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Pensées

J'ai trouvé ces magnifiques poésies sur la généalogie sur Internet et je vous les transmets. Merci également à Jacline Sylvestre pour les textes qu'elle m'envoie

Pensées

 

Si vous en trouvez, envoyez les nous, merci !

 
     



 

Comme un arbre, j'ai besoin de la profondeur de mes racines et de l'immensité du ciel, pour me tenir debout.

 

 

 

La généalogie est la liste des ascendants de quelqu'un à partir d'un lointain ancêtre qui ne se souciait guère en son temps d'établir la sienne
Ambrose Burce
Écrivain américain


 

MES ANCÊTRES



  Ils se multiplient tous en remontant les ans
  S'évanouissent ensuite dans la nuit des temps.
  Leur nombre exponentiel me donne le vertige.
  Ils forment une branche, un rameau, une tige,
  De plus en plus petits, de plus en plus lointains.
  Mais que serait mon arbre sans cet apport sans fin ?
  C'est dans cette abondance qu'il vient puiser sa sève,
  Dans cet aspect touffu qu'enfin prend corps mon rêve.

  Avant de s'en aller, hélas, à tout jamais,
  Ils ont pleuré, dansé et ils se sont aimés.
  Ils ont connu des joies, des drames, des souffrances,
  La famine, le froid, le bonheur, les errances,
  Les invasions, la peur, le progrès et la paix,
  Ont manié la faux, le rouet ou l'épée,
  Se déplaçant à pied, à cheval, en carrosse,
  Restant près du clocher ou bien roulant leur bosse.

  A travers les époques, les coutumes, les lois,
  Avec des empereurs, des présidents, des rois
  Du fabricant de drap au maréchal ferrant
  Du pauvre journalier au riche paysan,
  Sur une vaste fresque que chacun d'eux a peinte.
  Sans se douter, qu'un jour, sur un ordinateur
  Leur existence enfin serait mise à l'honneur !

  Sans cette chaîne humaine, sans ces précieux maillons
  Qu'ils soient en beaux atours ou qu'ils soient en haillons,
  Sans ces vies, ces naissances, ce cycle interminable
  Qui n'était pas pour eux toujours très charitable,
  Sans ce fil qu'ont tissé maintes générations,
  Avec persévérance, avec obstination,
  Je ne serais pas là pour leur dire merci.
  Oui, ce sont mes ancêtres !.
        Peut-êtr' les vôtres aussi ?

Annie ARMAND-NOUVEL

 

 

Les générations sont comme les saisons;
elles doivent faire place à celle qui suit."

 B. Villeneuve

 

 

 

 

 

L'endroit de la terre le plus précieux au cœur de l'homme, c'est celui qui l'a vu naître et où sont nés, plus tard, ses enfants."

             Sir Wilfrid Laurier, 1902.

 

La différence entre
les jeunes et les vieux,
c'est que les vieux ont
beaucoup plus de souvenirs
et beaucoup moins de mémoire.

Paul Ricoeur

  Philosophe français

 

 

 

Dans un monde
où seule l'actualité est importante,
l'histoire et
les racines d'une famille
se doivent de demeurer
vivantes et accessibles.

  Ainsi, nous pourrons dire :

                      "Je me souviens"

 

 

 

 

 

 

Chaque homme est
une histoire qui n'est identique à aucune autre
Alexis Carrel
L'Homme, cet inconnu

 

 

 Notre petite bourgeoisie est toute

 formée de déracinés.

 Il suffit de remonter à une, deux ou trois

 générations pour y rencontrer le paysan.

Tout le fond de sa race est là.

                 Jean-Charles Harvey 

                              Extrait de : "Les demi-civilisés

 

NOUS, LES FOUS DE GÉNÉALOGIE

 

Son virus se répand partout dans le pays
Et je l’ai attrapé il y a quelques années.
Certes, il ne propage aucune maladie
Mais... il rend un peu fous ceux qu’il a attaqués.

Il ne faut pas, c’est sûr, avoir toute sa tête
Pour passer ses vacances à hanter les archives,
Dans tous les coins de France, poursuivre son enquête,
Et le congé suivant… voilà qu’on récidive !

Faut-il être vraiment sain d’esprit, dites-moi,
Pour venir s’enfermer, les jours ensoleillés,
Avec de vieux registres qui nous mettent en émoi,
Des actes centenaires pour nous émerveiller ?

Il doit probablement nous manquer une case
Pour qu’un nom gribouillé nous transporte de joie,
Pour qu’un acte trouvé nous remplisse d’extase,
Pour qu’un lieu illisible nous mette aux abois !

Devant de sombres écrans qui fatiguent nos yeux
Nous passons maints moments dans des salles obscures,
Afin de dénicher de très lointains aïeux
Et pouvoir les léguer aux époques futures.

Il arrive parfois qu’on perde les pédales
Dans cette profusion de frères, de parrains,
De tantes, de cousins, qui forment un vrai dédale
Où il est parfois dur de trouver son chemin !

C’est un puzzle géant aux innombrables pièces,
Qu’avec beaucoup d’ardeur et de persévérance,
Il nous faut rechercher et assembler sans cesse
En demandant souvent de l’aide à Dame Chance.

En haussant les épaules, d’aucuns pourront trouver,
Qu’il y a mieux à faire qu’à fouiller le passé.
Que l’avenir étant plus digne d’intérêt,
C’est bien plutôt vers lui qu’il faudrait se tourner.

Mais on pourrait répondre à ces indifférents
Que leurs ancêtres aussi leur ont transmis la vie,
Qu’ils devraient tout au moins être reconnaissants
Et pour les remercier, les sauver de l’oubli.

Même si un chercheur découvrait un vaccin
Pour nous remettre un peu le cerveau à l’endroit,
J’entends continuer cette quête sans fin,
Rester un peu toquée…. Après tout, c’est mon droit ! !

                   Annie NOUVEL-ARMAND

 

 

 

Ma Famille, mon arbre

 

 
  On ne peut donner  que deux choses à nos enfants : des racines et des ailes
proverbe juif
 

 

 

 
Oublier ses ancêtres, c'est être un ruisseau sans source, un arbre sans racines

Proverbe chinois




 

J'imagine ma famille comme un arbre.
Un chêne ou peut-être un érable…
Immense et droit, il tient la garde.
À la vie, à la mort, il est mon nord et mon port.

Ses fleurs m'émerveillent chaque jour comme au premier jour.
Ses branches me protègent de tout et pour toujours.
Ses racines me stabilisent lorsque dans l'orage parfois je fais naufrage.

Sur son écorce est gravé le nom de chacun de mes ancêtres,
de tous ceux qui avant moi ont préparé ma destinée
et de tous ceux qui après moi poursuivront la traversée.
Du haut de sa cime, j'entrevois ma destinée.

Lorsque j'aurai fait le tour de la terre, rassasié,
c'est sous cet arbre familier que je viendrai me reposer,
en lui laissant au passage mes bonheurs en héritage,
afin qu'il puisse fleurir encore mille générations à venir.


Denis Meunier

  Plus un arbre enfonce profondément ses racines dans le sol, plus il a de chances de grandir, de s'élever dans l'air et produire des fruits.
Mère Marie-Anne
 

 

   

 

 

Ah ! mes aïeux si vous saviez !…


Eh oui, si vous saviez chers grands-pères et grands-mères
Qu’un de vos petits-fils, curieux et obstiné,
A voulu retrouver traces de ses aînés,
Et de son ascendance éclaircir le mystère.

Combien d’heures passées à rechercher vos noms,
Vos épouses et vos fils, vos dates de naissance,
Celles de vos décès, les lieux de votre enfance,
Et, pour vous distinguer, vos différents prénoms.

Trouvant là Chrysostome et là Bonaventure,
Passant de Claude à Claude et de Claude à Claudine,
Notant des épousailles de cousins et cousines,
Il s’étonna parfois voyant vos signatures.

Les oncles et neveux, les frères ou beaux-frères,
Les curés, les témoins, les parrains et marraines,
Les lieux-dits, les hameaux, les fermes et domaines,
Il n’a rien oublié pour tenter d’y voir clair.

Laboureur, vigneron, artisan, cabaretier,
Garde-chasse et maçon, fermière ou bien grangère,
Un grand-père tisserand, une grand-mère rubanière,
Il connaît, voyez-vous, de chacun le métier.

Et si par un miracle, quelque jour de printemps,
Vous pouviez, chers aïeux, retrouver forme et vie,
Il serait, croyez-le, profondément ravi
De vous accueillir tous à l’âge de vos vingt ans.

Et si vous retrouviez du mariage le costume,
Ce serait encore mieux et nous ferions la fête ;
En buvant le vin blanc et goûtant la galette,
Vous lui raconteriez votre vie, vos coutumes.

A certains d’entre vous il a déjà donné
Une allure, un visage, un sourire, un regard,
Il voit de jolies filles et de forts beaux gaillards,
Mais si cela n’était, soyez-en pardonnés.

Si vous n’avez laissé ni fortune ou blason,
Si aucun de vos noms n’est entré dans l’histoire,
Cela ne prouve point que vous n’ayez eu gloire ;
Quoi que vous ayez fait, vous avez eu raison.

Vous n’êtes pas tous là, il y a des absents,
Car votre descendant, sans écrits, sans indices,
N’a pu retrouver ceux et celles qui jadis,
Par amour ou péché, ont fait qu’il a leur sang.

Pierre Gudefin du Cercle Généalogique de Saône-et-Loire

 

 

MES AIEUX

Du fond de mon berceau j’aperçois leurs visages,
Leurs mains rugueuses, timides, déjà ridées par l’âge.
Comblé par leur amour, leurs sourires paternels,
Je m’endors pour grandir ; mes vieux sont éternels.

Maudite léthargie, qu’arrive donc l’éveil !
Le fort vent du Temps souffle durant mon sommeil !
Les bourrasques les portent du berceau au cercueil,
Et j’ouvrirai les yeux sur le vide et le deuil.

Je ne vous oublie pas, je veux mieux vous connaître,
Et remonter le temps pour vous faire renaître,
Aïeul, raconte-moi l’histoire de tes pères,
Aujourd’hui tu le sais, mais hier est éphémère.

J’ai, bien rangées chez moi, de vieilles photographies,
Emouvants témoignages sur du carton jauni.
Fines moustaches, chapeaux claque, robes de dentelles,
Font de grand-père un roi, et grand-mère était belle.

Mes pas sont incertains dans les couloirs du Temps.
J’avance à pas de loup vers ces livres d’antan.
Chaque jour est une page du livre de la Vie,
Mais quand l’auteur s’en va, plus d’encyclopédie.

Effleurant la poussière de ces volumes anciens,
Votre enfant veut les lire mais ne comprend pas bien ;
Au milieu de grands vides, des phrases en peu de mots ;
« Il était cordonnier, elle était de Bordeaux ».

Les feuilles se déchirent et l’encre devient pâle,
Ne resteront bientôt que les phrases principales.
Quand ils tombent en poussière et filtrent entre mes doigts,
Restent parfois un village, une alliance, une croix.

Chers fantômes inconnus à qui je dois la vie,
Croyez-moi, je vous aime, malgré les décennies.
Si je ne vous trouve pas, si ma recherche est vaine,
Votre héritage est là ; ce sang qui est dans mes veines.

A celui qui après moi reprendra le flambeau,
Quand nul ne saura plus où reposent mes os,
Reçois d’un vieil ancêtre le salut fraternel,
Car c’est bien grâce à toi que je suis immortel.


Jérôme Gasulla 

 

 
 


 

 
 

DAME GENEALOGIE

Un jour, il y a de cela quelques années,
Dame Généalogie vint frapper à ma porte.
Elle m’inspira tout d’abord un élan de curiosité,
Qui se transforma bien vite en passion.
Depuis ce jour où elle m’entraîna
Vers la mystérieuse galaxie du passé,
Je ne l’ai plus quittée.
Grâce à elle, je ne connais jamais l’ennui.
Nous défions le temps,
Remontant les siècles en quelques années,
Parcourant les régions en quelques secondes.
Telle une fée,
Elle fait revivre les villages disparus, les anciens métiers.
L’Histoire de France,
Si ennuyeuse du temps de mon enfance,
Est devenue la passionnante histoire de mes ancêtres,
Mon histoire en somme !
Toute ma reconnaissance à Dame Généalogie
.

Betty Petipas Alvarez  relevé dans "la Revue Française de Généalogie" 1994

 

 
 

MES ARCHIVES

Pour vous, mes chers enfants, j’ai classé ces archives !
J’espère qu’à votre tour vous saurez les aimer,
N’étant pas de ces cœurs aux pensées fugitives
Que les vieux souvenirs ne peuvent plus charmer !
Toujours de vos aïeux conservez la mémoire !
Ils ont lutté, souffert, combattu, travaillé,
Servi le roi, l’Eglise ! Ayant lu leur histoire,
J’ai, dans la tour antique, où d’autres ont veillé,
Déposé ces écrits. Si parfois, il arrive
Au cours de cette vie qu’un de vous soit lassé,
Qu’il vienne se recueillir en son âme attentive
Auprès de la grande âme éparse du Passé !…


Comte de Miramont-Pesteils (Châteaux vivants de Haute-Auvergne d’Odile Travers)

 
 

 
     
 

La maladie du généalogiste

Avertissement :

Cette maladie est très contagieuse et peut frapper tout adulte.

 

Symptômes :

Plaintes continuelles concernant les noms, les dates, les lieux.

Le patient a une expression perdue,

Souvent il reste muet face à son conjoint ou à ses enfants.

Il n’a pas le goût de travailler à autre chose que de fouiller fiévreusement à travers les archives, dans les bibliothèques, les palais de justice ou presbytères.

Il se contraint à écrire des centaines de lettres.

Il jure lorsque le postier ne lui livre pas de courrier.

Il fréquente des endroits aussi étranges que les cimetières, les ruines ou endroits perdus.

 

Traitements :

Tout médicament est contre-indiqué.

La maladie n’est pas fatale, mais s’aggrave progressivement.

Le patient doit participer à des ateliers d’histoires de familles.

Il doit s’abonner à des revues sur la généalogie.

On doit lui réserver un coin de la maison où il peut être seul.

Le plus curieux de la maladie est que, plus il est atteint, plus il s’en réjouit.

 

Vous connaissez quelqu’un qui en souffre ?

 

(Source : Séminar sur la généalogie.  Elderhostel.)

Fourni par : Cécile Brouillard Scheffer.

 
     
 

"Ils ne furent ni rois, ni princes, mais des laboureurs, de rudes travailleurs, rois de leur seul domaine durement conquis sur la forêt, avec au cœur la fierté de la race, l'amour des traditions ancestrales, le souci du travail bien fait et dont la grande gloire fut celle de bâtir, au jour le jour, tout au long de trois siècles, un grand et beau pays."

 

                           Joseph Naud 1952

                        Historien-généalogiste passionné

Texte fourni par Jacline Sylvestre

 
 

 
     
 

        "Ils étaient peu vers 1640.

Une poignée de braves venus de France.

Pourquoi partaient-ils de si loin naguère?

Pourquoi traverser une si grande mer?

C'était pour apporter une vie nouvelle à ce

lieu superbe qu'est mon grand pays.

Âmes de géants! Courage immortel…

Zone de Texte:  
Vous nous avez permis de survivre ici."

Claude Léveillée

Texte fourni par Jacline Sylvestre

 
 

 
     
 

Notre petite bourgeoisie est toute formée de déracinés.

 Il suffit de remonter à une, deux ou trois générations pour y rencontrer le paysan.

 Tout le fond de sa race est là.

Jean-Charles Harvey 

                Extrait de : "Les demi-civilisés"

Texte fourni par Jacline Sylvestre

 
 

 
     
 

                Si seulement

                nous pouvions marcher

                une seule journée

                dans les souliers

                de nos ancêtres,

                nous serions contents

                d'être nous-mêmes!

Texte fourni par Jacline Sylvestre

 
     
 

 
 

Prière du généalogiste

Seigneur, tu sais que…

Nous oublions sans cesse ceux qui ont vécu et trimé avant nous.

Nous oublions aussi ceux qui ont œuvré et aimé dans nos villes,dans  nos villages et nos campagnes.

Nous oublions ceux qui ont prié et chanté dans nos églises avant nos  naissances.

Nous oublions d'apprécier l'héritage légué par nos ancêtres.

Nous péchons Seigneur en assumant que tout a débuté avec notre génération.

Nous buvons l'eau de source que nous n'avons point découverte.

Nous dégustons les produits du terroir que nous n'avons jamais essouchés.

Nous jouissons de liberté pour laquelle nous n'avons jamais combattu.

Nous pratiquons nos religions dans nos églises que nous n'avons pas érigées.

Nous vivons et respirons dans des communautés que nous n'avons pas édifiées.

Aujourd'hui,Seigneur, exalte notre reconnaissance devant cet admirable patrimoine!   

Amen.

Texte fourni par Jacline Sylvestre

 
     
 

 
 

Les vieux papiers

 

Vieux papiers, sales, déchirés, 

Mémoires jaunis, délabrés,

Journaux en loques, paperasses,

Vous en savez plus long, souvent,

Que ne peut en dire un savant

Lorsqu'il n'a pas suivi vos traces?

 

Un rien est quelquefois la clé

D'un fait, d'un acte révélé

Par l'étude et la patience.

On reconstruit un monde ancien

En y mettant chacun du sien,

Et tout cela c'est la science.

Ouvrez-moi vos précieux dossiers,

Prêtez-moi vos antiques papiers;

Nous les ferons parler ensemble.

Puis un jour vous les reverrez

Complets, rajeunis, admirés

 Ils le méritent, ce me semble.

                                                             Benjamin Sulte, poète, journaliste,
                                                             Critique, conférencier et historien
                                                             Né 17 septembre 1841 à Trois-Rivières
                                                              Décédé le 6 août 1923 à Ottawa.

 

 
     
     
     
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