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Bernard  Quillivic


Johan von Balthasar de Gachéo


Baron de Prangin en Suisse, et burgrave d’Altzey au Palatinat,
bourgeois de Berne,
lieutenant général des armées du roy,
ministre d’État et généralissime des troupes de l’Electeur palatin

Mise à jour du 30 novembre 2014



Gilles Tremblay


Gustave II Adolphe de Suède

(Gustave II Adolphe dit « le Grand » ou « le Lion du Nord » est un roi de Suède né le 19 décembre 1594 à Stockholm et mort tué lors de la bataille de Lützen le 6 novembre 1632. Son Inhumation n’eu lieu que le 22 juin 1634, en l’Église de Riddarholmen, Stockholm, Suède) Louis XIV dit Louis le Grand ou le Roi-Soleil, né le 5 septembre 1638 à Saint-Germain-en-Laye et mort le 1er septembre 1715 à Versailles, est un roi de France et de Navarre. Il règne sur le royaume de France du 14 mai 1643 à sa mort le 1er septembre 1715.


Portrait de Louis XIV en costume de sacre par Hyacinthe Rigaud en 1701.

Frédéric V de Wittelsbach-Simmern (Friedrich V.), né le 26 août 1596 et mort le 29 novembre 1632 à Mayence, prince-électeur et comte palatin du Rhin (1610/1620), fut élu roi de Bohême en 1619. Vaincu par les troupes impériales en 1620, il fut mis au ban de l'empire et mourut en exil.


Frédéric V
par Gerrit van Honthorst

    
Johan von Balthasar de Gachéo est né vers1600; en Allemagne  à Simmeren dans le Palatinat.
(Jean de Balthasar, « général de la cavalerie du Roy en Guyenne, » né à Simmeren (Palatinat) vers 1600, était fils de Jean de Balthasar de Gacheo, capitaine des gardes du corps de Frédéric V, roi de Bohême, et de Marguerite de Rahire.
Balthasar est l'auteur de l'Histoire de la guerre de Guyenne de septembre 1651 à 1653, relation très curieuse pour l'histoire de notre province pendant la Fronde)
Sources : Archives historique du département de la Gironde, Tome 30, BNF, Gallica.

Fils de Jean Balthasar de Gachéo, Capitaine des gardes du corps de Frédéric V, Roi de Bohème.
Comte et électeur palatin du Rhin, anobli en 1591 et tué lors de la bataille de Pragues le 08/11/1620.
Et de Marguerite de Rahire
.

(L’arbre généalogique de Pina est trop Flou en ce qui concerne notre Balthazar et ne peut pas servir de référence.)

Il fit ses premières armes à 16 ans sous  Gustave II Adolphe de Suède, qu’il servit jusqu’à sa mort.
(Gustave II Adolphe dit « le Grand » ou « le Lion du Nord » est un roi de Suède né le 19 décembre 1594 à Stockholm et mort tué lors de la bataille de Lützen le 6 novembre 1632. Son Inhumation n’eu lieu que le 22 juin 1634, en l’Église de Riddarholmen, Stockholm, Suède)

(Ici il faut approfondir pour savoir si il était avec le duc de Saxe-Weymar, dès 1632, les archives disent qu’il aurait été blessé en 1645 dans la 2ème bataille de Nördlingen.
Alors que dans la guerre de Guyenne qu’il a écrit, il dit avoir été blessé 3 fois dans la première bataille de 1634.)
 


 Le Duc Bernard
de Saxe-Weymar

Bernard, duc de Saxe-Weimar Né le 16 août 1604 à Weimar et mort le 18 juillet 1639 à Neuenburg am Rhein, (Neuchâtel sur le Rhin). Onzième fils de Jean, duc de Saxe-Weimar.
Il est un général qui s'est rendu célèbre pendant la Guerre de Trente Ans
(
Il est à l'origine du 1er régiment de cuirassiers français portant le nom de régiment de Saxe-Weimar)


      La bataille de Nordlingen en 1634 par Jacques Courtois. Wikipédia

Jean de Gassion,
Né le 20 août 1609 à Pau,
mort le 2 octobre 1647 à Arras et inhumé au temple de Charenton.
Il était un chef militaire français du XVIIe siècle. Redoutable homme de guerre, il fut Maréchal de France à 34 ans, servit Louis XIII et Louis XIV et mourut d'une blessure lors du siège de Lens.



Jean de Gassion

Il s’engagea au service de la France dans l’armée du Duc Bernard de Saxe-Weymar après la bataille de Nordlingen, en 1634. (La première Bataille de Nördlingen a lieu les 5 et 6 septembre 1634, durant la guerre de Trente Ans.)

(Les Suédois ne purent tirer bénéfice de la victoire protestante à Lützen à cause de la mort de leur roi Gustave Adolphe. Les forces impériales reprirent l'initiative et, en 1634, occupèrent la ville de Ratisbonne menaçant d'avancer plus loin en Saxe. Les protestants réalisèrent qu'ils devaient faire un effort pour reprendre la ville et planifièrent alors une attaque de nuit.
L'attaque des protestants se trouva en difficulté lorsque leur avance fut bloquée par leur artillerie et les chariots de ravitaillement qui se trouvaient devant l'infanterie. Cela donna un délai aux troupes espagnoles et impériales pour se préparer. Ensuite l'infanterie suédoise attaqua sans l'appui de son artillerie, et parvint néanmoins à enfoncer une aile. Le commandant des impériaux ordonna une attaque coordonnée sur la ligne saxonne qui fut mise en déroute. Gustaf Horn fut capturé et les alliés des protestants perdirent entre 12 000 et 14 000 soldats. La France n'était pas engagée directement. Cependant des unités françaises servaient du côté des protestants : le futur gouverneur du grand Dauphin, Charles de Sainte-Maure, duc de Montausier, était des rescapés.

Cette bataille constitue le premier revers suédois dans la guerre de trente ans. Cette importante victoire des forces impériales et espagnoles décida la France à intervenir ouvertement dans le conflit.
Source : http://fr.wikipedia.org/wiki/Bataille_de_N%C3%B6rdlingen_%281634%29

En 1635, il s’engage au service de la France et sera fait capitaine de cavalerie dans le régiment de Jean de Gassion.(Jean de Gassion, né le 20 août 1609 à Pau, mort le 2 octobre 1647 à Arras et inhumé au temple de Charenton)
Balthazar est présent en 1636 au siège de Dôle.
(Le siège de Dole de 1636 est la première grande bataille de la guerre de Dix Ans, épisode franc-comtois de la guerre de Trente Ans. Entamé le 28 mai 1636, ce siège long de plus de 80 jours oppose les forces de la Franche-Comté, alors propriété des Habsbourg d'Espagne, aux forces du royaume de France, commandées par le prince Henri II de Bourbon-Condé. Malgré les importants moyens déployés par les Français pour faire tomber les défenses et les épidémies qui dévastent la capitale comtoise, la ville tient bon jusqu'à l'arrivée d'importants renforts composés de l'armée franc-comtoise, de mercenaires lorrains et de troupes du Saint-Empire qui forcent le prince de Condé à évacuer la place le 15 août 1636.

Ce siège est resté dans les mémoires comme le symbole de la combativité et de la pugnacité des Francs-Comtois et demeure encore l'un des plus grands faits d'armes de la Franche-Comté face à l'envahisseur français. Ce serait au cours de cette bataille que la devise de la Franche-Comté aurait été énoncée, lors d'un échange verbal entre les assaillants français et les assiégés francs-comtois : « Comtois, rends-toi ! Nenni, ma foi ! »

Sa première campagne, qu’il fit en Picardie, fut marquée par plusieurs actions d’éclat ; le 17 novembre 1636, il défit complètement 300 hommes de la garnison d’Hirson qui en était sortis pour aller fourrager dans Neufmaison. Commandant deux compagnies de son régiment, (ne serai-ce pas le régiment de Gassion) et attaqué dans son quartier par les troupes de Jean de Wert.
( Le comte Jean de Werth né en 1595, à Büttgen dans le duché de Juliers, et mort en Bohême le 16 janvier 1652, bâtard de Horn, seigneur de Nedwert et de Wesem est l’un des plus célèbres mercenaires du XVIIᵉ siècle.)

 Il se défendit avec le plus grand courage; repoussa plusieurs fois les ennemis, leur tua beaucoup de monde, leur fit plusieurs prisonniers, et donna le temps au colonel Gassion de venir à son secours avec le reste de son régiment, qui eût été enlevé sans la vigoureuse résistance du sieur Balthasar.
Il servit ensuite aux sièges de Landrecies, de Maubeuge, de la Chapelle, en 1637;
L'armée du duc Bernhard de Weimar marche sur Brisach et Saint-Omer  en 1638; d'Hesdin, en 1639; d'Arras, en 1640, et d'Aire, en 1641.
Pendant ce dernier siège, il soutint les efforts de l'avant-garde de l'armée de Lamboi, renversa 4 régiments, prit le colonel qui les commandait, un grand nombre d'officiers et de cavaliers, et six étendards : cette action se passa à la vue du cardinal-infant.  Nommé lieutenant-colonel du régiment de Gassion, le 28 novembre 1641, il en conduisit six compagnies en Roussillon, sous les ordres du maréchal de Brezé ; se distingua, le 20 décembre 1641, au combat près de Colioure, où il se mêla plusieurs fois avec les ennemis, les mit en désordre; et s'il eût été soutenu, il aurait empêché le marquis de Torracuse d'entrer dans Perpignan, avec le convoi  qu'il y conduisait.
Servant en Catalogne, sous le marquis de la Mothe-Houdancourt, en 1642, et détaché avec le marquis d'Hocquincourt, maréchal-de-camp, il défit une partie de l'arrière-garde des troupes castillanes, que le duc de Cardonnel conduisait au secours de Colioure.
Trois jours après, Balthazar avec un seul escadron, en défit quatre qui poursuivaient le marquis d'Hocquincourt.
(Charles de Monchy, marquis d'Hocquincourt descend d'une ancienne famille de la noblesse de Picardie. Il est le fils de Georges de Monchy, seigneur d'Hocquincourt et de Claude de Monchy, dame d'Inquessen. Il rejoindra la Fronde pour plaire à des femmes qui étaient du parti de la Fronde (Madame de Montbazon et Madame de Châtillon), abandonner la cour et se joindre aux Espagnols (1655). Ceux-ci lui confient la défense de Dunkerque ; il est tué devant cette place le 13 juin 1658.)
Au combat, près de Villefranche, le 31 mars, il attaqua les ennemis avec tant de bravoure, qu'il leur prit 400 chevaux et 30 officiers. Il marcha au secours de Lerida ,
et contribua à la victoire que le maréchal de la Mothe-Houdancourt remporta, le 7 octobre. Il concourut à la prise d'un convoi enlevé aux Espagnols quelques jours après, et qui fut conduit à Lerida.
(La bataille de Lérida, le 7 octobre 1642, est l'un des trois affrontements entre le Roi de France et la couronne d'Espagne dans la dernière période de la guerre de Trente Ans, suite à la reconnaissance par la Catalogne de la suzeraineté française. Cette victoire tactique des Franco-Catalans sur les Espagnols, n'empêche pourtant pas les Français d'être obligés à se replier par la situation stratégique.)

Il se trouva parmi les secours qui obligèrent les ennemis de lever le siège de Flix, au mois de février 1643, et au combat de Mirabel, le 1er mars. Sa compagnie de chevau-légers ayant été retirée du régiment d'Aletz, il en leva deux nouvelles; et lorsqu'on forma de ces trois compagnies un régiment de cavalerie, il en fut fait mestre-de-camp, par commission du 13 août. Il marcha, avec ce régiment, au secours du cap de Quiers, dont les ennemis levèrent le siège; défit, le 31 juillet, un parti de 300 Espagnols, près de Cenca; et ayant été envoyé en course, il remporta divers avantages sur les Espagnols, occupés à faire le siège de Monçon. En 1644, il continua de servir en Catalogne, sous le maréchal de la Mothe-Houdancourt, qui fut battu, le 15 mai, et qui ne put empêcher les ennemis de se rendre maîtres de Lerida. Il eut part à la défaite de 6 escadrons ennemis qui soutenaient les fourrageurs de Lerida.
De par ces faits il y conquit l’estime de Jean de Gassion.
En 1645, sous le comte d'Harcourt, il combattit à Liorens, et servit à la prise de Balaguier., et à la bataille d’ Alerheim
(BALTHASAR DE GACHÉO (Jean), baron de Prangin en Suisse, et burgrave d'Altzey au Palatinat, bourgeois de Berne, lieutenant général des armées du roy, puis ministre d'État et généralissime des troupes de l'Electeur palatin, reçut de grandes blessures à la bataille de Nortlingen en 1645).Sources :Cabinet Historique Tome 8, BNF, Gallica.
(La bataille d'Alerheim, aussi appelée seconde bataille de Nördlingen (ou Norlingue), épisode de la guerre de Trente Ans, a eu lieu le jeudi 3 août 1645 entre les forces du Saint-Empire et la France. Elle est gagnée par les Français.
Source : http://fr.wikipedia.org/wiki/Bataille_d%27Alerheim


Pendant le siége de Lerida, en 1646, Léganès s'étant avancé pour reconnaître les lignes, le sieur de Balthasar, avec 3 escadrons, en défit huit des ennemis, à la vue des deux armées. Don Juan Pacheco conduisant à Belpouch 200 prisonniers français, 600 boeufs, et 100 mulets chargés de vivres, sous l'escorte de 220 cavaliers, le sieur de Balthasar, à la tête de 7o maîtres de son régiment, l'attaqua, le défit, tua ou prit l’escorte, à la réserve de 5 hommes, et conduisit tout le convoi dans les lignes. Léganès, marchant vers Lerida pour en forcer les lignes, avait mis une compagnie de chevau-légers pour faire l'avant-garde de toute son armée : le sieur de Balthasar l'enleva et la mena au comte d'Harcourt, auquel il donna avis de la marche des ennemis. A l'attaque des lignes, il tenta deux fois de reprendre le fort de Rebé; et après plusieurs combats vigoureux et opiniâtres, il ne céda qu'au nombre. Employé dans l'armée du prince de Condé, en 1647, il enleva plusieurs quartiers des ennemis, et pendant leur retraite, de Lasborges à Lerida, harcela leur arrière-garde, sur laquelle il fit un grand nombre de prisonniers. Il tailla en pièces, le 4 août, un corps-de-garde posté aux environs de cette dernière place, et revint au camp avec beaucoup de butin; chassa ensuite les ennemis de Horte; servit au siège de Lerida, qu'on fut obligé de lever, et à celui de Tortose, en 1648, sous le maréchal de Schomberg. Créé maréchal-de-camp, le 26 mars 1649, et continuant à être employé en Catalogne, il battit, dans plusieurs rencontres, des détachements ennemis, notamment près de Fragnes, et contribua au ravitaillement de Barcelonne. Il obtint, à la mort, de Sigismond d'Erlack, un régiment d'infanterie allemande, par commission du 12 février 1650, et continua de servir, sous le duc de Mercoeur, en Catalogne, où on se tint sur la défensive.
Son ascension fut rapide. En 1651 il est « mestre de camp » d’un régiment de cavalerie et maréchal de camp.
 
 

          Plan de la ville de Bordeaux
        
Source de l'image, inconnue
 



Bordeaux au 17ème siècle
Source inconnue


 Il servait le roi de France en Catalogne, lorsque la Fronde de Bordeaux pris parti pour le Prince de Condé. Balthasar ne suivi pas son régiment en Guyenne, le laissant au soin de Marsin.
(Marsin, commandant des troupes du roi en Catalogne, rejoint Condé le 23/09/1651. Il était en poste à Barcelone, assiégé par les Espagnols,  lorsqu’il décide de rejoindre le Prince de Condé. Il abandonne ses troupes ayant eu soin auparavant de les fournir en vivres nécessaires pour tenir encore quelques temps de siège, et quitte la place avec quelques régiments qui lui sont dévoués.)
S’étant retiré à Montpellier, il demanda à être engagé sous les ordres du comte d’Harcourt, Commandant des troupes du roi.
Mais il reçut un refus de la part de ce dernier et de la reine, offusqué et n’ayant pas perçu d’argent pour la levée de son régiment de cavalerie, ni n’avoir été payé de sa pension de maréchal de camp, ni de ses appointements de colonel. Pas d’avantage des sommes qu’il avait avancé pour le roi, en payant la rançon de plusieurs officiers et de quatre ou cinq cents soldats que les espagnols avaient fait prisonnier pendant la campagne en catalogne.
Il décide de se tourner vers la Fronde, et le 18/11/1651, il quitte Montpellier avec son seul train d’équipage et rejoignit son régiment à Montpesat, en Quercy.
Le lendemain de son arrivé, il reçoit ordre du Prince de Condé de marcher vers cognac pour joindre les troupes du prince en mauvaises postures face au comte d’Harcourt. Puis à Tonnay-Charente ou il y eu plusieurs affrontements.
Il est certain que ce n’est pas seulement l’homme qui intéressait Condé, mais surtout le régiment.
Balthasar rejoignit Condé en même temps que 3 autres régiments, ceux de Montpouillan, Gaudez et la Marcousse. Balthasar ne laissait passer aucune occasion pour se faire valoir et il demeurai en arrière garde de l’armée du prince, causant des pertes sérieuses aux troupes du maréchal d’Harcourt, avec des attaques surprises et des embuscades. La guerre en Guyenne  et à Bordeaux fut une succession de petits affrontements couteux en vie humaine ; embuscades, attaques rapides. Le comte d’Harcourt commandant les troupes du roi était à la poursuite sans cesse des troupes du prince de Condé.
(Le 7 septembre 1651, Louis XIV âgé de 13 ans est déclaré majeur par le parlement de Paris. Le prince de Condé ne se sentant plus en sécurité, rompt avec la cour quitte Paris et se retire dans son gouvernement  de Guyenne à Bordeaux le 13/09/1651, afin d’éviter une éventuelle  2ème arrestation. Il commence les hostilités en Saintonge, puis en Dordogne.)
Balthazar aux ordres du prince se déplaçait sans cesse  dans les villes et villages ; St Sauveur, Taillebourg, St Savigny, Sainctes, Pons, Vatteville, Libourne, etc…

L’épisode  qui se passa près de St Antoine et St André, le démontre bien. Alors qu’il était au repos, les gardes lui annoncent l’arrivée de troupe vers leur direction, pris de court, il emprunte le cheval de son maréchal des logis en poste et va au devant des troupes qui voulaient prendre leurs quartiers à St Antoine. C’était le Chevalier D’Aubeterre  commandant des régiments du Comte d’Harcourt qui voulait prendre le quartier de Balthazar. Ce dernier réuni aussitôt 20 cavaliers à 200 de ceux du roi. Ce coup d’éclat permit aux troupes du Prince après de brèves batailles d’éviter de tomber aux mains du Comte d’Harcourt. Balthazar perdit en ce lieu 160 cavaliers.
Fin Mars 1652 Balthazar ayant mis ses gens en quartiers vint à Bordeaux, ou il reçut de l’argent pour la recrue de ses troupes, qu’il renforça autant qu’il lui, fut possible.
Balthazar mena ses troupes contre Birgiras et Sarlac, dans le Périgord ou il demeura presque tout le mois de mai.
Un combat important à lieu le 17/18 juin 1652 près de Montancé.
Les troupes du comte d’Harcourt commandées par Montausier et Folleville avec entre 1000 et 1300 cavaliers et 1500 soldats d’infanterie.
 Dont pour la cavalerie :
Roanirez, Armaignac, Folleville, Rochefort, Saint Abre, Villevert, la compagnie des gens d’armes du Comte d’Harcourt,  et trois escadrons de noblesse faisant 300 chevaux commandés par le Comte de Grignaux, Mont-André, Noëil.
Infanterie :
Le régiment de Montausier, de Périgord, et celui d’Harcourt avec quelques milices.

Balthazar avait pour sa part 1000 chevaux et le régiment d’infanterie du duc d’Enghien d’environ 300 hommes.
Cet engagement fut si violent que toute l’infanterie du roi est défaite, tués ou prisonniers et seulement 250 cavaliers ont réussi à se sauver.
Nous ne connaissons pas les pertes du coté de Balthazar.
Le Comte d’Harcourt fut blâmé par le roi pour cette cuisante défaite.
Il s’en suivi une série d’escarmouches, prises de villes et villages ainsi que des châteaux en Gascogne et les Landes, tenant poste un temps à Mont de Marsan.

Après l’échec et la levée du siège de Villeneuve sur Lot, D’Harcourt se replie sur Monflanquin, avant de partir le 16 août dans la nuit, sans prendre congé de personne, quittant son commandement, pour ne plus revenir en Guyenne et abandonnant son armée à ses lieutenants généraux. Le commandement en reviendra au duc de Candale.
(Louis Charles Gaston de Nogaret de la Valette, duc de Candale, Fils du Duc d’ Epernon) (Pendant la Fronde, en 1652, Louis-Charles de Nogaret de Foix est nommé commandant en chef de l'armée de Guyenne. Le 16 septembre 1652, Nogaret de la Valette prend le commandement d'un régiment de cavalerie pour servir dans l'armée de Catalogne. En 1655, Nogaret de Foix sert dans l'armée de Picardie.)
 


Henri de Lorraine,
comte d'Harcourt,

Henri de Lorraine, comte d'Harcourt, d'Armagnac, de Brionne et vicomte de Marsan, dit « Cadet la Perle », né le 20 mars 1601 et mort le 25 juillet 1666 à l'abbaye de Royaumont, est un gentilhomme et militaire français du XVIIe siècle.

Source: Wikipedia.


Lieux des combats en Guyenne
Source de la carte: Alain Bertho (2010)

   
Monflanquin Aujourd'hui.
http://fr.wikipedia.org/wiki/Fichier:Village_Monflanquin.jpg

Louis-Charles Gaston de Nogaret de la Valette de Foix, duc de La Vallette et de Candale.
Pair et Colonel général de France, surnommé le beau Candale , né en 1627, mort en 1658, fut gouverneur et Lieutenant général des Provinces de Bourgogne, Bresse, et d'Auvergne au début du règne de Louis XIV.

Louis-Charles Gaston de Nogaret de la Valette de Foix,
  Source de l' image inconnue.


Balthazar prit la place forte de Tartas en 1652 et à partir de cette place, pendant des mois, sans être inquiété par les troupes du roi qui n’arrivent pas à s’organiser, Balthazar pille et sème la terreur dans toute la sénéchaussée. Grenade, Saint-Sever, Cauna, Poyanne….la population craint ses exactions et le nom même de son cheval, Demi-diable.

Le 21 décembre 1652, il est à Roquefort, le 23 à St Maurice, il laisse à grenade où sont déjà 120 hommes du régiment de Conti, trois régiments et 4 compagnies sous les ordres de Gaston, et entre dans Mont de Marsan ou il tente d’engager le peuple dans le parti des

Gaston, et entre dans Mont de Marsan ou il tente d’engager le peuple dans le parti des princes, peu importe le procédé.

Averti de l’engagement de Balthazar, le Duc de Candale surprend les régiments de Guitaud et Leyran que Balthazar avait envoyé à Grenade. Mais ces derniers n’ayant pas voulu s’y rendre s’étaient éparpillés dans la nature.
Puis le Duc tente en vain une action sur Grenade, et se dirige sur Mont de Marsan au petit matin, la ville se rend sans résistance.
Balthazar déçu et furieux va se barricader dans la ville haute de Tartas et pour se venger fait une course rapide au Sabler de Dax, ou il met le feu à la demeure du Marquis de Poyanne et s’empare du château de Cauna.

Durant cette année 1652, les troupes du Roi et des Princes s’opposent dans de fréquents combats, levant les uns et les autres des impôts sur le dos des populations de la région, saccageant les cultures et provoquant d’important dégâts dans les cités qu’ils occupent à tour de rôle.
A tel point que les habitants de Doazit vont jusqu’à versés 700 livres à un capitaine contre la promesse de ne plus revenir.
Les cités saignées à blanc ont beaucoup de mal à subvenir aux demandes d’Harcourt pour la subsistance de l’armée du Roi.

Un texte du « Journal de Laborde Peboué », en dit long sur le ressenti des gens à l’égard de Balthazar ; Voir en bas de page.

Début 1653, des dissensions surviennent entre les différentes armées du Prince, Trahisons, Crimes, etc…

Bousquet prend le commandement des troupes du roi.

Poyanne ayant toujours espoir de reprendre Tartas, réclame pour ce faire, armes et munitions au Duc de Candale. Mais des divergences existent entre les différents commandements du roi et chacun veut y trouver sa gloire, surtout que des premiers pourparlers de reddition ont lieu entre les belligérants.

Malgré tout des escarmouches sanglantes ont encore lieu.

Le chevalier d’Aubeterre, commandant aux ordres du Duc de Candale est dit «  aussi fort courageux contre Balthazar et a fort belle compagnie de cavaliers ». Ce chevalier s’attachera à rechercher et combattre Balthazar. A St Justin les troupes de Balthazar sont défaites et leur lieutenant général Gaston est tué.
Durant la première parti de 1653, c’est une lutte acharnée qui oppose les deux hommes, prenant une ville, la reperdant le lendemain, Mont de Marsan ; St Sever ; Villeneuve ; Tartas, toute la région est en ébullition et subit de lourds préjudices surtout tout au long de l’Adour.

Balthazar est contraint de demander des renforts pour Roquefort qu’il confie au Baron Jean de Batz-Castemlmor, venu de Bordeaux. Il laisse sur place  6 compagnies de cavalerie, avant de regagner sa base à Tartas.

Balthazar est à Tartas qu’il fait fortifier. Il fait contribuer les landes pour la subsistance de ses troupes et lui-même.
(
Surplombant la Midouze, la commune de Tartas se trouve à la jonction entre les Landes et la Chalosse. Cette position privilégiée lui vaut de susciter très tôt les convoitises, et de connaître différents occupants et seigneurs tout au long de son histoire.)
 


Prince de Condé       http://www.larousse.fr/encyclopedie



               


                       Carte du Duché d'Albret
                     
Source BNF, Gallica.



    



                       Mazarin
                 
Wikipédia.


Les accrochages se multiplient dans la campagne, chaque camp voulant entrer dans la chalosse. Poyanne et Aubeterre engage un combat avec Balthazar dans la plaine devant Mugron. Poyanne y perd un commandant nommé Lanogan et Balthazar y perd son cheval dénommé « Demi-Diable ».
Les 800 Irlandais arrivés en renfort des princes, subissent une terrible défaite lors d’une bataille face à Grenade. Tous les survivants sont fait prisonniers, mais sont aussitôt enrôlés dans l’ armée du Roi, habillés, armés et incorporés au grand dame de Balthazar.

Juin 1653, des discutions pour abandonner la Fronde et rejoindre le Roi ont lieu.

Le 13 juin 1653, les cavaliers de Balthazar attaquent le port de Pontons et porte une estafilade dans le ravitaillement des troupes du Roi.

Les troupes du Roi mettent le siège devant plusieurs villes dont, Cauna qui tomba le 24 juin 1653 après une vive résistance.

Tartas étant encerclé depuis 3 mois, par les régiments d’infanterie royale, soit 3000 hommes et 900 chevaux, rejoint par les troupes du Marquis de Poyanne, sous le commandement du chevalier d’Aubeterre. A la mi juillet, Balthazar rejoint Bordeaux. Il abandonne ses troupes en s’enfuyant par une porte dérobée des remparts. Il emprunte le sentier qui traverse le ruisseau du Harlan, encore visible aujourd’hui, et prend la direction de Bordeaux.
(Source : Tartas ville rebelle, document de Romain Barucq, publié le 09/08/2011 dans le journal « Sud-Ouest)
Dans le document « Les Marquis de Poyanne ; http://poyanne.blogspot.com  », il est dit que Balthazar quitte Tartas le 13 juillet avec 150 de ses cavaliers, pour rejoindre Bordeaux. Quelques jours auparavant cela serait un de ses commandant « Lartot » qui serait sorti de Tartas par le fameux sentier pour se rendre à Aubeterre. Lequel pensant à une reddition de la ville aurait envoyé une partie de ses troupes qui se serait faite refoulée par Balthazar.
(Je vous livre ici les deux versions, afin que vous puissiez vous faire votre propre opinion)


Le 26 juillet 1653, Balthazar prend parti dans les troupes du roi avec 600 fantassins et 400 chevaux. C’est par l’intermédiaire du Duc de Candale
( Louis Charles Gaston de Nogaret de la Valette, duc de Candale, Fils du Duc d’ Epernon) qu’il offrit sa soumission au Roi, avec la promesse de ce dernier qu’il serait maintenu dans ses charges et honneur et que le Roi lui entretiendrai les 20 compagnies de cavalerie et trente d’ infanterie qu’il avait en ce moment dans les places de Tartas et Roquefort ; auxquelles places on donnerait l’amnistie en bonne forme et qu’on lui paierait quelques argent qu’il avait avancé pour le Roi, la levé de son régiment de cavalerie, ses pensions et autre choses qui lui étaient légitimement dues.
Baltazar remis ses places au Duc de Candale.
La soumission au Roi de la ville de Bordeaux intervient le 30 juillet 1653.
(Les effectifs d’un régiment "standard"  de l’époque sont de 400 hommes pour un régiment de cavalerie et de 800 hommes pour un régiment d'infanterie.)
Il revient à Tartas le 3 août 1663 annoncer la nouvelle de sa reddition à ses troupes d’infanterie. Il laissera son infanterie sur place, et rejoindra Roquefort.

Le 6 août 1653, le Marquis de St Germain prend possession de la ville de Bordeaux.

Balthazar évacue Roquefort avec sa cavalerie le 7 août 1653
.

La misère qu’a subit la population des Landes et du Béarn, n’est pas fini, car dès le mois d’août survient une terrible épidémie.

Balthazar sera nommé lieutenant-général des armées du roi, le 20 mai 1654, il alla servir, en Catalogne, sous le prince de Conti, au siége de Villefranche. Il marcha au secours de Roses, que les ennemis avaient assiègé; les joignit, le 27 juillet, à Verges; les défit; prit 2 commissaires-généraux, 6 capitaines, 12 autres officiers, plus de 300 cavaliers, 200 chevaux espagnols, et ne perdit que 10 hommes : le résultat de cette action fut de rendre le prince de Conti maître de la campagne, et de remettre Roses en sûreté. Il servit ensuite au siège de Puycerda, où il monta la tranchée, le 15 octobre. (Le siège de Puycerda qui eut lieu 13 au 21 octobre 1654, durant la guerre des faucheurs qui opposa les troupes espagnoles aux troupes franco-catalane qui prirent la ville.) (Mémoires pour servir à l'histoire universelle l'Europe depuis 1600 jusqu'en 1716)

Dans le « dictionnaire historique et biographique des généraux Français » Chevalier de Courcelle, tome 1, Imprimerie de Plassan, 1870, page 302, il est dit : il se démit de son régiment d’infanterie en 1655, sans détail et sans date précise. Alors qu’il donne le 1er janvier 1657 pour son régiment de cavalerie, qu’il céda au comte de Vivonne. Il reprit le commandement de ce dernier après la démission du comte de Vivonne et une commission du 15 février 1659, il garda son régiment de cavalerie jusqu’au licenciement du corps le 18 avril 1661.
Le 26 juillet 1653 lorsqu’il prend parti pour le Roi, il possède six cent fantassins et quatre cent chevaux. Mais dans une lettre datée du 16 aout 1653 (ordonnance du duc de Candale) Il est seulement mentionné en tant que colonel d’un régiment de cavalerie.
Dans « la Fronde en Gascogne » Il est dit que son régiment d’infanterie a été abandonné à Tartas, en juillet 1653, ce qui nous est confirmé dans le Texte de Romain Barucq, « Tartas, ville rebelle » et que ce régiment était près à se soumettre au roi à condition qu’il fût payé.
Il en aurait été de même pour sa cavalerie le 20 août 1654 à Roquefort, que Balthazar continua à commander.

 

(Que devons nous en conclure ? 1653 ou 1655 comme date de cession de son régiment d’infanterie, et De Salière était-il alors colonel ou Mestre de Camp ? beaucoup d’interrogations subsistent encore.)

Il continua de servir à l'armée de Catalogue, cette année 1655 et la suivante; se démit de son régiment de cavalerie, le 1er janvier 1657, et obtint, cette année, le droit de bourgeoisie dans Berne.  On l'envoya dans différentes cours d'Allemagne, et on l'y chargea de plusieurs négociations concernant l'élection de Léopold à l'empire. Il assista au couronnement de ce prince, l'année suivante, et revint en France.
On lui rendit, sur la démission du comte de Vivonne, à qui il l'avait cédé son régiment de cavalerie, par commission du 15 février 1659, et il le garda jusqu'au licenciement de ce corps, le 18 avril 1661.
Il s'attacha, du consentement du roi, à Charles-Louis, électeur palatin, qui le nomma général de ses troupes, son conseiller intime, et burgrave d'Altzey. Vers 1668, il se retira en Suisse, dans la baronnie de Prangin, qu'il avait achetée.

Louis XIV l'envoya, dans la suite, vers les princes de Brunswick et de Lunébourg, et il s'acquitta, avec succès, des négociations dont on l'avait chargé. On n'a pas pu découvrir la date de sa mort.
Sources : Mémoires de Jacques de Saulx comte de Tavannes, suivi de Histoire de la guerre de Guyenne par Balthazar ; préface pages X à XII ; XXI à XXIV, et la guerre de guyenne de la page 320 // 283 du livre jusqu’à la page 450 // 413 du livre. BNF, Gallica.
(Dépôt de la guerre, mémoires du temps, Histoire de Guienne, mémoires communiqués par M. le baron de Zurlauben, Gazette de France.)
Tartas ville rebelle, document de Romain Barucq, (publié le 09/08/2011 dans le journal « Sud-Ouest)
Extrait des Marquis de Poyanne ;
http://poyanne.blogspot.com
Archives historique du département de la Gironde, Tome 30, BNF, Gallica.
Source : http://fr.wikipedia.org/wiki/Bataille_de_N%C3%B6rdlingen_%281634%29
Source : http://fr.wikipedia.org/wiki/Bataille_d%27Alerheim
Dictionnaire historique et biographique des généraux Français » Chevalier de Courcelle, tome 1, Imprimerie de Plassan, 1870, page 302

                                                           Biographie selon l’abbé historien Laborde Peboué de Doazit

En 1652, les troupes de la Fronde étaient sous le commandement de Marchin (ou Marsin) qui se disposait à mettre le siège devant Sarlat, en Périgord. II divisa alors les forces dont il disposait ;
la partie destinée à guerroyer dans la Lande fut confiée à un de ses lieutenants nommé Balthazar.

Un portrait sans pitié de ce personnage est fait par l’abbé historien Laborde Peboué de Doazit en ces termes: « Le dit Balthazar est si puissant et si cruel que tout le monde le craint, il est allemand et non point noble, sinon pour ses armes ; il n’à point aucune religion de bonne. On dit qu’il est magicien. Il ne parle jamais familièrement à personne mais parle toujours de tuer et de prendre ; Il est grand homme fort farouche; il a environ 45 ans à ce qu’on m’a dit. Le dit Balthazar ne cesse de faire tous les maux incroyables, car tous les jours, il fait des prisonniers et de grands ravages tant en la Lande que par deçà l'Adour, et tout le monde le redoute fort. Il me serait impossible d’écrire tous les grands ravages que les gens de Balthazar font tous les jours, car il est le plus cruel qui fut venu en ce pays depuis 80 ans. Ses prisonniers disent qu'il vaut mieux être en purgatoire ».

Cet homme se nommait Jean Balthazar de Gachéo (ou de Guches), né en Allemagne dans le Palatinat d'une famille originaire de Bohème: fils de Guches, capitaine des Gardes du Corps du Roi de Bohème Frédéric V; à la mort de son père, à 16 ans Balthazar partit servir sous Gustave Adolphe. Comme son grand-père, maréchal de camp au service de la France, il entra en 1635 à la Paix de Prague dans les armées Françaises, sous Louis XIII; il obtint le grade de Colonel et conserva toujours ce titre. Il rejoignit Condé en 1651. Il ne regagna Berne qu'en 1657 les poches pleines, et dicta ses mémoires et en particulier il raconta la Guerre de Guyenne.
Cet aventurier, n’ayant pu prendre Dax défendue par le marquis de Poyanne, se vengea sur les populations des paroisses environnantes. Tout au long de ces troubles, les dégâts matériels étaient catastrophiques mais les pertes en vies humaines relativement peu élevées. Les habitants, alertés par le tocsin, lâchaient le bétail dans les bas-fonds boisés peu accessibles et eux-mêmes se terraient dans les bois ou les ronciers abondants à l’époque. Ils cachaient des provisions puis, le danger passé, ils arrivaient à survivre au prix de terribles privations et courageusement relevaient les ruines.