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Histoire du Régiment de Carignan-Salière

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   En 1779
 

 

Régiment de Monsieur
 
 
 Régiment de Lorraine

 
Louis XIV et
La N. France

 
 

                     Louis XIV

Louis de Crevant
marquis, puis duc d'Humières
(1628-1694)
est nommé Maréchal de France en 1668.

Duc de Luxembourg

 Georges Frédéric de Waldeck

                   Guillaume III
                                                                                                                                                                                                      
                                                                                                                                                                                              Mis à jour le 10 janvier 2013

                                                                                    Le 47ème Régiment d' Infanterie

                                                                                                            Ce régiment est bien l' héritier du Régiment de Carignan-Salière.

 En 1671:

Le régiment de Carignan-Salière remanié, fut porté en 1671 à 16 compagnies au moment où l’on se préparait à faire la guerre de Hollande, toujours  sous le commandement de Mr de Salières.
Le régiment  a fait la campagne de 1672 dans l' armée de Flandre sous le commandement général du maréchal
d’Humières. Il fut mis en garnison à Courtrai  et y demeura deux ans.
En 1674 quelques compagnies
passèrent en Sicile, ou elles défendirent courageusement le 8 février 1675 le fort de Castellaho contre une entreprise des Espagnols. Le capitaine de Grancombé tua de sa main trois Espagnols et fut blessé.
Le gros du régiment se portait en 1675 de Courtrai à Huy, il évacua Huy en 1676 après avoir rasé les fortifications et alla tenir garnison à Philippeville.

                                                                          Le régiment est dissout à l' intérieur du régiment de Soissons en  1676. 

Apparition des grenadiers, 4 par compagnie, armés du fusil, en 1670.

Le Grenadier fut introduit dans les armées progressivement, ce fusiliers savait manié les explosifs, et appris à manipuler les grenades. Cet explosif plus sophistiqué, était très dangereux, il fallait une bonne connaissance des explosifs et savoir allumé la mèche à bonne escient, car bien utilisé elle faisait de très grand ravage dans les rangs ennemis. Il fut donc décidé dans un premier temps de former quelques soldats à cet effet et les inclure dans chaque compagnie.

Le Roi Louis XIV, devant les menaces venues de l' étranger, se doit de remanier ses armées. Il commence par la formation même de ses régiments; La composition des compagnies et l' inclusion d' une compagnie de grenadiers à l' intérieur même de chaque régiment. Ces compagnies furent souvent utilisées à bonne escient pour des assauts ou même lors des retraites en restant en arrière garde, pour briser les charges ennemis par un lancer de grenade bien ciblé explosant dans un ensemble bien réglé, le tout cassant net la charge, et permettant ainsi aux régiments de faire retraite en ordre.

Disparition des grenadiers en tant que tels, en 1720. Ils subsistent en tant qu'élites.
 

Le 18 Juillet 1676, Le régiment de Carignan-Salières est dissous et ses compagnies restantes sont intégrées au Régiment de Soisson de Louis-Thomas de Savoie comte de Soissons neveu du prince de Carignan et père du célèbre Prince Eugène.
Ce dernier avait hérité de ce régiment, en remerciement de ses bons et loyaux services envers le Roi..
Mr de
Salières vieux
 fatigué , s' était retiré pour une retraite bien mérité. Laissant cependant à son fils sa compagnie colonel et son drapeau blanc qui continua à flotter à côté du véritable drapeau colonel jusqu’à la retraite de Salières fils qui n’eut lieu qu’en 1718.

CHASTELARD, François-Balthazard.
Né le 2 septembre 1649, il reçoit le baptême en l’église Notre-Dame de Millau le 5 septembre suivant. Il est le fils du colonel Henry Chastelard de Salières. 
C’est à l’âge de quinze ans, à bord du navire l’Aigle d’Or qu’il arrive à Québec avec le régiment. Quelques jours après son arrivé, soient le 24 août 1665, il est confirmé à Québec avant de partir pour le Richelieu. 
Il participa à différente expédition impliquant son père.  Il est présent à plusieurs évènements en tant que témoins et parrain durant les années suivantes. 
Il repasse en France au départ des troupes en 1668.  Il continuera en France à servir dans d’autres régiments d’infanteries.  
Il sera nommé colonel en second du régiment de Soissons en date du  23 mai 1677.
Il prendra la relève de son père commandant de ce régiment, ou le régiment de Salières à été Dissous.
Il deviendra Gouverneur de Salins, Ville et Forts.( Salins les Bains, 39110, Jura, Franche-Comté)
Marié à Anne Louise D' Assigny le 24 juin 1681
Le couple aura 2 enfants:
1)-Louise Henriette Chatelard de Salières
Mariée le 11 octobre 1742 avec Claude Raymond Comte de Narbonne Pellet
2)-Alexis Antoine de Chastelard, Marquis de Salières.
Ce dernier poursuivra la lignée Militaire des De Salières.
Voir Lettre de Alexis de Chastellard Salière dans Annotations Complémentaires.
Sources: Fournis par Jean Louis Coste,  http://jlc2.unblog.fr/
Fonds Morin Pons, (Baternay n° 61), Familles Dauphinoises n° 127; cotes 10, 12, 18.
généalogie d' Hozier et Moulinet
Regeste Dauphinois n° 9352, 9355.

Siège de  Valenciennes                                     

 Le régiment, devenu le régiment de Soissons eut le rare bonheur d’ouvrir la tranchée devant Valenciennes en 1677 en même temps que les gardes françaises et le régiment de
 Picardie, c’était une galanterie que le roi faisait au jeune colonel ou plutôt à sa mère. Les grenadiers du régiment conduits par le Lieutenant colonel La Pierre rivalisent d’ardeur  avec les mousquetaires et dans un moment de témérité emportèrent avec eux la citadelle de la ville. Désormais le Régiment conservera ces traditions de fougue, de hardiesse, d’impétuosité sur tous les champs de bataille; il se fera remarquer par ses charges audacieuses, préférant toujours la baïonnette arme sage et fidèle à la balle folle et capricieuse.

Le régiment de Soissons fait encore cette année les sièges de Combray et de Saint-Ghislain. Le lieutenant-colonel reçut au dernier siège une blessure grave. En 1678, le régiment assista à la prise de Gand  et d’Yprès, au mois de Juin il partit pour l’Alsace et fit le siège de Kehl.

Siège de  Luxembourg en 1684                                      

Au siège de Luxembourg en 1684, le
Major de Villaincourt et deux lieutenant  à la tête d’un piquet, s’empara, vers 5 heures du soir d’une demi lune et d’une contre garde, évente les fourneaux  de mine qui y étaient préparés et se loge dans l’ouvrage, trois officiers sont blessés dans cette affaire.

Dans cette année de 1684, une trêve fut signée à Ratisbonne, par la France, l' Empire et l' Espagne, cette trêve était signée pour rétablir le calme et la tranquillité entre ces trois puissances. Mais cela ne plaisait pas au Prince d' Orange qui craignait d' être le perdant dans le projet qu' il avait conçu de prendre la couronne d' Angleterre. Il chercha donc à susciter des ennemis au roi de France. Il travailla sur la haine et la jalousie inspiré par la France en Allemagne. Il su convaincre la ligue formée entre l' Empereur et les princes de l' Empire à s' unir contre la France en 1687.
Louis XIV eu vent de cet état de fait et décida de venir porter secours au cardinal de Furstemberg en danger. Dès 1688, le roi envoie une armée dans l' Empire. Cette armée fut mis aux ordres du Dauphin. C' est ainsi qu' allait débuté la Guerre de la ligue
d' Augsbourg.

EN 1688
En 1688, le régiment de Soissons fait parti de l’armée du Rhin, il participe à la prise de Philipsbourg, et de Manheim, et de Frankental.
En cette fin d' année, le Prince d' Orange profitant des occupations de Louis XIV, sur le Rhin, arme une très imposante flotte et au départ de Hollande, chargé de l' élite des troupes de la république, il va débarquer en Angleterre, chassant Jacques II son beau-père, l' obligeant à chercher un asile en France. Le Roi décide de lui venir en aide et en décembre, il déclare la guerre à la Hollande.
Apparition de la baïonnette à douille, en 1688. qui remplacera la baïonnette bouchon, utilisée dès 1640, en Espagne.., et en 1642 en France.

En 1689 
Début 1689, le roi fournit à Jacques II, des navires , des troupes des armes et de l' argent, afin de l' aider à remonter sur le trône D' Angleterre. Ce dernier rejoint ainsi l' Irlande ou il lui restait encore des fidèles.
Au mois de Mai de cette année L' Empereur et L' Empire déclare la guerre à la France, cette dernière déclare la guerre à l' Espagne.
         
Pour faire face à toutes ces menaces Le Roi fut obligé de former trois armées. Celle d' Allemagne, commandé par le maréchal de Duras; Celle de Flandre commandé par le Maréchal d' Humières, et celle de Roussillon, commandé par le Duc de Noailles

 
         John Churchill 
     Comte de Marlborough



Un lieu stratégique...WALCOURT
Terre de passage, Boussu-lez-Walcourt servit au cours de l'histoire à trois reprises de champ de bataille :
Le 25 août 1689, lors de la guerre de la Ligue d'Augsbourg, les Hollandais du Prince de Waldeck barrèrent aux Français la route de l'Allemagne.
Le 4 juillet 1693, au cours du même conflit, les Français du Comte de Vertillac livrèrent un combat de plusieurs heures pour la maîtrise du terrain.
Le 26 avril 1794, l'Armée des Ardennes qui marchait sur Beaumont y bouscula un détachement autrichien, qui se replia en laissant quelque 400 morts.
 


Frédéric Ier de Prusse
, prince-électeur (Kurfürst) de Brandebourg, 11 juillet 1657 à Königsberg – 25 février 1713 à Berlin, Hohenzollern, fut le premier roi en Prusse le 18 janvier 1701, en échange à son soutien à l’empereur Léopold Ier du Saint-Empire dans la guerre de Succession d’Espagne contre la France.

Il fut électeur de Brandebourg, duc de Prusse de 1688 à 1701, roi en Prusse de 1701 à 1713.



           Plan des différentes positions des Troupes le 25 aout 1689



Claude Louis Hector duc de Villars
Commandant de la Cavalerie Française.


Combat de 
Walcourt  en Aout
1689 
Le régiment de Soissons sert dans les Pays-Bas et se distingue à Walcourt.

Le 14 mai 1689, le Maréchal d' Humières rassemble l' armée de Flandre sur la Sambre, près de Boussières
(Boussières sur Sambre, 59330, Nord, Nord pas de Calais.) ou il regroupe près de 24000 hommes, ( Parmi ces troupes nous trouvons 2 régiments Suisse, Le Régiment de Sonneberg, et le 1er bataillon du régiment de Pierre Stuppa. Également parmi les autres régiment, bien entendu Le régiment de Soisson,  régiment de Guiche, régiment de Champagne, régiment de Gréder, Le Royal Dragon....) pour faire face à l' avance des troupes hollandaises commandé par Waldeck, qui reprenait une à une les places fortes conquit par les français les années précédentes. Pendant que le Duc de Lorraine et l' électeur de Brandebourg (
Après 1701, l'électeur de Brandebourg porta le titre de roi de Prusse.) maintenaient avec leurs troupes la pression sur le Rhin, Le prince de Waldeck avec l' armée Hollandaise passa la Sambre pour entrer dans le Hainaut. Monsieur de Castanaga et le prince de Vaudémont, suivis des troupes Espagnoles et de celles que l' Espagne avait prise à sa solde dans l' Empire marchèrent sur l' Escaut et la Lys. Le commandement général de ses troupes était assuré par Waldeck. Venait s' ajouter à ceux ci un contingent Anglais de près de 8000 hommes, commandé par John Churchill, comte de Marlborough. Soit un total de 35000 hommes du coté des alliés.
Durant deux mois ce ne fut que marches et contremarches, chaque armée tentait de prendre la meilleur position. De chaque côtés on attendait que l' ensemble des troupes soient réunis. 
Waldeck, craignait que les troupes Anglaises ne soient pas suffisamment expérimentées et surtout peu disciplinées. ses réflexions à ce sujet en disent long:
" Tempérament nonchalant et le misérable état de leurs vêtements et de leurs chaussures".
La bataille lui démontera le contraire, il écrira par la suite qu' il espérait que les Anglais".... deviendraient aussi disciplinés qu' ils étaient courageux".

Le 24 août, Waldeck fait traversé la Sambre à ses troupes et vient se positionner près de Walcourt ou il se satisfait dans un premier temps d' être en territoire ennemi.
Devant ce fait accompli, le 25 août vers les 9 heures le Maréchal d' Humières, lance une première attaque et c'est
Le régiment de Soissons qui la commence avec le régiment de Guiche en attaquant les fourrageurs alliés, qui s' étaient avancés dans les campagnes environnantes au sud de Walcourt. Ces derniers étaient escortés par 600 hommes du régiment Anglais du Colonel Hodges, qui subissent le premier assaut, mais résiste avec une fougue extraordinaire.
L' attaque Française est soutenue pendant près de deux heures, par ces soldats courageux, permettant ainsi aux fourrageurs de se replier et se mettre à l' abri dans un moulin qui se trouve à proximité.
À 11 heures, le Comte de Marlborough arrive à proximité de l' engagement. Remarquant que Hodges est attaqué par plusieurs batteries françaises, il lui donne ordre de se retirer derrière une colline à l' est de Walcourt, ou le gros des forces alliées attend de pied ferme les Français.
Malgré ce premier échec des français, contre la petite unité de Hodges, le maréchal d' Humières décide malgré tout de poursuivre l' attaque et engage ses troupes, à passer à l' attaque de Walcourt, occupé par 600 hommes.
Même si les défenses de la ville sont vétustes, cette dernière sur une colline entourée en partie par une rivière. l' accès n' est donc pas très favorable aux français. Malgré tout plusieurs attaques successives sont lancés. Les Français subissent de lourdes pertes dues aux canons postés en enfilade. Malgré tout, le Maréchal persiste et envoie Les gardes françaises de
Champagne et
Gréder qui combattirent comme des gens que l’ardeur de vaincre rend incapable d’apercevoir le péril; pour tenter de prendre les portes de Walcourt. La tentative échoue, et vers 14 heures, les renforts du Coldstream Guard et d' un bataillon allemand parviennent à la garnison de la ville, rendant la prise de cette dernière impossible.
D' Humières doit faire face à une attaque sur sa gauche, en provenance de l' aile droite alliés, au delà de la ville.
Vers 18 heures, Waldeck lance une double contre attaque contre les français déjà bien éprouvés: Les Néerlandais du général Slangenberg sur la gauche et Marlborough, à la tête de la Life guard et des Blues, appuyée par deux régiment de fantassins, sur la droite. Les Français doivent battrent en retraite obligeant les grenadiers à se dévouer au  salut de l’armée. Ils se jettent au devant de la cavalerie ennemie et arrêtent son élan.
Ce qui permet l' arrivé de la cavalerie française aux ordres du Colonel Claude Louis Hector duc de Villars, qui bloquera la cavalerie alliés et permettras ainsi une meilleur retraite des français.
Les pertes françaises sont selon les historiens d' environ 2000 hommes tués ou blessés.
Les pertes alliés sont selon les mêmes sources d' environ 300 hommes tués ou blessés.
Cet échec français, empêcha malgré tout les hollandais de pousser plus avant leurs conquêtes pour cette année.
Le Maréchal d' Humières qui à perdu la face lors de cette bataille, sera remplacé en 1690 par le Duc de Luxembourg.

Combat de 
Guyenes, Gerpuis en 1689                        
Le régiment se fait encore remarquer au combat
de Gerpuis le 5 septembre 1689.

Durant cette année Le Duc de Noailles, commandant l' armée du Roussillon, eut de son coté quelques succès en entrant en Catalogne et prenant Campredon. Il réussit à conserver l' avantage malgré un regroupement massif des forces Espagnoles. Le Duc de Savoie observant en 1689 une parfaite neutralité, ce qui ne sera plus le cas en 1690 ou il rejoignit les Espagnoles.

En 1690
Le Roi devant les nouvelles menaces aux frontières se voit contraint de former une quatrième armée sur le Rhin, qu' il placera aux ordre du Dauphin et qui sera commandé par Monsieur le Maréchal de Lorges.
Les échecs de d' Humières, lui feront perdre son poste et il sera remplacé par le Duc de Luxembourg.


À la bataille de Fleurus  le 1er Juillet 1690. Le régiment fait parti alors de l' armée de Flandre aux ordres du Duc de Luxembourg, qui a remplacé le Maréchal d' Humières.
Il formait  à Fleurus une brigade avec le régiment de
Champagne
, cette brigade fit mettre bas les armes à 1200 hommes retranchés dans un château.
Fleurus
coûta au régiment 3 officiers dont 2 capitaines tués.
Le lieutenant
colonel de Villaincourt, le major Semeville et 7 officiers inférieurs furent blessés.
Cent quatre ans plus tard, le régiment devait sur le nom de 47e régiment de ligne s’illustrer dans les mêmes plaines de Fleurus en 1794 et mérité de voir ce nom inscrit sur son drapeau.

Le régiment sous le nom de Perche en 1690.                     
Au mois de décembre 1690, le roi
mécontent du comte de Soissons lui retire son régiment et mit celui-ci sur le pied ordinaire en lui donnant le titre de la province de Perche.

Siège et prise de Mons en 1691.

Les grenadiers du Perche se signalent en 1691 au siège de Mons et leurs Sergents obtiennent comme ceux du régiment du Dauphin, le privilège du port de la fourche sur la manche. Le régiment se rend de là au bombardement de Liège,
le Lieutenant
colonel de Cloguy y est blessé en défendant la Chartreuse contre des dragons qui voulaient  y enclouer une batterie.
  A la fin de cette année Perche passe à l’armée du Rhin et fait avec elle  la campagne de 1692. 

Bataille de la Marsaille. 1693
En 1693, il est sur les Alpes; il s’empare, le 3 Octobre, des hauteurs et  du château de Piosasco et le lendemain il se montre couvert de gloire à la  Marsaille. Placé à l’aile gauche avec le régiment de Vendôme, il engage vigoureusement l’action, marche à la baïonnette au bout du fusil contre la cavalerie piémontaise, l’arrête, la charge et met en désordre ses escadrons qui se croyaient déjà sûrs de la victoire. Tombant alors sur une conversion sur le flanc de l’infanterie, il renverse les bataillons les uns sur les autres, et achève la déroute des alliés. En parlant de cette admirable
charge, un officier espagnol disait : « Les Français ne se servent de poudre à canon que pour faire des réjouissances. »

Prise de la Mirandole 1693. 
Le Régiment de Perche  se trouve encore en 1693 à l’attaque du château de la Mirandole,
où le colonel de Siguerac est blessé, puis au siège de Valence, en 1694.
Le régiment passe ensuite à l’armée du Rhin et fait la campagne de 1697 avec le maréchal
de Choiseul. Porté à 2 bataillons en 1701, il sert d’abord sur le Rhin. Il est envoyé en Italie en Janvier 1702 et fait ensuite partie du corps d’observation du prince de Vandémont, il combat à côté
du régiment de Piémont à Luzarra en 1702 ou il est écrasé à la 4e charge des Impériaux. Le colonel de Signevac a l’épaule traversée par une balle.

  En 1703, Perche, pendant que le duc de Vendôme marche sur Crente, est laissé à Desauzano (???) à la garde des magasins et des communications.
  En 1704, il se trouve à la prise de Verceil et d’Ivrie puis au siège de Verrue.
  En 1705, il se distingue avec
Limousin au combat de Mascolino où il a deux officiers et 27 soldats tués ou blessés, rallie le gros de l’armée la veille de la bataille de Cassano la même année et prend  place au centre de la ligne. Ce fut sur ce point que le Prince Eugène dirigea ses efforts, aussi le régiment y fut fort maltraité.
  Le 19 avril 1706 est un jour de gloire pour le régiment, Dans l’ordre de bataille de Calcinato, il était en réserve derrière l’aile droite qui allait supporter à elle seule le choc de l’ennemi. La cavalerie française  chargée par les escadrons allemands, est mise en désordre et prend la fuite; c’en était fait de la journée quand le régiment [mots rayés] [mots rayés], le colonel
Cotteron en tête, s’avance en plaine rase, en devant de cette cavalerie victorieuse, l’arrête
et donne temps au maréchal de rallier les escadrons français et de les ramener à la charge. Après cette belle journée, le régiment se rendit devant Turin et fut établi entre la Doria et la Stura.

Bataille de  Turin. 1706.  (Mort du colonel  Cotteron)                             

 Le régiment combattit avec un rare courage le 8 septembre 1706 à la bataille de Turin et perdit son colonel, le baron 
Cotteron qui avait à force de mérite contraint la fortune à lui faire une place. Le marquis de Céberet le remplaça. Le lendemain un piquet du corps qui servait sous le comte de Grancey contribua au succès du combat de Castigliano. Perche, réduit à 336 hommes, repasse les Alpes et se rend en mars 1707 à l’armée de Flandre. Il se distingue en 1708 à Audenarde en couvrant la retraite de la gendarmerie, il se signale au combat de Wincadaël et quelques jours après, il attaque  1600 hommes campés à Hondscoote, les accule dans un clos, les contraint de se rendre à discrétion avec officier général, 80 officiers, 12 drapeaux et 6 étendards.

Bataille de  Malplaquet. 1709(Le maréchal de Villars est blessé à  la tête du régiment).                             

A Malplaquet, en 1709, la brigade de Perche est une des trois
 à la tête desquelles le maréchal de Villars essaye de rétablir le combat. à la gauche, mais il est blessé et  l’armée française forcée à la retraite. Perche protège la retraite de l’armée et sauve l’artillerie française.

 En 1713, il est sur le Rhin et fait les sièges de Landau et de Fribourg. Le général autrichien de Vaubanne courait les approches de Fribourg dans un camp retranché placé sur les hauteurs escarpées de Roscaff. La brigade de Perche est chargée d’aborder le côté le plus difficile, le comte du Bourg et le marquis de Silly marchent  à la tête des grenadiers, le colonel de Céberet  faisant passer dans les cœur de tous les siens l’ardeur qui l’anime, franchit avec  eux tous les obstacles, essuie deux décharges,  pénètre le premier dans les barricades avec tant d’impétuosité que les Impériaux  sont forcés et mis en déroute.

 Lorsque Fribourg ouvre ses portes  en novembre 1713 Perche y est mis en   garnison. Le 25 Décembre il fait une course dans le Wurtemberg, attaque un corps fortement retranché et rentre dans   Fribourg avec 400 prisonniers que la  cavalerie légère impériale ne put parvenir à lui enlever quoiqu’elle n eût cessé de la harceler pendant la retraite.

  Fribourg fut évacué en 1714. Perche rentre en France et fut réduit à un  bataillon. Il fit la campagne de 1719 sur les Pyrénées et prit part à la reddition de Fontarabie, Saint Sébastien, d’Urgell et au blocus de Roses.

On le trouve en 1732 au camp de la Moselle, d' ou il ira participer au siège de Philipsbourg, et en 1733 à l’occupation  de la Lorraine.

  En 1718, nous retrouvons le petit-fils de Henry de Chastelard de Salières, Alexis Antoine, nommé Colonel du régiment du Perche.
Ce qui  nous prouvent la continuité des régiments Salières-Soissons-Perche.

Alexis Antoine de Chastelard de Salières

Fils de François Balthazard et Anne Louise D' Assigny
Né en 1687 à Salins
Mort le 29 février 1756, à Paris
Marié le ............. à ...............
Brevet de Colonel en 1718
Aide major général des armées du Roi
Colonel régiment du Perche
Brigadier d' infanterie le 20 février 1734
Inspecteur Général d' Infanterie en 1735
Maréchal de Camp de la ..... le 24 février 1738
Gouverneur de la Ville D' Ardres, 62610,Pas de Calais, Nord-Pas de Calais, le 31 juillet 1741
Grand croix et ordre royal et militaire de St Louis
Gouverneur de Dieppe, 76200, Seine Maritime, Haute Normandie.
Gouverneur de l' Ordre militaire en 1752, Il donne sa démission à Paris en 1754
Décède le 29 février 1756 à Paris.

Siège de Philipsbourg  1732

 L’année suivante il est appelé sur le Rhin, prend part à l’attaque des lignes d’Ettlingen et fait le
siège de Philipsbourg. Il passe l’hiver  à Worms, sort en 1735 dans l’électorat  de Trèves et combat à Klausen. Il est ensuite envoyé en garnison  dans les places de la Lorraine où il demeure pendant les premières guerres  de la succession d’Autriche, faisant  partie de l’armée de réserve du maréchal de Noailles.

Bataille de  
Dettingen 1743 

Il se trouve en 1743 à la  bataille de Dettingen et part ensuite
à marches forcées pour le Dauphiné  où il prend part à l’attaque de Pont. Ce fut son dernier fait d’armes sous le  titre de Perche.
    
Le régiment prend le nom de Gardes  Lorraines  en mars 1744

C’est en 1744 et par une ordonnance  datée du 20 mars, que fut effectuée la réunion du régiment de Perche et du régiment
des Gardes-Lorrains en un seul corps de 2 bataillons qui conservera le rang de Perche mais prit le titre de Gardes Lorrain(e)s.
 Dès avril 1737 le roi Stanislas de Pologne duc de Lorraine qui était  le père de Marie Leczinska femme du roi Louis XV avais un bataillon  de gardes à pied. Ce bataillon avait  été formé de 300 invalides choisis à l’Hôtel  parmi les bas-officiers et qui était  commandé par Monsieur de Moucan. Une ordonnance du 6 avril [chiffre rayé] 1740 mit ce  corps sur le pied de régiment avec un  seul bataillon. Ce bataillon avait au début pour colonel  en second Monsieur de Moucan et pour colonel en premier le prince de Beauvau  il était vêtu d’un habit jaune à  parements noirs. Il avait lui aussi fait  la campagne sur le Rhin et combattu à Dettingen. Il avait achevé [mot rayé] l’année  dans les lignes de la Lauter et était   passé à l’armée d’Italie au commencement de 1744.

L’incorporation avec Perche
( Voir le travail publié  à ce sujet par le gal Vançon (Carnet de la Sabretache no de novembre 1893) )
L’incorporation avec Perche eut lieu aussitôt après son arrivée quoique le régiment de Perche ait déjà formé le 1e Bataillon de ce régiment . Tout ce qui appartenait en propre à ce régiment, il le perdit et prit le nom de gardes-lorraines. Son propre nom disparut dans cette réorganisation. Les vieilles enseignes rouge et bleu dans chaque quartier par triangles assemblés base à base sur les diagonales  de l’étoffe, firent place à de nouveaux drapeaux aux armes et aux couleurs  des ducs de Lorraine et montrant  deux quartiers jaunes et deux quartiers  noirs opposés à une couronne ducale  au centre de la croix blanche et cinq  aiglons noirs dans chaque branche. L’habit gris blanc fut remplacé par un habit bleu. Le marquis de Liory, colonel du Perche, fut remercié  et le commandement du corps fut donné à Charles Just, prince de Beauvau.  Beauvan qui laissa le commandement effectif du régiment au comte de Moucan.  L’anomalie des deux drapeaux   blancs colonels faillit se renouveler et il fallut une ordonnance spéciale en date du 1e Septembre 1744 pour faire disparaître l’un de ces deux drapeaux.

         Voici quel était le texte de cette ordonnance.

                      Article 1 er  ___ La Compagnie Colonelle du dit régiment de Perche conservera seule ce titre avec le drapeau blanc. Celle qui était ci-devant la Colonelle des Gardes-Lorraines ne l’aura plus  dorénavant non plus que le drapeau blanc et deviendra compagnie fractionnaire pour prendre entre les compagnies du régiment le rang qui lui appartiendra.

           Article 2 ____ La Compagnie commandée par le sieur  d’Audiffret Lieutenant colonel en pied du régiment des Gardes de Lorraine  en conservera le rang dû à son grade. Cette compagnie passera du 1er Bataillon où elle marchera après celle du Sieur d’Audiffret  Lieutenant Colonel du dit Régiment de Perche, de même que la compagnie de Moucan marchera après la colonelle des Gardes de Lorraine, mais la dite Compagnie d’Audiffret venant à manquer deviendra Compagnie fractionnaire et servira au rang qui lui est dû.

            Article 3 ___ Sa Majesté veut que le plus ancien capitaine soit pourvu du commandement du 2 e Bataillon et que sa Compagnie y passe en tête.

            Article 4 ___ Ordonne en conséquence, Sa Majesté que l’Etat Major du régiment de Perche sera supprimé et que celui qui est aux Gardes-Lorraines sera conservé sur le même pied qu’il existe actuellement.

                                                
Le régiment est envoyé à  l’armée d’Italie en 1744.

Le régiment des
Gardes
Lorraines  ainsi reconstitué servit
en 1744 sous le Prince de Conti à l’attaque de Montalban, à la prise de Villefranche et de Nice, au passage de vive force des Alpes, aux sièges de Demont  et de Coni et à la bataille de la Madonna de gl’Umi.

Bataille de la  Madonna 1744        

   Sur la fin de cette journée le 1e Bataillon s’élance avec une vive impétuosité sur les Piémontais auxquels des  renforts venaient de rendre confiance  et acheva leur déroute.

   En 1745 le régiment se signale aux sièges d’Arqui et de Cortone, au combat de Refudo et à la  prise d’Alexandrie, de Valenza, d’Astie et de Casal.

Prise de pont de Casal Bazano (1746.)

  En mai 1746, les grenadiers eurent la tête de l’attaque du pont de Casal-Bazano  et l’emportèrent  après une heure et demie de combat  acharné où le colonel chevalier
de Beauvau fut blessé. Le régiment se trouve ensuite à la bataille de Plaisance qui nous fit perdre l’Italie.

Combat sur 
le Tidone 1746.

  Il se couvrit de gloire pendant la retraite au sanglant
combat du 10 août dans lequel le passage du Tidone fut disputé avec furie à l’armée française que l’ennemi espérait anéantir. Deux fois les alliés se jetèrent sur   nos ponts pour les détruire et chaque fois ils furent vigoureusement  repoussés par les charges furieuses d’Anjou et des Gardes-Lorraines  qui sauvèrent l’armée dans cette  journée. Pendant le reste de cette  campagne et pendant la suivante, le régiment défendit la Provence  et lorsque les Impériaux eurent repassé le Var, il prit part à la  conquête de Nice et de Ventimille. Il revint plus tard porter secours  à cette dernière ville et se trouva aux deux combats que furent livrés au  pied de son château. Il fut porté à  3 bataillons le 20 Septembre 1747 et  fait encore la campagne de 1748 sur les Alpes.  La paix d’Aix-la-Chapelle  le ramena en France.

  Le 3e Bataillon fut reformé le 24 novembre, et les autres se rendirent  auprès de Stanislas à Lunéville.  Ils y demeurèrent jusqu’à la guerre de Sept ans. Le régiment  fait partie en avril 1757 du premier  rassemblement de troupes françaises sous Wesel.

Le régiment est  envoyé  à l’armée de Hanovre (1757)

 Il assiste à la bataille d’Hastemberck, à la conquête de   Hanôvre, et poursuit l’armée anglo-hanovrienne jusqu’à Zell.
           

 
En janvier 1758, après la violation  de la convention de Clostercaencamp, il  marche sur Brême, bat l’avant-garde hanovrienne à Riddershade et s’empare de ce poste.


Défense d’Haya-hoya  sur le Weser (1758.)


     Il rallie alors les corps
du duc de Broglie qui lui confie la garde d’Haya, sur le Weser.  Il y est attaqué le 23 février par le prince Ferdinand de Brunswick.  Le comte de Chabot qui commandait  dans Haya, fit évacuer et brûler  le faubourg au delà du Weser, et  envoie un aide de camp du duc  de Broglie pour réclamer des renforts. Pendant ce temps, le prince  Ferdinand passe le Weser au dessus
  d’Haya et attaque les Gardes-Lorraines par tous les débouchés de  cette ville ouverte. La résistance fut  longue et vigoureuse. Le chevalier de  Beauvau et le Lieutenant colonel de Castellar firent ce qu’il était possible  de faire, mais fallut céder le terrain.  Le régiment qui avait perdu 15 officiers et à qui il ne restait que 300 hommes  valides fit sa retraite sur Brême.  En arrivant aux portes de cette ville, on apprit que l’ennemi  l’avait occupé le jour même. Il  fallut retourner sur ses pas. Le régiment parvint à gagner  Wilshafen; il y passe le Weser,  brûle le pont et se retire à Dulmen  sans s’être laissé entamer par les troupes légères qui le harcelaient.  Il gagna de là Osnabrück et rallia  le 7 mars l’armée du comte de Clermont  qui, le trouvant trop faible pour continuer la guerre le renvoya en  France.

     Les Gardes-Lorraines demeurent  à Lunéville jusqu’en 1761. Le régiment  reparut cette année en Allemagne  à l’armée du prince de Soubise.  Les compagnies d’élite se firent remarquer au combat de Werle, à l’attaque du moulin et du château de  Schaffausen. À la fin de la campagne de 1762, le régiment fut placé à Bitsche. En mai 1763, le 1er Bataillon fut mis en garnison à Lunéville et le 2 e à Metz, en novembre 1764. Tout


Le régiment prend le nom
de Lorraine   (1766)

  Le régiment était réuni à Lunéville. Il fit le service auprès de Stanislas jusqu’à la mort de ce prince, arrivée le 23 février 1766, et par ordonnance du 28 mars, il cessa de porter le nom de Gardes Lorraines pour prendre celui de la province de Lorraine cette dernière étant définitivement incorporée à la France. Il fut mis sur le pied des autres régiments de province et quitta l’habit bleu galonné pour  prendre l’uniforme blanc avec les boutons jaunes, le collet, les revers et  les parements noirs, probablement en signe de deuil. Cette couleur noire  a été changée en 1776 : le régiment a porté, jusqu’en 1779, les revers, les  parements et le collet vert foncé.

  Lorraine quitta Lunéville en avril 1766, pour se rendre à  Briançon. Il passe de là à Carcassonne, Toulon, Landau, RhalsbourgDukerque, Caen, Dinan; il était  à Saint Servan en 1778. Il fit partie  du camp de Paramé et il occupa  en 1779 Dieppe et Bolbec. Il se  rendit ensuite à Pont, AudemerHonfleur et Brest où il fournit  jusqu’à 1864 pour la garnison des vaisseaux


Détachement
envoyé en Amérique. (1781)  

    Ces hommes seront envoyés en
  Amérique pour la guerre de l’indépendance.    

   Ce qui restait à Dieppe partit  pour Lisieux en octobre 1782 et pour  Caen en 1783. Le régiment est en entier à Lille au mois de novembre, puis de là est envoyé à Berghes et Gravelines, Bayeux et Saint Lô. Il est rappelé à Rennes en 1789 par le général Langeron à cause des troubles excités dans cette ville par la prise de la Bastille
 

Le régiment est à Givet (1791)

En Juillet 1791, le 2 e Bataillon va à
Saint Lô et en septembre le régiment tout entier se met en route pour Givet.   Le 22 octobre 1790, un décret rendu  par l’Assemblée nationale avait décidé que les cravates blanches de drapeaux de l’infanterie seraient  remplacées par des cravates tricolores. Un autre décret du 30 Juin 1791,  conserve encore aux régiments d’infanterie leurs drapeaux individuels, avec l’inscription : « Discipline obéissance à la loi. » Au revers était le numéro du régiment. La cravate était aux couleurs nationales, mais le premier drapeau de chaque régiment dut porter désormais les 3 couleurs et remplacer le drapeau colonel.  A la fin de Septembre 1791, ce drapeau reçut la forme suivante . Fond blanc, bordé de bleu et de rouge, sur le blanc l’inscription de « Discipline, obéissance à la loi. » et le no du régiment, puis dans le quartier le plus élevé, du côté de la hampe, les trois couleurs disposées verticalement, bleu blanc et rouge.



Le régiment reçoit le drapeau tricolore (1792) 

   Enfin le 22 avril 1792, une loi ordonne que les anciens drapeaux et étendards soient brûlés et remplacés par des drapeaux aux couleurs nationales,
bleu, blanc et rouge; c’est donc à Givet que le régiment reçoit son premier drapeau tricolore. La loi du 1e janvier 1791 qui fixa la composition nouvelle de l’armée  prescrivit la suppression des noms portés par les régiments et ne le distingua plus que par les numéros du rang qu’ils occupaient alors dans  l’armée. Toutefois ce décret ne reçut  son application que vers l’année 1792, où les régiments furent désignés définitivement par des numéros.  Chacun prit le numéro qui lui avait été donné au dernier classement  général fait en 1776.

                    Le régiment de Carignan-Salières devint ainsi le 47e Régiment d’Infanterie de Ligne.  

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         Colonels du Régiment de Carignan et de Salières

                  Colonels propriétaires du Régiment.

   Prince de Savoie-Carignan Thomas François                                             de 1642 à 1656
  
Prince de Carignan 
Emmanuel Philibert de Savoie Carignan                                de 1656 à 1659 fils du précédent
  
Régiment du Roi                                                                                   de  1659 à 1676
  
Comte de Soissons, Louis-Thomas de Savoie                                          de 1676 à 1690 neveu du précédent                                                                                                                                                                        

                                        Mestre-de-Camp ou Colonels

                 Ferdinand Maximilian von Baden-Baden    1656 à 1659                       
                            De Chastelas de Salières        
1659 à 1690
                          
 Marquis de Lignerac              1690 à 1704
                          
 Cotteron                               1704 à 1705
                         
 Marquis de Céberet                1706 à 1718
                          
Marquis de Rieux                   1718 à 1738
                         
 Marquis de Liory                   1738 à 1740
                          
Comte de Moucan                 1740 à 1745
                        
 Chevalier de Beauvan-Craon   1745 à 1760
                         
Comte de Cucé de Boisgelin    1760 à 1774
                         
Duc de Montemart                 1774 à 1778
                         
Comte de choiseul-Praslin       1778 à 1791
                       
 Vicomte d’Olonne                   1791 à 1792

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         Etats de Service des Colonels du Régiment Savoie-Carignan-Salières. Et suivant.

                              

    Louis, Thomas de Savoie, Comte de Soissons. Colonel le 18 Juillet 1676. Brigadier le 24 août 1688, est passé en Décembre 1690 au service de l’empereur et fut mortellement blessé au siège de Landau en 1702.

   Marquis de Lignerac. Colonel le 31 décembre 1690. Brigadier en 1702.

   Cotteron. Colonel en juillet 1704. Tué le 8 Septembre 1706 à la bataille de Turin  à la tête de son régiment.

   Marquis de Céberet. Colonel le 27 octobre 1706, brigadier le 21 octobre 1709, Maréchal de camp le 8 mars 1718. Lieutenant général le 22 Décembre 1731.

   Marquis de Rieux Colonel le 15 mars 1718. Brigadier le 20 février 1734. Maréchal de camp le 1e mars 1738. Lieutenant-général le 2 mai 1744.

   Comte de Moucan. Colonel des Gardes Lorraines depuis le 1e mai 1740. Brigadier  le 20 février 1743; Maréchal de camp le 1e mai 1745. Lieutenant général le 1e mai 1758.

   Chevalier de Beauvan-Craon :  Lieutenant-colonel des Gardes-Lorraines depuis 1746. Brigadier le 16 mai 1746. Maréchal de camp le 10 mai 1748. Lieutenant-Général le 28 décembre 1758. Blessé en mai 1746 à l’attaque du Pont de Casal-Basano.

   Comte de Cucé de Boisgelin  colonel en 1760, brigadier le 22 février 1769.

   Duc de Montemart. Colonel le 20 mars 1774. Brigadier le 1e Janvier 1784. Maréchal de camp le 9 mars 1788.

   Comte de Choiseul-Praslin. (Antoine, César, Victoire. Vicomte de Melun.  Né à Paris le 7 avril 1756. Lieutenant  en second à la suite du corps royale de l’artillerie le 6 avril 1773. Rang de capitaine le 24 avril 1774. Attaché au  régiment royal Cravate le 18 décembre 1776. Colonel en Second du régiment d’Infanterie de la Reine le 3 Juin 1779. Colonel du  Régiment de Lorraine le 10 mars 1788. Maréchal de camp le 28 novembre 1791. Chevalier de Saint Louis le 29 mars 1790.

   Vicomte d’Olonne (Pierre François). Né au château de la Pape-en-Bresse le 25 Juillet 1757. Rang de Sous-lieutenant de la Légion de Lorraine le 9 novembre 1772. Passe dans Chartres. Dragons le 5 Décembre 1776. Capitaine attaché à Barrois, le 28 février 1778 et au 3e Régiment de chasseurs à cheval le 8 avril 1779 qu' il a quitté pour entrer dans l’État-major de l’armée. Rang de Major le en 1788. Aide-Maréchal Général de Logis le 2 Décembre 1789. Lieutenant-colonel le 11 Juillet 1789; Le 1e mars 1791 adjudant général; Lieutenant colonel le 1e avril 1791. Colonel du régiment de Lorraine le 23 novembre 1791. A fait en Amérique une campagne comme aide de camp et  trois campagnes dans l’État-major. Chevalier de Saint Louis le 23 novembre 1789.

                            Les colonels dont les noms manquent sont ceux dont les états de Service n’ont pu être retrouvés.
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        Officiers tués ou blessés du Régiment  dont les noms ont pu être retrouvés.
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   Colonel Cotteron. Tué le 8 Septembre 1706 à la bataille de Turin.

   Colonel de Lignerac. Blessé en 1693 à  l’attaque du château de la Moirandole.  Blessé en Janvier 1702 à la bataille de Luzarra.

   Lieutenant-Colonel de Rochefort Blessé en 1656 au siège de Valencia.

   Lieutenant-Colonel Lapierre. Blessé en 1672 au siège de Saint Ghislain.

   Lieutenant-Colonel de Villaincourt. Blessé à la bataille de Fleurus le 1e Juillet 1690

   Lieutenant-Colonel de Clogny. Blessé au bombardement de Liège (5 Juin 1691.)

   Major de Senneville. Blessé à la bataille de Fleurus le 1e Juillet 1690.

   Capitaine Le Compois. Blessé en 1655 au  Siège de Pavie.

   Capitaine La Belle Blessé en 1655 au Siège de Pavie.

   Capitaine de Grandcombe Blessé le 8 février 1675 en Sicile.

   Capitaine Farnanville. Blessé au Siège de Luxembourg le 30 mai 1684

   Capitaine Minard. Blessé au Siège de Luxembourg le 30 mai 1684.

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 Hauts faits des Militaires de tous grades du 47e Régiment (1644-1789)

  Maréchal de Villard. Blessé en conduisant  la charge du 47e à Malplaquet.

  Colonel de Sallières, Combat de Walcourt.

  Colonel de Lignerac, Combat de la Marsaille

  Colonel Cotteron, Bataille de Calcinato

  Colonel de Céberet, Assaut de Roscoff.

  Lieutenant-colonel La Pierre. Assaut de Valenciennes.
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         Sous-officiers et Soldats

       Letellier. Soldat.
En1734, au siège
de Philipsbourg, le soldat Letellier
entend des cris plaintifs sortant d’une  citerne, il y court. C’était un home de la garnison de la place qui était tombé en abandonnant précipitamment le fort du Rhin, au moment où les gardes suisses s’en emparaient.  Letellier voit un malheureux couvert de sang qui lui tend les bras et semble lui demander grâce.  Poussée par la pitié, il lui  présente le bout de son fusil, et après  bien des efforts parvient à le tirer de son tombeau, mais l’Allemand, rassemblant aussitôt ses forces, cherche  à arracher le fusil des mains de son libérateur et à le frapper. Letellier se contente pendant quelques instants de lutter contre ce misérable, enfin indigné et forcé de songer à sa propre sûreté, il lui passe sa baïonnette à travers le corps.
 

SOURCES:
47e Régiment d’Infanterie de Ligne, par le lieutenant Salle.
http://guerrede30ans.unblog.fr/manuel-du-piquier/
http://www2.hbc.com/hbcheritagef/history/people/governors/article.asp?article=56
http://liegecitations.wordpress.com/category/guerre/
http://www.froidchapelle.be/commune/territoire/boussu-lez-walcourt

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