Marie-Madeleine Jarret de Verchères

 
Verchères, Marie-Madeleine Jarret de (1678-1747), l'héroïne, est née en le seigneurie de son père sur le fleuve Saint-Laurent, vingt miles en aval de Montréal, le 17 avril 1678, la fille de François Jarret et Marie Perrot. En octobre 1692, quand ses parents étaient absents, une bande de pillards Iroquois paru au fort. Madeleine a pris le commandement, et avec l'aide de ses deux jeunes frères, deux soldats, et un vieillard de quatre-vingt ans, a défendu le fort pendant une semaine, lorsque l'allégement provenaient de Montréal. En septembre 1706, elle épouse Pierre-Thomas Tarieu de la Pérade. Dans ses années plus tard, elle était surtout distinguée à cause du grand nombre de procès dans lequel elle s'engageait.
Elle est décédée le 8 août, 1747.

Voir PG Roy, Madeleine de Verchères, plaideuse (Trans. Roy. Soc. Can., 1921), et AG Doughty, une fille de la Nouvelle-France (Ottawa, 1916).
Source : W. Stewart Wallace, ed., The Encyclopedia of Canada , Vol. Source: W. Stewart Wallace, éd., The Encyclopedia of Canada, vol. VI, Toronto , University Associates of Canada , 1948, 398p., p. VI, Toronto, University Associates of Canada, 1948, 398p., P. 233. 233.

 


Marie Madeleine de Verchères

Madeleine et son curé

Sous le régime français, on fait appel aux tribunaux pour régler toutes sortes de problèmes, aussi bien d'ordre religieux ou civil. Madeleine de Verchères est une habituée des tribunaux : elle y recourt souvent ou encore, ses voisins l'y conduisent.

Le plus célèbre demeure celui qui met en lice Gervais Lefebvre, curé de la paroisse Batiscan, et la seigneuresse de Ste-Anne-de-la-Pérade.

Madeleine apprend que son ami depuis seize ans, voire même le confident de la famille se permet de réjouir ses paroissiens avec une chanson en forme de litanie qui met en cause la seigneuresse :
"Sancte, la grande vache rouge, ora pro nobis.
Sancte Madame avec ses deux petites citrouilles, ora pro nobis.
Sancte finette, voyez, c'est une chienne, ora pro nobis...."

Et cà continue comme cela, mais de façon scabreuse en faisant allusion à des détails anatomiques de l'héroïne de Verchères ou à la présence du "bonnet à Boileau sous le chenêt de Madame de La Pérade".

N'écoutant que son honneur blessé, Madeleine écrit à monseigneur Dosquet pour se plaindre de la conduite de son curé. L'affaire rebondit devant la Prévôté de Québec où Gervais Lefebvre comparait à la fin de juillet 1730. On y apprend que les litanies ne sont rien à comparées aux propos tendancieux que le curé se permet sur la conduite et la personne de madame. Le 29 août, l'accusé est condamné "à la somme de deux cents livres de dommages et intérêts envers lesdits sieur et dame de la Pérade." Le curé porte la cause devant le Conseil supérieur, la plus haute instance judiciaire de la colonie. La sentence de la Prévôté est renversée et les seigneurs sont condamnés "aus dépens des causes principales et d'appel" Madeleine ne se tient pas pour battue et s'embarque pour la France en 1732 où elle veut porter sa cause devant le Roi.
En 1733, les deux parties enterrent enfin litanies et hache de guerre.

Sources :  Livre Racines volume 30 page 596
Texte fourni par Marguerite Lafontaine

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