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                                                                              Procès de Nicolas Le Casteloir

                                                                                        Transcription de Fidèle Thériault

Sources : Archives nationales du Canada
MG1-G2 – Greffe du Conseil supérieur de Louisbourg, volume 186, f. 148-179.
Folio 149

"Plainte de dénonciation de Jean Barré du nommé Casteloir - Le 22e aoust 1740"

À Bonnaventure le vingt (?) du mois d’aoust mil sept cent quarante

Monsieur Cheverez capitaine du navire Le St-Joseph de St Jean de Luz arrivé le premier à Bonnaventure le coste du Canada pour faire la pesche des mollües.

Supplie humblement le sieur Jean Barré capitaine du navire La Sainte Catherine de présent à la ditte coste du Canada pour y faire la pesche de mollües seiche, le tous remontre que la nuit du dix aoust au dix neuf du dit mois, le nommé Nicolas Le Casteloir un de ses engagés s’est avisé sans aucune raison de luy enlever et dérober la meilleure de ses chaloupes après avoir incité et subordoné trois hommes du sieur Denis Fougerais habitant aussy à la ditte coste pour luy ayder à faire ledit vol et enlevement de la ditte chaloupe et desertion, et qui a obligé le plaintif sur le champs le dix neuf du courant au matin de s’embarquer et de desarmer une de ses autres chaloupes de pesche avec (f. 149v) cinq hommes, et armé la prompte diligence pour poursuivre les dits dézerteurs et enleveur de son bien, lesquels après les avoir poursuivis et fait vingt lieux de chemin le long de la ditte coste de Canada, le dit plaintif les a attrapés, ce qui luy fait un tort très considérable estant au milieu de sa pesche et qu’il mit hors d’estat de mettre son armement à couvert, luy ayant détourné ses deux chaloupes l’espace de huit jours par les vents contraires qu’ils ont arresté dans plusieurs ports, et qui a empesché aux deux chaloupes de prendre pendant le dit temps soixante quintaux de mollüe et comme il est très préjudiciable de remedier à pareil inconvenient et dezertion et vol qui arrive tous les jours à la ditte coste, pourquoy le dit plaintif s’adresse à vous, vous remet le coupable affin qu’il vous plaise de l punir de quelques peines afflictive suivant l’ordonnance pour montrer l’exemple (f. 150) et vous feréz justice. Fait à Bonnaventure le vingt deuxième aoust mil sept cent quarante; signé Jean Barré

Veû la plainte présentée du sieur Barré présentée à moy Jean Detchevery amiral de la ditte coste, je fais assembler les capitaines et officiers du dit havre et avons tous ensemble examiné les coupables, lesquels ont avoué; tous les faits spécifiés dans la ditte plainte, c’est pourquoy trouvant l’occasion du sieur Paris qui fait voille pour l’Isle Royale, nous l’envoyons à ce qu’il plaise à messieurs de l’admirauté ou autre puissance en faire justice convenable. Fait à Bonnaventure ce 22e aoust 1740.

Ainsy signé J. Detcheverry, Lucas de Grandjardin, J. Clement, François Le Caplain, J. André Le Caplain, M(ichel?) d’Hirigoyen.

Collationné à l’original par moy soussigné greffier

Le Paumier

(f. 151)

 

Déclaration de Bernard Paris – 26e août 1740

Extrait du registre des déclaration et rapports faits au greffe de l’Admirauté de Louisbourg

Aujourd’huy vingt sixième aoust mil sept cent quarante, pardevant nous Louis Levasseur conseiller du Roy, lieutenant général de l’admirauté de Louisbourg Isle Royalle, le procureur du Roy présent au greffe de cette admirauté; est comparû Bernard Paris capitaine du navire L’Impréveû, lequel nous a declaré estre party de Quebecq pour venir en ce port &c.

Et qu’ayant esté obligé de relacher à Bonnaventure, dimanche dernier à cause des vents contraires, il dedscendit à terre & fut trouver le sieur Chevery capitaine du navire Le Saint Joseph qui (f. 151v) luy dist qu’il y avait le nommé Nicolas Casteloir engagé avec le sieur Jean Barré capitaine du navire La Sainte Catherine qui estait arresté pour avoir deserté et emmené avec luy une chaloupe appartenant au dit sieur Barré, pourquoy ledit Barré avait esté obligé de courir après, et qu’au bout d’environ huit jours de recherches, il l’avait enfin trouvé & ramené audit lieu de Bonnaventure, & que comme ce crime merittait punition il le priait de prendre dans son bord le dit Nicolas Le Casteloir pour l’amener à Louisbourg et le remettre entre les mains de la justice pour luy faire son procès sur la requeste plaintive dudit Barré, présentée audit sieur Detchevery, pourquoy nous en fait sa déclaration & nous remet la ditte requeste &c.

Sigé sur le registre B. Paris, Levasseur & De La Borde

Collationné Le Paumier.

(f. 153)

Réquisitoire du procureur du Roy contre Casteloir

À Monsieur le lieutenant général de l’Admirauté de Louisbourg Isle Royalle

Le procureur du Roy vous remontre que le vingt six de ce mois Bernard Paris, capitaine du navire L’Imprevû venant de Quebecq, a déclaré au greffe de cette admirauté avoir dans son bord un homme appellé Nicolas Le Casteloir qui estait engagé en qualité de mathelot pescheur avec le sieur Jean Barré, capitaine du navire La Sainte Catherine mouillé à St Bonnaventure, lequel dit Le Casteloir luy a esté remis entre les mains audit lieu de St Bonnaventure par ordre du sieur Cheverry capitaine de naire amiral au dit lieu, pour estre remis à la justice à Louisbourg attendû que le dit Casteloir avait déserté et vollé à son dit capitaine une chaloupe de pesche qu’il avait emmené avec luy, ainsy qu’il est plus au long expliqué en la requeste plaintive du dit Jean Barré présentée au dit sieur (f. 153v) Cheverry en qualité d’amiral lequel par son appointement signé de luy du dit Barré et de plusieurs autres capitaines, l’ordonné que ledit Casteloir serait amené à Louisbourg pour en estre fait justice par les officiers de l’admirauté, laquelle plainte ledit Paris a remis au greffe, et le lendemain ledit Le Casteloir aurait esté conduit es prisons du fort de cette ville en verty de votre ordonnance, et comme le crime dudit Le Casteloir mérite une punition exemplaire pour la seureté des maistres et capitaines de navire, je requiert pour le Roy, que le dit Le Casteloir soit décreté de prise de corps, et écroué dans les dites prisons pour y rester jusqu’à l’instruction du procès, et ensuitte interrogé sur les faits résultans de la ditte plainte, lequel interrogatoire me sera communiqué pour requerir ce qu’il appartiendra.

Fait à Louisbourg ce 29e aoust 1740

Ainsy signé De La Borde

Veû la (f.154) présente requeste, nous avons donné acte au procureur du Roy de sa plainte et en conséquence nous ordonnons que le dit Nicolas Le Casteloir sera decrété de prise de corps et écroué dans les prisons de cette ville pour y rester jusqu’à l’instruction du procès, qu’il sera ensuite par nous interrogé sur les faits resultans de laditte plainte, pour ce fait, et l’interrogatoire communiqué au procureur du Roy, est ordonné ce qu’il appartiendra.

À Louisbourg ce 31e aoust 1740

Ainsy signé Levasseur

Collationné à l’original par moy soussigné greffier Le Paumier.

(f. 157)

 

Interrogatoire de Nicolas Casteloir – 1er septembre 1740

… lequel Casteloir après serment par luy presté de dire véritté, avons procédé à son interrogatoire comme il ensuit :

Interrogé de son nom, surnom, âge, qualité, demeure et religion

A repondû se nommer Nicolas Casteloir agé de six sept ans ou environ, mathelot de profession, natif de St-Malo, de la religion catholique, apostolique et romaine.

Interrogé d’où il vient et qui l’a amené icy

A repondu qu’il vient de la coste de Gaspée et qu’il est venu icy dans le bastiment commandé par le sieur Paris

Interrogé pour quelle raison il a esté envoyé icy et mis en prison

A repondû que c’estait pour avoir voulû dezerter et se tirer de dessous les coups du sieur Jean Barré qui le maltraitait et le faisait maltraiter.

Interrogé depuis quel temps il est à la coste de Gaspée et avec qui il y a esté.

A repondû qu’il y est depuis l’année dernière, qu’il y fut amené par le sieur Margere qui commandait L’Union, dont luy Casteloir estait de l’équipage, lequel (f. 158) le laissa de son consentement au service dudit sieur Barré, qui le (un mot?) au dit sieur Margere.

Interrogé sy la nuit du dix suit au dix neuf aoust dernier, il n’a pas enlevé à Bonnaventure une chaloupe de pesche appartenant au sieur Jean Barré capitaine du navire La Sainte Catherine faisant pesche audit lieu de Bonnventure

A repondû qu’il est bien vray qu’il avait enlevé une chaloupe à un endroit appellé La Grande Rivière proche Bonnaventure une chaloupe de pesche appartenant au sieur Barré, mais qu’il se souvient pas du jour.

Interrogé qui l’avait occasionné à enlever la chaloupe de son maistre et à dezerter.

A repondû que c’estait pour mauvais traittements qu’il exerçait sur luy, ledit Barré et gens de sa part, et lequel luy refusait de luy donner des hardes à compte de ses gages à luy deüs par ledit Barré.

A repondû qu’il luy doit sept mois (f. 158v) à raison de quinze livres par mois.

Interrogé s’y ce n’est pas luy qui avait engagé trois hommes de Denis Fougeray, habitant de Bonnaventure à dezerter avec luy.

A repondû qu’ils se sont autant conseiller les uns que les autres.

Ingterrogé comme(nt) se nomme les dits trois hommes et quelles raisons ils avaient à dezerter.

A repondû qu’il ne scait pas leur nom, et qu’ils estaient maltraités comme luy par leur maistre.

Interrogé en quel endroit il a esté arresté et par qui

A repondû qu’il a esté arresté par Jean Barré et le fils de Denis Fougeray à six lieues de Gaspée ou environ en un lieu nommé le Cap des Roziers en montant la rivière de Canada.

Interrogé en quel pays il voulait aller.

A dit que son dessein estait d’aller (f. 159) à Quebecq, ou il aurait laissé la chaloupe aux mains de monsieur Pacquet, amy du Sieur Barré, et ensuitte aurait fait son possible pour s’embarquer sur quelque navire pour passer en France.

Interrogé qui luy avait fourny les vivres pour le voyage qu’il voulait faire à Quebecq.

A repondu qu’il y avait un corbillon de pain dans la chaloupe qu’ils enlevaient et qu’un des hommes qui desertaient avec luy, pris aussy un corbillon de pain dans une chaloupe de leur maistre qui estait amarée au chaufaut, qui estait tous les vivres qu’ils avaient, sans aucunes autres vivres ny effets.

Interrogé combien de jour il y avait qu’il avait deserté lorsqu’il fut arresté.

A repondû qu’il fut arresté le troisiesme jour environ midy, et sur le soir, ils arriverent à Gaspé et le lendemain il le mena à Bonnaventure, où il le mis aux mains de l’amiral & le maistre des trois autres hommes (f. 159v) leur menâ les siens.

Interrogé s’il ne scait pas que d’enlever une chaloupe, c’est un vol manifeste et qui mérite punition aussy bien que de dezerter.

A repondû qu’il ny a eû que les mauvais traittements dudit Barré et gens de sa part, qui l’ont forcé à le faire.

Lecture faitte audit Casteloir du présent interrogatoire, a dit que les réponses contiennent véritté, y a persisté et a déclaré ne scavoir écrire ny signer de ce enquis suivant l’ordonnance & a esté, l’accusé, remis aux mains du caporol de garde pour le remettre en sa prison.

Fait le dit jour et an que dessus

Ainsy signé Levasseur, LePaumier greffier

Collationné à l’original par moy soussigné greffier

Le Paumier

(f. 162)

Recollement de Nicolas Le Casteloir – le 2 septembre 1740

L’an mil sept cent quarante, le deuxiesme septembre deux heures de relevé, nous Louis Levasseur, conseiller du Roy, lieutenant civil et criminel de l’admirauté de Louisbourg, Isle Royalle, nous sommes transporté en la chambre du Conseil Supérieur de cette ville assisté du sieur Pierre Henry Le Paumier greffier nommé en cette partie; ou estant avons fait venir des prisons, pardevant nous le nommé Nicolas Casteloir escorté de fusilliers, accusé d’avoir enlevé une chaloupe à Bonaventure et débauché trois hommes pour faire cet enlevement avec luy, appartenant au Sieur Jean Barré son capitaine, pour proceder au recollement dudit Casteloir sur son interrogatoire du jourd’hier, en vertu de notre ordonnance du matin de ce jour rendue à la requeste du procureur du Roy de ce siège, auquel Casteloir après luy avoir fait prester serment de dire véritté, avond fait faire lecture de son dit ineterrogatoire lequel a dit que ses réponses contiennent véritté, ny vouloir rien changer, augmenter ny diminuer, hors qu’il a dit de plus que ledit Barré luy avait promis des vivres pour son hivernement dernier sur trois mois de gages qu’il avait de (f. 162v) gages, lequel luy manqua de parole, ce qui força luy déclarant d’aller aux vivres du nommé Joseph David à un endroit nommé Le Barachois de Malbéz à trois lieux de Bonaventure, sans quoy il fust mort de faim, et que le printemps ne scachant où donner de la teste et que le dit Barré le faisait redemander, il eut encore la faiblesse de se rengager avec luy sur ses promesses qu’il le payerait bien et qu’il le enmenerait avec luy dans son batteau, et ne fut pas plustost rengagé qu’il continua ses mauvais traitements envers luy, jusqu’à luy refuser les hardes nécessaires pour servir, ce qui joint aux mauvais traitements, luy fist dire audit Barré au chaufaut qu’il l’obligerait à son aller, et Barré luy dist sur le champ «attendés mon bourgre, je vas vous donner la conduitte pour vous en aller», et en mesme temps d’un baston qu’il avait encore dans la main duquel il venait de le (f. 163) maltraiter, il luy cassa le dit baston sur le corps, et voyant son baston cassé, luy donna encore un souflet, et comme il y avait des gens de Denis Fougerait qui estaient proche qui avaient entendu dire, que luy dit déclarant voulait s’en aller, un luy dist «je m’en iray avec toi et d’autres aussy», ce qui leur fist prendre party de s’en aller environ trois jours après; a luy déclarant faute de hardes et par mauvais traitements, déclare de plus le dit Casteloir, que le peu de hardes et haillons qu’il a sur le corps actuellement, on les luy a donné depuis qu’il est icy, et cela deux personnes du bastiment du sieur (Bernard) Paris avec qui il est venu icy.

Lecture à luy faitte du présent recollement, déclare qu’il contien véritté et y a aussy persisté et n’a signé pour ne scavoir ny lire, écrire, ny signer de ce enquis suivant l’ordonnance, et a esté (f. 163v) ledit accusé remis entre les mains du caporal de garde pour le remettre en sa prison.

Fait le dit jour et an que dessus

Ainsy signé Levasseur & Le Paumier greffier

Collationné à l’original par moy le soussigné greffier

Le Paumier

(f. 164)

Conclusions diffinitives du procureur du Roy contre Casteloir – Le 7 septembre 1740

Le procureur du roi demande que Le Casteloir soit puni «pour desertion et enlevement de chaloupe mentionné au procès, pour réparation de quoy, qu’il soit battu et fustigé nud, de verges par l’exécuteur de la haute justice dans les carrefours et places de cette ville, et à l’un diceux qu’il soit marqué flétry d’un fer chaud, marqué d’un D et d’un V. sur l’épaule droits, et ensuite banny à perpétuité de cette colonie. Fait à Louisbourg ce sept septembre mil sept cent quarante.

(signé) De la borde.

(f. 165)

Autre interrogatoire de Nicolas Le Casteloir

Âgé de seize ans ou environ, matelot de profession, demeurant à St-Malo, de la religion catholique apostolique et romaine.

Il s’est embarqué sur le navire L’Union, capitaine Margere (un mot, Romgast?)

«Interrogé ou il a été faire la peche?
A dit à Gaspé.

Interrogé ce quy la engagé à enlever une chaloupe

A dit que c’est les mauvais traitements qu’on exercait sur luy

......

 (f. 166)

Interrogé ou il a été pris

A dit au Cap des Rosiers.

(f. 167)

Interrogatoire sur la sellette de Nicolas Casteloir - le 8e septembre 1740

(f. 167v)

Interrogé depuis quel temps il est à la coste de Gaspée et avec qui, il y a esté.

A répondu qu’il y est de l’an passé et qu’il y a esté avec le sieur Margere

Interrogé sy la nuit du dix huit au dix neuf aoust dernier, il n’a pas enlevé à Bonnaventure une chaloupe de pesche appartenant à Jean Barré, capitaine du navire la Sainte Catherine (f. 168) faisant pesche au dit lieu de Bonnaventure.

A répondu qu’ouy mais qu’il ne sait pas le jour.

Interrogé qui l’avait occasionné à enlever une chaloupe de son maistre et à déserter.

A répondu que c’estait les mauvais traitements que Jean Barré son maistre exerçait sur luy, en le maltraitant de coup de baston, coup de pied et de souflets.

Interrogé sy ce n’est pas luy qui avait engagé trois hommes de Denis Fougerais, habitant de Bonnaventure à deserter avec luy.

A répondu que non, que luy estant au chaufaut à trainer des mollues, il vint un homme de la part de Barré, nommé Charles Pin, maître de grave, luy dire d’aller lever les mollues à l’étal, à quoy il dit je ne peux pas estre partout à trainer et à lever, surquoy le dit Pin luy donna un souflet et luy Casteloir dist, j’aime autant (f. 168v) m’en aller que d’estre toujours maltaité et au moment Pin fut trouver Barré et luy raporta ce qu’il venait de dire, et sur le moment Barré vint sur luy un baston à la main en luy disant mon bougre, je vais vous donner votre conduitte, et luy rompit un baston sur le corps, et ensuitte luy donna un souflet; ce que des gens de Fougerait estant la, et qui l’avaient ouy dire qu’il voulait s’en aller, un luy dist, sy tu t’en vas, je m’en iray avec toy et d’autres aussy et qu’ils prirent le party de s’en aller trois jours après.

Interrogé comment se nomment les trois hommes de Denis Fougeray et quelles raisons ils avaient à dezerter.

A dit qu’il ne scait pas leur nom, et que c’estait parce qu’ils estaient aussy maltraités de leur maistre.

Interrogé en quel endroit ils (f. 169) avaient dessein d’aller

A dit qu’ils voulaient aller à Québecq.

Interrogé en quel endroit il a esté arresté après la desertion et par qui?

A dit qu’il a esté arresté par Jean Barré son maistre au Cap des Rosiers dans la rivière de Quebecq.

(169 v)

Interrogé depuis quel temps Jean Barré son maistre est à Gaspée et en quel qualité il y est?

A dit qu’il y est de l’année dernière, qu’il y fut passager sur un navire, ou il fait peche comme habitant, et qu’il y a un petit batteau echoué depuis plusieurs années, qu’il a achepté, qu’il a essayé de relever sans en estre venu à bout jusqu’à présent.

(f. 171)

Sentence (?) à l’encontre de Nicolas Casteloir – 16e septembre 1740

(f. 172v)

Condamnons le dit Nicolas Le Casteloir d’avoir pendant trois fois consécutives la calle mouillés à bord du vaisseau l’amiral en ce port à manière ordinaire, luy faisons deffences de recidiver sur peine de punition corporelle, le condamnons en outre en six livres d’amande (?) son altesse le revissime monseigneur l’amiral et à la peine de ses gages luy deue par son maistre, et aux dépens du procès; et passé que le dit Cateloir aura suby la call, à luy permis de se retirer et s’engager ou bon luy semblera.

Louis Levasseur

Le 16 septembre 1740

(f. 174)

Appel de la sentence par le procureur de l’accusation, Jean Delaborde

Le 22 septembre – ajout à la sentence.

«Le Casteloir sera mis au carcan de la place du quay de cette ville par l’exécuteur de la justice depuis deux heures de relevée jusques à cinq heure.»

 

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