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Gilles Tremblay

                                                                                           

   Eustache Prévost dit Lafleur et Marie-Élisabeth-Isabelle Guertin
                                par Gilles Tremblay

   

Les seules informations connues provenant de France sur le compte d'Eustache se résume aux noms de ses parents et de sa commune d'origine. Il est1 donc le fils de Isaac et Jeanne Sautil de la paroisse de Sainte-Madeleine de La Bouille, 76530, Seine-Maritime, Haute Normandie de l'archevêché de Rouen . Puisqu'il avait déclaré avoir 35 ans au recensement de 1681, il serait donc né en 1646.

Il n'avait pas encore vingt ans lorsqu'il s'engageait dans l'armée. Comme pour le reste, les raisons de son enrôlement demeurent inconnues. Il aurait2 d'abord fait partie de la compagnie de La Motte du régiment de l'Estrade dans l'armée du prince de Condé avant que sa compagnie ne se retrouve incorporée au régiment de Carignan probablement à l'hiver 1664-1665.

La compagnie aurait reçue l'ordre de faire mouvement de la région d'Agen vers La Rochelle en avril 1665 en vue de procéder à son embarquement à destination de la Nouvelle-France. Début mai, embarquaient3 sur le navire L'Aigle d'Or de Brouage, outre la compagnie La Motte, les compagnies Lafredière, Grandfontaine et Salières soient plus de 200 hommes et leurs bardas. Le vaisseau appareillait le mercredi 13 mai 1665 pour un périple de plus de trois mois en mer. Le 8 août, le navire mouillait à Tadoussac devant le moulin Baude en attendant les pilotes requis au marquis de Tracy. Le mercredi 19 août les troupes débarquaient finalement à Québec.

À peine le temps de souffler que la compagnie quittait Québec le 2 septembre afin d'aller construire un fort le long de la rivière Richelieu qui était baptisé Sainte-Thérése car il était terminé le 15 octobre suivant. Le 22 octobre la compagnie est réaffectée avec celle de Grandfontaine à l'établissement d'un chemin de plus de 7 km entre le nouveau fort et celui de Saint-Louis (Chambly). La Relation des Jésuites de 1665 fait également état d'un chemin d'au moins 30 km réalisé expressément pour de Courcelles et qui relie Chambly à la rive sud de Montréal. Ce chemin est à nouveau indiqué sur une carte localisant les forts en 1666. Si ce chemin a véritablement existé, il implique qu'il a été réalisé par toutes les autres compagnies. Ce chemin complété, la compagnie de La Motte retournait à Québec prendre ses quartiers pour l'hiver.

En mai 1666, Eustache avait été confirmé et sa compagnie était4 affectée à la construction du fort Sainte-Anne (Isle La Motte, Vermont, USA) situé à plus de 60 km en amont du fort Sainte-Thérése au beau milieu du lac Champlain. Une fois le fort construit la compagnie servait dans la garnison du fort pour toute la durée de la campagne soit jusqu'en août 1667. Durant l'hiver 1666-1667, Eustache survivait5 à une épidémie (probablement de varioles) et à une famine. Lors de la démobilisation, Eustache faisait partie des six militaires de la compagnie qui font partie du rôle des soldats qui restaient au pays.

Avec l'expérience acquise de survie en forêt dans un milieu hostile, Eustache disparaissait durant les cinq années suivantes, très probablement dans les bois pour y faire la traite des pelleteries. D'ailleurs le 3 octobre 1672, Eustache s'engageait à faire le voyage aux Outaouais pour le compte du marchand Jean Perré. Ce comportement ne convenait pas aux autorités qui désiraient que les immigrants fondent des familles en défrichant le territoire afin d'assurer une occupation permanente du territoire. Or, les immigrants comme Eustache qui partait s'enrichir dans la traite allait dans le sens opposé à cette volonté du roi. Cet état de fait qui prenait de l'ampleur sera contrecarré par plusieurs ordonnances, certaines sous peine de mort, qui interdiront aux coureurs des bois de faire la traite sans permission. Or, les résultats demeuraient mitigés car les dirigeants faisaient presque tous cette activité lucrative en sous-main, y incluant plusieurs gouverneurs et intendants.

Marie-Élisabeth-Isabelle, surtout connue sous le prénom d'Élisabeth, était baptisée le 6 février 1661 dans la paroisse Notre-Dame de Montréal. Fille du pays de Louis dit le Sabotier et de Marie-Élisabeth Camus habitant à Montréal depuis 1653. Élisabeth se retrouvait dans le giron de sa famille aux recensements de 1666 et 1667. Elle a certainement reçu l'éducation réservée aux jeunes filles de l'époque et contribuait aux corvées auxquelles ses parents l'assignaient.

Les circonstances de la rencontre d'Eustache et d'Élisabeth demeurent hypothétiques. Bien qu' il soit possible que comme plusieurs habitants de l' époque, le père d' Élisabeth ait pu s' adonner à la traite des pelleteries pour obtenir un revenu d' appoint et ainsi avoir été en mesure de connaître Eustache. Cela apparaît moins probable que Eustache ait pu connaître Élisabeth en allant rendre visite à un de ses confrères ou amis habitant dans le voisinage. Toujours est-il qu' Eustache a certainement convaincu Louis de devenir son beau-père en lui démontrant qu' il vivait très bien de ses activités et que cela compensait très bien qu'il ne soit pas propriétaire d' une terre cultivable. Déduire qu' Eustache était très habile à négocier et qu' il pouvait inspirer confiance et séduire ne serait pas une erreur.
Le 30 août 1673, Eustache achetait6 la propriété d'Antoine Combette dit Desjardins, lui aussi un ancien soldat réformé qui sera7  retrouvé mort sur la glace du lac Saint-Pierre en 1676. Cinq ans après avoir été réformé, Eustache et Élisabeth convolaient à Montréal le 13 novembre 1673. Du coup, Élisabeth se retrouvait désœuvrée et seule au foyer.              

Le premier août 1674, Eustache obtenait un engagement de Louis Dubuc probablement en vue d'un voyage. Eustache devait s'absenter de très longue période à courir les bois et en passant en coup de vent. Au printemps de 1677, Élisabeth s'amourachait du voyageur Jacques Hubert dit Lacroix. Ce qui explique que le 11 février 1678, son amant et Élisabeth se retrouvait 8 au baptême de leur fils Nicolas. Étaient présents le serviteur de l'hôpital Nicolas Villenau qui se trouverait être son parrain, la marraine Catherine Charles, épouse de Urbain Jetté, qui attestait que la mère lui aurait dit que le dit Jacques Hubert était bien le père de l'enfant et le curé officiant Gilles Perot.

Nul besoin de dire l'opprobre social auquel Élisabeth se voyait désormais confronter. Il faut croire qu' Eustache aurait fait la part des choses en cessant de voir Élisabeth comme une enfant. Cette mésaventure expliquerait pourquoi le couple se retrouvait, en 1681, dans la seigneurie de Contrecœur. Elle n'était pas seule sa sœur Catherine et son nouvel époux s'installaient également dans le voisinage. L'année précédente Élisabeth avait perdu sa mère. Le petit Nicolas n'était pas avec eux et ni avec son père à Montréal. Il serait donc décédé entretemps. Le couple disposait alors d'un fusil, de trois bêtes à cornes et de quatre arpents en valeur. Élisabeth était alors enceinte de Jean-Baptiste l'aîné de la famille après huit ans d'attente.

Tout indique qu' Eustache aurait poursuivi ses activités de coureur des bois car il faudra près de sept autres années avant la naissance de Rosalie, leur second enfant, survenue le ou vers le 22 avril 1688 à la Pointe-aux-Trembles. Le couple était alors revenu de Contrecœur probablement sur la terre acheté de Combette. Une épidémie de rougeole sévissait 9alors dans toute la colonie et dont le bilan s' élevait à 500 morts chez les colons et de 300 chez les amérindiens. Louis, le père d' Élisabeth, Eustache Guertin, le filleul d' Eustache, et sa sœur seraient très probablement décédés chez Élisabeth de la variole car le 10 avril précédent, le notaire Antoine Adhémar dit Saint-Martin procédait à l' inventaire des biens paternelles d' Élisabeth. Les biens étaient vendus aux enchères le même jour et rapportait 340 livres et 10 sols aux héritiers. .

Puis changement de comportement de la part d'Eustache, car un enfant naissait à tous les deux ans par la suite, ce qui démontre qu'il était plus présent. Pourquoi? Puisque rien n'indique que le couple ait été installé pour être en mesure d'exploiter une ferme comme à Contrecœur, soupçonné qu' Eustache tentait de devenir un engageur constitue une piste à explorer. Un engageur était un homme d'affaires qui disposait des ressources financières nécessaires pour engager des voyageurs ou des coureurs des bois qui partaient traiter des pelleteries avec les amérindiens. Il préparait l'expédition en fournissant les canots, une partie des vivres, les munitions et les biens à troquer qui étaient prisés par les autochtones. Il va sans dire que c'était un investissement à haut risque car l'engageur pouvait se faire flouer par les voyageurs embauchés, perdre la totalité ou une partie de la marchandise dans un naufrage ou une embuscade ou au final ne pas obtenir le prix escompté sur les fourrures pour une multitude de bonnes et de mauvaises raisons. Par contre, si tout se déroulait sans trop de dommages les gains encaissés d'une expédition étaient considérables. D'où le nombre élevé de compétiteurs agissant pour leur propre compte ou en sous main pour d'obscurs financiers. Les autorités tentaient de limiter les engageurs indépendants en exigeant des permissions pour faire cette activité commerciale. Sans permission, s'ajoutait pour l'engageur indépendant le risque de tout perdre par saisie ou d'obtenir un prix désavantageux sur une marchandise qui ne pouvait alors être acheté que par des receleurs.

Le 8 juillet 1689, Eustache et ses confrères ont des démêlés avec le marchand Jean Maillot. Dans ces conditions, Eustache semblerait ne pas avoir tirer son épingle du jeu. Â un point tel que le 29 janvier 1694, le couple entamait une brillante démarche judiciaire. Élisabeth entamait un procès contre Eustache en séparation de biens pour « mauvais ménagement l'obligeant de travailler pour gagner la vie de ses enfants »10. Eustache était représenté par l' huissier George Pruneau et les témoins Nicolas Demers et Nicolas Jetté étaient entendus. Le 12 février suivant, Élisabeth se voyait accorder la séparation requise. Cette manœuvre permettait de mettre à l'abri le patrimoine familial. Mais, en plus, Élisabeth se voyait permise de transiger sans l'accord de son mari. La séparation de biens n'impliquait pas la séparation de corps. Car le couple aura trois autres enfants par la suite dont un la même année que le jugement. Difficile de prétendre qu'il n'y a pas eu de concertation entre les époux.

                                                   

Peu avant le procès, le 25 novembre 1693, Eustache louait11 pour une année dans le fort de Montréal du charpentier et soldat Jean-Baptiste Fontenelle dit Champagne le terrain des lots 187B20 et B21 situé à l'est de la rue Saint-Gabriel entre la rue Notre-Dame et la Petite Rivière des Fonds. Peu après le procès, le 20 août 1694, c'était au tour d'Élisabeth enceinte qui achetait12 un terrain sur le lot 181Q des Religieuses Hospitalières de Saint-Joseph situé sur la rue Saint-Jacques côté sud, entre la rue Saint-Lambert et la rue Saint-Gabriel, tout à côté du terrain loué un peu plus tôt par Eustache. Il faut dire que les braves religieuses ne dédaignaient pas faire dans la spéculation foncière. En effet, le terrain qu'elles vendaient à Élisabeth avait été acheté deux jours plutôt d'un dénommé Pierre Roy.

Il faut croire qu' Eustache avait13 gagné le procès l'opposant à Jean Maillot. Car ce dernier interjetait appel. Représenté à Québec par l' huissier Étienne Marandeau, Eustache répondait à une ordonnance en date du 17 janvier 1695 qui exigeait le dépôt des griefs d'appel. Puis le 21 février suivant un arrêt exigeant14 que Jean Maillot fasse de même. Eustache, son beau-frère Louis Guertin, un dénommé Jean Roy et plusieurs autres impliqués ont, semble-t-il, réglé à l'amiable car l'appel n'a pas été entendu. Jean Maillot avait probablement engagé Eustache et son équipe pour une expédition de traite et le marchand estimait que les voyageurs n'avaient pas respecté les conditions d'engagement. Cet épisode montre bien que Eustache était encore très actif et qu'il ne se laissait pas faire.

Le 10 décembre 1696, Élisabeth achetait15 du cultivateur Paul Dazé le terrain du lot 181R et l'annexait à celui acheté en 1694 aux religieuses pour y construire une grande maison en bois de 659 pieds carrés français16 suivi plus tard par une petite dépendance de 80 et une plus grande de 179 pieds carrés français. Les affaires allaient bien car la famille a très probablement habité la maison au moins jusqu'au décès d' Élisabeth.

Surprise, le 17 juillet 1700, Pierre Raimbault receveur des seigneurs de Montréal, intentait un procès contre Élisabeth pour des arrérages de rentes et de cens sur une concession située à Notre-Dame-des-Neiges et appartenant à Eustache. C'était donc une concession obtenue par Eustache avant 1700 peut-être vers 1693. Connaissait-elle l'existence de cette propriété? Très probablement car pourquoi faire un débours avant que cela ne soit absolument nécessaire? Tout indique qu'elle aurait réglé le litige et le sort de cette concession demeure inconnu. Élisabeth mettait au monde son dernier enfant en 1702 ce qui permet de penser que le couple n'était pas en mauvais terme. Il faut croire que les seigneurs de Montréal connaissait l'arrangement financier du couple et force est de constater que le traitement des taxes foncières n'étaient pas différents à l'époque de celui pratiqué de nos jours. Ce qui prouve également que le couple n'était pas entièrement à l'abri des créanciers au trousse d'Eustache.

Jour sombre, le 21 mars 1714, était17 inhumée Élisabeth, décédée plus tôt à l'hôpital Hôtel-Dieu, très probablement victime de l'épidémie de rougeole qui sévissait et qui faisait 302 morts. Il faudra près de trois ans pour résoudre la succession d'Élisabeth. Le 10 juillet 1717, le gendre d'Élisabeth, Jean Crevier dit Saint-Jean déposait18 une requête afin d'être déclaré tuteur des enfants mineurs de sa belle-mère. Cette requête demandait également la permission de liquider la succession aux bénéfices des héritiers. Il faudra faire une expertise sur la valeur marchande des propriétés de la défunte, trancher l'opposition faite par le marchand Jean-Baptiste Charly et vendre les biens pour faire le partage. Le 25 septembre suivant, le testament était homologué, le litige avec le marchand permettait de liquider et de distribuer les profits.

L'inventaire a permis de constater qu' Élisabeth était propriétaire d'une concession sur la côte Saint-Michel. Puisque les concessions n'étaient que très rarement accordées aux femmes mariées, il faut croire qu'Élisabeth a dû en faire l'achat. Pourquoi s'est-il écoulé trois ans avant le dépôt de la requête de tutelle? Très probablement parce qu' Eustache était présent. Ses absences prolongées ont peut-être reprises et poussées le gendre à agir afin d'éviter le dépérissement des propriétés et des biens. De plus, à cette date le plus jeune enfant avait quinze ans et plusieurs héritiers désiraient l'argent pour s'établir et d'autant plus qu' Eustache n'avait pas droit au chapitre. Eustache héritait19 tout de même de la maison familiale qui sera démolie en 1725 et le terrain transmis à sa succession. Peu de temps après le décès d' Élisabeth, le 11 septembre 1714, Eustache subdivisait20 un des lots et vendait la parcelle à Alphonse de Tauty de Paludy qui était le commandant du fort de Détroit.

Eustache survivait seize ans à sa compagne. À Montréal, le 26 mars 1730 Eustache quittait 21 ce monde et son corps était inhumé le lendemain, il était octogénaire.

Si Élisabeth devait travailler pour nourrir ses enfants, il faut croire que l'emploi qu'elle occupait était rémunérateur. Pouvoir acquérir des terrains et disposer des fonds pour faire construire une maison et des appentis n'étaient pas une situation financière qui caractérisait les femmes de son époque. Même les plus bourgeoises étaient rarement aussi entreprenantes qu'Élisabeth. Le contexte dans lequel a vécu Élisabeth permet de déduire qu'elle aurait évolué dans le commerce des fourrures. Eustache devait être un excellent voyageur dépourvu du sens des affaires. Lui et probablement quelques uns de ses confrères fournissaient les peaux à Élisabeth qu'elle transformait probablement en manteaux et en accessoires qu' Eustache utilisaient pour en faire la promotion lors de ses expéditions. Sa présence dans le fort de Montréal, où se rassemblait tout ceux qui couraient les bois dans la région, n'est sûrement pas étrangère à cette activité.

L'indépendance financière dont Élisabeth bénéficiait a certainement contribué pour qu'elle puisse disposer de capitaux qui lui étaient propres et jouxté à d'indéniables talents d'administratrice et d'entrepreneur lui ont permis de contribuer à l'essor de sa communauté et ici il n'est même pas inclus les enfants qu'elle a donné.

Descendance:

Nicolas Hubert 22: Fils adultérin d'Élisabeth et du voyageur Jacques Hubert dit Lacroix, l'enfant baptisé à Montréal le 11 février 1678 serait décédé avant le recensement de 1681.

Jean-Baptiste 23: Né à Montréal le 28 décembre 1681 à Contrecœur, il décédait à Montréal le 21 août 1709 sans descendance connue.

Marie-Rosalie-Rose24    22: Surtout connue sous le prénom de Rose, elle était baptisée dans la paroisse Notre-Dame de Montréal le 22 février 1688 et épousait au même endroit Jean Crevier dit Saint-Jean (~1674-????) le 31 mai 1713. Famille établit à Montréal, au moins 5 enfants. Elle serait décédée le 27 juin 1752 et inhumée le lendemain sur la côte Saint-Laurent à Montréal.

Anne-Charlotte-Charles25 : Baptisée dans la paroisse Notre-Dame à Montréal le 19 février 1690, elle épousait au même endroit Jean-Baptiste Brignon dit Lapierre (1678-????) le 6 janvier 1710. Famille établit à Montréal au moins 7 enfants. Elle serait décédée le 30 mai 1786 à Montréal dans la paroisse du Sault-aux-Récollets.

Eustache26 : Né à Montréal le 20 septembre 1692, il devenait tonnelier. Il épousait, également à Montréal, Marie-Catherine Brazeau (1696-1726) le 1er décembre 1715. Famille établit à Montréal, au moins 4 enfants. Il convolait une seconde fois à Montréal sur la côte Saint-Laurent avec Marie-Madeleine Sarault dite Laviolette le 17 février 1727. Famille également établit à Montréal, au moins 5 enfants. Il décédait à Montréal le 14 juin 1788.

Marie-Louise27 : Née et baptisée le 28 décembre 1694 dans la paroisse Notre-Dame de Montréal, elle épousait à Montréal le voyageur Jacques Marette dit Desmarais (1691-1732). Famille établit à l'Assomption, au moins 3 enfants.

Louis28 : Né à Montréal le 11 février 1692 son destin demeure inconnu.

Anne29 : Née à Montréal le 25 mars 1699, elle survivait jusqu'au 15 mai suivant.

Jean-Baptiste30: Né et baptisé le 13 avril 1702 dans la paroisse Notre-Dame de Montréal, il devenait également tonnelier comme son frère Eustache. Il épousait à Montréal le 29 septembre 1725 Marie-Anne-Angélique Milange (~1705-1728). Famille établit à Montréal , au moins 2 enfants. Il se remariait toujours à Montréal le 9 janvier 1730 à Marie-Catherine Jolivet (1697-1751). L'union restait sans postérité connue.

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1PRDH, Fiche Individu #63264

2François-Alexandre Aubert de La Chesnaye des Bois, Dictionnaire de la noblesse, contenant les généalogies, l'histoire et la chronologie des familles nobles de France, Seconde édition, Tome XI, Chez Antoine Boudet, Paris, 1776, page 122

3Bernard Quillivic et als, Régiment de Carignan,

4Ibid

5Ibid

6Bibliothèque et Archives Canada, Fonds des greffes de notaires du Québec, Vente par Antoine Combette dit Desjardins à Eustache Prévost. Bénigne Basset, notaire., Fonds R11118-0-7-F, No. MIKAN 3077659, p. 3939-3943 : transcription, http://collectionscanada.gc.ca/ourl/res.php?url_ver=Z39.88-2004&url_tim=2011-01-29T02:24:47Z&url_ctx_fmt=info:ofi/fmt:kev:mtx:ctx&rft_dat=3077659&rfr_id=info:sid/collectionscanada.gc.ca:pam, 28 janvier 2011

7Ibid note 3

8PRDH, Fiche Baptême #40475

9PRDH, Fiche Baptême #40475 note 27

10Bibliothèque et Archives nationales du Québec, Fonds Juridiction royale de Montréal, Procès entre Marie Élisabeth Guertin, demanderesse, et son mari Eustache Prévost, défendeur, pour une séparation de biens, Cote TL4,S1,D22, 9 pages

11Adhémar, Dossier V-4006

12Adhémar, Dossier V-3107

13Bibliothèque et Archives nationales du Québec, Fonds Juridiction royale de Montréal, Ordre aux parties, Jean Maillot, marchand de Montréal, et Eustache Prévost, Jean Roy, Louis Guertin et autres, de produire respectivement leurs griefs d'appel Cote TTP1,S28,P7077, 1 pages

14Bibliothèque et Archives nationales du Québec, Fonds Juridiction royale de Montréal, Arrêt ordonnant que Jean Maillot, marchand de Montréal, donnera communication au huissier Marandeau, Cote TP1,S28,P5778, 1 pages

15Ibid note 12

16Un pied-du-roi carré selon la toise du Châtelet, en vigueur après 1668, couvre une superficie de 0,1055210256 m² donc la superficie convertie de la maison est de 69,54 m²., Wikipédia, http://fr.wikipedia.org/wiki/Unit%C3%A9s_de_mesure_anciennes_%28France%29, 20 janvier 2011

17PRDH, Fiche Individu #33503

18Bibliothèque et Archives nationales du Québec, Fonds Juridiction royale de Montréal, Tutelles des enfants mineurs d'Eustache Prévost et de feu Élisabeth Guertin, Cote TL4,S1,D2130, 10 pages

19Adhémar, Dossier 18.472

20Adhémar, Dossier 18.458

21Ibid. note 1

22Ibid. note 8

23PRDH, Fiche Famille #4214

24Ibid.

25Ibid.

26NosOrigines.qc.ca, Généalogie du Québec et de l'Acadie, http://ourorigins.org/GenealogieQuebec.aspx?genealogie=Prevost_Eustache&pid=18215&lng=fr, 31 janvier 2011  Ibid. note 21

27NosOrigines.qc.ca, Généalogie du Québec et de l'Acadie, http://ourorigins.org/GenealogieQuebec.aspx?genealogie=Prevost_Marie-Louise&pid=59825&lng=fr, 31 janvier 2011Ibid. note 21

28Ibid, note 23.

29Ibid, note 23.

30NosOrigines.qc.ca, Généalogie du Québec et de l'Acadie, http://ourorigins.org/GenealogieQuebec.aspx?genealogie=Prevost_Jean-Baptiste&pid=59826&lng=fr, 31 janvier 2011

13 février 2011 5

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