercie infiniment.

 

                                                                                       Bataille de Saint-Gotthard  
                                                                                                                                                                                         Est aussi appelée la "szentgotthardi-csata" , Mogersdorf

Durant les années 1663/1664, les Turcs tentèrent une nouvelle campagne de conquête commandée par le grand Vizir Ahmed Keurprülü. Ils s' avancèrent en ayant face à eux que très peu de résistance. Nikolaus Zrinski (01/05/1620-18/11/1664) commandant des troupes Hongroises, tente de stopper l' avance Ottomane, mais peine perdue, il n' a que très peu d' hommes mal nourris et peu armés à opposer aux 50000 soldats Turcs.
 
 En l' année 1664, l' empereur Léopold 1er se trouve extrêmement embarrassé par les desseins et les préparatifs que le grand Seigneur  Ahmed Keurprülü, âgé de 29ans, faisait pour attaquer la Hongrie. Il ne se trouve pas en état de pouvoir soutenir les grandes forces d' un si puissant ennemi avec les siennes seules, qui étaient épouvantées des progrès que le Grand Seigneur avait fait l' année d' auparavant, de la prise de Uyvar, puis la Crète, la prise de Candie aux vénitiens, de Neuhausel, Nitra et plusieurs autres places enlevées de mains de maître par l' armée turque. Il chargea le général Montécuccoli de réunir des troupes pour venir au secours de la Hongrie. Mais malgré toute sa bonne volonté en février 1664, l' objectif de 28500 soldats était loin d' être atteint.
L' Empereur se résolu  d' envoyer demander secours aux princes chrétiens, et dépêcha le comte de Strossi (Strozzi) au roi Louis XIV, pour lui en demander.

Ce dernier accepta généreusement en préparant une expédition de 2000 chevaux et 4000 hommes de pied. L' infanterie était composée de quatre-vingts compagnies, réparties dans les régiments de Sault, Nassau, La Ferté, Espagny, Grancey etc...  et la cavalerie de quarante, dont 14 du régiment de Gassion et de Lorraine ainsi que 26 compagnies en provenance d' Italie du régiment de Claude de Thiard, baron de Bissy. Le Roi désigna le comte Jean de Coligny-Saligny pour commander cette expédition en qualité de lieutenant-général. Cela ne plût pas à tout le monde et principalement à Mazarin qui reprochait encore au comte, le soutien que ce dernier avait apporté au prince de Condé durant la Fronde.


Le Comte de Holac, commandait le détachement espagnol et le Marquis de Baden, général des troupes Impériales.
George Graf Waldeck, commandant des troupes Impériales; Johann Sporck, commandant de la cavalerie.
Nikolaus Zrinski, commandant des troupes hongroises.
Claude de Thiard, baron de Bissy; Cavalerie française d' Italie.
Kilmensee
;
Schmit
;

                      Louis XIV
                 Peinture de Lebrun


                    
       Léopold 1er


Sultan Mehmed       IV                                    (1648/1687)                 


                  Forteresse de Metz, 17ème siècle
                                                                            Le Danube

  Le 17 avril 1664, le comte rejoignit à Metz, l' Infanterie des régiments de Nassau et Sault et la cavalerie des régiments de Gassion et de Lorraine qui s' y rassemblaient. Il fallut attendre les routes tracées par l' empereur pour être autorisé à traverser l' Allemagne. Toutes les troupes françaises incluant l' ensemble des régiments cités plus haut étant assemblées, avec leurs nécessaires, l' expédition peut quitter Metz le 17 mai.
  Le chemin prit est le suivant, Salbric, Saint-Avaux, Les Deux Ponts (Zweibrucken). Les troupes passent le Rhin à Spire, où l' évêque qui en est souverain reçut le comte avec joie. Il n' en fut pas de même de l' accueil de la population. A Hailbron,(Heilbronn) se fit la traversée du Neckar. Le comte fut admirablement reçu festoya et se vit offrir par le duc de Wirtemberg, (Wurtemberg, après 1806) un très beau cheval.

 


                       
Nikolaus Zrinski

   L' Infanterie embarqua sur le Danube à bord de 64 bateaux loués par le Roi. Mais tout ne se passa pas sans accrocs, et les officiers du duc de Bavière voulurent profiter de l' occasion. Ayant déjà reçu 10000 écus, ils en demandèrent 20000 supplémentaire. Une discution eu lieu, un courrier envoyé au Roi. Un accord fut trouvé avant le retour du courrier et 10000 écus de plus furent payés par le comte. Le duc de Bavière offrit un cheval au comte, qui le donna au Roi.
Seule l' infanterie embarqua à bord des navires. La cavalerie du régiment de Gassion et de Lorraine traversa la Bavière et l' archevêché de Saltsbourg. Elle rejoignit le lieu de rendez-vous général donné à toutes les troupes: tant cavalerie qu' infanterie à Marbourg, sur la rivière de Drave, dans la Styrie,(Slovénie) où devaient aussi se trouver les 14 compagnies de cavalerie qui venaient d' Italie. Celles ci avaient été envoyées par le roi pour faire la guerre au Pape.
 La paix ayant été faite, le roi s' en servit pour faire la guerre aux turcs, qui sont deux choses bien différentes.
Elles partirent de Parme sous la conduite de Claude de Thiard, baron de Bissy,( il avait avec lui 26 officiers de valeur) passèrent par l' état des Vénitiens  et par le comté de Tyrol, et vinrent passer à Radesbourg au lieu de Marbourg, parce que le rendez vous avait été changé.
L' infanterie débarqua à Vienne, en Autriche, capitale de l' empire. La plupart des soldats avaient leurs armes en assez mauvais état tant par leur négligence que par la fraicheur du Danube, dans lequel même certain d' entre eux avaient perdu leurs armes des suites de bousculades ou autres problèmes lors des embarquements.

                                                                                                                                                            
Le Danube


        
Montecuccoli



Grand Vizir, Köprülü
Ahmed Fazil Pacha

           Monsieur de Tréville

 

    Ismaël Pacha
Commandant en second des troupes Ottomanes

 

   L' Empereur Léopold 1er mis à la disposition des troupes un espace suffisant situé à 2 lieues de Vienne, nommé "Minquindorff".  Les troupes purent y reprendre des forces et réparer leurs armes, afin d' être en état d' affronter les Turcs. L' Empereur voulait pouvoir compter sur des troupes en pleine possession de leurs moyens. Ce faisant, il désira faire une revue des troupes avant d' avancer au grand dam de Coligny qui aurait préféré attendre la Cavalerie. L' inspection se passa pour le mieux et satisfait l' Empereur. Il convia les officiers français qui le désirait à un grand banquet à Luxembourg, une de ses résidences, suivi d' une chasse. Le repas y fut très copieux et les convives fort choyés.
Pour Coligny qui s' était excusé et la troupe, ce dernier fit parvenir 3 beaux cerfs de sa dernière chasse et 2 grands chariots de nourriture de toutes sortes, ainsi que deux beaux chevaux pour Coligny.
  Les troupes se mirent en route et traversèrent l' Autriche, une partie de la Hongrie, de la Styrie. L' ensemble des troupes chrétiennes étaient campées aux environs de Raclesbourg. La Cavalerie Française rejoignit les troupes le lendemain du grand rassemblement, et de la mise aux ordres de l' Empereur. Les renseignements recueillis faisait état de l' avancée des troupes Turques commandées par le Grand Vizir, environ 80000 hommes. Ces derniers envisageaient de traverser la rivière le Raab afin de pouvoir envahir tous les autres pays en commençant par la Hongrie.
     Montécuccoli, général de l' armée de l' Empereur et comandant l' expédition, décida de se porter au devant des Turcs avec l' ensemble de la cavalerie. Il demanda à Coligny de le suivre avec les 26 compagnies de cavalerie française venues
d' Italie. Les 14 compagnies venant de France n' étant pas encore arrivées. Ordre fut donné à l' infanterie de suivre avec canons et bagages. Toutes ces troupes marchèrent avec diligence vers Saint Gothart.
Le général franchit le Raab avec la cavalerie pour se porter au devant de l' avant garde Turque qui comptait environ 8 à 10000 hommes et avait commencer à saccager la Hongrie. Les troupes longèrent la rivière espérant avoir plus de nouvelles des agresseurs vers Kerment (Körmend). Cela faisait plus de cent ans que les Turcs ne s' étaient avancés si loin. Arrivé à une demie lieue de la ville, il fut entendu des tirs de canons. La cavalerie força l' allure, les généraux furent surpris de voir le gros des troupes ennemis en cet endroit. Ces derniers avaient commencés à y établir un camp.
  Les habitants de Kerment tentaient avec deux à trois pièces d' artillerie sises en haut d' une tour de défendre un pont donnant accès à leur ville. Montécuccoli ne pouvait arrivé plus à propos. Ce dernier n' ayant que la cavalerie à ses cotés soit environs 12000 chevaux, aurait préféré attendre l' arrivée de l' infanterie. Il fallait absolument stopper l' avance turque et porté secours aux Dragons qui défendaient le pont.
   La cavalerie prit donc ses positions: les français à l' aile gauche chargés de renforcer les Dragons et couvrir 2 ou 3 passages en aval et en amont du fleuve. La journée se passa à quelques escarmouches dès que l' un ou l' autre des belligérants s' approchaient trop de la rivière. Montécuccoli espérait que l' affrontement général n' aura lieu que lorsque l' ensemble des troupes sera réunies, infanterie et cavalerie. La nuit qui s' en suivit fut calme, ainsi que le début de la matinée. Tous cherchant à savoir ce que fera l' autre.

    Le 26 juillet 1664,  soudain vers midi, les Turcs lancent une attaque et tentent de forcer le passage du pont de Kerment. De leur coté, ce dernier n' étant protégé que de quelques sommaires barricades, sans aucun retranchement, ils leur fut facile de bousculer les quelques défenses. Ils s' avancèrent jusqu' au milieu du pont et y plantèrent leur drapeaux. C' est à ce moment là que Coligny se présenta avec ses gardes et vingt volontaires. Le détachement était de peu d' importance et pourtant, il attaqua la position et fit en un instant changer la face des choses. Les Turcs furent délogés et eurent quelques pertes. Du coté français, St Héran ( François Charles de Montmorin St Herem) cousin germain de Coligny fut tué et le capitaine des gardes blessé. Le chevalier de Lorraine se distingua à la défense de ce pont, surtout dans un combat singulier avec un jeune turc qui s' étant détaché des rangs demandait un brave pour se mesurer avec lui. Le chevalier lui transperça le corps de son épée.
 Les Turcs ne se laissèrent pas impressionner par ce revers et organise aussitôt une autre offensive, beaucoup mieux préparée. Cette dernière vise un endroit où une petite île rend le passage à gué plus facile. De plus, ils y trouvèrent un avantage considérable de leur côté, car ils pouvaient venir sans être vus jusque sur le bord de la rivière; alors que du côté des Français l' espace était à découvert et tout mouvement se trouvait sous le feu ennemis. Les Turcs surent profiter de cet avantage, et mirent près de la rivière quantité de mousquetaires qui ouvrirent un feu continue, sans que les troupes de l' Empereur ne puissent répondre faute d' infanterie. Le Sieur de Lachant qui commandait la garde ce jour-là et qui était posté sur le bord de la rivière, subit les premiers assauts. Il réagit fortement et mena même plusieurs attaques chargeant brusquement avec ses cavaliers à chaque tentative de traversée des Turcs, les obligeant à se replier en désordre.
Mais, il y a un prix à payer. Si le comte de Sault n' est que légèrement blessé, Monsieur de Tréville l' est plus gravement, et le chevalier de St Aignan est tué.( Ce dernier ne fut pas plutôt tombé de son cheval, que quatre Turcs se jetèrent dans la rivière le sabre à la main pour venir lui couper la tète. Au lieu de l' emporter, deux d'entre-eux furent tués sur la rive et les deux autres furent noyés).
   Cependant la mousqueterie Turque incommodait fort les troupes françaises et causait de nombreuses pertes parmi les cavaliers situés en haut de la rive. Il fut ordonné de descendre deux des canons de la tour et de faire mettre pied à terre à quelques éléments de cavalerie. Le tout fut exécuté rapidement et malgré la faiblesse des mousquetons des cavaliers, le tir nourrit qui s' en suivit, aidé du tir des deux petites pièces d' artillerie, réduisirent quelques peux le feu ennemi. Voyant cela les Turcs abandonnèrent le dessein de passer et se retirèrent dans leur camp, laissant aux Français l' honneur de la journée.

                                       
                                            Vue d' ensemble de la bataille

                  
              
La traversé du Raab, par les alliés ( auteur inconnu)

1- Yaya, chrétien des Balkans au service des ottomans, début XV ème siècle.
2- Sipahis turc vers 1400, caractéristique des armées ottomanes de cette époque.
3- Fantassin d'élite ottoman, début XIV ème siècle.

1- Officier de troisième rang, XVI au XVIII ème siècle. Cet officier de plus haut rang porte l'habit de parade.
2- Officier (Bey) Kethüda, habilité à porter des chaussures jaune du fait de son haut rang.
3- Officier Usta, XVII et XVIII ème siècle.

Le 27/28 juillet 1664, La nuit se passa sans bataille, mais non sans alertes. Au point du jour, la surprise fut de voir les troupes turques lever le camp et marcher vers la source de la rivière. Il fut conclu que ces derniers n' entendaient rien à l' art de la guerre, n' ayant pas poursuivi leurs attaques, alors que leurs adversaires étaient en nombre inférieur et qu'ils avaient eu toutes leurs troupes présentes. De plus, ils avaient de leur coté des rivages et des haies qui les mettaient à l' abri des regards. Alors que du côté des troupes de l' Empereur, ce n' était que glacis bien à découvert et qu' aucune troupe d' infanterie n' était encore présente. Certainement un regain de prudence qui pouvait leur couté cher. Surtout qu' ils possédaient des pièces d' artillerie dont ils n' ont pas fait usage. Pourtant, le Grand Vizir était réputé comme stratège et avait déjà fait ses preuves.
 Dès le début du mouvement de l' ennemi, Montécuccoli fit donner ordre à l' infanterie de se porter vers St Gothart, alors qu' avec la cavalerie il suivait à distance le déplacement des turcs. Le spectacle était d' importance. Les jours précédents, il avait été possible d' apercevoir leur campement et les différents mouvements à l' intérieur de celui-ci. A présent le spectacle était beaucoup plus proche, sur l' autre rive. Un monde en marche: ces colonnes de chameaux portant les bagages avec tout leurs accompagnateurs, puis une forêt de lances impressionnantes, la cavalerie multicolore, les drapeaux et fanions de tous types, musique en tête, de quoi donner à réfléchir. Le tout donnait une harmonie assez plaisante, et quoique les troupes marchaient sans ordres et sans règle, dans cette confusion même nous remarquions des beautés qui avaient de quoi nous charmés.
  Les armées se côtoyèrent ainsi durant une demie lieu. Puis les troupes de l' empereur durent traverser un pont sur la rivière Laufaits, cette dernière se jetant dans le Raab à St Gothart.  Ce pont construit fort à propos dans ce défilé, avait permis à Montécuccoli d' y faire passer la veille au soir, en prévision des futurs combats, les régiments de Nassau pour l' infanterie et Lorraine pour la cavalerie. Lorsque les troupes arrivèrent au campement, les Turcs avaient déjà installés tout leur matériel et leurs tentes en place. Leur camp, quoiqu' il fut extrêmement resserré, tenait sur une grande lieue et demie.
La tente du grand Vizir se dressait au dessus de toutes les autres, de par sa taille et sa magnificence, entourée de tentes beaucoup plus petites pour ses serviteurs. Le faste était présent, mais le général fut surpris de voir que les Turcs n' avaient pas profité de leur supériorité numérique pour prendre position avec ses troupes dans des endroits clefs. En effet ils n' auraient eu en face d' eux que les deux régiments susdits, qui n' auraient pu être soutenus que trop tard à cause de la longueur du défilé.
 Deux prisonniers, un transilvain chargé de la boisson du grand vizir et un capitaine Italien qui avait servi autrefois dans les troupes de l' empereur et qui ayant été fait prisonnier des Turcs à Vesprin, s' était mis au service de ces derniers. Ils rapportèrent que le grand vizir désirait poursuivre sa marche sur Vienne et que dès le lendemain, il comptait faire un grand effort pour traversé la rivière et reprendre sa route. Les ordres furent donnés en conséquence et tous les points de passage soumis à bonne garde. Les Français étaient à l' aile gauche de l' armée, Coligny devait assurer la protection de la ville et du cloître de St Gothart, ainsi qu' une grande partie de terre, allant à la rencontre des troupes de l' alliance. L' armée de l' Empire était au milieu, celle de l' empereur à droite.

  L' armée de l' Empire devait défendre un poste derrière lequel se situait un petit village d' une trentaine de maisons appelé Grostorff, séparé par une grande rue se dirigeant vers la rivière y faisant un grand gué, dont les bords étaient fort abattus. un endroit stratégique de grande importance. L' armée de l' empereur quand à elle, située à droite, bien que gardant une grande partie de terre, ne couvrait pas de passage et était protégée par une petite rivière qui en cas de défection des deux autres armées lui laissait la possibilité de battre en retraite sans grand danger. (Ce qui fit dire aux gens déliés et spéculatifs que le jour du grand combat, Montécuccoli se conduisit en homme qui voulait conserver son armée, et ne se souciait pas trop des autres.). Dans le dos des armées commandées par le général, il y avait un grand bois sur le haut d' une montagne assez élevée qui resserrait un peu les troupes.
Ces dernières gardèrent ainsi leurs positions, jusque dans la nuit du 31 juillet au 1er août 1664.

Source:
http://www.bleublancturc.com/Turqueries/
janissaires.htm

La nuit du 31 juillet au 1er août 1664, les Turcs apportèrent force gabions( sac de pierre empilés servant de protection) sur les bords de la rivière, en vis à vis de l' endroit gardé par les troupes de l' Empire. Ils  dressèrent sur cette assise une batterie de quatorze pièces de canon, et en installèrent deux autres sur une avancée de montagne.
Coligny, campé sur une hauteur qui découvrait assez commodément dans le camp turc, observait à la longue vue tous ces mouvements qui laissaient prévoir une offensive proche. Il aperçut également un corps de troupe considérable, immobile à l' abri d' un petit bois. Cette découverte obligea le comte à partir au galop en faire part au comte d' Holac. Ce dernier avait également aperçu le danger et muni de lunette d' approche plus puissante, il put déterminer à environ 6000 hommes les troupes turcs qui se préparaient à l' attaque; environ 3000 Sipahis et 3000 Janissaires. Ils décidèrent d' en avertir le marquis de Baden. Ils trouvèrent ce dernier encore au lit, qui leur répondit nonchalamment, " s'ils passent, il faut donner dessus".
Peu satisfait de cette réponse, Coligny et Holac vont en référer à Montécuccoli. La narration des événements laissa ce dernier indifférent. Il ne donna aucune consigne tout en haussant les épaules et ce fut donc dépités et inquiets que les deux hommes regagnèrent chacun leur poste.
L' aube est à peine levée que les turcs poussent leurs cris de guerre, plus violement qu' a l' accoutumée, puis ouvrent le feu de leur artillerie sur les hauteurs. Sur les 6 heures du matin, ils viennent en nombre escarmoucher sur le bord de la rivière pour la reconnaitre de plus près. Ce qui fit enfin comprendre au Marquis de Baden, qu' il pourrait être la cible de la prochaine attaque. Il envoya un courrier en aviser le Comte de Montécuccoli et lui réclamer des renforts. Ce dernier lui envoya en infanterie, les régiments de Nassau et Kilmensee, et en cavalerie le régiment de Schmit. Ils prirent position à droite du dispositif de défense. Tout ceci se fit bruyamment et en désordre, faute de ne pas avoir prêté attention aux avis de Coligny et Holac, 3 heures plus tôt.
   Sur les 10 heures du matin, les turcs commencent leur attaque en poussant de terribles hurlements et ouvrant un feu d' enfer. Les Sipahis (cavalerie) ouvre le passage, bousculant les défenses de l' infanterie chrétienne qui est épouvantée, les pertes sont énormes, aussi elle recule en désordre et vient heurter la cavalerie, abandonnant le passage. Le marquis de Baden et le comte de Waldek tentent de rameuter les troupes, afin de reprendre le passage. Mais les compagnies qui reviennent font feu et s' enfuient aussitôt. La voie étant dégagée pour les Janissaires, ces derniers traversent le Raab en nombre tout en se déployant en arc de cercle des deux côtés du passage. Les pertes de la coalition sont énorme, soit plus de 1500 tués dès le début de l' attaque. Tout homme qui tombe est immédiatement décapité.  C' est une véritable mare de sang qui coule dans la rivière. De quoi effrayer les quelques courageux qui tentent de résister. Les officiers paient un lourd tribu dans cette attaque. Les compagnies ne sont plus que l' ombre d' elle même. Le poste avancé, balayé, le campement de Waldek subit le même sort. Le régiment de Schmit plia, les deux régiments amenés en renfort (Nassau et Kilmensee) pour charger l'ennemi, eurent devant la fuite éperdu de leurs camarades, un moment d' épouvante et n' offrirent que très peu de résistance, avant de s' enfuir à leur tour, malgré le courage des officiers qui tentaient de les ramenés au combat. Le Comte de Nassau y perdit la vie, ainsi qu' un grand nombre d' officiers de l' Empire.

( Le Régiment de Nassau fut anéanti, très peu de soldats et officiers eurent la vie sauve, parmi les survivants, Antoine Pécaudy de Contrecœur , que nous retrouverons dans le régiment de Carignan-Salières en Nouvelle-France)


                                     Le Raab

                                 Rivière Le Raab
La fuite de cette armée toute entière, chose qui à l' époque ne s' était encore jamais vu, rempli de fierté les soldats turcs, qui firent un massacre épouvantable. Ils poursuivirent leur avance, en s' élargissant dans la plaine au fur et à mesure de l' arrivée de leurs troupes. Ils ne trouvèrent aucune résistance et s' emparèrent du village de Mogersdorf (Nagyfalu sur la carte, également appelé Nagyfalva)(Grostorff, selon Coligny) situé entre la rivière et le camp.
Durand cette avance toute l' armée de la coalition restait à cheval, dans leurs postes respectifs, avec consternation et épouvante. Le Comte de Holac, avec le peu d' allié qui lui restait fit mine d' aller charger l' ennemi, dans le tant ou le Prince de Lorraine, les attaquait d' un autre côté, mais ils furent repoussé l' un et l' autre si vigoureusement, qu'ils y laissèrent un grand nombre de soldats et officiers.

         
Ce fut alors que Montécuccoli se trouva dans une grande perplexité, et quoiqu'en habile homme, il réussit à camoufler son désarroi aux yeux de tous, il vint demander de l' aide à Coligny. Ce dernier bien qu'il redoutait de dégarnir ses forces dans une conjoncture si pressante et dangereuse; mais jugeant que la situation nécessitait une rapide intervention, il dégageât les régiments d' Espagny et de Grancey, ce qui faisait un bon bataillon. Leur mission première fut de reprendre
Mogersdorf, Ils en chassèrent les Turcs sans coup férir, à l' exception de quelques-uns, qui retranchés dans une maison du village préférèrent se laisser brûler à l' intérieur plutôt que de se rendre.
 Mais l' avance de ces deux régiments n' était soutenue que par la cavalerie Allemande,
 et cette dernière pliant sous les assauts des Sipahis, il fut décidé par obligation de se replier derrière les haies du village. Cette retraite se fit en désordre.
Malgré cette légère contre-attaque, les turcs continuaient de traverser la rivière et de se répandre à droite et à gauche. Cette augmentation de leur force continuant sans cesse à grossir ne fit qu'accentuer la peur qui régnait parmi les troupes impériales. Ces dernières commençaient à chanceler dans leurs postes. Dans cette pressante nécessité, il fut résolu unanimement de faire un dernier effort, et de périr ou de chasser les ennemis. En effet, il n' y avait point d' autre ressource que celle-là, l' armée de l' empire était en fuite. La plupart des soldats épouvantés, point de retraite espéré face à une armée de plus de cinquante mille cavaliers.
  Il fallut donc que les Français se sacrifiassent pour le salut de tous. Coligny ne pût éviter de se trouver enveloppés dans la perte commune. Il mit donc toutes ses troupes en ordre de bataille, pour aller sus à l' ennemi. Ralliant tous ses régiments, il fit face aux turcs. Le régiment du Comte de la ferté fut mis en première ligne, secondé par le reste des soldats des régiments de Sault, Nassau, en seconde ligne, vient la cavalerie de Gassion et Lorraine, en 3ème ligne la cavalerie venue d' Italie. Le tout bien campé sur leur position. Une première salve de mousquets, bloqua net l' avance turque.
 Devant ce mur de soldats près au combat et qui les attendaient de pied ferme, sans broncher, la peur changeât de camps. Les turcs virent bien que ces troupes étaient prêtes à les attaquer et à ne point céder devant leur assaut. Ils commencèrent donc à battre en retraite, mais de façon ordonné et toujours le visage face à l' ennemi. Cette façon de faire ne permit pas aux français de se mêler directement à leurs troupes. Ce n' était certes pas trop la volonté des soldats, mais il suffit que les troupes françaises se mirent en marche pour accentuer leur retraite.
( "cependant certains Fantassin d'élite ottoman, tentèrent une percée dans les lignes françaises, on peut mentionner  la mort du jeune Pierre de Rougé, marquis du Plessis-Bellière, enseigne au régiment de la Ferté: "Il fut tué à l'âge de 19 ans à la bataille de Saint Godard, en Hongrie, en défendant son drapeau. Le Turc qui avait percé les rangs pour le lui enlever, tomba lui-même percé de coups sur la place.") Les Sipahis voulant prêter main forte à leur infanterie, furent immédiatement attaqués par la cavalerie de Gassion et Lorraine, renforcé par la cavalerie venue d' Italie. La retraite fut générale et les turcs se retrouvèrent sur le bord de la rivière, mais en trop grand nombre pour passer le pont, qu'ils avaient traversés si facilement traversés lors de leur attaque. Ils se jetèrent donc dans la rivière qui avait un fort débit et beaucoup se noyèrent, ceux qui réussissaient à s' en sortir furent tués par la décharge que les troupes leur firent du bord de cette dernière. Jamais, il avait été vu un spectacle pareil à celui-là, pendant un moment, on ne vis plus l' eau, ce n' était qu' un cimetière flottant, une masse composée d' une multitude de corps d' hommes, de chevaux, d' armes mêlés ensemble. La panique s' étant emparée des troupes turques, ce n' était qu' un sauve qui peut générale, les uns écrasés par leur monture, les autres emportés par la violence du courant, tentant désespérément de se sauver au mépris de la vie de leurs camarades. Les français s' acharnant sur les quelques soldats turcs restés sur le rivage. Le régiment de la Ferté se paya même le luxe de traversé le pont pour saisir du matériel à ces derniers.  Du coté turc, les pertes furent sévères, environ 5000 hommes, 12 pièces de canon qui étaient abandonnés de l' autre côté du Raab et que les hommes du régiment de la Ferté tirèrent avec des cordes du côté des forces chrétiennes.
                 Cette victoire, le Comte de La Ferté tentera auprès du Roi de se l' approprié en précisant que c' est grâce au courage de son régiment et aux prise faites à l' ennemi que la bataille fut gagné. Les adversaires restèrent face à face durant plusieurs jours. Depuis cette action qui fut le 1er août, le Grand Vizir, enragé de cette défaite ou il perdit la fleur des Janissaires, et quelques Bassas, resserra son camp et se contenta de tirer quelques coups de canon. Du côté des chrétiens, la zizanie entre les autorités ne permit pas d' entreprendre une autre action. Chacun donnant un avis différend sur l' état et la valeur respective des troupes composant l' armée chrétienne. Les troupes de l' Empereur étant considéré comme fort bonne, par contre l' armée de l' Empire était de très mauvaise qualité. Quand à celle de l'alliance elle était composée principalement de la France, les autres partis étant totalement anéantis.

               D' autre part, Montécuccoli aurait bien voulu, sans préjudice des intérêts de son maitre, que les troupes de France eussent reçu quelque grand échec, principalement après le combat, où elles acquirent une très grande gloire, et donnèrent une grande jalousie à l' Empereur et à ses troupes. Lequel Empereur eut une fort grande joie de se voir délivré des Français par les ordres que Louis XIV envoya de retourner en France. Ces ordres furent envoyés avant même que la paix avec le grand Vizir ne fut signé. Le Roi ayant entendu dire que ses troupes étaient mal traitées et ne recevaient pas la considération voulu. Cependant aussitôt que L' Empereur fut averti des ordres que Louis XIV avait donné à ses troupes, ces dernières furent choyé comme jamais troupes ne l' ont été.
 Durant le retour de l' armée française, rien ne fut trop beau. Logements spacieux, nourriture en abondance, chariots, petite journées de marche. Tout était fait pour remercier les Français, eux qui laissait le soin de la victoire à Montécuccoli. Jamais ce dernier n' avait été aussi heureux du dénouement de cette bataille. Les français avaient fait le travail, il en récupérait la gloire.
 Les troupes marchèrent vers Presbourg par la Moravie, la Bohême, l' Evêché de Ramberg, le bas et le haut Palatinat, pour reprendre le passage de l' aller entre Spire et Philisbourg, lieu ou nous avions traversé le Rhin. Le trajet se fit dans un ordre impeccable et Louis XIV pouvait être fière de ses soldats, qui venaient de sauver la chrétienté, et aidé de beaucoup, l' Allemagne et la Hongrie qui sans cette victoire auraient été entièrement saccagé, par les troupes Turques. Il faut dire que les conditions dans lequel se faisait le retour étaient si avantageuses que personne ne rechignait à obéir aux ordres. L' Empereur avait d' ailleurs envoyé le Comte de Schellard, qui était chargé de s' assurer que rien ne manquait aux plaisirs des officiers et soldats. Il tenait tous les jours une table de 30 couverts, mais les officiers étaient si bien traités par l' habitant, bonne table et literie confortable, que peu se rendait à cette table. Il faut ajouter que la distance y était parfois aussi, un obstacle. Les troupes étaient parfois éparpillées sur plus de 60 villages.

C' est donc début décembre que les troupes rentrèrent en France. Coligny fut reçu par le Roi début janvier 1665. Sa notoriété acquise au cours de cette campagne lui valut beaucoup de jalousie.
 
 La retraite Turque ne se passa pas sans embûches. En Slovénie une compagnie de Janissaire fut prit à parti et anéanti après la traversée d' un village,  par des femmes.......
Source: Le petit Futé, Country Guide Slovénie, 2008/2009. édition 2008, Auteur Auzias Dominique.
                         Stèle coté Français                       Stèle coté Latin                                  Vu de la croix                                 Stèle coté germain                             Stèle coté Hongrois
                                                                                                                                  Toutes ces photos proviennent du site http://commons.wikimedia.org/wiki/File:Bejli_kriz,_Moudinci_(francuski_napis).JPG


 Sources :
Manuscrit du marquis de Quincey, voir aussi Gazette de France du 5 septembre 1664.
Chevalier de Lorraine, Gazette de France pages 6 et 7.
Persée; Henry de Thiard, Cardinal de Bissy.
http://fr.academic.ru/
Clio.Fr; Planet Turquie;
BNF; Mémoire du Comte Jean de Coligny-Saligny;
Les Images de la traversé du Raab nous ont été transmises par Madame Lynda St Laurent, que nous remercions.
Images Wikipédia,
Histoire Abrégée de la Turquie
http://www.byegm.gov.tr/yayinlarimiz/kitaplar/histoire-turquie/c_18.htm
http://louisxiv.over-blog.com/article-08-fevrier-1663-louis-xiv-cree-l-academie-de-peinture-44411266.html
http://de.academic.ru/dic.nsf/dewiki/1247362
http://www.bucsujaras.hu/nagyfalva/index.htm
http://commons.wikimedia.org/wiki/File:Bejli_kriz,_Moudinci_(francuski_napis).JPG

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Les Bateaux et Leurs Compagnies       

Après des recherches plus approfondies, avec les documents à l' appui; mais toujours sous toutes réserve; voici comment je vois à ce jour, le départ des compagnies du port de la Rochelle:
Le 19 avril 1665 à bord du Vieux Siméon de Dunkerdam
Nom de la Compagnie Commandant de la Compagnie Sources Annotations
Chambly Jacques de Chambly Relation,1665 pages 7-10  Est noté sur le document des Archives de la Rochelle, Rapporté par Monsieur  Michel  Robert, Que je remercie.
La Tour Jean Escande de Latour Journal des Jésuites, page 332 Idem
Froment Pierre André de Froment Journal des Jésuites, page 332 Idem
Petit Louis  Petit est  dite avec De Salière le 27 août à Ste Thérèse
Dictionnaire Biographique du Canada en ligne
compagnie supposée être à bord, d' après des dates de présence, mais il ne faut pas oublier qu' une partie de cette compagnie était embarquée à bord du St Sébastien, pour la garde et les honneur réservé à M. de Courcelle et Jean-Talon. Ce qui pourrait expliqué le fait  que cette compagnie embarquant non complète, elle ne soit pas inscrite.
Ces compagnies partirons, le 23 juillet vers Trois-Rivières, puis le 10 août vers le saut du Richelieu. elles seront commandé par Monsieur de Chambly, il sera joins à ce détachement une compagnie de gens du pays, commandé par le sieur de Repentigny.
 

                  Le 13 mai 1665 à bord de L' Aigle d'Or de Brouage       
Navire de Fort Tonnage (900Tx)
Il ne serait pas impensable de voir 6 compagnies à son bord
Navire appartenant au Sieur Pierre Gaigneur, armé par le Roi ( Sources : états général de toutes les dépenses faites à causes des vingt compagnies du régiment d' infanterie de Carignan sallière et d' une compagnie de chacun des régiments d' infanterie de Champbellé, Orléans, Poytou, Laillé, que sa Majesté entretien en Canada ou Nouvelle France pendant l' année 1666) Document des Archives de Paris;  CANADA-Correspondance Générale 1663-1667, Vol 2 C11Folio 272 et 51.
Voir Louis XIV et la N France

Frédière Balthazar Annibal Alexis Flotte de la Frédière est  dite avec De Salière le 27 août à Ste Thérèse
Dictionnaire Biographique du Canada en ligne
 Est noté sur le document des Archives de la Rochelle, Rapporté par Monsieur  Michel  Robert, Que je remercie.
Lamotte Pierre de Saint Paul   Idem
Grandfontaine Hubert D' Aubigny est  dite avec De Salière le 27 août à Ste Thérèse
Dictionnaire Biographique du Canada en ligne
Idem
Salière Henri de Chastellard de Salière Courrier Jean-Talon, lettre du 4 mai 1665  La présence du Marquis de Salière à bord peut laisser supposé la présence de sa compagnie.
 

Le 13 mai à bord de la Paix

Colonelle Jean Baptiste Dubois de Cocreaumont et de Saint Maurice    Est noté sur le document des Archives de la Rochelle, Rapporté par Monsieur  Michel  Robert, Que je remercie.
Sorel Pierre de Sorel Courrier Jean-Talon du 14 mai 1665  
Maximy Abraham de Maximy présente à Québec le 21/08/1665
Dictionnaire Biographique du Canada en ligne
 Est noté sur le document des Archives de la Rochelle, Rapporté par Monsieur  Michel  Robert, Que je remercie.
Contrecœur Antoine Pécaudy de Contrecoeur est  dite avec De Salière le 17 août
Dictionnaire Biographique du Canada en ligne
Idem
 

Le 24 mai à bord du St Sébastien; avec Courcelle et Jean-Talon.
(maladie à bord, 8 morts en mer; et plus de 80 malades décomptés par Jean-Talon). 100 selon les Jésuites.

Duprat Sieur  Duprat   En accord avec Monsieur Langlois
Dugué Michel Sidrac Dugué de Boisbriant    
La Fouille Jean Maurice Philippe de Vernon de la Fouille   Une partie de cette compagnie est à bord de ce navire, l' autre à bord du justice. dans le but de laisser la place au petit détachement de service de la compagnie Petit, ainsi que le personnel accompagnant de Courcelle et Jean-Talon.
Laubias Arnoul de Laubias    
Ainsi qu' un détachement de la Compagnie Petit, au service de Courcelle et Jean-Talon.
 

Le 24 mai à bord de Le Justice
( possibilité que la maladie soit également à bord ce qui expliquerai le nombre de cent donné par les Jésuites.).

Saint Ours Pierre de Saint Ours    
Rougemont Etienne de Rougemont    
Naurois Pierre de Naurois    
Varennes Roger de Bonneau de la Varenne est  dite avec De Salière le 27 août à Ste Thérèse
Dictionnaire Biographique du Canada en ligne
 
La Fouille Jean Maurice Philippe de Vernon de la Fouille   Le reste de cette compagnie est à bord du St Sébastien.
 
Bien entendu, il est toujours possible de petites erreurs, surtout lorsque 2 bateaux partent le même jour. C'est pour cela que je continue mes recherches également à ce niveau. surtout le courrier où des officiers de compagnie font part de leur satisfaction sur leur voyage.
 
 Le Jardin de Hollande, Navire du Roi aurait participer au transport des troupes, malgré son petit tonnage
Navire appartenant au Sieur Petit, armé par le Roi ( Sources : états général de toutes les dépenses faites à causes des vingt compagnies du régiment d' infanterie de Carignan sallière et d' une compagnie de chacun des régiments d' infanterie de Champbellé, Orléans, Poytou, Laillé, que sa Majesté entretien en Canada ou Nouvelle France pendant l' année 1666) Document des Archives de Paris;   CANADA-Correspondance Générale 1663-1667, Vol 2 C11Folio 272 et 51.
Voir Louis XIV et la N France      
 
 

INVASIONS TURCS

Il semblerait que les invasions turques en Europe causent un petit problème au sujet des dates. J’estime donc qu’un petit rappel s’impose
.

Il y eut trois invasions des Turcs, sans rentrer dans les détails voici les dates :

 La première invasion

 La première invasion, mené par Suleyman le Magnifique s’étendit sur une durée de près de huit ans. Un siège de la ville de Vienne
( Autriche ) eut lieu au printemps 1529. Les Turcs après maintes exactions levèrent le siège le 15 octobre 1529.

 

 

Ahmed Keurprülü

La deuxième invasion 

La bataille de Saint-Gothard eut lieu le 1er août 1664, près du village de Saint-Gothard (Szentgotthárd) en Hongrie, de part et d'autre de la rivière de Raab.
Elle opposa les armées de l’Empire( Léopold 1er de Habsbourg ) et de la France (chrétiennes) aux armées ottomanes (musulmanes). ( Seule bataille ou le Roi de France ( Louis XIV) fut allié des Habsbourg.)
L'armée de l'Empire était commandée par Montecucucoli. L'armée française (6000 hommes) était commandée par le comte Jean de Coligny-Saligny (1617-1686), que le roi avait nommé avec les pleins pouvoirs. Face à l'avancée turque, l'armée impériale commença à perdre pied. Ce fut l'armée commandée par Coligny qui rétablit la situation et entreprit la contre-attaque. Celle-ci réussit, les Turcs furent mis en déroute, une partie de leur armée se noya dans le Raab : grâce aux Français dirigés de main de maître par Coligny, la défaite fut conjurée et la victoire assurée.
Cette victoire stoppa net l'avancée turque et sauva l'Empire d'un désastre : Vienne, en effet, n'était pas très loin, et si les Turcs eussent pu franchir le Raab, ils eussent atteint Vienne sans résistance, et soumis l'Autriche.
La victoire de Saint-Gothard (1664) est une des grandes dates de la lutte séculaire que l'Autriche a mené contre les Turcs. La seconde victoire fut la bataille de Vienne en 1683, remportée par Jean Sobieski roi de Pologne.
Anecdote
Parmi les scènes citées dans la mémoire collective à propos de cette victoire des armées de Coligny, on peut mentionner celle de la mort du jeune Pierre de Rougé, marquis du Plessis-Bellière, enseigne au régiment de la Ferté: "Il fut tué à l'âge de 19 ans à la bataille de Saint Godard, en Hongrie, en défendant son drapeau. Le Turc qui avait percé les rangs pour le lui enlever, tomba lui-même percé de coups sur la place." Manuscrit du marquis de Quincey ", voir aussi Gazette de France du 5 septembre 1664.
 Sources : Clio.Fr; Planet Turquie; BNF; Mémoire du Comte Jean de Coligny-Saligny;
Les Images nous ont été transmises par Madame Lynda St Laurent, que nous remercions.


                                                               
     
Texte complet  qui montre la participation du régiment de Nassau dont la compagnie de Contrecœur est issue. Et de la possible participation de la compagnie de Maximy, issue du régiment du piémont, Voir Plus haut

 

La troisième invasion

La troisième invasion sous la haute direction du Sultan Mehmed IV, mené par le Grand Vizir Kara Mustafa Pacha, ( Celui-ci fut exécuté suite à son échec) fut arrêtée à la bataille qui eut lieu le 12 septembre 1683 sur la colline du Kahlenberg (Kahlosburg) près de Vienne.
Suite à un appel au secours du Pape Innocent XI à tous les souverains catholiques,  le Roi d’Espagne, les Princes italiens envoyèrent des contingents, les Princes allemands réconciliés par le danger commun mobilisèrent.
Jean Sobieski, Roi de Pologne, et terreur des Turcs amena une armée de secours. Louis XIV se contentant de faire bombarder Alger pour faire diversion. Des compagnies, des régiments suisses stationnés à Fort Barraux pour la bonne garde du fort répondirent à l’appel du pape.
                                                 

Voici une version de la création des croissant que j' ai trouvé très vraisemblable.
Suite à la Bataille du Kahlenberg, près de vienne en 1683, ou l' armée Turque fut défaite, Les Boulangers Viennois créent la brioche en forme de croissant pour commémorer l' évènement.  En effet la légende veut que ce sont les boulangers, levés très tôt quand la ville silencieuse dort encore, que ceux ci ont entendu les Turcs creuser un tunnel sous les remparts de la ville. Ils en avertir aussitôt les autorités de la ville qui purent faire échouer ce projet de tunnel et sauvèrent ainsi la ville. Ils auraient inventé le croissant pour célébrer leur action.

Sources: Clio.Fr; Planet Turquie; Wikipédia; Mémoire du Comte Jean de Coligny-Saligny; Turkey Web Guide;
 www.ghg.net/Shether/popes/image/innocent_XI jpg
Dans le cas ou j' aurai commis une erreur, je prie nos amis Turcs de m' en excuser et accepte volontiers leur corrections .

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Les Canadiens de TOUROUVRE

Une Plaque Commémorative dédié aux canadiens qui sont partis de TOUROUVRE, parmi ceux ci; quelques uns du Régiment.

Source:
©www.perche-quebec.com
Un grand merci à Monsieur Jean François Loiseau
 

 "Le bourg de Tourouvre a été au 17ème siècle le principal foyer de l'émigration percheronne au Canada. Pour le géographe français Elisée Reclus (1830-1905), il est même "le lieu d'Europe qui a contribué, pour la plus grande part, au peuplement du Nouveau Monde".

 

Cartes de France

Anciennes  Provinces  

Cette Carte des Anciennes Provinces de France nous a paru utile afin de mieux situer les lieux de naissance des soldats du régiments et des Filles du Roy.


Ces documents proviennent du site


Cartes de France
 http://morel.and.co.free.fr/atlas/carte09.jpg

 http://morel.and.co.free.fr/amiens.html
 

J' ai contacté Monsieur Morel et suis toujours sans réponse, si vous le connaissez, merci de l' en avertir.

Haut de Page                                                 Filles du Roy

Carte Actuelle

Voici la carte des régions et départements actuels

Cette Carte libre de droit provient du
Site : www.Carte-france.gallica.web.com/

 
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FORT St JEAN 1666   

       Carte de Fort Saint-Jean et d'autres forts sur la rivière Richelieu vers 1666 pour la campagne du régiment de Carignan-Salières

                                                    Fort Saint-Jean sur la rivière Richelieu au Canada dans les années 1750

                                                                           

                                                       

  Le Fort Saint-Jean est situé dans la province du Québec  au Canada, situé sur la rivière Richelieu. Le fort a été construit en 1666 par des soldats du régiment de  Carignan-Salières et faisait partie d'une série de forts construits le long de la rivière Richelieu. 

Grâce à sa situation géographique intéressante, en amont des rapides de Chambly, St Jean
vit se dresser sur son territoire un premier ouvrage fortifié, en bois en 1666. Ce fortin faisait partie de la chaine des forts que les français bâtirent sur le Richelieu à l’époque des guerres Franco-Iroquoises. Déserté quelques années plus tard, il faudra attendre que Chaussegros de Léry dessine les plans d’une nouvelle fortification, qui sera construite en 1748.

Ce premier fort est soupçonné d'avoir été une petite forme carrée avec quatre bastions en palissades de bois. Il était situé juste après les rapides de Chambly, une position hautement stratégique qui a permis aux Français de monopoliser un très bon emplacement de portage. 

En 1672, après plusieurs années de paix, le gouverneur de la colonie a décidé d'abandonner plusieurs forts devenus inutiles le long de la rivière Richelieu, y compris le Fort Saint-Jean. 
En raison de son emplacement stratégique, le fort Saint-Jean, sera plus tard relancé, à la différence d'autres forts français tels que Sainte-Thérése et Sainte-Anne.

Au fil des ans, il a été détruit et reconstruit à plusieurs reprises, mais il est, après la ville de Québec, le site militaire qui a été occupé sans interruption depuis le plus longtemps au Canada. Le fort est désigné comme un lieu historique national du Canada, et il abrite actuellement le Collège militaire royal de Saint-Jean. Le fort a été constamment occupé depuis 1748, et est la base à partir de laquelle la ville de Saint-Jean-sur Richelieu,  s'est développée autour. Fort Saint-Jean a joué un rôle crucial lors de l’Invasion Américaine en 1775 de la province de Québec.

Détail d'une carte 1759 montrant Fort Saint-Jean, Trois-Rivières et Sorel

Sources:
 Itinéraire Toponymique de la vallée du Richelieu
    (
Ministère des affaires culturelles, Québec, 1981)
 
Fort St Jean ( Québec) par Wikipédia.
 Recherches et texte  Quillivic Bernard et Gérald Ménard du Site Migrations.fr
 

                                                                                 
                                                                                                     
Le Combat de la Rivière des Prairies
                                                                                                         
Appelée également Coulée de Grou
 



   Plaques d'origines
Images fournis par Monsieur Eric Richard


    
Combat de la Coulée de Grou 
 "Atelier d'histoire de Pointe aux Trembles

Le vandalisme ayant encore frappé, la plaque commémorative
d'origine a été volée

Pour mieux comprendre la bataille de la coulée de Grou, il faut se rappeler qu' un an auparavant, avait eu lieu le Massacre de Lachine dans la nuit du 4 au 5 août 1689; " C'était par une nuit très noir sous une pluie torrentiel, que 1500 Iroquois débarquèrent à Lachine, en silence ils se mirent par petits groupes devant chaque maisons. A un signal donné, ils surprennent les habitants dans leur sommeil massacrant près de 24 personnes et emmenèrent entre 90 et 120 prisonniers dont plusieurs moururent en captivité. Lachine ayant été dévasté, ils portèrent leur fureur jusqu' à Lachenaie.( source: Le Vieux Lachine par Désiré Girouard.)

D' autre sources donnent des chiffres différents, et il est très difficile d'être objectif, ces chiffres sont de 200 tués et une vingtaine de prisonniers. Quel était le nombre d' habitants à Lachine à cette période, il est vrai que si le chiffre de 1500 Iroquois est exacte, le chiffre de 200 morts parait plus plausible.

  
C' est donc encore dans ce climat de terreur que le 2 juillet 1690, un guetteur averti le sieur De Colombet, qu' un groupe d' une centaine d' Iroquois en canoë descendaient
la rivière des prairies vers Montréal. Aussitôt la décision est prise et en tant qu' ancien lieutenant réformé, il prend le commandement d' une petite troupe regroupée à la hâte d' environs 25 hommes. Cette dernière va s' installer dans la coulée de Grou pour tenter de stopper les Iroquois. Lors de l'arrivée de ces derniers, un feu de salves est tiré, plusieurs iroquois sont touchés mais au lieu de s'enfuir ces derniers passent à la contre-offensive et se ruent sur les français. Cet assaut fit 10 tués et 4 prisonniers parmi les français. Il y aurait eu une trentaine de morts côté iroquois. Les français se replièrent rapidement sur un petit fort des environs.
 

Ce texte est celui de la plaque apposée depuis 1982,
(Source, Service Canadien des Parcs)

En juillet 1690, le Sieur de Colombet, ancien Lieutenant de l' armée française, eut vent qu' un groupe de guerriers iroquois descendaient la Rivière des Prairies vers Montréal. Avec un groupe d' environ 25 hommes, il tendit une embuscade aux quelques 100 indiens qui arrivaient. Dans l' escarmouche qui suivit,
De Colombet et 9 de ses hommes furent tués; 6 autres furent fait prisonniers. Les survivants français battirent en retraite vers un petit fort des environs.
(Parmi les prisonniers, Pierre Péyet fut libéré et revient au fort en 1693.)

     

Voici une liste provisoire des Combattants:


Morts Sur le Champ:
De Colombet                                       Commandant; Lieutenant réformé de l' armée Française.
Jean  Jallot                                          Chirurgien
Guillaume  Richard    dit Lafleur         Capitaine de la milice de Pointe aux Trembles. Il est dit lieutenant dans le courrier du père Séguenot, curé à Pointe-aux-Trembles de 1674 à 1693.
Joseph  Cartier         dit Larose
Jean  Beaudoin, fils
Pierre Marsta, fils
Jean Delpué              dit Parisot
Nicolas Joly
Inconnu                                             Engagé du Grand Beauchamp
Isaac                                                 Soldat

Fait prisonniers et brûlés
Joseph de Montenon                         Sieur de la Rue, brûlé le jour même, derrière le fort de la Chenaye.
Jean Rainaud           dit Planchard
Jean Grou
Paschange  (Bertrand de Rennes)
Le Bohême ( Gaspard Dargan)

Fait prisonnier puis relâché. Il a été donné aux Onnéïdas, qui lui ont laissé la vie sauve; ainsi qu'au Père Millet.
Pierre Payet           dit St Amour.   Il reviendra au fort en 1693.

Blessé
Antoine Chaudillon                           Chirurgien
 

Je ne possède pas les autres noms.

Toutes sources concernant ce combat est la bienvenue, Photos des Plaques également.
 Sources actuelles:
 ( Mémoires de la société de généalogie Canadienne-Française, vol 41, n°2 été 1990 , pages 107 à 123; Le Combat de la coulée Grou écrit par Jean Joly ) Ce document m'a été fourni par Madame Marguerite Lafontaine.
Courrier du Père Séguenot, prêtre à Pointe-aux-Trembles de 1674 à 1693.Document fourni par Madame Michèle Calonnec que nous remercions.

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Régiment de Lorraine
Et
Troupes de Lorraine

          Jocelyne Nicol et Bernard Quillivic  (Recherches Archives de Metz)
Document N° 2MI 57/1 (Bobine Microfilm)
Localisation ADOG17x3

Il est de fait que certains historiens confondent Régiment de Lorraine et Régiment de Savoie-Carignan.

Le Régiment de Savoie Carignan fut levé en 1642 sur les conseils du Prince de Condé
La mention Troupes de Lorraine a été utilisée pour la première fois par Monsieur de Turenne,
lorsque la Régente et Mazarin en 1643 lui demande de reprendre en mains les troupes du Nord et l' est de la France.
Cette mention englobe la plupart des régiments étrangers au service de la France, qui avaient été levés en 1642 et 1643 dont le Régiment de Savoie Carignan
Voir plus bas.


 Le Régiment de Lorraine en tant que tel apparaît en Avril1644,
Il est levé par le Roi pour le Roi avec pour Commandant Le Baron de la Val D' Isère jusqu' en Juillet 1652, date de sa mort.
Monsieur de Rochefort ( N. D' Aloigny).

Dans ces documents nous voyons bien la préséance faite aux régiments Français, le contrôle des régiments étrangers venant en dernier.
Il faut alors ne pas confondre la campagne du Régiment de Lorraine et celle des Troupes de Lorraine.
Les Troupes de Lorraine rejoignirent l' Italie vers les années 1655. En 1656 ils sont à Modène (Italie )

Lors du contrôle des Troupes présentes dans la région de Metz le 25 avril 1657  il apparaît ceci :

Controolle des troupes tant d' infanterie que de cavalerie dont le rendez vous est aux environs de Cou......
et des lieux, et du jour ausquels elles si doivent rendre.

                                                                                                                        INFANTERIE

Régiment du Bou du Bois                                

20 cies

 à Romagno le 8 mai prochain

Lorraine                                       

20 cies

à Malancourt le 9 mai prochain

La Ferté Senneterre                                            

30 cies

Vient d' être nommé Maréchal de France et prendra le commandement
 des Troupes qui seront notés en marge..

Huxelles                                      

20 cies

(avec peut être les cies de monsieur de Salière) à Avancourt

Montauzier                                   

20 cies

 à Chatincourt le 8 mai 

Bourgogne                                   

20 cies

          idem

Dampierre                                    

12 cies

          idem

Bourtemon                                   

10 cies

à Pfinay ? 

Régiment Royal Italien                                    

8 cies

Nous voyons peut-être ici les compagnies levées par
Mazarin (a vérifier) Broglie Branche Française
à Brag.....

Dragons du Roi                                                  

8 cies

 à Neuville 

Dragons de la Ferté                       

7 cies

Aux ordres du Maréchal

 

 

 


 

                                                                                                     CAVALERIE

Régiment  de la Ferté                      

12 cies

Aux ordres du Maréchal

Celui de Monsieur le Cardinal                    

10 cies

(commandé par le comte de Blin (Bliny) )

Grandpré                     

10 cies

Destination illisible

Brignon                          

9 cies

Aux ordres du Maréchal

Mancini                          

8 cies

 à ......... le 9 mai

Ginlier                            

8 cies

 

Marolles                         

6 cies

Région Messin

Goutiby                         

6 cies

        idem

Dessourneaux                

6 cies

Frontière  et Champagnole

Pourillect 6 cies Aux ordres du Maréchal

Bourlemont                      

4 cies

Frontière  et Champagnole

Joyeuse                          

4 cies

Frontière  et Champagnole 

Carabiniers de Gandy                                          

6 cies

 

 

 

 

Voici maintenant le détail concernant les troupes de Lorraine
Mêmes archives




Le Régiment de Monsieur le Prince
Ferdinand   




6 cies

(Régiment de Carignan)
(Commandé par
 Ferdinand Maximilian von Baden-Baden
 
Gendre du Prince
Thomas François de Savoie-Carignan
 
après la mort de ce dernier et voir peut être avant ?)
Sous le contrôle du prince Emmanuel Philibert
 Héritier en titre.
à Dieux Sommedieux et Gaudinnille

Le Régiment de Monsieur le Prince Charles       

6 cies

En remplacement de son frère François Marie.
(Régiment de Broglia)
à Dieux Sommedieux et Gaudinnille

Araucourt                

6 cies

Défendra Marsal contre les troupes du Roi en 1663
à Dieux Sommedieux et Gaudinnille

Lenoncourt                    

6 cies

à Voruve, Lorraine et .....

Darberg                        

6 cies

à Voruve, Lorraine et ..... 

La Compagnie de Monsieur le Duc de Lorraine      

1 cie

Défendra Marsal contre les troupes du Roi en 1663
à Voruve, Lorraine et .....

Les 2 compagnies de Gardes                                    

2 cies

à Voruve, Lorraine et ..... 

Gardes de la Ferté                                

1 cie

Aux ordres du Maréchal

 

 

 

                                                            Fait à Paris le 25 avril 1657,  Signé Louis et plus bas Le Tellier


 Ces derniers régiments et compagnies formant les Troupes de Lorraine, ( 34 cies)
 
Pour aller plus avant, il faut se rappeler que le Prince Thomas Emmanuel Philibert de Savoie Carignan ,
1er de la
lignée des Savoie-Carignan
était en tout premier lieu au service du Roi d’Espagne
et qu’il y acquit une certaine notoriété contre les Français.

 

 © Bernard Quillivic

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                                  Cette acte de donation, nous démontre la présence de la Compagnie de Maximy et du régiment de Carignan sur le point de    partir au combat dans la guerre de Hollande.
                                                                                                                          En 1671 le Régiment de Carignan existait donc toujours.

                                                                                                
                                                                                           Dounaon (DONATION)

 

Ce quatriesme jour du mois d’octobre l’an mil six cent soixante-onze apres midy, pardevant moy Charles Dumollard Notaire Royal Delphinal héréditaire à Barraux soussigné et présents lesdits témoins subzmentionnés estant en personne Georges Perrin, fils de feu Jean, du lieu de la Cullier, paroisse de Barraux, lequel de son bon gré franche et libérale volonte non forcé séduit ni suborné, mais parce qu’ainsy luy plait estant sur le point d’aller à la guerre au service du Roy dans la Compagnie du sieur de Maximy, capitaine au Régiment de Carignan, considérant les périls et hazards de mort et acidents à quoy sont sujets ceux qui font cette profection, désirant donner ses preuves à Claude Perrin son frère de l’amour qu’il luy porte, au cas qu’il vienne à mourir en son voyage, il a donné et donne par donnaon pure et simple faite entre vifz a cause de mort aud.(it) Claude Perrin son frère absent et aux sieurs (illisibles) ses biens meubles, droits, noms, raisons, actions et prétentions quelconques présent et advenir en quoy qu’ils consistent et où qu’ils soient situés et assis et ce sans excedptions de choze quelconque à la charge que Claudine Verdon sa chère mère jouira des fruits desd.(its) biens sa vie durand, et par lequel sond.(it) frère donataire. Il veut toutes ses dettes estre payées et acquittées sans figure de procédure, ce que dessus est sa vraye et pure volonté qu’il veut estre entièrement suivie et que la présente vaille par droit de dounaon a cause de mort. Codicille et ordonnance de dernière volonté ou autrement en la meilleure forme que faire se peut et doit, prions les témoins souscrits d’en vouloir porter témoignage de véritté quand requis en seront (illisible) en faire acte publiq que je lui ai accordé, fait et recitté au lieu de Barraux dans le grand chemin devant la maison des bains ( ?) de sieur Jaque faure en présence du sieur aymet Mermet, sieur Jean faure pratissien, sieuraugustin tissier, sieur augustin faure Chastelain de St Marcel et Benoit Rossier fils de feu baltezard tous du dit lieu de Barraux témoins requis lesd(its) sieur aymé Mermet, Jean faure, tissier et augustin faure signés et non lesd(its)Donnateur et rossier pour ne scavoir Ecrire de ce qued moi enquis et requis, ainsi signé à l’original a Mermet, faure jean, a. faure, a. tissier et Moy, Not(tai)re Royal ( ?) soussigné, Expédié ( ?) perrin fils chartier du susdit Claude Dumollard.

 

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                                                                                                                                                             Lettre de Alexis de Chastellard Salière à sa cousine

                                                                Lettre de Alexis de Chastellard Salière à sa cousine, vraisemblablement l’épouse de jean baptiste de Chatelard ? Lettre non  datée mais sans doute vers 1730

                                     Ce document se trouvait dans le dossier de présentation de jean baptiste de Chatelard pour être admis dans l’ordre de Saint Jean de Jérusalem (pièces justificatives de ses titres de noblesse) en juin 1733.
                                                                                          Recherche effectuée par Mr Jean Louis Coste au Château du Chatelard avec la permission du Propriétaire Mr de Miribel.

                    

« Le grand père de mon cousin de chatelard votre époux madame, et henry de chatelard de salière mon grand père étoient frères, cet henry a faict la branche dont voicy le détail :

Henry de chatelard connu sous le nom de salière s’attacha au service militaire, le roy luy donna le régiment d’infanterie de Balthazard qui quita ce nom pour prendre celuy de régiment de salière lequel plusieures années apres fut réformé moitié par moitié avec celuy de m. le prince de carignan, c'est-à-dire la moitié de chacun de ces deux régiments fut réformée, et des deux autres moitiés restantes il n’en fut faict qu’un seul régiment dans lequel le roy conserva deux compagnies colonelles avec chacune leurs drapeaux blancs, et par conséquent deux colonels, scavoir m. le prince de carignan et henry de chatelard de salière mon grand père. (origine des deux compagnies colonelles et des deux drapeaux blancs qui ont subsisté pendant près de 80 ans dans le meme régiment aujourd’hui nomé régiment du perche, distinction militaire et unique crée en faveurd’henry de chatelard de salière mon grand père, conservée en faveur de françois de chatelard de salière mon père, laquelle joint à mes services m’a procuré la meme dignité et les memes honeurs dans ledit régiment).

  Depuis la réunion de ces deux moitiés de régiments, il porta le nom de carignan salière, les comitions ou lettres d’offices de la cour pour les officiers qui le composent s’expédiant au nom de carignan saliére ; ce régiment fut envoyé en canada sous les ordres d’henry de salière qui l’y comenda seul ainsy que dans tout le canada pendant pres de trois ans ; les canadiens pour les gens tres sauvages n’appelloient mon grand prère que la grande montagne pour signifier par ce nom qu’il dominoit sur tout ce qui estoit dans leur pays.

Le roy Louis 14° fut sy content d’henry de salière que j’ay plusieurs lettres qu’il luy a escrit en canada par lesquelles il l’assure de son contentement et lu promet de grandes récompenses qui aboutirent à son retour de canada à le faire gentilhomme ordinaire de sa chambre, et à luy doner de grosses pensions.

Cet henry de chatelard de salière épousa mademoiselle honoré de maty dont il eut un garçon  et une fille, scavoir françois de chatelard de salière mon père, et claude de chatelard mariée à m. de rignac chevalier seigneur.

Henry de chatelard de salière céda à françois son fils, avec la permission du Roy, le rang de colonel et la compagnie colonelle dont nous avons parlé cy dessus dans le régiment de carignan salière devenu celuy de soissons salière par une pareille cession de m. le prince de carignan en faveur de m. le comte de soissons son fils ; ce régiment porte aujoud’huy un nom de province et s’appelle régiment du perche.

François de salière fils d’henry fut aussy lieutenant pour le roy au gouvernement de salin en franche comté et comendant dans la ville et forts d’icelle, chevalier de l’ordre militaire de st Louis ; il épousa mademoiselle anne louise d’assignie, de ce mariage il n’est resté qu’un garçon et une fille, scavoir antoine alexis de chatelard de salière colonel ou mestre de camp ayant cette compagnie dans le régiment du perche, chevalier de st Louis, et louise henriette de chatelard de salière qui est mariée avec haut et puissant seigneur messire claude raymond de narbonne pellet descendant de l’illustre et ancienne maison des vicomtes de narbonne. »

 

    Retour du Régiment de Savoie Carignan 


Nos dernières recherches nous montre la reconstruction du Régiment de Savoie Carignan par le Prince Eugène de Savoir Carignan; et sa présence à Granville, 50406, Manche, Basse Normandie. En 1779.
Voici un acte de baptême qui nous en apporte la preuve.
Le 26/7/1779
Eugène, Louis, Marie, Hilarion, Charles Victor, Amédée BOISSELIER né de ce jour du légitime mariage de Monsieur Pierre Nicolas BOISSELIER, cornette quartier maître trésorier du Régiment de Savoye Carignan, de Hénons, diocèze de Langres en Champagne et de dame Barbe COLINET son épouse de Nancy en Lorraine paroisse St Sébastien, a été baptisé poar nous curé soussigné pour la première et plus grande portion le vingt six juillet 1779 et nommé par Son Altesse sérénissime Eugène, Louis, Marie, Hilarion, prince de SAVOYE CARIGNAN , comte de Villefranche, représenté par le Sr Jean Baptiste DESCHAMPS, fils du Sr Pierre Louis DESCHAMPS,  dessinateur géographe du Roi entrepreneur des fortifications de cette ville, soussigné, assisté de Très haute et Puissante Dame Charlotte, Victoire, Amélie de ST MAURICE, comtesse de Troussebois, représentée par demoiselle Amélie de BRIANT, fille du Sr Jean Joseph de BRIANT, officier au Régiment de Champagne soussignée.

Source: RP DE GRANVILLE, 5 Mi 706-1779, page 107.
Recueilli par Madame Godret que nous remercions

Ainsi que ces actes de décès.
21/6/1779, + Antoine PRIVA, dit Priva, 20 ans, soldat au Régiment de Savoye Carignan, compagnie des Grenadiers, natif de Lyon, juridiction du même lieu.

4/7/1779, à l'hôpital de Granville, + de Jacques LE ROUX, dit Le Roux, 35 ans, soldat du Régiment de Savoye Carignan, compagnie de Champelo, natif de Cherry l'Abbé, juridiction du même lieu.

23/7/1779, à l'hôpital de Granville, +  Pierre MASSON, dit Masson, 22 ans, soldat au Régiment de Savoye Carignan, compagnie de Deroche, natif de Lyon, juridiction du même lieu.

13/1/1780, + Charles HALB (KALB) dit Halb (Kalb), fusilier au Régiment de Savoye Carignan, compagnie de Vaultcourbon, 27 ans, natif de Paris, paroisse St Sulpice, juridiction de Paris.

20/11/1781, Ambroise Joseph HODOYEZ, cy devant sergent au Régiment de Savoye Carignan, fils majeur de + Claude et de + Marie Barbe MERCIER, de la paroisse de St Nicolas en ? de la cité d'Arras, province d'Artois, x à Marie LEMAÎTRE, fille majeure de + Julien et de + Marguerite DROÜET, de la paroisse de Donville, dmt en cette ville depuis plusieurs années, pr : Marie et Louise LEMAÎTRE, soeurs de l'épouse, les Srs Pierre Jacques Julien MEQUIN, avocat et Michel Julien MEQUIN, capitaine de navire, et autres (5 Mi 706-1781, page 43, pour acte complet).


Le régiment qui est en garnison en 1780 à Granville est le régiment Berwick, un régiment dit “irlandais” bien que les soldats qui décèdent ne le soient pas.

Les autres régiments repérés sont en appui dans la région.
 

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