Accueil      Les 700 Filles du Roy  Filles à marier Le Régiment de Carignan  Navires départ de Dieppe 
Actes de baptêmes Filles du Roy
 
Généalogies Filles du Roy de la Vienne Poitou Navires Départ du Havre
Mes ancêtres, les Filles du Roy Actes mariages Filles du Roy Actes mariages Filles à marier Base de données  Navires départ de La Rochelle
 

Magdeleine ROYBON
Fille du ROY, sa généalogie
 

Recherches en France
par Madame Marie-José Deschamps


Eglise de Saint-Loup, Cepoy
Sources : Wikipédia

 

Magdeleine Roybon

De l’examen des registres paroissiaux de Cepoy, on peut déduire quelques informations sur la famille Roybon. Cette famille originaire du Dauphiné vient dans la région à la suite du duc de Nemours et de sa femme.

Ils sont alliés à la famille de Saint-Ours. La mère de Etienne de Saint-Ours, le grand-père de Pierre de Saint-Ours, capitaine du régiment de Carignan qui vint au Canada, étaient Roybon.

I - Jean Roybon, l’ancêtre écuyer est sieur de Mongeard[1] en Dauphiné, près de Grenoble. Il est marié à Geneviève de Montbrun[2].

La famille arrive dans la région de Montargis avant 1606.

II - Jacques I, son fils, sieur de Montgéard devient sieur d’Allonne, par son mariage avec Marie de La Tour le 5 janvier 1596. Il est maître de l’Hôtel de Monsieur de Nemours, Contrôleur en la maison de monseigneur le duc de Nemours. Il vit donc dans l’entourage de Jacques de Savoie, duc de Nemours et de son épouse, Anne d’Este, (1531-1607) fille aînée de Renée de France, duchesse de Guise puis de Nemours, dame de Montargis. Il est ensuite au service de Henry de Savoie-Nemours, (1572-1632). Il est souvent mentionné dans le livre de comptes de la maison de Nemours.
Il semble faire un deuxième mariage avec Marie Tourtay
[3]. Il meurt à Cepoy le dimanche[4] 8 décembre 1616. Il est dit seigneur d’Allonne assis en la paroisse de Gondreville-la-Franche[5].
Il apparaît comme parrain à Cepoy en 1606 et à Montargis le 26 novembre 1613. Il meurt à Cepoy, le 18 décembre 1616.

« Le dimanche XVIIIe jour de decembre audict an (1616) fut inhume noble home Jacques Roybon contrerolleur en la maison de monseigneur le duc de nemoux et seigneur d’Allonne assis en la paroisses de Gondreville la franche[6]. »

De ses mariages naissent plusieurs enfants dont :

Magdelaine à qui on ne connaît pas d’alliance.

Jacques II, écuyer, hommes d’armes de la compagnie du roi, écuyer tranchant à la cour, …

Marie fille de Marie Tourtay[7] qui épouse à Cepoy, le 17 février 1620, Jacques d’IMBAULT, écuyer.

« Le lundi dixseptiesme febvrier mil six cens vingt, furent espouses noble home Jacques d’Imbault escuier sieur des Grands Genaivres[8] et damoiselle marie Roybon assiste, ledit Imbault de messires du Forts des Eaux et de Renneville[9] ses frères, ladite damoiselle de Roybon, de damoiselle Marie Tourtay sa mère épouse de deffunct monsieur Roybon sieur d’Allonne et de monsieur de Javercy[10] et plusieurs autres tesmoings, mon sceing cy mis, Moreau. »

Marie et Magdeleine apparaissent régulièrement dans les actes paroissiaux comme marraines.

 

III - Jacques II épousera Elisabeth Baillif[11]. De cette union il y a au moins cinq enfants : (Je les indique dans l’ordre où ils apparaissent dans les registres. Ceux-ci étant lacunaires, les naissances de certains enfants ne sont pas trouvées.

 - Elisabeth dont on trouve l’acte de naissance[12] en latin sur les registres de Cepoy en 1633.

« L’année de la rédemption mil six cent trente trois, le jour du seize octobre fut baptisée Elisabeth fille de Jacques Roybon écuyer et seigneur d’Allonne et de damoiselle Elisabeth Baillif ses parents, le parrain fut Guy Baillif[13] écuyer et seigneur de Mainvilliers et la marraine fut damoiselle marie de Tourtay,

signé Baillif de Mainvilliers et Marie Tourtay. »

- Léonne, née le 27 novembre 1634.

« Ce 27 esme jour de novembre a esté baptisée une fille de Jacques Roybon escuyer seigneur d’Allonne et de Elisabeth Baillif ses père et mère, parrain et marraine Jehan Conquérant écuyer, sieur de Janot et mademoiselle Leonne Baillif,

Signé Le Conquérant, Leonne Baillyf, Hamard, prêtre »

Elle est souvent marraine.

Elle signe sur les registres Léonne Roybon puis après la disparition de sa sœur Marie, elle signe Léonne Marie Roybon.

Elle épouse en premières noces Loys de Guériot, écuyer, sieur de Magny. (acte non retrouvé)

Elle épouse Charles de Birague des Essars, le 26 septembre 1673, à Montargis. (Loiret). Le mariage est annulé pour consanguinité au 3e degré. Il est réhabilité le 6 février 1674.

Elle est marraine[14] le 9 novembre 1656, à Corquilleroy de « François Gaignon fils de Louis receveur du Chastellet et de Jeanne Rafar, le parrain François Régnard écuyer sieur du Chastellet et autres lieux. » Des membres des familles Gaignon ou Gagnon sont reconnus pour être partis au Québec.

- Marie, ( acte non trouvé), est plusieurs fois marraine.

- Louis, né en 1638, a pour parrain Charles de Birague[15] et marraine Louise Baillif[16]. Il prendra le titre de sieur d’Allonne.

« Ce vendredi iiesme Avril (1638) a este Baptise Louis fils de Jacques Roybon Escuier, Sieur dallonne et de Elisabeth Baillif, ses pere et maire Parrain et Marraine Charles de Birague sieur de la Chise et Louise.

Signé Charles de Birague, Louyse Baillyf. »

- "Magdeleine", née le 7 janvier 1642 à Cepoy.

Ceci est une traduction de l’acte en « latin » de 1642, commune de Cepoy (Loiret), baptême de Magdeleine Roybon

« L’année de la rédemption mil six cent quarante deux, le septième jour du mois de janvier est née et a été baptisée Magdeleine fille de Jacques de Roybon écuyer et seigneur d’Allonne et de damoiselle Elisabeth Baillif ses parents ; son parrain fut Jacques Imbaut[17] écuyer et seigneur du Fort des Eaux[18] et sa marraine fut damoiselle Magdeleine Roybon sa tante maternelle. »

Voir photo de l'acte ici

Plusieurs fois marraine entre 1653 et le 10 novembre 1666.

Remarques

Il est à noter que la famille Roybon est en relation avec les familles Le Conquérant, seigneurs de Gondreville-la-Franche, de Fera (Ferrat) originaires d’Italie, seigneurs de Rouville-Malesherbes, Régnard alliés aux Bégon, sieurs de la Perrine, aux Le Petit, sieurs de la Grand-Cour, aux Gauville, sieurs de Javercy (Jarversy) et Ascoux près de Pithiviers.

Quant aux liens de Vitry-aux-Loges avec le Québec :

Les Sabrevois par l’alliance Morainville et le fief de Jarnonce, les Rogres de Champignelles sont seigneurs du Plessis, Vitry-aux-Loges. Les de Picot de Dampierre possèdent les fiefs de Vaux (Vitry-aux-Loges) et Combreux (45530). Les de Brisay de Denonville, ont séjourné à Vitry.

Deux prêtres de la paroisse de Vitry ont certainement eu des influences : le curé Jogues de 1706 à 1727, parent d’Isaac Jogues et le vicaire Jacques Ruël de la compagnie de Jésus, en 1730.

Le régiment de Carignan a dû passer à Vitry en 1665.

 

[1] Mongéard, Vaulx Milieu, Isère.

[2] Montbrun en Dauphiné.

[3] La famille Tourtay est impliquée dans la conjuration de La Mole ou des Mécontants  en 1574, après la Saint-Barthelémy.

[4] Registre paroissiaux de Cepoy, 271 O SUPPL. GG/1, (1591-1636), F° 76, 1616.

[5] La famille LE CONQUERANT est seigneur de Gondreville-la-Franche (Loiret). Gondreville-la-Franche commune du Gâtinais, proche de Montargis et de Cepoy.

[6] Registre paroissiaux de Cepoy, 271 O SUPPL. GG/1, (1591-1636).

[7] Le nom est parfois transcrit Toutay mais la signature donne Tourtay. Registre paroissiaux de Cepoy, 271 O SUPPL. GG/1, (1591-1636). «  Avons fait extraire des prisons de la Conciergerie du palais François de Tourtay demeurant à Tours en la paroisse de St Symphorian au fauxbourg qui a dit que son père est capitaine pour le Roy, ayant eu charge en l’artillerie et depuis dix ans à servit son père. Il a esté secrétaire du sieur de Grandchamp en Turquie , où il estoit ambassadeur. » Mémoires de l’estat de France, sous Charles Neufiesme. Goulart, Collège de la Compagnie de Jésus. Guillaume de Grandrie, sieur de Grandchamp, ambassadeur de Turquie, 1566-1571.

[8] Le Fief des Grands Genèvres dépend de la Châtellenie Royale de Boiscommun.

[9] Renneville = Reigneville près de Pithiviers.

[10] François de Gauville, sieur de Javersy, époux de Suzanne de Vestus.

[11] Maison de Baillif ou Baillyf, seigneur de Mainvilliers en Pithiverais. Elisabeth Baillif, fille de Claude Baillif, écuyer, sieur de Rilly, conseiller et médecin du roi et de Léonne Lombart.

[12] Registre paroissiaux de Cepoy, 271 O SUPPL. GG/1, (1591-1636).

[13] Guy Baillif, frère de Elisabeth, oncle de Madeleine. Ecuyer, seigneur de Mainvilliers, gentilhomme ordinaire de la maison du roi, brigadier des Gendarmes de la Garde. Son fils Guy, sieur de Godonvilliers, avocat en parlement, fera office de juge pendant l’absence du lieutenant de Yèvre le Châtel.

[14] Archives paroissiales de Corquilleroy (Loiret) 3Num 104/1, 1649-1668, f° 21.

[15] Charles de Birague, d’une famille d’origine italienne, venue en France par les faveurs de Catherine de Médicis, fait partie de l’entourage du duc et de la duchesse de Nemours et est au service du roi.

[16] Louise Baillif, plus jeune sœur d’Elisabeth Baillif, mère de Louis. Elle est religieuse à Sainte-Marie de Montargis. (Généalogies orléanaises d’Hubert et Vassal).

[17] Jean Imbault, seigneur du Fort-des-Eaux, époux de Marie de La Taille (c.m.) 03/07/1599. les Imbault sont aussi seigneurs de Rougemont près de Pithiviers.

[18] Le Fort-des-Eaux, fief de Bouilly-en-Gâtinais (Loiret) qui relève de Yèvre-la-Ville.

Haut de page