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Marie-Françoise Hertel, ursuline

 
     
     


Marie de l'Incarnation
Les Ursulines au Québec

Marie-Françoise Hertel (1679 +...)
Elle est la fille et la huitième enfant de Joseph François Hertel, héros de Trois-Rivières et de Marguerite-Josèphe De Thavenet. Elle est née à Trois-Rivières le 1er novembre 1679. Elle rentre au couvent des Ursulines de Trois-Rivières et est novice le 8 septembre 1698. Elle prononce ses derniers vœux le 9 septembre 1700. Elle sera à la ville de Québec en 1713. Elle se nomme Mère St Exupère. Elle décèdera 4 mars 1770 et sera inhumée sous l’avant-chœur de l’église de Québec, étant décédée au Monastère des Ursulines de Québec.
 

Sources :
http://www.nosorigines.qc.ca/  ; Tables généalogiques de la Noblesse Québécoise du XVIIè au XIXè siècles, table 92
Audrey Hivon,Technicienne en documentation, Monastère des Ursulines de Trois-Rivières, Service d’archive

Recherches : Jocelyne Nicol
 
     
(De notre reporter des T.-R. du Boréal Express)


Hier après-midi a eu lieu une bagarre à la porte du Monastère des Ursulines. Un de ces déplorables résultats pour les Trifluviens sera que la fille du "Héros Hertel" n'habitera plus au susdit monastère !

Nos lecteurs se rappellent qu'il y a une douzaine d'années, Mademoiselle Françoise Hertel avait obtenu la permission de se faire religieuse, non, selon son désir, au monastère des Ursulines de Québec, fondé par Marie de l'Incarnation, mais à celui de Trois-Rivières érigé en 1697 par Mère Marie Drouet de Jésus.

On se souvient aussi de la lutte épique livrée par la jeune fille à cette occasion, contre ses neuf frères, surtout de Rouville qui ne cessait de lui dire : "Quelle folie à toi, Fanchette, de ne rêver à ton âge qu'à t'enfermer dans un couvent ! Crois-moi, laisse la place aux Ursulines à quelque vieille fille dont le monde ne veut plus !"

Depuis plusieurs années, un sourd mécontentement grondait chez tous les admirateurs de François Hertel qui croyaient tout bonnement que tout ce qui se rattachait au nom du "Héros" devait siéger au premier rand, même en dedans d'un couvent cloîtré.

Les censitaires ayant appris hier que les résultats des élections pour la maison de Trois-Rivières étaient arrivés, (comme d'ordinaire, élections faites à Québec), se rassemblèrent en avant du couvent pour savoir si le scrutin avait enfin désigné la fille de Hertel comme supérieure.

Hélas ! il n'en était pas ainsi. Outrés de dépit, ils se répandirent en invectives contre celles qui déjouaient une fois de plus leur ambition. Enfin, les mécontents allèrent si loin et firent tant de tapage qu'il ne fut plus possible d'en dérober la connaissance à celle qui en était la cause innocente.

La fille du "Héros" se montra digne de son père et aussitôt, malgré les années heureuses vécues dans cette ville, elle prit la résolution de s'exiler au Monastère de Québec.

Nul doute qu'en la maison où Marie de l'Incarnation exerça son zèle, les religieuses, se rappelant la conduite exemplaire de la petite Françoise à l'époque de sa grande communion, ouvriront toutes grandes leurs portes pour permettre à notre concitoyenne de continuer une vie, obscure, toute consacrée au service de Dieu et du prochain.

Sources : Le livre Boréal Express
Texte fourni par Marguerite Lafontaine

 

Les Ursulines en Nouvelle-France
et les amérindiennes

 

 

 


 

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