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                                                                                                                                                               Mise à Jour du 03 Avril 2016
 


                                                         
Régiment de Monsieur
                                                                                                                                                                                      (Le comte de Provence)
                                                                                
                                                
Historique

du

 75e Régiment d’Infanterie

Document Fourni par J Paul Strill
Archives de Paris
Paléographie par Yvon Blanchard de Ste Hyacinthe Province de Québec.
Restructuration et mise en images de
Bernard Quillivic

Les commentaires en bleu sont des ajouts personnels pour mieux aider à la compréhension du texte.
Les sources complémentaires sont indiquées en bas de page.

Il paraît que cet historique                                                                             Caldièrs       

a été publié et a obtenu                                                                                 Austerlitz

une récompense de la Société                                                                                          Jéna

d’encouragement au bien                                                                              Kabylie

Tout vu 8e __ 283 p. Louis Garanzelle 1891

        1674-1890

                   Rédigé par le Capitaine Gérôme, Breveté d’État major d’après

                   les documents du Ministère de la Guerre

                       Reçu aux Archives historiques  le 18 Juillet 1890

                                   La 75e arrive et bat l’ennemi
             
 
(Bonaparte, 12 novembre 1796)
             
(Caldiero, Italie)

 Nous n’avons pas besoin de car
touches avec ces gens-là, nos baïonnettes nous suffisent !
(Les soldats de la 75e, le 15 janvier 1797)
( Victoire de Rivoli, Italie)


Soldats ! Rappelez vous que la
France se souvient de ceux qui meurent pour elle et que sur
votre drapeau se trouvent ces mots : « Honneur, Patrie !»
 (Dernières paroles prononcées par le Colonel  Amadieu, commandant le 75e Régiment d’Infanterie,
 tué à l’ennemi le 16 août 1870, dans la 2e attaque de Vionville)


 

   


  Préliminaires

     L’organisation des armées permanentes ne date que du règne de Charles VII. Jusque là l’infanterie surtout, était formée de bandes d’aventuriers, troupes irrégulières, licenciée après chaque guerre, manquant d’instruction militaire et souvent disséminées pendant la paix. Ces causes maintenaient le soldat dans une espèce de dégradations : indiscipliné et vagabond, il ne subsistait que de pillages.
La dévastation, le viol et l’incendie, tout était employé par ces hommes forcenés qui constituaient alors les milices de l’époque.

   Sous le règne de Charles VII, l’armée fut presque entièrement changée et l’infanterie organisée avec méthode. Alors disparurent entièrement les grandes Compagnies d’aventuriers : chaque paroisse dut fournir sur 50 feux une homme de choix nommé archer. Ces archers formèrent une infanterie de 16000 hommes, divisée en bandes en bataillons de 500 hommes.

    En 1480, Louis XI supprime les archers et les remplaça par une autre infanterie à laquelle on donna le nom de bandes. Ces bandes étaient constituées d’hommes de bonne volonté, dans lesquelles la noblesse entra bientôt.

    Sous Charles VIII, de 1483 à 1498, l’infanterie commença à se perfectionner et Louis XII s’appliqua particulièrement à lui donner une meilleure discipline et une meilleure composition. Ces bandes étaient régulièrement  entretenue sur le pied de pied et sur le pied de guerre. Dans l’extraordinaire des guerres, on trouve que depuis 1558, ces bandes, ainsi que celles créées pour chaque campagne sous le nom de nouvelles bandes, recevaient  indifféremment la dénomination de légions ou de régiments et qu’elles étaient désignées aussi sous le nom de leur mestre de camp.

     De cette époque à 1569, les légions formèrent 24 régiments. De plus un contrôle annexé aux lettres patentes de Henri III donne le nom et la composition de 9 régiments existants et porte que plusieurs autres régiments
seraient levés dans certaines provinces.

    Sous François 1er , l’Infanterie fut organisé en légions au nombre de 7. Chaque légion était divisée en six cohortes commandées chacune par un Capitaine, dont un était Colonel Commandant. Mais ces légions ne subsistèrent
que peu de temps.

   Henri II remit l’infanterie en bandes et bientôt après Charles IX la forma en régiments, Sous le règne de ce prince, les chefs de chaque légion ou bande, qui avaient conservé le titre de Capitaines dans les régiments prirent celui de mestres de camp (1563). Le nombre de régiments fut augmenté, et on appela vieilles bandes ou vieux corps, les six régiments formés de légions ou bandes et petits vieux corps, les premiers régiments levés après l’organisation des légions ou bandes en régiments.

   De 1595 à 1604, Henri IV créa 7 nouveaux régiments qui furent conservés sur pied, de sorte que en 1604, on comptait onze régiment non compris celui des gardes.

   Louis XIII ne fit pas de changements à l’organisation de l’infanterie et ne s’occupa que de la garde de sa personne; cependant 19 nouveaux régiments furent créés de 1610 à 1642.
Les régiments étaient loin d’avoir à cette époque la composition qu’ils eurent depuis et l’infanterie était encore à l’aurore de sa naissance lorsque Louis le Grand parut Ils étaient déjà divisés en plusieurs bataillons  au commencement de son règne; mais ces bataillons se formaient encore sur six rangs. Le tiers de l’infanterie était armé de piques et formait le Centre du bataillon; les deux autres tiers étaient armés de mousquets et  d’arquebuses, ces deux tiers dernières armes étaient des fusils sans baïonnette. Les autres parties de l’armement consistaient en une épée portée par un baudier; une espèce de gibecière, servant à mettre la poudre  et les balles, demeurait suspendue à une bandoulière. Les piquiers étaient armés de la pique et de l’épée. Leurs armes défensives consistaient en un casque appelé cabasset, un corselet, un brassard, des cuissières et  un hausse col. L’usage des troupes légères n’était pas encore connu les piquiers en faisaient le service : les autres soldats remplissaient celui de troupes de ligne. Avant l’usage de la baïonnette on les employait pour combattre en ligne. On les plaçait alors au premier rang où ils se servaient de leurs piques contre la Cavalerie. Enfin, ils fournissaient ce qu’on appelait dans ce temps les enfants perdus parce qu’ils étaient en avant de la ligne de bataille ou du camp à des postes périlleux et éloignés.

                                                         D’après les contrôles des régiments sur pied de 1665 et 1666, il n’en existait que 46. On comptait en outre 33 Compagnies franches

    En 1666, Louis XIV assigna un rang à tous les régiments conservés. Avant ce temps, il n’en existait pas de positifs, et ce défaut d’ordre avait souvent été l’occasion de discussions graves. Ce fut aussi, sous le règne de Louis XIV, en 1667 que quelques bataillons eurent leurs Compagnies d’élite. On les nomma Compagnies de grenadiers, parce qu’elle furent d’abord créées pour lancer des grenades. On choisissait pour ce service des hommes robustes et d’un courage éprouvé. Vers le même temps, on plaça 4 grenadiers : dans toutes les Compagnies des régiments auxquels on n’en avait pas précédemment donné. En 1670, on plaça également 4 fusiliers dans chaque Compagnie d’infanterie. Enfin on substitua le fusil au mousquet en 1699 et dès lors, toutes les Compagnies qui en furent armées, prirent la dénomination de fusiliers.

 

 
                       François 1er           Bataille de la ratière sous François 1er                      Henri II               Charles IX                Combattants sous Charles IX

     Régiment de Monsieur

  Plusieurs régiments avant Monsieur avaient porté le numéro 75, mais ce n’était alors qu’un rang. Monsieur devint le 1er janvier 1791, 75e Régiment d’Infanterie, il est donc le véritable ancêtre du 75e et à ce titre, son histoire  doit être placée en tête de l’historique du régiment. Quant aux régiments ayant eu le rang du 75e, ils auront aussi leur place, par la nomenclature de leurs campagnes et des batailles et sièges auxquels ils ont assisté, et qui sera placées  dans le cours de l’historique. Le comte de Grignan (François Adhémar de Monteils),  (François de Castellane-Ornano-Adhémar de Monteil) gendre de Madame de Sévigné et lieutenant général du roi en Provence, eut le 4 décembre 1674, une commission pour lever, dans l’étendue de son gouvernement, un régiment de vingt et une Compagnies. Ce corps était destiné à porter secours aux Messinois soulevés contre l’Espagne. Levé en 1674, le régiment prit alors le nom de son chef : Grignan. Il fit en Sicile les campagnes de 1676 et de 1677, quitta la Sicile pour passer en Catalogne et arriva le 6 mai 1678 devant Puycerda. Il servit au siège de cette place et à la paix, revint en Provence. L’uniforme du régiment de Grignan se composait d’un habit et une culotte blanc et d’une veste. Les collets et parements étaient rouges, les boutons jaunes; les pattes ordinaires, mais un peu fendues dans le milieu étaient garnies de quatre boutons. L’habit était orné du chapelet,qui consistait en huit gros boutons placés sur la manche; le chapeau était bordé d’or; les sergents avaient un galon d’argent sur la manche, de même qu’à leur chapeau.
 

   
                             Comte de Grignan
                                    1632/1714
   

       En 1681, sous les ordres du lieutenant Colonel de Lombrail (1) , il contribua à la prise de Casale. Son rôle dans l’occupation de cette ville fut de suivre sous les ordres de Catinat, la Colonne du marquis de Bouflers, qui occupa la ville
le 26 septembre 1681. Le 15 juin 1684, le régiment prit le nom de la province dans laquelle il avait été levé c’est à dire :
Provence. Le même jour le Marquis de Magny prit le Commandement du régiment.

      En 1688, Provence fut appelé dans les Pays-Bas et fut mis en garnison à Nuyts dans le Comté de La Mark. Le 12 mars 1689, un convoi qui marchait sous la conduite de 400 hommes détachés des garnisons du Cardinal de Turstenberg et se dirigeant sur Nuyts pour y ravitailler les troupes, fut attaqué par le Général [mot rayé] Chonem qui commandait les troupes de Brandebourg. L’escorte très inférieure en  nombre fut battue, mais le marquis de Sourdis qui commandait  à Nuyts marcha au secours avec un corps de troupe. Il se mit en devoir de charger le détachement ennemi; mais Chonem qui était dans une embuscade, en sortit tout à coup; ce qui étonna si fort la Cavalerie du Ms  de Sourdis qu’elle lâcha pied. Mais deux Compagnies de grenadiers, dont une de Provence firent une résistance très grande et tinrent longtemps le combat en suspens. Le reste de l’infanterie combattit aussi avec une grande vigueur, mais après douze heures d’un combat acharné, les troupes furent obligées de se mettre en retraite. Le Convoi resta aux mains des ennemis, et les troupes se retirèrent en très bon ordre sur Bonn.  Pour ce beau fait d’armes, le marquis de Sourdis fut nommé brigadier.

     Le 18 octobre 1689, le Comte de Luxe, Paul Ligismond de Montmorency Luxembourg  (seigneur de Commequiers  (1664-1731)) prit le Commandement de Provence.  Pendant la même année, Provence servit  la défense de Bonn sous les ordres du baron d’Asfeld. Avant d’être investie par le prince de Brandebourg, la garnison avait cherché à faire des courses dans les environs et même jusqu’à Mayence, afin de faire converger la plus grande quantité possible d’approvisionnements dans la place.L’Électeur de Brandebourg fit bombarder la ville avec une nombreuse artillerie et en moins de deux jours elle fut détruite et réduite en cendres. Mais cela ne découragea pas le baron d’Asfeld, qui, bien loin de se rendre fit faire des sorties continuelles, obligeant ainsi l’ennemi à recourir au siège en règle.  Mais l’électeur ayant été obligé de faire des détachements, dut se contenter de bloquer la place. Dans le courant de juin 1689, le siège en règle commença, le baron d’Asfeld le contint pendant deux mois,  n’ayant plus ni dehors, ni munitions, ni vivres. Il s’opiniâtra dans cet état jusqu’à ce que les ennemis eurent fait une brèche où plus de 20 hommes de front pouvaient monter. Le 14 septembre, après un assaut dans lequel le baron d’Asfeld fut grièvement blessé,  la garnison capitula honorablement. Elle  présentait 900 hommes environ, presque  tout nus, exténués de faim et des fatigue qu’ils avaient essuyées pendant un siège de quatre mois, La garnison fut conduite à Thionville.

    En 1690, Provence fut porté à deux bataillons et fit alors partie de l’armée de Flandre commandé par le Maréchal de Luxembourg et réunie en mai près de Saint Amand.  Après plusieurs marches, l’armée du maréchal de Luxembourg était sur la Sambre le 25 juin, tandis que celle de l’ennemi commandée  par le prince de Waldeck se trouvait à Fleurus. Après plusieurs combats de Cavalerie, qui  ne furent que le prélude de la bataille des Fleurus le maréchal de Luxembourg prit  le parti de passer la Sambre.

  Le prince de Waldeck avait disposé son armée, forte de 37 800 hommes, la droite à  Heppenie, la gauche découverte et s’étendant  dans la plaine. Le maréchal de Luxembourg fit marcher la sienne en 5 Colonnes, et marcha en
s’appuyant sur Fleurus. Arrivé à portée des ennemis, il mit l’armée en bataille en doublant toujours sur la gauche ennemie et en s’étendant sur sa droite du côté de Saint Amant.  L’action commença par les deux Colonnes de gauche mises en bataille. La droite continua sa marche à travers des marécages et la Cavalerie de cette aile entama bientôt le combat. Le maréchal fit avancer le Centre composé d’infanterie au  milieu de laquelle se trouvait Provence. Bientôt le combat devint général, on vit même à  un moment une confusion terrible de combattants mêlés les uns avec les autres. Ce sanglant combat dura de onze heures et demie  jusqu’à deux heures de l’après-midi, à ce moment le maréchal fit remettre, autant qu’il le put, l’armée en bataille et fit envelopper un fort carré ennemi de quatorze bataillons soutenu par 10 escadrons. Bientôt ce carré se mit en désordre et chercha à gagner Saint Fiacre et une décharge générale fut faite par l’ar-mée en reconnaissance d’une victoire si importante. » Provence eut dans cette bataille huit Capitaines tués et un lieutenant blessé.

            L’année suivante, 1691, Provence fut augmenté d’un 3e bataillon, et on le retrouve au siège de Mons, défendue par le prince de Bergues. Sa place fut investie sans qu’elle s’y attendit par le marquis de Boufflers. Le 17 février la circonvallation était établie par Gumappe, Suplie, la Maison Dieu de Pitié, Saint Antoine, Nimy et Glain. Dans cette dernière  ville on trouve un bataillon de Provence joint à un de Castres et à d’autres troupes sous les ordres du lieutenant général de Rubantel et du marquis de Villars, maréchal de camp.

     Le 2e bataillon faisait partie de l’armée du maréchal de Luxembourg, sous les ordres du brigadier Vaubécour. Cette armée était en avant et couvrait le siège. Mons assiégée  régulièrement fut prise le 9 avril. Peu de temps après, le 29 juin, on retrouve Provence ouvrant la tranchée devant Halle du côté de la porte de Bruxelles. La garnison  intimidée par l’ardeur des Français abandonna aussitôt la place.  Provence assista encore cette année au  combat de Leuze, livré le 19 septembre 1691, contre le prince de Waldeck.

                          Siège de Namur 1692  


Siège de Namur
                  
En 1692, Provence (2 bataillons) fait encore partie de l’armée du Maréchal de Luxembourg et le 26 mai, campe dans la plaine de Gembloux.  Le 2e bataillon ouvrit la tranchée avec Champagne devant  Namur qui capitula le 5 juin et la citadelle le 2 juillet.
 

   
                                      Bataille de SteinKerque      5 aout 1692  
   

Bataille de SteinKerque      5 aout 1692        
L’armée du maréchal de Luxembourg campa
jusqu’au 6, à l’abbaye Saint Gérard, et le 7 s’installa entre Courtaubois et Neuville où elle passa le mois de juillet en face de l’armée ennemi qui s’étendit de Genap à Nivelle.  Le 2 aout le prince d’Orange passa la Senne et s’appuya à Tubise.  Dans la nuit du 2 au 3, il posta son avant-garde sur la hauteur de Stocon, son infanterie au hameau de Beuf et en remplit le bois de Moriau et les environs, Le 5 vers 9 heures du matin, son artillerie ouvrit le feu sur Bourbonnais et les dragons campés devant la maison du Roi.  Bourbonnais et les dragons occupèrent le terrain qui était devant eux. Les 3 bataillons de Champagne furent placés à gauche des  Bourbonnais; et les Italiens, Royal Comtois et Provence derrière les dragons, Le reste se plaça au fur et à mesure de l’arrivée. Toulouse fut  placé à gauche de Provence.  Bientôt le combat commença. Chartres, Porlier et Bourbonnais soutirent le choc sans perdre de terrain, mais les ennemis sortirent des bois et vinrent poser devant la 1re ligne, des chevaux de frise. Le maréchal fit alors avancer la ligne des Gardes qui bientôt obligea l’ennemi à reculer. A ce moment la Cavalerie ennemie se rapprocha de notre droite, pour chasser les dragons de Dauphin qui commencèrent à plier. Il furent soutenus par Provence; qui chassa les ennemis au-delà des haies jusqu’à la plaine, avec une vigueur qui excita les applaudissements de toute l’armée ainsi que le constate le rapport du maréchal de Luxembourg. L’ennemi occupait encore un petit bois sur la gauche de Provence, mais il en fut chassé par le prince de Conti après un combat acharné. Placés derrière les haies, Provence, Royal Comtois et Thiange, s’opposèrent par le feu, pendant deux heures à toute attaque de l’ennemi.  La Cavalerie de Bouflers se remit en mouvement, mais l’ennemi se retira avant qu’elle put arriver, il était alors sept heures du soir. Le maréchal fit rétrograder ses troupes sur leur camp, plutôt que de s’attacher à une poursuite inutile.

                                        La victoire de SteinKerque coûta à Provence

                                                           2 officiers tués

                                                           9  ______ blessés

                                                         110 soldats tués

                                                         140 ______ blessés

  Le 27 août l’armée passa l’’Escaut et vint s’établir près de Courtrai, et prépara ses camps d’hiver. Au mois de Septembre 1692, Louis XIV créa 12 nouveaux régiments de 13 compagnies et le 10 mai 1693, il institua l’Ordre de Saint Louis pour récompenser les officiers de ses troupes qui s’étaient distingués.

   En 1693, on retrouve encore Provence (2 bataillons) à l’armée de Flandre, sous les ordres du maréchal de Luxembourg, à côté de Bourbonnais et sous le commandement du brigadier de Luxe.  Le 3 juin, la 2e armée de Flandre s’avança sur Nivelle, vers Selwy, et y resta quelque temps, puis vint camper à Judoigne et Saint Trond (6 juillet) et investit Huy.  Elle exécuta ensuite plusieurs marches pour donner le change au prince d’Orange et l’empêcher de reprendre son camp du Parck.  Elle formait sept Colonnes qui, le 28 juillet, se présentèrent devant le prince d’Orange sans qu’il en fût prévenu.
 

     
                                                                   Uniformes Cavalerie légère Dragons sous Louis XIV                                                                           Uniformes Infanterie sous Louis XIV  
   
                                                 Bataille de Neerwinden 
   

Bataille de Neerwinden     29 juillet 1693        
 Le 29 au matin, l’armée ennemi, malgré
son infériorité numérique, se présenta en bataille, s’étendant de Lixem et du château de Wau, à Neerwinden, couverte par un ruisseau, des haies et un chemin creux, et par un retranchement.  Après avoir disposé son armée sur deux lignes, le maréchal fit attaquer Neerwinden, à 9 heures du matin. Les dragons s’étant engagés trop tôt, trois brigades vinrent les soutenir, et le village dût être attaqué une seconde fois.  La Cavalerie et l’infanterie de la seconde ligne se rapprochèrent, et le feu se maintint jusqu’à midi avec opiniâtreté. Vers midi, le maréchal fit avancer des bataillons qui n’avaient pas encore souffert, et toute la ligne se mit en marche avec intrépidité. L’ennemi commença à faiblir, sa seconde ligne s’ébranla et quelques troupes prirent la fuite. Ce fut alors que la Cavalerie française profita du chemin que venait de lui frayer l’infanterie qui pendant ce temps prenait l’ennemi  en flanc par la droite. Le prince d’Orange tenta encore quelques efforts, mais bientôt il dût se mettre en retraite sur Lerven.  Dans cette bataille, Provence eut son Colonel grièvement blessé. Le 20 août, le comte de Luxe fut remplacé  à la tête du régiment par le Chevalier de  Luxembourg, Chrétien Louis de Montmorency.  Le mois suivant, Provence fut employé au siège de Charleroi, il faisait partie de  l’armée de protection. Le 13 octobre, Charleroi  fut pris et l’armée prit ses quartiers d’hiver.  L’année suivante Provence fit encore  partie de l’armée de Flandre, dont le rôle se borna, à une série de mouvements dans  les Flandres. Il n’y a à noter que la défense de Huy, dans laquelle le régiment de Ponthieu (qui  fut plus tard incorporé dans Provence) se distingua particulièrement.

    En 1695, on retrouve les 2 bataillons de Provence à côté de ceux de Piémont, dans l’armée de Flandre.  Le maréchal de Luxembourg étant mort, le  maréchal de Villeroi avait pris le commandement de l’armée. Le 6 juin l’armée de Flandre se mit en mouvement pour aller camper à Leuze, [mot rayé] le 8 à Cordes  le 9 à Potte, entre Tournai et Oudenarde. Le 14  elle passa l’Escaut, et vint camper à Houthem sur 2 lignes, la première composée surtout d’infanterie. Le 19 eut lieu le combat de la Kenoque, série d’escarmouches à la suite desquelles, l’ennemi s’était retiré sur Dixmude.

   Dans le courant de Juillet, le maréchal de Boufflers s’étant enfermé dans Namur avec  une partie de l’armée de Flandre eut à en soutenir le siège tandis que le maréchal de Villeroi repassait l’Escaut, campait à Pottes et envoyait des détachements de Cavalerie dans toutes les directions. Le 12 il s’avança sur Denterghem et y forma son infanterie sur deux lignes, et  manœuvra ensuite de façon à envelopper le  prince de Vaudémont. Il livra le petit combat de Lleinse où l’ennemi se retira devant l’impétuosité des dragons de M. d’Asfeld.

Siège de Courtrai et  bombardement de Bruxelles.                              
Provence fut alors détaché sous les ordres du comte de Gacé avec 17 autres bataillons
pour aller faire le siège de Courtrai qui se  rendit le 29 juillet.

Après avoir opéré que quelques marches, l’armée vint bombarder Bruxelles. Le 10 toute l’armée du maréchal de Villeroi marcha à Notre Dame de Hall, où elle appuya sa droite, la gauche s’étendant vers Bruxelles. Le lendemain elle arrivait dans la plaine d’Anderlech.  Elle passa le ruisseau et vint camper sur deux  lignes, la gauche à Berchem et Anderlech, la droite au château de Gaësbeck.  L’ennemi était campé sur la hauteur de Bruxelles, la droite au fort de Monthery, le reste s’étendant jusqu’à Vilvorde, séparé de notre armée par la Senne. L’armée de France chercha alors à investir la  ville de ce côté. Des batteries furent établies à  Anderlech, et à 4 heures l’ennemi ouvrit le feu de deux batteries, l’une de la ville qui était fortement retranchée et couverte par une inondation, l’autre de son camp. Les batteries d’Anderlech répondirent, et dans la soirée, la tranchée fut ouverte en deux endroits et montée à « attaque d’eau » par le Lieutenant général d’Artagnan et le brigadier de Luxe, avec les régiments de Piémont et de Provence, soutenus par dix autres bataillons. Dès que les batteries furent achevées, l’attaque eut lieu, la ville fut sommée sans résultat et le bombardement recommença. Après avoir détruit la ville, le maréchal fit désarmer les batteries; la ville de Namur ayant été conquise par les alliés, l’armée de Flandre se remit en mouvement, et le 24 septembre prit ses quartiers d’hiver
    En 1696, Provence fait encore partie de l’armée de Flandre commandée par le maréchal de Villeroi. Cette campagne fut surtout remarquable par les marches et les mouvements que les troupes exécutèrent en Flandre, jusqu’au 21 octobre où elles prirent leurs quartiers d’hiver.

Siège d’Ath                                
 Dans la campagne de 1697, l’armée de Flandre, à laquelle appartenait encore Provence, vint faire le siège d’Ath, siège régulier qui commencé le 17 avril, sous la direction de Vauban, se termina par la prise de la ville  le 7 juin 1697.  Le 21 Septembre, le traité de Ryswick mit fin à  la guerre. Dans le courant de l’année suivante  (1698), Provence fut réduit à un bataillon. 
En 1701, Provence remis à deux bataillons fit encore partie de l’armée de Flandre commandée  par le maréchal de Boufflers. Cette campagne se passa à prendre des mesures, mais sans hostilités. En 1702, Provence passa en Allemagne et  vint prendre ses quartiers d’hiver à Bonn. Le 20 février 1703, on retrouve les deux bataillons  de Provence à l’armée du maréchal de Villars, sous les ordres du brigadier  Nettancourt. Ils assistent au siège et à la prise de Kehl. 

D’après le général Susane
, pendant la campagne de 1703, le 1er bataillon de Provence aurait fait partie de l’armée du maréchal de Tallard, aurait assisté aux sièges de Brisack et de Landau et aurait combattu avec valeur sur la Speïerback; le2e bataillon  aurait participé sous le maréchal Villars à l’attaque des lignes de Stolhofen, à la prise des postes de Gegemback, Biberach, Hüsen, à l’assaut des retranchements de la  vallée de Homberg et au combat de MünderKirchen. Il se trouve aussi à la première bataille d’Hochstedt et à la réduction de Kempten et d’Augsbourg.

D’après l’ouvrage du marquis de Quincy et celui de Chapuis, les deux bataillons seraient restées à l’armée du maréchal de Villars et auraient participé tous deux aux affaires qui viennent d’être mentionnées pour le 2e bataillon. Au moment de la jonction de l’armée du maréchal de Villars avec celle de l’électeur de Bavière, le 12 mai 1703, l’état de l’armée de France porte Provence avec deux bataillons.

Bataille d’Hochstedt    13 août 1704                
 En 1704, on retrouve les deux bataillons de Provence, en Bavière, et tous deux assistent à la néfaste bataille d’Hochstedt (13 août 1704)  mais avec des sorts différents. Le 2e bataillon qui faisait partie du Corps de Marcin échappa au désastre; le 1er, avec le maréchal de Tallard, prit place à côté d’Artois, dans le village de Blenheim. Ces braves corps cernés de toutes parts, par suite de la maladresse des chefs de l’armée, parvinrent à se faire jour, l’épée à la main, mais ils ne furent pas suivis; et bientôt entourés par les troupes de Malborough, ils durent rentrer dans  Blenheim, où ils apprirent que les généraux venaient de signer une capitulation dans  laquelle ils se trouvaient compris. A cette incroyable nouvelle, le lieutenant Colonel de Seignier qui commandait la brigade brisa son épée et ses soldats déchirèrent avec rage leurs drapeaux et mirent leurs armes en pièces. Le bataillon fut conduit en Hollande et Louis XIV éleva le lieutenant Colonel au grade de maréchal de camp. Le marquis de Vonant, qui était à la tête de Provence depuis le 9 mars 1700, et qui à la bataille d’Hochstedt se trouvait avec l’autre bataillon fut fait  brigadier le 26 Octobre 1704. (Il prit en 1707, le nom de Plessis Châtillon, devint maréchal de Camp le 18 mars 1718, et lieutenant général le 20 février 1734.) Le lieutenant Colonel de Seignier fut remplacé au régiment par Pierre Richard de Curty. Le 2e bataillon épargné à Hochstedt  Demeura, en 1705, dans les lignes de la Lauter, et l’année suivante, il fit partie de l’armée de Flandre et combattit bravement à Ramillies, le 23 mai. En 1707, les prisonniers de Hollande furent échangés et le régiment tout entier serait en Flandre; sous les ordres de l’électeur de Bavière et du duc de Vendosme. Cette armée devait veiller à la conservation de la frontière et subsister sur le pays soumis aux alliés, son rôle se borna donc à quelques mouvements.

 
                         Maréchal de Tallard


                          Bataille de Blenheim

                      Duc de Malborough
 

  En 1708, Provence fait partie de l’armée de Flandre commandée par le duc de Bourgogne. Le 3 juin, cette armée vint camper à Anderlech et Genap, et livra le combat d’Oudenarde, où  les troupes combattirent sans ordre au fur et à mesure de leur arrivée. Pendant que l’armée de Flandre se dirigeait sur Lille, le Comte de la Mothe avec un détachement dans lequel se trouvait Provence, fit une expédition dans la Flandre maritime qui se termina par la capitulation de Gand, dans laquelle le détachement du Comte de la Mothe eut l’avantage de sortir avec les honneurs usités.  L’année suivante, Provence fait partie de la brigade de Bretagne, dans l’armée de Flandre, qui était campée de Denain à Douai en suivant l’Escaut. A la bataille de Malplaquet, Provence accompagna Bretagne dans le beau mouvement que fit ce régiment.

    Au mois de mars 1710, le lieutenant Colonel de Curty fut promu brigadier. Cette même année, Provence faisait partie du Corps de réserve de l’armée de Flandre, sous  les ordres du lieutenant général Marquis de la  Frésellière. Le régiment fut enfermé dans Aire et y subit un siège de 58 jour de tranchée ouverte. Le Lieutenant Colonel La Barlie, du régiment de Provence y fut tué. La Capitulation signée le 9 Novembre, laissait à la  garnison les honneurs de la guerre.   Après ce siège le régiment se retira à Saint Omer. Il quitta cette ville le 1er Juillet 1711, pour se rendre sur les Alpes et demeura au camp d’Oulx, pendant la campagne de 1712.

   En 1713, Provence est appelé sur le Rhin pour concourir au siège de Landau, sous les  maréchaux de Villars et de Besons. La tranchée  fut ouverte dans la nuit du 24 au 27 juin 1713 et la  ville se rendit le 21 Août suivant. L’armée alla ensuite mettre le siège devant Fribourg. La tranchée fut ouverte dans la nuit du 30 Septembre au  1er Octobre; la ville fut prise le 1er Novembre 1713 et le château se rendit le 16 du même mois.

   En 1714, la guerre continuant en Catalogne, Provence se rendit sur les Pyrénées et contribua à la réduction de Barcelone.

                                                                       1714

   Des 222 régiments créés sous Louis XIV, 88 seulement furent conservés sur pied, lesquels réunis aux 30 autres créés antérieurement et qui avaient survécu à toutes les réformes, portaient  le total des régiments conservés à 118.

                                        L’état major d’un régiment se composait de :

                                               Un Colonel,                       {ils ont chacun une compagnie, le colonel et le lieutenant colonel.}

                                               Un lieutenant Colonel,    

                                               Un major,

                                               Un aide-major,

                                               Un maréchal des logis,

                                               Un aumônier,

                                               Un tambour-major,

                                               Un prévôt,

                                               Un lieutenant du prévôt,       

                                               Un greffier,

                                               Un chirurgien,

                                               Un Commissaire à la Conduite,

                                               plusieurs archers,

                                               Un exécuteur.

                                   La compagnie ordinaire comprenait :

                                               Un Capitaine,

                                               Un lieutenant,

                                               Un sous lieutenant, ou un enseigne

                                               [mots rayés]

                                   2          [mots rayés] sergents

                                   3          [mots rayés] Caporaux

                                   9          [mots rayés] anspessades

                                   1          [mots rayés] tambours

                                      [ligne rayée]

                        Tous les soldats sont armés de fusils.          

                                      [ligne rayée]

                             L’effectif d’une compagnie variait de 40 à 50 hommes.
  En 1715, Provence fut réduit à un bataillon de 15 Compagnies de 40 hommes, et comptait 53 officiers et 635 hommes. Son uniforme était : l’habit blanc, la culotte blanche, et les parements rouges.  L’armement consistait alors en fusils avec baïonnettes, hallebardes et épées. Les grenadiers avaient encore avec eux des grenades pour être  lancées au besoin ; les sapeurs étaient armés de haches, pioches, pelles et autres outils  pour ouvrir des passages, franchir des cours d’eau, etc.
  Il est à noter que jusqu’
en 1698 [mots rayés]  [mots rayés], les officiers avaient manifesté  une certaine répugnance pour porter l’uniforme de leurs corps. Ils portaient un justaucorps en drap de Hollande rouge ou bleu; leur chapeau était orné d’une plume blanche, les bas étaient gris-blanc.  En hiver, ils portaient un manchon et un long manteau écarlate. Leurs armes étaient la pique et l’épée. En 1698 Louis XIV ordonna que  les officiers soient habillés aux couleurs de leurs soldats que cette  mesure fut appliquée pour le temps de compagne.
 
On comptait trois drapeaux par bataillon : un drapeau Colonel et deux drapeaux d’ordonnance; les drapeaux Colonels étaient des taffetas blanc, ceux d’ordonnance de différentes couleurs.  Les drapeaux d’ordonnance de Provence  présentaient deux quartiers rouges et deux quartiers noirs. Les quartiers rouges renfermaient un losange noir et les quartiers noirs un losange rouge.
   Le 15 mars 1718, le Comte d’Esclimont, Gabriel Jérôme de Bullion fut nommé Colonel de Provence.  Peu après, le 6 avril 1718, les Compagnies du  régiment furent doublées et le bataillon  compta neuf Compagnies, dont une de  grenadiers.

                 La Compagnie comptait alors :

                                   3 Sergents

                                   3 Caporaux

                                   3 anspessades

                                 40 grenadiers ou 58 fusiliers

                                   1 ou 2 tambours

            commandés par :

                                   Un Capitaine en pied

                                   Un Capitaine  en second

                                   Un premier lieutenant

                                   Un second lieutenant.

   Le 8 avril 1722, les Compagnies furent dédoublées et le bataillon formé à 16 compagnies de fusiliers de  32 hommes dont :

                                   2 Sergents

                                   2 Caporaux

                                   2 anspessades

                                   1 tambour

            et une compagnie de grenadiers de 45 hommes.

 En 1725, les Compagnies eurent uniformément 40 hommes.
 En 1727, nous trouvons Provence au camp de Stenay et en 1733 à celui du pays messin.  Il prend part en quittant ce dernier camp  pour concourir à l’occupation du duché de Lorraine. Employé en 1734 à l’armée d’Allemagne on le trouve à la prise de Trèves et à Traerbach, et à l’attaque des lignes d’Ettlingen. Il se fit ensuite particulièrement remarquer au siège de Phillippsbourg. Le 2
juin en effet, il attaqua avec vigueur le chemin couvert de l’ouvrage de Cornes. Dans cette attaque, le major de Varignon, le Capitaine des grenadiers MacCarthy et un  lieutenant y sont blessés.  Au mois de Septembre, le régiment est au camp d’observation de Bülh où il achève la Campagne. L’année suivante 1735, il assiste au combat de Klausen.

Organisation de 1737               

 
Le 8 janvier 1737, l’infanterie éprouva encore quelques changements : 5 régiments étaient à 4 bataillons, 13 à 3, 16 à 2 et 6 à 1 bataillon. Provence se trouvait dans ces derniers et par suite son état-major se composait de :

                                                           Un Colonel

                                                           Un lieutenant-colonel

                                                           Un major

                                                           Un aide-major

                                                           Un enseigne

                                                           Un aumônier

                                                           Un maréchal des logis

                                                           Un chirurgien-major.

                                   Les Compagnies au nombre de 17, dont une de grenadiers comprenaient :

                                                           17 Capitaines

                                                           16 lieutenants

                                                             3 lieutenants en second

                                                             1 Sous-lieutenant de grenadiers.

                                   Chaque Compagnie était de 30 hommes et comprenait :

                                                           Un Capitaine

                                                           Un lieutenant

                                                             2  Sergents

                                                             2 Caporaux

                                                             2 anspessades;
                                                           23 fusiliers ou grenadiers et 1 tambour.

                                               1741

      En 1741, Provence fit parti de l’armée de la Meuse et de la brigade de Lyonnais.  Il partit de Sedan, le 28 août pour se rendre en Westphalie et fut mis en garnison  à Paderborn, où il resta jusqu’au mois de juin 1742.

Défense de Dingolfingen         1743     

 Il marcha alors vers la Bohême, prit part
en décembre au secours de Braunau, contribua en février 1743 au ravitaillement d’Egra et fut enfin posté à Dingolfingen. Il aida le 17 mai, le régiment de Picardie à défendre cette place contre 9000 impériaux. Le Colonel Marquis d’Aubeterre, Joseph Henri d’Esparbès de Lussan, qui avait pris le Commandement de Provence depuis le 16 avril 1738, y fut grièvement blessé au genou. Les Capitaines Gantès et  Mazeville, trois lieutenants et 30 soldats furent aussi mis hors de Combat.  Après l’évacuation de Dingolfingen, le régiment fut envoyé avec d’autres Corps au secours du maréchal bavarois de SecKendorf et au commencement de juin, lorsque l’armée française se mit en retraite, il vint camper sous Ratisbonne.  Il rentra en France au mois de juillet laissant dans Tugoldstadt, comme la plupart des autres régiments de l’armée de Bavière, un détachement qui ne rallia qu’en Octobre. A son retour sur la rive gauche du Rhin, Provence fut mis en garnison à Landau et demeura sous les ordres du Comte de Clermont. Il remonta, en septembre, dans  la Haute Alsace et contribua à la défaite des Autrichiens à Rheinweiler.

                                                           Armée d’Italie       1744.

       Au mois de février 1744, Provence fut envoyé à l’armée d’Italie et il se trouva successivement à l’attaque des retranchements de Montalban et de Villefranche, à la prise de Nice, de Villefranche et de Montalban; au passage des Alpes par la vallée de la Sturn.  A l’attaque des retranchements de Piery  il partagea la gloire du régiment de Poitou ainsi qu’à la prise de Château Dauphin, son Colonel reçut un Coup de fusil au travers du corps. Le Capitaine de Gantès y entra le premier par une embrasure. Le régiment resta dans Château Dauphin jusqu’à la fin de la Campagne, et ne contribua que par des détachements à la prise de D___ te, au siège de Coni et à la victoire de la Madona del Ulma.
 En 1745, il servit aux sièges d’Acqui, Serravalle, Tortone, Plaisance, Pavie, Alexandria, Valenza, Asti et Casale. Il prit part au Combat de Rivarone et passa l’hiver dans  le Montferrat.
 En 1746, on le retrouve au secours de Valenza, au siège d’Acqui, à la bataille de Plaisance et au Combat de Tidone. Rentré en France après cette affaire, il fut remis sur le pied de deux bataillons et concourut à la défense de la Provence jusqu’à la fin de la Campagne c’est à dire jusqu’au mois de mars 1747.  A la reprise des hostilités, il participa à  la reprise des îles Sainte Marguerite, et passant par le Var, le 1re juin, il coopéra à la réduction  de Nice, Montalban, Villefranche et Vintimille. Il demeura campé dans cette dernière  ville et à Nice jusqu’en octobre. Il marche alors au secours de Vintimille  bloquée et se trouva le 20 octobre au Combat  livré sous cette place et dont le succès força les Autrichiens à lever le blocus. Provence continua à servir en Italie jusqu’à la paix.  Il fut réduit à un bataillon en décembre
 1748, et rétabli à deux bataillons en mars 1749 par l’incorporation de l’ancien régiment de Ponthieu.

                                                           Réforme de 1749

      Cette réforme déduisit à 81 les régiments français et à 29 les régiments étrangers.  Les 12 premiers régiments d’infanterie et celui des grenadiers de France avaient 4 bataillons.  52, dont Provence, étaient à deux bataillons et 16 à un Chaque bataillon avait été réduit à 13 Compagnies. L’effectif des Compagnies de grenadiers était de 45 hommes et celui des Compagnies de fusiliers de 40. Il y avait, par bataillon, deux enseignes avec rang de lieutenant. 18 régiments d’infanterie avaient donc été licenciés et incorporés dans d’autres. C’est ainsi que le régiment de Ponthieu fut incorporé dans Provence.

                                                                      1757

      Le 1re janvier 1748, le Comte de Saarsfield, Jacques Hyacinthe, avait pris le Commandement de Provence. En 1753, le régiment fit partie du Camp de la Sambre et en 1756, de celui de Dunkerque.  L’année suivante, il rejoignit l’armée du Bas-Rhin au Camp de StocKheim, où il arriva en mars.
 


  Louis Philippe, Duc D' Orléans

Village D' Oldendorf

      Maréchal D' Estrées

                             Plan de la bataille de Hastenbeck

           Duc de Broglie

Bataille d’HastenbecKe         24 juillet 1757         

Cette armée commandée par le maréchal d’Estrées était partie le 22 juillet d’Oldendorf pour venir Camper à Halles. Un détachement avait été formé de tous les grenadiers et dragons de l’armée sous les ordres du duc d’Orléans et formait en général l’avant-garde de l’armée. L’armée ennemie était Campée le 23 juillet  à Hastenbecke, et déjà l’avant-garde du duc d’Orléans, en avait refoulé plusieurs partis.  Mais le 23, dans la soirée, le duc de Cumberland qui Commandait l’armée ennemie, fit un mouvement et vint appuyer sa droite à la montagne de Hosen, Coupée à pic sur le Wéser et sa gauche à des ravins impraticables et au village d’Asserte.  Le lendemain, à 9 heures, l’armée du Bas Rhin   devait l’attaquer. Le lieutenant général de Chevert (né le 2 février 1695 à Verdun - mort le 24 janvier 1769 à Paris) devait attaquer par la droite et avait surtout pour mission de tourner la montagne de Hosen. Dès 6 heures du matin, l’ennemi ouvrait le feu : à 8 h ½ notre artillerie commença à tirer sur les batteries ennemies et les détruisit et les troupes de Chevert pénétrant sur le Hosen  chassèrent l’ennemi de tous ses postes. Le marquis de Contades était chargé de l’attaque de la droite; il disposa son infanterie sur plusieurs lignes, tandis que le maréchal d’Estrées [mot rayé] formait 4 Colonnes sur la gauche pour l’attaque du village d’Hastenbecke. Ces Colonnes prirent l’ennemi de flanc et l’obligèrent à se replier.  Enfin, le duc d’Armentières longeait les bois  à mi-côté avec 4 brigades et les dragons. Un fâcheux Contretemps, occasionné par  une partie de nos troupes tirant sur la brigade d’Eu, obligea à suspendre le Combat pendant une demi-heure, mais bientôt il se mit en retraite et ne fut pas poursuivi. Dans cette bataille, le Capitaine de Caupenne du régiment de Provence fut blessé au bras; les pertes les plus fortes se remarquaient dans les grenadiers. Après la bataille d’Hastenbecke, Provence fit l’expédition de Hanovre, et le 28 Septembre il rentra au Camp d’Halberstadt. Il partit de ce Camp le 7 octobre avec le duc de Broglie (1718/1804) pour aller renforcer l’armée du prince de Soubise. Cette dernière armée renforcée avait quitté ses Cantonnements entre l’Unstrutt et la Salza le 23 octobre pour se porter à l’ennemi; elle se trouvait rassemblée le 25 à Neubourg, puis repassa la Sala le 30 à Weissenfels.  Le 1er Novembre le prince de Soubise vint Camper à Micheln, où les impériaux le rejoignirent le 2.  Le 5, cette armée marcha par sa droite pour ce porter sur le flanc gauche du roi de Prusse, le Comte de Saint Germain, observant le centre avec deux brigades d’infanterie et deux de Cavalerie. Après avoir dépassé le flanc gauche ennemi,  l’armée fit une halte de deux heures, elle formait alors l’équerre sur le flanc gauche de l’ennemi.  Jusque là l’ennemi n’avait pas bougé de son Camp, mais à un moment, avec une promptitude remarquable, il prit la même forma-tion que l’armée alliée, par sa gauche, et  fit en même temps chargée la droite du prince de Soubise qui cherchait à se mettre en bataille. Dès lors, la gauche prussienne ayant gagné le flanc droit de l’armée combinée, nos bataillons plièrent et quelques uns furent écrasés dont ceux de Provence. Le Colonel de Saarsfield fut très  grièvement blessé, le lieutenant Colonel Rivier tomba entre les mains de l’ennemi, le major d’Ablancourt fut blessé. Parmi les morts se trouvaient le Capitaine Laffitte et les lieutenants Converson, Chatillon et Verneuil. Parmi les blessés on comptait les Capitaines Thoisy, Thiaumont, qui reçut six Coups de sabre, Varignon, d’Esbarbès de Lussan,  Pavan d’Ivoiri, Tesson, Dutertre et les lieutenants Clapier de Copiavre, Bourcin et Herver. Le régiment revint par le Rhin et fut Cantonné à Dusseldorf, où il répara ses pertes.  On le retrouve le 23 juin 1758, à la bataille de Créfeld, où il ne fut pas engagé et après laquelle il se retira à Honigsdorf avec le régiment du Roi. Le 28 Septembre de la même année, il prit part à l’attaque du poste retranché d’Hasselin près de l’abbaye de Bork.  Le 6 juin 1759, un bataillon occupait Eberfeld avec la légion royale. Il fut attaqué dans ce poste par 5000 hommes. Après une vigoureuse résistance dans laquelle fut blessé le Capitaine Troussebois, le bataillon se replia sur Medmann et continua sa retraite sur  Düsseldorf sans se laisser entamer, quoique  harcelé sur ses flancs par les troupes légères et chargé en guerre par les Corps réglés des alliées.  Malgré la grande supériorité du nombre des ennemis, cette retraite habilement dirigée par le Chevalier de Chabot de la Légion royale et le Colonel Comte de Graves (Charles François Comte de Graves avait pris le Commandement de Provence le 10 février 1759) se fit en bon ordre et sans beaucoup de pertes. Le régiment entra peu après dans Munster et il y fut investi le 8 novembre. Le 19, pendant que Touraine attaquait un des quartiers de l’ennemi à Albarten, Provence fit une sortie vers le même point. L’aide major de Varignon y fut grièvement blessé.  Provence passa une grande partie de l’année suivante (1760) à Göttingen. En 1761, il se trouva à la défense de Cassel et Combattit  avec beaucoup de valeur à Villingshausen où il fit des pertes considérables. Le Colonel de Grâve reçut une forte contusion et perdit 2 chevaux. Le Capitaine de la Rochette fut  atteint par un biscaïen, le Capitaine de Baudéan y fut aussi blessé. Le Colonel et le Capitaine de la Rochette avaient déjà été blessés à la défense de Cassel.  A sa rentrée en France, en 1762, Provence fut envoyé à Saint Brieuc.

                                                Ordonnance du 10 décembre 1762

     Une ordonnance du 1er Août 1755, dont il n’a pas été question dans le cours de cet historique, avait donné la composition que devait avoir les régiments d’infanterie. Les régiments français  étaient d’un, deux, ou quatre bataillons comprenant chacun 35 officiers et 685 sous officiers et soldats.
     L’ordonnance du 10 décembre 1762, donna à l’infanterie une forme nouvelle. Chaque bataillon fut composé d’une Compagnie de grenadiers et de huit Compagnies de fusiliers.
  Le Complet des Compagnies étaient fixé ainsi qu’il suit:

            La Compagnie de grenadiers était composée de 4 escouades de 12 hommes et comprenait :

                                                           Un Capitaine

                                                           Un lieutenant

                                                           Un sous-lieutenant

                                                           2 sergents

                                                           1 fourrier

                                                           4 caporaux

                                                           4 appointés

                                                          40 grenadiers

                                                           1 tambour.

             La Compagnie de fusiliers était composée de huit escouades de 7 hommes et comprenait :

                                                           Un Capitaine

                                                           Un lieutenant

                                                           Un sous-lieutenant

                                                           4 sergents

                                                           1 fourrier

                                                           8 caporaux

                                                           8 appointés     

                                                          40 fusiliers

                                                           2 tambours.

       La même ordonnance établissait sur des base plus solides, l’administration intérieure, la police et la discipline des Corps. Elle réformait les commandant de bataillon, qui ne devaient plus être employé dans ce grade qu’à l’armée seulement; supprimant les prévôts, créait un sous aide-major et deux porte drapeaux, choisis parmi les sergents et ayant de lieutenant, pour remplacer les deux enseignes.  92 régiments étaient conservés sur pied.

       Le 5 juin 1763, le Chevalier de Virieu, Nicolas Alexandre de Grimoad de Beauvoir, prit le Commandement de Provence. Une ordonnance de 1763, modifia aussi l’uniforme : Provence prit les parements et le collet verts de Saxes. Le régiment fut à cette époque attaché au service des ports et des Colonies et se rendit de Saint Brieuc à Brest. En août 1765, il vint au Havre, en octobre 1766, aux îles de Ré et d’Oléron, en septembre 1767 à Bayonne, en octobre 1768 à Avignon enfin en 1769 il s’établit en Corse.  Ce fut pendant son séjour à Ajaccio, que  fut rendue l’ordonnance royale suivante, du 12 novembre 1770, qui le donna en propriété  à Louis Stanislas Xavier Comte de Provence, depuis roi sous le nom de Louis XVIII.  Le régiment prit alors le nom de Comte de Provence.

                                               Ordonnance pour donner un régiment à Monsieur le Comte de Provence.

      « Sa Majesté, jugeant à propos de donner à Monsieur le Comte de Provence, un régiment d’infanterie; elle lui a accordé celui de Provence, composé de deux bataillons, sous le titre de : Comte de Provence. Voulant, Sa Majesté,         que le Chevalier de Virieu, qui en était Colonel titulaire fut à l’avenir Colonel-lieutenant et qu’il jouisse des prérogatives et appointements qui sont attribuées aux Colonel-lieutenants des régiments d’infanterie française où il y en a d’établis; ledit régiment conservant au surplus le rang qu’il a dans l’infanterie; son uniforme sera composé ainsi qu’il suit : habit, doublure, veste et culotte blancs, parements, collets et revers rouges, la patte en travers un peu fendue dans le milieu, garnie de 4 boutons; sept petits boutons en chapelet sur le parement, lequel sera fermé en dessous, ainsi que la manche par six petits boutons, six aux revers et trois gros au dessous; boutons blancs chargés de trois fleurs de lys, numéro 61; chapeau bordé de galon blanc. Les tambours et musiciens porteront l’habillement à la livrée de Monsieur le Comte de Provence. »

                                                                           « Signé Louis. »

                                                         Et plus bas : « Duc de Choiseul. »

       Nous ajouterons à la description de l’uniforme ci-dessus, que Comte de Provence porta le Casque de 1772 à 1779. A la mort de Louis XV, Comte de Provence quitta ce nom pour prendre celui de Monsieur. Une ordonnance du 19 juin 1771 avait fait éprouver quelques changements à l’infanterie. Les Compagnies de grenadiers demeurèrent  telles qu’elles furent fixés en 1762, celles de fusiliers furent divisés en 6 escouades et se composèrent de 60 hommes. Le 18 juillet 1771, la Compagnie de fusiliers comprenait :

                                                           Un fourrier

                                                           3 sergents

                                                           6 Caporaux, 6 appointés

                                                          42 fusiliers et 2 tambours ou  fifres ou clarinets.         

              Ordonnance du Roi pour mettre sous le nom de Monsieur, les différents corps qui portent Celui de M. le Comte de Provence Du 20 mai 1774.

                                               « De par le Roi : »

      « Sa Majesté voulant que les différents corps qui portent le nom de Monsieur le Comte de Provence, soient désignés à l’avenir par celui de Monsieur; son intention est que la Compagnie des gendarmes de Provence du Corps de la Gendarmerie porte le nom de Gendarmes de Monsieur; le régiment de Carabiniers de Monsieur le Comte de Provence, celui de Carabiniers de Monsieur; le régiment d’infanterie de Monsieur le Comte de Provence, celui de régiment d’infanterie de Monsieur, et le régiment des dragons de Monsieur le Comte de Provence, celui de régiment de dragons de Monsieur; Voulant, Sa Majesté, que les ordres, commissions, lettres et brevets pour remplir les charges qui viendront à vaquer dans les dits Corps soient expédiés, par la suite, sous ce nom; dérogeant à cet égard aux ordonnances du 5 juin 1763, 13 mai 1758, 12 novembre 1770 et 20 février 1774, lesquelles auront d’ailleurs leur entière exécution;
 « Mande et ordonne Sa Majesté, aux Officiers généraux ayant Commandement sur ses troupes, aux Gouverneurs et Lieutenants Généraux dans ses provinces, aux Gouverneurs de ses villes et places, au Commandant général et Inspecteur du Corps de la Gendarmerie, aux Intendants dans ses provinces et sur ses frontières , aux Commissaires des guerres et à tous autres ses officiers qu’il appartiendra de tenir la main à l’exécution de la présente ordonnance. »

                                   « Fait au Château de la Muette, le 20 Mai 1774. »

                                               « Signé : Louis. » Et plus bas : « duc d’Aiguillon ».           

                                       
Le régiment avait quitté la Corse en 1771 et avait débarqué à Toulon.  Il était allé au pont de Beauvoisin recevoir  la princesse de Savoie, fiancée du Comte de Provence et avait été placé le 20 avril en garnison à Vienne, qu’il avait quitté en octobre pour se rendre au Havre. A son passage à Fontainebleau, le Comte de Provence l’avait reçu avec beaucoup d’éclat et, entre autres choses avait dit aux officiers : « Messieurs, je suis aise de faire connaissance avec vous et je suis flatté que, si un jour d’affaire, j’étais à votre tête, je me montrerais digne de l’uniforme que je porte. » Ce fut la seule fois que le régiment vit son Colonel, qui à la vérité, lui envoya bientôt son portrait peint par Foydoux. La jeune Comtesse avait fait aussi beaucoup de frais et avait donné des Cocardes à tous les officiers. Ce fut au Havre que le régiment reçut l’ordonnance du 20 mai 1774, copiée ci-dessus.  Du Havre, Monsieur se rendit à Besançon (octobre 1774).

                                               Ordonnance du 25 Mars 1776.

    Cette ordonnance introduisit de nombreux changements dans la Constitution militaire des Corps de toutes armes. Elle créa des emplois de Cadets gentilshommes dans toutes les Compagnies, à l’exception des  Corps de la maison du Roi. Ces Cadets, après avoir  passé par tous les grades et en avoir fait le Service, recevaient le brevet de sous-lieutenants. Ils portaient l’épaulette en or ou en argent et l’uniforme des Corps dont ils faisaient partie.  Elle supprima les Commandants de bataillon, qui avaient été établis le 11 juin 1774, des aides et sous aides-majors, les quartiers-maîtres, un porte drapeau par bataillon,  et les appointés;  et institua des fraters par Compagnie  et un armurier par régiment.  Des Compagnies de chasseurs furent créés dans chaque bataillon et formaient de nouvelles troupes d’élite dont le but moral était d’entretenir une digne émulations parmi les soldats. Tous les régiments d’infanterie étaient à deux bataillons, les régiments des gardes françaises et celui du roi exceptés. Le nombre des régiments était de 103 dont 79 français, 8 allemands, 11 suisses, 3 islandais, 2 italiens. Chaque bataillon d’infanterie était de quatre Compagnies de fusiliers; chaque régiment, d’une Compagnie de chasseurs, d’une Compagnie de grenadiers et d’une Compagnie auxiliaire destinée, en temps de guerre, à pourvoir aux remplacements dans les Compagnies de fusiliers et de chasseurs.

                                         L’état major d’un régiment comprenait :

                                                           Un Colonel Commandant

                                                           Un Colonel en second

                                                           Un Lieutenant Colonel

                                                           Un major

                                                           Un quartier-maître trésorier

                                                           Deux porte-drapeaux

                                                           Un adjudant

                                                           Un chirurgien major

                                                           Un aumônier

                                                           Un tambour-major

                                                           Un armurier.

                                                    Les Compagnies : 

                                                                                           Grenadiers    Fusiliers et chasseurs

                                                               Capitaine Commandant                1                        1

                                               Capitaine en second                     1                        1

                                               Lieutenant en premier                   1                        1

                                               Lieutenant en second                    1                        1

                                               Sous lieutenants                            2                         2

                                                                                              _______        _________

                                                           Totaux des Officiers         6                         6

      

           

                                                                Grenadiers  Fusiliers et Chasseurs

                                   Sergent-major                1                 1

                                   Fourrier écrivain             1                 1

                                   Sergents                         4                 5

                                   Caporaux                       8                10

                                   Cadets                            1                 1

                                   Frater                              1                 1

                                   Soldats                          84              144

                                   Tambours                         2__             2_

                                                   Totaux          102               165

      Ces effectifs ne devraient être atteints que progressivement et à diverses époques. C’est de 1776, que date la formation de l’armée en divisions composées de toutes armes.  Les troupes furent formées en 16 divisions  commandées chacune par un lieutenant-général, ayant sous ses ordres trois maréchaux de Camp, chargés des détails de l’instruction, de la tenue, de l’administration, de la police et de la discipline.  La force des divisions variaient de 7 à 22 bataillons, 5 à 15 escadrons de Cavalerie, 5 à 20 escadrons de dragons et 2 à 4 bataillons d’artillerie. Un certain nombre de divisions n’avaient  pas d’artillerie ou de Cavalerie, toutes sauf  deux avaient des dragons, une seule avait  cinq escadrons de Cuirassiers.  Cette ordonnance fixe en outre l’uniforme.  Monsieur conserva, les revers parements  et collets rouges, les boutons blancs aux armes du prince.  Le chapeau des sous-officiers et soldats  était garni d’un panache de plumes blanches (Jusqu’en 1779 Monsieur eut le Casque) ceux des grenadiers avaient des plumes  rouges et blanches, les chasseurs le portaient blanc et vert. Il est à noter que jusque là les grenadiers portaient le bonnet  à poil, qui retiré en 1776, leur fut rendu en 1788.  Les épaulettes étaient terminées par une houppe de laine de la Couleur des parements. Les cheveux étaient frisés d’une boucle  uniforme sur les faces.  L’uniforme des officiers ne différaient de celui du soldat que par la qualité du drap.  L’ordonnance introduisait dans l’armée  la punition de coups de plat de sabre, qui ne fut supprimée que le 14 juillet 1789.

                                              
                                                  
Ordonnance du 21 février 1779

    Cette ordonnance modifie encore l’uniforme excepté celui des régiments royaux et des princes : Monsieur eut donc encore les revers parements et retroussis écarlates,  les boutons blancs. Tous les régiments portaient l’habit et la veste de drap blanc, le pantalon en tricot blanc. Quoique le régiment ne subit aucune modification dans son uniforme, il est cependant intéressant d’indiquer en passant, les règles qui présidèrent à la distribution des Couleurs et de l’uniforme.  Les régiments furent divisés en 10 séries  ayant chacune une Couleur distinctive :

                                   1e série : Bleu du ciel, 2e panne noire, 3e violet, 4e gris de fer, 5e rose, 6e jonquille 7e cramoisi, 8e gris argentin, 9e aurore 10e vert foncé.

  Chaque série était de six régiments : les trois premiers de la série formaient une 1e division qui avait les boutons jaunes, les trois derniers (2e division) les boutons blancs. Le  premier régiment de chaque division portait les revers et les parements de la Couleur de la série, le second les revers seulement,  le troisième les parements. Outre les boutons comme signe distinctif, le 1e division de chaque série avait encore les poches en travers, la 2e division les poches en long.  Avant d’aller plus loin, nous allons résumer ci dessous, dans un tableau, les différentes modifications que le régiment avait subies depuis 1674, année de sa création :

 

Epoques

 

Colonels

Incorporations

Réformes

Rétablissements




1674

 



Comte de Grignan

(François Athémar de Monteuils)

Colonel le 4 décembre 1674

 


30 septembre 1763. Compagnies

réduites de 50 à 15

hommes

28 février 1769, Compies

doublées  et mises

à 100 hommes

 



21 Compagnies

à la Création



1684

 


Marquis de Magny        

         (M)

Colonel le 15 juin 1684

 

 

 


21 décembre 1681. Compies

dédoublées et remises à 45 hommes




1689

 

 


Comte de Luxe

(Paul Sigismont de

Montmorency Luxembourg)

Colonel le 18 octobre 1689

 

 

 



1690. A 2 bataillons

 

1691. A 3 bataillons






1693

 

 

 


Prince de Tingry

(Chevalier de Luxembourg

Chrétien Louis de Montmorency)

Depuis : Maréchal

de Montmorency

Colonel le 20 août 1693

 



1697 : Réforme des

deux bataillons

 

15 décembre 1699. Compies

réduites à 35 hommes

 

1700

 


Marquis de Plessis

      Châtaillon

(auparavant Marquis

de Nonant, Louis

de Plessis Chatillon)

Colonel le 9 mars 1700

 

1715. Le régiment réduit

à 15 Compagnies

de 45 hommes

 

1er février 1701. Le 2e

bataillon rétabli.

 

20 mars 1700. Compies    re-

mises à 45 hommes.

 

 

Epoques

 

Colonels

Incorporations

Réformes

Rétablissements



       1718

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 



Comte d’Esclimont

(Gabriel Jérôme de Bullion)

Colonel le 15 mars 1718

 

6 avril 1718. Compiess doublées, le bataillon a 9 Compies dont une de grenadiers savoir :
3 Sergents, 3 Caporaux
3 anspessades, 40 Grenadiers, 1 tambour et 52 fusiliers et 2 tambours pour les autres.

Commandéees par un

Capitaine en pied,

un Capitaine en second,

un 1er lieutenant, et

un 2e lieutenant.

21 juin 1720. Compies

réduites à 81 hommes.

8 avril 1721. Compies

réduites à 69 hommes.

 

 

 

 

 

 

 

 

24 avril 1736. Compies

réduites à 35 hommes.

8 janvier 1737. Compies

réduites à 30 hommes

savoir : 1 Capitaine, 1

Lieutt , 1 Sous Lieutt

2 Sergents, 2 Caporaux

2 anspessades, 23 fusiliers

ou grenadiers, 1 tambour

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

1er septembre 1719. Compies de

fusiliers à 81 hommes.

 

30 décembre 1719. Compies à 94 hom.

 

8 avril 1722. Compies

redoublées, le bataillon

à 16 Compies  de fusiliers

de 32 h. dont 2 Sergents,

2 Caporaux, 2 anspessades

et un tambour, et une

de grenadiers de 45 hom.

 

25 septembre 1725. Toutes les

Compies  à 40 hommes.

 

 

Epoques

 

Colonels

Incorporations

Réformes

Rétablissements

1738

 

 

 

 

Marquis d’Aubeterre

(Joseph Henri d’Esparbis

            de Lussan)

 

Colonel le 16 avril 1738

 

 

15 mai 1741. Les Compies

remises à 40 hommes

 

1742. Le 2e bataillon

est rétabli.

1748

 

 

 

Comte de Saarsfield

(Jacques Hyacinthe)

 

Colonel le 1er janvier 1748

10 février 1749. Incor-

poration du

régiment de

Ponthieu.

10 février 1749. Le ba-

taillon réduit de

de 17 Compagnies à

13.

 

 

1er août 1755. Le bataillon

remis à 17 Compies

1759

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Comte de Graves

(puis Marquis de)

Charles François)

 

Colonel le 10 février 1759

 

 

10 décembre 1762. Compies dou-

blées. Le bataillon a 9

Cies dont 1 de grenadiers

savoir : 2 Sergents, 1 four-

rier 4 Caporaux, 4

anspessades, 40 Grena-

diers et 1 tambour; celles

des fusiliers : 4 Sergents

1 fourrier  8 Caporaux

8 anspessades, 40 fusi-

liers et 2 tambours

Commandées par un

Capitaine, Un lieutt

et Un sous-lieutenant

1763

 

 

 

 

 

 

Chevalier de Virieu

Nicolas Alexandre

de Grimoad de Beauvoir

Colonel le 5 juin 1763

Puis Colonel Lieutenant

lorsque le régiment fut

donné au Comte de Provence

par ordnce du 12 novembre 1770

 

18 juillet 1771. Les Compies de

fusiliers de 60 hommes

au lieu de 63. La Compie de fusi-

liers était composée de 1

fourrier, 3 Sergents 6 Caporaux

6 appointés, 42 fusiliers et 2

tambours ou fifre ou

clarinets.

 

 

    Anne Pierre de Montesquiou / Fézensac
    De Besançon, Provence fut envoyé à Grenoble en octobre 1776, puis revient dans cette première ville en décembre 1778 et l’année suivante; il arriva sur les Côtes de la Normandie et fut partagé entre Orbec, Bernay et Falaise. Un détachement s’embarqua à cette époque sur la flotte du Comte de Grasse et se trouva aux combats des 9 et 12 avril 1782, contre l’amiral Rodney. Le Capitaine de Goulard  fut blessé sur le vaisseau « Le Languedoc ».  Le gros du régiment fut envoyé à Phalsbourg en octobre 1780. Depuis Monsieur alla à Metz en mars 1781 et à Besançon en mai 1785. De retour à Metz en octobre 1787, il passa dans cette ville les premiers temps de la Révolution.  En 1780, la charge de Colonel général de l’infanterie avait été rétablie et quelques  modifications de classement affectèrent certains régiments. On substitua de nouveau le titre de mestre de Camp à celui de Colonel.  En 1781, une troisième place de sous-lieutenant en pied, sans appointements fut créée dans chacune des deux premières Compagnies du régiment d’infanterie.  Une ordonnance de 1784 apporta encore quelques changements dans la Composition des régiments : Il est créé par régiment, deux bataillons, le premier de 4 Compagnies de fusiliers et une de grenadiers, le second de 4 Compagnies de fusiliers et une de chasseurs. Par Compagnie on compte 6 officiers, 96   hommes de troupe dans les Compagnies de grenadiers et de chasseurs, 119 dans les Compagnies de fusiliers.
                      Amiral Rodney

                                         
                                        
L’état major du régiment comporte :

                                               Un mestre de Camp Commandant,

                                               Un mestre de Camp en second,

                                               Un lieutenant Colonel,        

                                               Un major

                                               Un quartier maître trésorier

                                               Deux porte drapeaux

                                               Un chirurgien major

                                               Un aumônier

                        Troupe :                 Deux adjudants

                                               Un tambour-major

                                               Huit musiciens

                                               Un armurier.

    Le 24 septembre 1784, le Prince de Saint-Mauris, Marie François de Montbarres, prit le Commandement du régiment.

                                                       Ordonnance du 17 Mars 1788

    Cette ordonnance organise 102 régiments d’infanterie, non compris les régiments des gardes françaises et Suisses savoir : 79 régiments français 11 Suisses, 8 allemands, 3 irlandais, un liégeois.
    Ces régiments continuèrent à être formés à deux bataillons excepté le régiment du Roi.

                             Trois pieds furent adoptés par l’organisation de l’infanterie :

                                               1e le pied de paix

                                               2e un premier pied de guerre

                                               3e un grand pied de guerre.

                                        L’état major du régiment comprenait :

                                               Un Colonel

                                               Un lieutenant Colonel

                                               Un major en premier

                                               Un major en second

                                               Un quartier maître trésorier

                                               Deux porte drapeaux

                                               Deux cadets gentilshommes

                                               Un chirurgien major

                                               Un aumônier.

   Les mestres de Camp reprirent le titre de Colonel, les mestres de Camp en second furent supprimés. On créa le major en second et l’état major des  régiments s’augmenta de deux cadets gentilshommes, d’un Caporal tambour, et de 2 maîtres ouvriers.  Les Compagnies furent partagées en 2 divisions, 4 Subdivisions et 8 escouades : 1e division était sous les ordres du Capitaine Commandant, le 2e sous ceux du Capitaine en second. Le lieutenant en 1er et le 1er Sergent Commandaient les 1e Subdivision, le 1e sous-lieutenant et le 3e Sergent la 2e, le lieutenant en second et le 2e Sergent la 3e, enfin le 3e sous-lieutenant et le 4e Sergent la 4e. A la tête de chacune des 8 escouades se trouvait un Caporal et un appointé.
 L’effectif d’une Compagnie de grenadiers sur pied de paix était de 98 hommes, celui d’une Compagnies de chasseurs de 104, celui d’une Compagnie de fusiliers de 114. Deux en___ de troupe en uniforme furent admis dans chacune des Compagnies de fusiliers. Sur le premier pied de guerre, chaque régiment devait avoir une Compagnie auxiliaire ou de dépôt forte de 4 Sergents, 8 Caporaux 75 fusiliers commandés par deux ou trois officiers.  L’état major du régiment s’augmentait de deux cadets gentilshommes, les Compagnies de grenadiers et de chasseurs s’augmentaient de 6 hommes, celles du Centre de 28 fusiliers.  Sur le grand pied de guerre, il y avait une  nouvelle augmentation de 6 hommes par Compagnies de chasseurs ou de grenadiers et de 24 hommes par Compagnie de fusiliers.  Sur le grand pied de guerre, la force du régiment était de 90 officiers, 1653 sous officiers et soldats.  Tous les régiments formés en 52 brigades  entrèrent dans la Composition des divisions qui étaient alors de 21, et portaient toutes un nom. Mais bientôt cette organisation devait être complètement modifiée.
          

 

                                               Organisation du 1er janvier 1791.

    Un règlement du 1er janvier 1791 forma les régiments d’infanterie sur un nouveau pied. Les Corps quittèrent les noms qu’ils portaient et ne furent plus désignés que par le numéro du rang qu’ils occupaient entre eux. C’est ainsi que Monsieur devint 75e Régiment d’Infanterie. Chaque régiment était formé de deux bataillons de 504 hommes, officiers compris. Chaque bataillon comprenait une Compagnie de grenadiers et 8 Compagnies de fusiliers.  Le drapeau était porté par un Sergent-major. L’état-major du régiment comprenait :

                                               Un Colonel

                                               Deux Lieutenants-Colonels

                                               Un quartier maître trésorier

                                               Un aumônier

                                               Un chirurgien major

                                               15 hommes de troupe.

                                        Les Compagnies :

                                               Un Capitaine

                                               Un lieutenant

                                               Un Sous-lieutenant

                                               53 hommes de troupe.

              La force d’un régiment s’élevait à 60 officiers et 969 hommes de troupe.

              Les Compagnies furent partagées en deux sections et chaque section en deux escouades.

  L’uniforme existant fut provisoirement  maintenu, quelques modifications furent cependant faites dans quelques parties.  Le Casque en feutre noir, de cuir vernis, fut adopté par l’infanterie. Les grenadiers et les Carabiniers continuèrent de porter le bonnet  à poil.  Le régiment occupait Briançon lorsque  parut le règlement du 1er janvier 1791. En 1788 (septembre) il faisait partie du Camp de  Metz, en novembre 1789 il était à Besançon. En août 1790, il occupait Mâcon, et de là avait été envoyé à Briançon en octobre de la même année. Le 25 juillet 1791, le Colonel d’Auriol, Vincent prit  le Commandement du 75e Régiment. Au mois d’octobre de la même année, le Colonel d’Auriol  fut lui-même remplacé par le Colonel LeForestier (Thomas) (21 octobre 1791).

                                              
                               Armée du Midi et de Savoie

  Le 25 juin 1792, l’armée du Midi fut organisée sous les ordres du lieutenant-général Montesquiou, Commandant en Chef.  Les 25000 hommes disponibles de l’armée du Midi étaient cantonnés aux environs des Camps qu’ils devaient occuper et qui ne  pouvaient être formés, faute d’objets nécessaires  à leur établissement.  Il y avait, 6400 hommes sur le Var  6000 hommes à Tournoux sur  l’Ubaye, vallée de Barcelonnette, sous les ordres du lieutenant général Danselme. 7000 hommes au fort Barraux et à Grenoble sous les ordres du lieutenant-général  Antonio Rossi. 12000 hommes couvrant Lyon sous les ordres du lieutenant général Dumaz  occupant le Camp de Cassieux près la Tour du Pin et celui de Quérieux sur le Rhône.  Le 1er juillet 1792, les troupes composant l’armée du Midi sont rassemblées en ligne le long de la frontière des Alpes, le 1er bataillon du 75e  était au fort Barraux depuis le 1e mai, le 2e bataillon était resté à Briançon.  Le 16 mai, le Colonel Paul Daules de Laroque avait remplacé le Colonel LeForestier à la tête du régiment.  Le 10 août 1792, le 1er bataillon qui est au Camp de Barraux fait partie de la 2e ligne ............(2)

 

 
                                            Bataille de Rivoli

Napoléon-Bonaparte

                                                             Fort Barreaux
 


 
  Annotations:
 

(1)             De Lombrail (Jacques Vincent) lieutenant Colonel le 19 mars 1681, brigadier le 24 août 1688, eut pour successeur Jean-Pierre Bruno de Seignier, Capitaine à la création du régiment, major le 7 juillet 1686 lieutenant Colonel le 8 janvier 1689, brigadier le 29 janvier 1702 et maréchal de camp le 19 septembre 1704.            

 

(2) Les feuilles portant sur la période 1790 à 1890 ne font plus parti du volume.

 Nous avons dû mettre un terme à notre transcription.

 

 
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                                                                                                                                                                              Sources Complémentaires
 François 1er

 http://www.37-online.net/loisir/musees/article.php?article=46

 Drapeau du Régiment de Provence.
http://images.google.com/imgres?imgurl=
http://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/4/48/Rgt_Comte_de_Provence_1770-1774.PNG&imgrefurl
 Drapeau du 75ème RI.
http://images.google.com/imgres?imgurl=
http://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/4/48/Rgt_Comte_de_Provence_1770-1774.PNG&imgrefurl
 Insigne du 75ème RI.
http://images.google.com/imgres?imgurl=
http://fr.academic.ru/pictures/frwiki/55/75%C2%B0_R.I..jpg&imgrefurl=
 Bataille de la Ratière
 http://images.google.com/imgres?imgurl=
http://cafeduglobe.net/textes/interactif/IMG/jpg/enluminure-bataille-maitre-de-laratiere.jpg&imgrefurl
 Henri II
 http://images.google.com/imgres?imgurl=
http://www.villesfortifiees.org/media/henri-ii-roi-de-france.jpg&imgrefurl
 Charles IX
http://images.google.com/imgres?imgurl=
http://enviedhistoire.canalblog.com/images/charles_ix.jpg&imgrefurl=
 Combattants sous Charles IX
 http://digital.cs.usu.edu/~watson/bartholomew/armor09.html
 Comte de Grignan
 http://images.google.com/imgres?imgurl=
 http://vexil.prov.free.fr/regiment/comte-de-grignan.jpg&imgrefurl
 Siège de Namur 1692
http://images.google.com/imgres?imgurl=
http://fr.academic.ru/pictures/frwiki/83/Siege_of_Namur_1692.jpg&imgrefurl=
 Siège de Namur 1692
http://images.google.com/imgres?imgurl=
http://fr.academic.ru/pictures/frwiki/83/Siege_of_Namur_1692.jpg&imgrefurl=
 Uniformes Cavalerie légère sous Louis XIV
 http://www.histoire-fr.com/bourbons_louis14_7.htm
 Uniformes Infanterie sous Louis XIV
http://www.histoire-fr.com/bourbons_louis14_7.htm
 Bataille de Neerwinden
 http://www.histoire-fr.com/bourbons_louis14_7.htm
 Bataille de Blendeim
http://images.google.com/imgres?imgurl=
http://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/thumb/b/bb/Battle_of_Blenheim_Diorama.jpg/250px-Battle_of_Blenheim_Diorama.jpg&imgrefurl
 Maréchal de Tallard
 http://images.google.com/imgres?imgurl=
 http://images.nypl.org/index.php%3Fid%3D1642616%26t%3Dw&imgrefurl
 Duc de Malborough
http://unesaisonenmoselle.over-blog.com/categorie-10549039.html
Louis Philippe, Duc D' Orléans. (1718/1793)
http://www.dia.org/object-info/399c8a9a-6f1b-4e7c-bcf6-d4d724ed9c74.aspx
 Maréchal d' Estrées
 Village D' Odendorf
http://de.academic.ru/dic.nsf/dewiki/1046012
 Duc de Broglie
 http://www.cbx41.com/article-victor-fran-ois-duc-de-broglie-marechal-de-france-51143916.html
Bataille de Hastenbeck
http://www.kronoskaf.com/syw/index.php?title=1757-07-26_-_Battle_of_Hastenbeck
 
 Anne Pierre de Montesquiou
 http://en.wikipedia.org/wiki/Anne-Pierre,_marquis_de_Montesquiou-F%C3%A9zensac
 Amiral Rodney
 http://www.jabiru-blog.com/view-article.php?id=420
 Bataille de Rivoli
 
http://images.google.com/imgres?imgurl=
 http://www.histoire-france.net/epoque/bat_epo/rivoli.jpg&imgrefurl
 Napoléon-Bonaparte
 
http://images.google.com/imgres?imgurl=
 http://www.histoire-france.net/epoque/bat_epo/rivoli.jpg&imgrefurl
 Fort Barreaux
Fort Bartolomeo : Barraux Dessin d'Ercole Negro 1597
 
Document personnel
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